La Belgique annule le marché « i-police » de 299 millions d’euros attribué à Sopra-Steria

Le 29 décembre 2025 à 07h57

Le 29 décembre 2025 à 07h57

Commentaires (11)

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J'ai travaillé à la police fédérale en 2011.

Heureux de voir que le logiciel que j'ai développé sera donc vraisemblablement conservé 😍😅♥️
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Mais qui fait encore confiance à Sopra ? Tous leur projets de ce type sont des fiascos depuis des décennies.
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Je maîtrise pas trop les appel d'offre ( et encore moins en Belgique), mais est-ce qu'il y a vraiment le choix ?
Sur des projet monumentaux comme ça, il n'y a sûrement que les leader qui doivent pouvoir se positionner / remporter l'appel d'offre.
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Clairement. C'est au moins cher. Et "when you pay peanuts, you get monkeys".
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En effet, c'est pas sûr qu'on puisse blacklister une société d'un marché public. En même temps il doit bien y avoir quelque chose pour éviter qu'une boîte fasse continuellement des devis au rabais sans vouloir faire le boulot derrière... Ou pas apparemment !
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Les limites d'un appel d'offres public contraignant la sélection du moins cher : une dérive d'idéologie capitaliste libérale, en l'occurrence appliquée à des acteurs publics.

Tout le monde sait que cet exercice est merdique, mais il est aujourd'hui contraint, en tous cas en France.
Cela finit avec des "arrangements" illégaux, aux limites de la corruption… que ce système prétendait combattre. Encore une fois : ce n'est pas l'emballage idéologique qui fait un mécanisme mal pensé.

Que l'on exige d'un processus de sélection une transparence avec arguments motivés & écrits sur les différentes propositions permettant de justifier du choix retenu, c'est une bonne chose, et cela permet à une instance de contrôle de s'en servir.
Mais imposer la sélection du moins cher, c'est une facette de ce mortel mensonge d'un marché qui serait autre chose qu'un nivellement par le bas et la loi du plus fort.
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En 2023, un audit de Deloitte avait déjà dénoncé « un manque de vision sur la transformation numérique, des priorités floues » ainsi que des « failles dans la sécurisation des données », des « abus constatés par certains agents et un contrôle interne jugé insuffisant ».
C'est assez cocasse que ce soit une boite qui ait été prise en flagrant délit d'usage d'IA génératrice sans relecture remettre des rapports complètement pourris qui fasse ce constat.

Pour le reste, entre les fiasco Arpège (avec le même éditeur) et XPN (Capgemini, mais dans un domaine très proche) ces dernières semaines, prendre un peu de recul, faire un audit, constater de graves manquements et donc décider d'arrêter avant que la perte ne soit encore plus colossale me parait être une bonne décision.

Il reste juste à s'assurer que l'audit de Deloitte n'est un audit "halluciné" par IA...
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Il reste juste à s'assurer que l'audit de Deloitte n'est un audit "halluciné" par IA...
2023, l'usage n'était pas encore si répandu je pense.

Les cabinets de consulting devaient donc se contenter du mode opératoire habituel : un powerpoint template où ils changeaient le nom du client facturé 150k€.

(Entre ça, les consultants d'éditeurs à 2k€ / jour qui se contentent de te dire RTFM, et les infogéreurs qui demandent 1500 balles pour trois clics sur le portail d'un CSP, je me suis vraiment gouré de métier :craint: )
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On a le son de cloche des boîtes qui ont bossé sur le projet ?
Souvent, il y a aussi des problèmes côté cahier des charges et/ou product owner qui rendent les projets complexes presque impossibles.
Je n'est pas confiance en Sopra-Steria, mais je serais étonné que la faute soit entièrement du côté des fournisseurs.
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Le Soir n'en faisait pas état, mais je serais bien évidemment preneur de tout retour d'insiders (des 2 côtés : demandeurs et fournisseurs)
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Le plus gros problème pour ce genre de projet ce n'est pas l'exécutant ou le donneur d'ordre, mais la forme même que prend le projet : un appel d'offre pour un projet qui va durer des années, voire des décennies.

Un appel d'offre exige un cahier des charges. Cahier des charges qui doit donc être défini dès le départ, et sans grande évolution possible (sinon, possibilité pour un concurrent ayant répondu mais non retenu d'attaquer en justice, en tout cas en France).

Sans grande évolution possible, cela sous-entend également que les besoins métier ne changent pas et sont figés dans le temps.

Autres conséquences de tout cela : le surcoût des projets. Comme personne n'a de boule de cristal pour connaître l'avenir, et qu'il est difficile de revenir sur les conditions d'un marché en cours de route, de très grosses marges de sécurité sont prises lors de l'évaluation des coûts par les répondants (et vu le contexte, on ne peut pas leur reprocher). Avoir un facteur x10 "juste au cas où", ça se fait (en plus de différentes marges de sécu qu'on peut trouver lors du chiffrage du projet).

Je sais bien que mon calcul est un brin simpliste, mais 300 millions, c'est 3000 année homme (sur une base de 100k/an, ce qui est plutôt très optimiste en France, pour la Belgique, je ne sais pas). Ou 300 personnes qui bossent dessus à temps plein pendant 10 ans.

Alors oui, dans les coûts, il n'y a pas que la masse salariale, on est d'accord. Mais même en considérant des coûts autres comme d'infrastructure de 50 millions par exemple (et il y a de quoi faire avec tout ça), on arrive à des tarifs qui restent malgré tout incompréhensible et semblant totalement hors sol. Le seul point qui pourrait expliquer un tel chiffre, c'est si l'appel d'offre incluait la formation des agents au nouveau logiciel (ce qui est peut être le cas, je ne sais pas, je n'ai pas vu l'appel d'offre)

Après, du côté des ESN, les 2 problèmes récurrents que l'on a :
- vendre des profils juniors comme des experts
- le turn over très important.

Du côté des donneurs d'ordre :
- besoins mal définis
- besoins exprimés pas en adéquation avec les besoins du terrain (dans mon domaine, la santé, c'est sacrément classique ce problème...)

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