Cybersécurité : Éléna Poincet, cofondatrice et ex-PDG de Tehtris, est limogée

Le 02 octobre 2025 à 11h35

Le 02 octobre 2025 à 11h35

Commentaires (15)

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C'est toujours un mystère pour moi comment ça se gère ça... la co-fondatrice est certainement encore une actionnaire importante de la société même si minoritaire (ou alors la dernière levée de fond a aboutit à une dilution énorme de ses parts mais il me semble que c'est pas comme ça d'habitude).
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On peut même détenir 51%+ du capital mais de ne pas avoir la majorité des droits de vote.

Il existe des actions qui ne donnent pas de droit de vote.

L'inverse est aussi possible:

Jean-Luc Lagardère, avec seulement 5% du capital de sa société MATRA, était quand même majoritaire en terme de droit de vote au comité de direction, mais - il y a toujours un mais - pour cela MATRA était une structure de société en commandite, cad que Jean-Luc Lagardère était personnellement redevable sur ses biens et sa fortune personnels des pertes de sa société. En cas de faillite de MATRA, il aurait été totalement ruiné.

C'est en fait un sujet très complexe... bien pour cela que les avocats d'affaires sont si grassement rémunérés.
:fumer:
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Oui oui ça je comprends bien. Mais j'ai pas été clair du tout : comment tu gères d'être actionnaire d'une société, (participe à des AG, reçoit de l'info légale...) mais de t'en être faite virée ? Est-ce qu'elle va chercher à rapidement vendre ses parts pour couper les ponts? est-ce qu'elle a un choix là-dedans ? Et dans sa tête j'imagine même pas. te faire virer d'un truc que t'as co-fondé il y a X années.

A plus petite échelle j'ai eu un copain dans la restauration: pâtissier de son état il faisait des trucs à livrer (gâteau sans gluten, des trucs un peu niche). Le jour où il a été malade il a été bien obligé de filer son livre de recettes à son associée (qui faisait la vente la pub et tout le reste) pour qu'elle trouve qqun en remplacement. Résultat il s'est fait virer de sa propre boite (il avait perdu ce qu'il avait d'exclusif, son livre de recettes) par son associée. Elle a bien du racheter sa part, mais ça fait un drama genre divorce.
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La société n'est pas coté en bourse donc pas d'action, elle a eu deux levé de fond, donc une dissolution des parts des cofondateurs. et lors du départ, les négociations pour "racheter" les parts de la personne qui part est le sujet principal, car tu ne peux pas "démissionner" d'un COMEX, tu laisse ta place à un autre contre de l'argent/avantage.
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Bien sûr que si, il y a des actions même si la société n'est pas cotée ! C'est une SAS, donc il y a des actions. C'est ce qui permet de compter les parts de chacun, les actions.

Ensuite pour répondre aux autres commentaires, Même lors de la dernière levée de fonds, elle et son cofondateur (et compagnon si j'ai bien compris ce qu'elle a dit dans un article : elle parlait de rencontre professionnelle et sentimentale) avaient toujours le contrôle.
Par contre, quand ta société ne va pas bien et a encore besoin de fonds comme a l'air de dire @AlexandreLaurent , la majorité (qui devait être faible après 2 grosses augmentations de capital) ne suffit pas pour décider : ceux qui vont remettre au pot deviennent décideurs avant de devenir majoritaires.
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Si le PDG en place possède moins de 50% des actions, ce qui , dans le cas général veut dire qu'il possède moins de 50% des droits de vote au comité de direction - pas toujours le cas, voir mes 2 exemples ci-dessus : % de possession du capital vs % du nombre de droits de vote , très souvent égales mais pas toujours - et bien ce PDG peut se faire virer par les membres du Board.
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C'est un vote du conseil qui décide lors d'une assemblée générale. La détention d'actions octroie des droits de votes correspondants. Sauf dispositions particulières dans les status de la société (types d'actions ou clauses particulières), ces droits sont proportionnels à la quotité d'actions détenues. Quand le conseil a soumis au vote la proposition de son remplacement, le "oui" a obtenu la majorité des voix. Elle s'est donc fait éjecter.

Le fait qu'elle detienne un nombre important d'actions ni change rien, tout le temps qu'elle ne détient pas plus de 50% des droits de vote (seuil pouvant être definit à une valeur différente dans les status, pour certains sujets), ou bien qu'elle n'arrive pas à rallier suffisamment d'actionnaires pour constituer une majorité lors du vote.

Après une, ou plusieurs levées de fonds, il est rare que les fondateurs détiennent individuellement la majorité des droits de vote.

De plus, lors d'une levée de fonds, les status de la société sont souvent révisés afin de protéger les intérêts des investisseurs. Sur certaines natures de décisions, ou seuils financiers, les fondateurs ou actionnaires historiques peuvent alors se retrouver avec moins de poids sur certaines décisions lors des votes, ou se voir opposer un véto.
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Réponse très claire et très bien explicitée ! et on sent bien la personne versée dans le domaine.
:dix:

J'avais écrit un peu près la même chose aussi, mais toi, c'est beaucoup beaucoup mieux rédigé et écrit que mon commentaire à moi.
:yes: :incline:
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Tu peux être actionnaire de référence avec 10% des parts sociales et des droits de vote. Si tu partages et représente une part plus large des actionnaires qui se rallie derrière tes décisions et tes votes.

C'est assez rare qu'il y ai de grosses dissensions entre les actionnaires et les investisseurs préfèrent investir dans des entreprises ou des structures avec des actionnaires qui leur ressemblent. C'est d'ailleurs pour cela que cela fait tout un foin dés qu'un nouvel actionnaire veut modifier les équilibres, on parle alors d'actionnaire activiste.

On ne connaîtra jamais le montage, mais à chaque levée de fond, la part des fondateurs est diluée. Il n'est absolument pas dit qu'elle ai encore une part significative des droits de vote. Tant bien même, elle peut se dire que mieux vaut passer la main afin de préserver la valorisation de ses parts.
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"La nouvelle direction de l’entreprise promet « un mode de management différent ».

Ca manque un peu de concret. Que leur reprochait-on ? De refuser de filer un rendement à deux chiffres aux actionnaires ? :)
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Dans le cas présent, j'ai l'impression que le problème n'est pas le nombre de chiffres mais plutôt le signe qui les précède ou la pente sur laquelle ils sont engagés.
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la boîte ne communique pas ses chiffres, mais elle est a priori en retard sur son chiffre d'affaires et sur la rentabilité associée, ce qui signifie que les actionnaires risquent de devoir remettre au pot, et comme Tehtris a déjà levé pas mal (64 millions ça commence à faire), la situation doit se légèrement se tendre au niveau du board...

L'histoire du mode de management est apparemment liée à des tensions RH internes (dont parle la Tribune) qui contribueraient à un turn over important.
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Merci :-)
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Tant qu'ils ne voient pas apparaître de fusée à l'écran, tout va bien !
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Si t'es virée, c'est normal que Tehtris

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