#Flock : fermez les yeux avec les lunettes Meta
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Flock
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C’est pourtant annoncé et écrit noir sur blanc, mais les utilisateurs font comme s’ils ne voyaient pas le problème.

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#Le brief du 13 juillet 2026
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C’est pourtant annoncé et écrit noir sur blanc, mais les utilisateurs font comme s’ils ne voyaient pas le problème.

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Logiciel
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Dans un billet d’actualités mensuel, publié le 8 juillet, Clément Lefebvre, fondateur et principal développeur de la distribution Linux Mint, a indiqué que le support de Wayland dans Cinnamon n’était plus expérimental.
La prochaine version majeure de Linux Mint, estampillée 23 et prévue pour la fin de l’année, proposera donc une « vraie » session Wayland, aux côtés de la session X11 classique, qui restera telle quelle. Le développeur ne dit pas en revanche si la session Wayland sera utilisée par défaut, ou si le choix sera plus conservateur. La décision sera probablement annoncée dans les mois qui viennent.
Clément Lefebvre indique que le travail sur le support de Wayland a été intense, avec de nombreux résultats positifs. On note ainsi des améliorations pour la stabilité générale, la gestion des fenêtres, le support du multi-écran, la prise en charge du HiDPI et de l’échelle fractionnaire ou encore des GPU NVIDIA.

Ces nouveautés étant prévues pour la prochaine version de Cinnamon, elles seront automatiquement reprises dans Linux Mint 23, qui doit arriver en décembre. S’agissant de la première mouture à sortir après la publication d’Ubuntu 26.04, elle en reprendra donc les bases, avec à la clé une vaste modernisation de la base technique.
Les améliorations citées ne seront pas les seules. Lefebvre évoque par exemple une cartographie correcte de la taille et de la position des fenêtres quand Cinnamon est utilisé avec Wayland. Même chose pour les applets et les menus de contenu. Le prochain Cinnamon intègrera aussi un mécanisme de prévention du vol de focus (« focus stealing » en VO), pour s’assurer que la saisie ou les clics ne se fassent pas dans une autre application sans interaction explicite de l’utilisateur. Nous avions souligné ce risque de sécurité dans notre dossier consacré à la transition de X11 vers Wayland.
D’autres apports sont prévus et seront probablement accueillis avec joie par les utilisateurs. Par exemple, l’accélération matérielle a été intégrée au compositeur, au bureau et aux clients Wayland et XWayland (mécanisme de compatibilité pour les applications X11 dans une session Wayland). On note aussi la prise en charge de la session graphique de systemd pour améliorer la compatibilité avec d’autres distributions (Cinnamon peut être installé sur d’autres systèmes, comme Ubuntu et Fedora)
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Société numérique
Société
C’est sur marinelepen.com que la cheffe du Rassemblement National a lancé sa campagne pour la Présidentielle 2027, juste après avoir été reconnue coupable de détournement de fonds publics (elle se pourvoit en cassation).
Pourquoi marinelepen.com et pas .fr, pour un rendez-vous national de cette importance ? Parce que marinelepen.fr n’était pas disponible : d’après le Bulletin Quotidien, le nom de domaine a été acheté en 2021 par une entreprise belge spécialiste du référencement, Score Worldwide.
Celle-ci a récupéré le nom de domaine avant la dernière campagne présidentielle de Marine Le Pen, en 2022, pour une seule raison : son nom était de plus en plus recherché en ligne. Auprès de Libération, un cadre de l’entreprise indique même que l’achat a été effectué « sans savoir qu’elle était une femme politique française ».
Pendant un moment, la page du site web a présenté un portrait de l’élue et l’indication que le nom de domaine était à vendre. Actuellement, il annonce simplement, en français et en anglais : « Ce domaine de marketing est à vendre : toute offre supérieure à 25 000 € HT sera prise en considération. Veuillez envoyer votre proposition avant le 14 juillet 2026 à l’adresse servicedesk@score-worldwide.com. » La date butoir n’est qu’« indicative », précise le responsable de l’entreprise.

Le message est assorti d’une publicité pour des cliniques privées de Belgique et du Nord de la France supposées aider ses clients à « prolonger [leur] espérance de vie grâce à notre stratégie de longévité et à nos traitements urologiques ».
S’il a utilisé le nom de domaine marinelepen.fr un temps, le Rassemblement National a visiblement oublié de renouveler son droit annuel d’usage du nom de domaine, ce qui a permis à Score Worldwide de s’en emparer.
Alors que l’entreprise avait demandé au parti s’il souhaitait en récupérer l’accès (contre finances), le parti vient de s’adjoindre les services du cabinet Mark pour tenter d’en récupérer l’accès gratuitement. Auprès de Libération, Score Worldwide déclare ne pas envisager de céder le nom de domaine sans contrepartie.
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Réseaux sociaux
Sociaux
D’après les calculs de Meta, les plaintes déposées par la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey pourraient l’exposer à 1 400 milliards de dollars d’amende si l’entreprise est déclarée coupable d’avoir conçu Facebook et Instagram de manière à rendre les plus jeunes utilisateurs dépendants de leur usage.
L’entreprise a soumis ce chiffre dans un document déposé devant la Justice ce lundi et relayé par Reuters. Il est très proche de sa capitalisation actuelle, qui s’élève à 1 500 milliards de dollars.
« Une telle sanction n’a pas de comparaison dans l’histoire de la protection des consommateurs », indique la société, qui estime que les plaintes manquent de fondement.

La société est poursuivie devant un tribunal californien pour avoir « priorisé ses profits sur la sécurité des enfants, alimentant la crise de la santé mentale que nous observons toucher toute une génération de jeunes États-uniens », selon l’équipe du procureur Rob Bonta.
Lors d’une audience de juin, des représentants des États plaignants ont déclaré calculer le montant qu’ils allaient réclamer en multipliant le nombre de violations par les montants des amendes fixées par chaque loi étatique.
Le nombre de violations, lui, serait égal à une estimation du nombre d’adolescents et de jeunes utilisateurs affectés par les actes de Meta.
Au mois d’août, la juge Yvonne Gonzales Rogers se prononcera sur les plaintes des quatre États en question, ainsi que sur celles des vingt-neuf États qui poursuivent l’entreprise essentiellement au motif que celle-ci aurait collecté des données de mineurs sans consentement parental adéquat.
Meta nie les accusations et déclare que les procureurs n’ont pas d’éléments permettant de démontrer une « addiction aux réseaux sociaux », dans la mesure où celle-ci n’est pas une maladie psychiatrique établie.