#Le brief du 20 août 2025

Justin Sun, le crypto-milliardaire et fondateur de Tron qui voulait rester discret

Justin Sun a porté plainte le 11 août contre Bloomberg.

Fondateur de la plateforme blockchain Tron et de l’entreprise du même nom, émettrice de la cryptomonnaie TRX, le crypto-milliardaire avait initialement approuvé la publication de son statut de multimilliardaire.

Mais il pourrait ne pas avoir apprécié les révélations du média financier sur la structuration de ses biens. Justin Sun possède 63 % des TRX en circulation, une concentration que l’ingénieure Molly White rapproche de celle constatée du côté de Sam Bankman-Fried, en 2022, lorsqu’il était devenu évident que son empire crypto avait été construit sur le jeton émis par sa propre entreprise FTX.

Bloomberg a par ailleurs révélé qu’il était propriétaire de l’exchange HTX (anciennement Huobi), un statut que Justin Sun refusait jusque-là, arguant régulièrement qu’il n’en était que simple conseiller.
D’après Molly White, l’entrepreneur est un habitué du procédé : il a nié être propriétaire d’autres sociétés dans lesquelles il est très actif, dont Poloniex, BiT Global et Techteryx.

Justin Sun déclara porter plainte en raison d’inquiétudes pour sa vie privée. Sa fortune est pourtant loin d’être secrète : on l’a notamment vu se porter acquéreur d’une banane scotchée sur un mur, œuvre de l’artiste italien Maurizio Catalan, pour 6,2 millions de dollars, puis manger ostensiblement le fruit devant les caméras.

Figure controversée du milieu des cryptoactifs, Justin Sun est accusé d’avoir copié directement différents projets crypto (dont Ethereum pour lancer Tron).

En mars 2024, le régulateur boursier américain (la SEC) le poursuivait pour distribution illégale de cryptoactifs et manipulation des cours. En février 2025, l’entrepreneur et l’institution travaillaient à une résolution de l’affaire, que ce soit par un accord à l’amiable ou par un non-lieu.

Une piste étonnante, mais concomitante au soin que porte désormais Justin Sun à son image : celui-ci a introduit Tron en bourse, et obtenu un poste de conseiller auprès de l’une des sociétés de cryptos de Donald Trump.

Au siège de Microsoft, des employés manifestent contre les contrats passés avec Israël

Au siège de Microsoft, ce 19 août, une cinquantaine d’employés et ex-employés de Microsoft ont organisé une manifestation de protestation contre les nouvelles révélations sur la manière dont l’armée israélienne recourt aux puissances de calcul et au stockage d’Azure pour ses opérations à Gaza et en Cisjordanie.

Au milieu des tentes et des hommages artistiques aux victimes du conflit, notamment aux enfants palestiniens, les manifestants ont installé un large panneau invitant les dirigeants de Microsoft à « rejoindre la table des négociations », et à mettre fin aux partenariats de l’entreprise avec l’armée israélienne.

Auprès de The Verge, les manifestants déclarent prévoir d’occuper l’endroit jusqu’à ce qu’ils en soient exclus par la force.

L’opération fait suite à une série de manifestations cherchant à demander des comptes aux dirigeants de Microsoft.

En avril, un ingénieur du département dédié à l’intelligence artificielle avait ainsi interrompu un discours du directeur exécutif de l’IA Mustafa Suleyman pour appeler à empêcher l’armée israélienne de recourir aux produits d’IA de Microsoft. Le même jour, un ingénieur avait interrompu un discours du directeur exécutif de Microsoft, Satya Nadella, avec un appel similaire. Les deux ont été rapidement licenciés.

Un mois plus tard, plusieurs employés ont déclaré que leurs emails contenant les mots « Palestine », « Gaza », « genocide », « apartheid » ou « IOF [forces d’occupations israélienne, ndlr] off Azure » se retrouvaient bloqués par Microsoft Outlook. Ceux comportant le mot « Israël » ne seraient pas filtrés.

