#Le brief du 06 août 2025

Pour la seconde fois, un juge californien bloque une loi anti deepfake

« Elon Musk et X obtiennent gain de cause contre la loi californienne sur le deepfake », titre POLITICO. Le juge fédéral John Mendez vient en effet d’estimer que la loi fédérale l’emportait sur la loi de l’État, précise Courthouse News, et qu’elle était en conflit avec la section 230 de la loi fédérale sur la décence des communications (Communications Decency Act), qui protège les plates-formes en ligne de toute responsabilité pour ce que des tiers publient sur leurs sites.

X.com et la plateforme de vidéos prisée par l’extrême-droite et les complotistes Rumble avaient contesté le projet de loi 2655 « Defending Democracy from Deepfake Deception Act of 2024 », qui exige que certaines plateformes suppriment les « contenus matériellement trompeurs » concernant les candidats politiques, les responsables des élections et les fonctionnaires élus, au motif que de tels « deepfakes » sont des outils dangereux en termes de désinformation.

En octobre dernier, John Mendez avait déjà bloqué une loi relativement similaire, pour inconstitutionnalité. La loi AB 2839 visait spécifiquement tout contenu faux ou trompeur « raisonnablement susceptible » de nuire « à la réputation ou aux perspectives électorales d’un candidat ». Or, pour le juge fédéral, elle violait le premier amendement de la Constitution états-unienne, qui interdit d’adopter des lois limitant la liberté de religion, d’expression et de la presse.

Gavin Newsom, gouverneur de la Californie, avait signé ces lois l’an passé après qu’Elon Musk avait partagé une vidéo « deepfake » de l’ancienne vice-présidente Kamala Harris.

« Je pense que la loi échoue lamentablement à accomplir ce qu’elle voudrait faire », a déclaré M. Mendez. Les lois qui restreignent la liberté d’expression doivent passer un test strict, et notamment déterminer s’il existe des moyens moins restrictifs d’atteindre les objectifs de l’État, souligne POLITICO. Et Mendez s’est précisément demandé s’il ne serait pas préférable d’adopter des approches moins susceptibles d’entraver la liberté d’expression. Mais sans non plus préciser comment.

Anthropic lance son modèle Claude Opus 4.1 et promet d’autres mises à jour bientôt

Anthropic avait lancé ses modèles Claude 4 en grande pompe fin mai. On retrouvait bien sûr Sonnet, mais un nouveau venu entrant dans la place comme nouvelle star de l’entreprise : Opus. Anthropic vantait ses capacités de raisonnement, sa précision et ses résultats supérieurs, notamment en développement logiciel.

Une version 4.1 du modèle est désormais disponible. Annoncée hier soir, elle présente des scores plus élevés dans tous les domaines. Les gains ne sont pas majeurs, mais ils sont là, avec le grand avantage pour la clientèle de remplacer Opus 4 de manière transparente. Les tarifs ne changent pas pour l’accès via l’API, et le modèle reste limité aux formules payantes pour son accès via le chatbot ou Claude Code. Le nouveau modèle est également disponible sur Vertex AI (Google) et Bedrock (Amazon).

Source : Anthropic

Selon Anthropic, plusieurs entreprises ont dit tout le bien qu’elles pensaient des améliorations. Selon Github par exemple, les gains de performances seraient ainsi « particulièrement notables dans la refactorisation de code multi-fichiers ». Pour Rakuten, Opus 4.1 serait particulièrement fort pour « identifier les corrections exactes dans de grandes bases de code sans faire d’ajustements inutiles ni introduire de bogues ».

Plus étonnant, Anthropic cite le témoignage de Windsurf, selon qui le bond en performances serait équivalent à celui existant entre Sonnet 3.7 et Sonnet 4. Or, Anthropic et Windsurf étaient en froid récemment, le premier ayant coupé l’accès API au second. Début juin, Anthropic confirmait que cette coupure avait tout à voir avec les rumeurs de rachat de Windsurf par OpenAI. Mais la situation a évolué brusquement en juillet : la direction est partie travailler chez Google, tandis que le reste de l’équipe et la propriété industrielle ont été rachetées par la startup Cognition. Les tensions avec Anthropic ont donc disparu.

Enfin, Anthropic promet que d’autres mises à jour de ses modèles arriveront au cours des prochaines semaines. On attend notamment une version 4.1 pour Claude Sonnet.

WhatsApp prépare des « Guest chats » pour discuter avec un contact sans compte

La fonctionnalité a été repérée par WABetaInfo dans le code de la dernière version bêta 2.25.22.13 de l’application Android. Elle n’est pas encore disponible pour les utilisateurs, mais permettra de discuter avec un contact, assurent nos confrères.

Le fonctionnement semble des plus simples : un lien à partager avec un contact pour qu’il rejoigne la conversation, sans avoir à installer l’application ni à créer de compte. Il y a évidemment des limitations : pas de conversations de groupe, de vocal, de vidéo, de fichiers multimédias…

WhatsApp

WABetaInfo affirme que « tous les messages envoyés dans les chats invités seront protégés par un chiffrement de bout en bout ». Meta, propriétaire de WhatsApp, n’a pas communiqué sur le sujet pour le moment, impossible donc de savoir quand elle sera déployée pour les utilisateurs.