#Le brief du 01 août 2025

NVIDIA fournira des pilotes pour Windows 10 jusqu’en octobre 2026

Le support technique s’arrêtera « définitivement » le 14 octobre, après dix ans d’entretien. À compter de cette date, à moins de payer un supplément ou d’effectuer d’étranges actions, le système se retrouvera sans correctifs de sécurité, avec tous les dangers que cela représente.

La date approchant inexorablement, un nombre croissant d’entreprises annoncent leur politique à venir. Même Microsoft doit se plier à l’exercice, notamment avec Office. La suite bureautique recevra ainsi jusqu’à trois ans d’entretien sur l’ancienne plateforme, selon certaines conditions.

Fond d'écran par défaut de Windows 10

Dernier acteur en date à avoir communiqué sur le sujet, NVIDIA. Dans un billet de blog publié hier soir, l’entreprise annonce que de nouvelles versions de ses pilotes seront publiées pour Windows 10 pendant un an après la fin de son support. En clair, il y aura des pilotes jusqu’en octobre 2026. Après quoi, NVIDIA lâchera l’affaire, ce qui ne signifiera pas que les pilotes cesseront de fonctionner.

En revanche, les éventuelles failles de sécurité détectées ne seront plus corrigées (c’est toujours la même affaire). Selon NVIDIA, cette année supplémentaire devrait laisser le temps aux personnes concernées de changer de matériel.

Le constructeur rappelle également que tous les GPU basés sur les architectures Maxwell, Pascal et Volta (séries TITAN V, GeForce GTX 10 et GTX 900) recevront un dernier pilote Game Ready en octobre 2025. Après quoi, il n’y aura plus que des mises à jour trimestrielles de sécurité.

OpenAI va s’installer en Norvège : 230 MW et 100 000 GPU NVIDIA

La firme derrière ChatGPT vient d’annoncer son projet Stargate en Norvège, après Stargate aux Émirats arabes unis en mai dernier. Cette fois, c’est « la première initiative de datacenter pour l’IA d’OpenAI en Europe ».

L’entreprise américaine embarque deux partenaires : « Le site sera conçu et construit par Nscale et devrait appartenir à une coentreprise 50/50 entre Nscale et Aker », cette dernière étant spécialisée dans les domaines de l’énergie. L’investissement initial est d’un milliard de dollars pour la première phase de 20 MW, précise Aker.

« Stargate Norway prévoit de fournir une capacité de 230 MW, avec l’ambition de s’étendre avec 290 MW supplémentaires. Le datacenter vise à proposer 100 000 GPU NVIDIA d’ici à fin 2026, avec l’intention de se développer significativement dans les années à venir », détaille OpenAI.

Stargate
Flock

Selon OpenAI, le datacenter IA sera entièrement alimenté par des énergies renouvelables, avec un système de refroidissement liquide en boucle fermée. Il sera installé dans la région de Narvik, au nord de la Norvège.

OpenAI propose une opération séduction aux acteurs locaux : « Aker et Nscale s’efforceront également de fournir un accès prioritaire à l’écosystème d’IA de la Norvège, en veillant à ce que les start-ups et les chercheurs scientifiques locaux puissent bénéficier de la capacité de calcul supplémentaire ». Seront ensuite servis (en fonction des capacités disponibles) « des utilisateurs des secteurs public et privé au Royaume-Uni, dans les pays nordiques et en Europe du Nord ».

2FA : Proton lance un Authenticator dédié

Proton disposait déjà d’un client pour l’authentification à deux facteurs. Mais il s’agit d’une fonction intégrée dans Proton Pass, son gestionnaire de mots de passe. « Pour plus de commodités », indique l’entreprise suisse, une application dédiée est donc disponible.

Nommée Proton Authenticator, elle est disponible aussi bien pour les plateformes mobiles (Android et iOS) que sur les ordinateurs (Windows, Mac et Linux). Dans l’ensemble, l’application fournit le même service que toutes les autres : un code à six chiffres, avec renouvellement toutes les 30 secondes, pour l’authentification à deux facteurs.

C’est l’occasion pour Proton de rappeler l’importance de ce type d’authentification, qu’il vaut mieux activer partout où elle est disponible. Proton veut cependant faire la différence sur plusieurs points. D’abord, l’application est open source (mais le dépôt n’est pas encore disponible), n’a ni publicité ni pistage publicitaire, est disponible sur les ordinateurs et permet l’export simple des comptes connectés.

L’application peut s’utiliser sans compte Proton. La connexion de ce dernier permet cependant de synchroniser les comptes ajoutés et de restaurer la liste sur un autre appareil, ou sur le même après une réinitialisation. La synchronisation se fait, sans surprise, avec le chiffrement de bout en bout apposé par Proton sur tous ses services.