Dans un document à destination de leurs collègues, des personnes solidaires de la Palestine et des dirigeants de Microsoft, les membres du groupe No Azure for Apartheid appellent les employés de la société « partout dans le monde » à « prendre la parole, quitter le travail, manifester et faire grève ».

QNAP teste l’intégration du Model Context Protocol à ses NAS

Partir à la recherche d’un fichier perdu en langage naturel, ou commander à la voix une modification de certains paramètres ? C’est la promesse que porte le constructeur taïwanais QNAP, avec le lancement d’un programme de test dédié à l’intégration du Model Context Protocol (MCP) à ses serveurs de stockage en réseau (NAS).

« Tom doit souvent contrôler l’état du stockage NAS. Maintenant, il entre simplement dans Claude Desktop : « Ai-je assez de stockage sur mon NAS ? Montre-moi un graphique de l’utilisation du disque. » MCP Assistant renvoie instantanément un résumé visuel – sans avoir à chercher à partir du tableau de bord », illustre QNAP sur la page dédiée à cette fonctionnalité.

Claude Desktop sait ici interagir avec le NAS de l’utilisateur

Model Context Protocol (MCP), lancé fin 2024 par Anthropic (éditeur des modèles de langage Claude) se veut pour mémoire un standard ouvert, capable de fournir une interface universelle entre un environnement informatique (logiciel, serveur, service) et un LLM. Chez QNAP, ce connecteur MCP doit donc permettre de relier le serveur à un LLM, pour faire émerger de nouvelles possibilités d’interaction ou d’automatisation.

« Le choix du MCP n’est pas anodin. Soutenu par un écosystème grandissant — Claude Desktop, Visual Studio Code, n8n et d’autres outils l’ont déjà intégré —, le protocole devient un point d’ancrage pour les agents IA capables d’interagir avec des systèmes existants. En s’y associant dès maintenant, QNAP se place dans la mouvance de l’IA contextuelle et ouverte, où les modèles d’IA ne se contentent plus de répondre à des questions, mais exécutent réellement des tâches », affirme le constructeur.

QNAP résume le fonctionnement de son MCP Assistant

Son « MCP Assistant », disponible en version bêta, fait appel à une authentification basée soit sur un jeton, soit sur une clé, suivant le service connecté. Il propose par ailleurs des contrôles d’autorisation au niveau des fonctionnalités et un mode lecture seule, indique QNAP.

Proposé sur les machines équipées de QTS 5.2 ou version ultérieure, le MCP Assistant prend pour l’instant en charge les hôtes Claude Desktop, Copilot, Cline et Cherry Studio. Un tutoriel est disponible pour accompagner l’installation.

En mai dernier, QNAP avait lancé un module dédié à la haute disponibilité, là aussi en bêta.

Microsoft corrige un patch qui empêchait la restauration de Windows 10 et 11

La fournée mensuelle de correctifs destinés à Windows 10 et Windows 11, publiée le 12 août dernier, contenait un correctif dédié à la gestion des « certificats de démarrage sécurisé », qui servent à valider que le système d’exploitation démarre de façon conforme sur les machines équipées. Problème : ce patch (KB5063709) semble avoir compromis, chez certains utilisateurs, les fonctionnalités de remise à zéro et de restauration du système vers une sauvegarde antérieure. Un dysfonctionnement malvenu, dans une période où Microsoft prépare la fin du support de Windows 10.

L’éditeur a corrigé le tir avec un nouveau correctif publié en urgence mardi 19 août. Dans les notes associées, il explique simplement que le patch de sécurité daté du mois d’août risquait de compromettre la restauration ou la réinitialisation du système, et précise qu’il n’est pas nécessaire d’installer les patchs successivement : les mises à jour étant cumulatives, le dernier correctif en date suffit. Le problème est susceptible d’affecter les versions courantes de Windows 11 (23H2, 22H2) et de Windows 10 (22H2), ainsi que les versions LTSC de Windows 10. Les éditions Server sont quant à elles épargnées.

Un correctif distribué le 12 août compromet l’efficacité de la restauration système