L’Europe demande des comptes à Shein, qui « pourrait présenter un risque systémique »
Le 01 décembre à 10h10
2 min
Droit
Droit
La semaine dernière, la Commission européenne a demandé à la plateforme Shein de lui « fournir des informations sur la vente de produits illégaux au titre de la législation sur les services numériques ». Cela fait suite à « la vente de produits illégaux en France et de plusieurs rapports publics ».
La Commission « soupçonne que le système de Shein pourrait présenter un risque systémique pour les consommateurs dans l’ensemble de l’Union européenne ». Elle demande à la plateforme de fournir des détails « sur la manière dont elle veille à ce que les mineurs ne soient pas exposés à des contenus inappropriés pour leur âge […] ainsi que sur la manière dont elle empêche la circulation de produits illicites sur sa plateforme ».

La semaine dernière devait se tenir l’audience de Shein devant le tribunal judiciaire. Elle « a été renvoyée au vendredi 5 décembre, à la demande de l’avocat de l'État », expliquent l’AFP et Le Monde. Le magistrat Francis Le Gunehec explique n’avoir reçu que la veille de l'audience les arguments de défense de Shein et a demandé un report. Il existe une « contestation assez radicale par Shein de la possibilité même [pour l'État] de venir voir le juge », ajoute-t-il.
De son côté, le ministère public « a d’ores et déjà annoncé qu’il ne s’associerait pas à la demande de blocage du site Shein formulée par l'État », ajoutent nos confrères. « L’assignation de l'État repose essentiellement sur une posture morale et des articles de presse, c’est une posture très politique qui est juridiquement fragile », explique l’avocat spécialisé Alexandre Archambault à Public Sénat.
Le 01 décembre à 10h10
Commentaires (9)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le fruit du travail d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles
Profitez d’un média expert et unique
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 01/12/2025 à 10h33
c’est qui le "ministère public" ?
Le 01/12/2025 à 10h44
Le ministère public, c'est un procureur ou substitut au procureur. Le gouvernement (ministère de la justice) ne peut pas lui donner de directives pour une affaire particulière : il a donc choisi en toute indépendance de ne pas suivre la demande de suspension du gouvernement parce qu'il fait du droit et pas de la politique.
Le 01/12/2025 à 10h51
Le 01/12/2025 à 12h02
Le 01/12/2025 à 14h12
Le 01/12/2025 à 14h48
Le 01/12/2025 à 17h01
Bois ou métal???
Le 01/12/2025 à 16h30
Ici je lis que l'Etat a fait des signalements à la justice (le procureur de la République, si je ne me trompe pas), donc quel intérêt de doubler cette procédure par une plainte directe de l'Etat ?
Le 01/12/2025 à 18h25
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?