Google : 1,6 milliard de publicités frauduleuses supprimées dans l’UE avec Gemini
3 min
Économie
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Google ne cherche pas seulement à intégrer Gemini partout où c’est possible dans ses applications et services destinés au grand public. L’IA est également à pied d’œuvre dans les outils internes, comme celui qui fait la chasse aux mauvaises publicités.
L’an dernier, l’entreprise a bloqué (PDF) ou supprimé 8,3 milliards de publicités (dont 1,6 milliard dans l’Union européenne), un record : le nombre de suppressions s’était établi à 5,1 milliards en 2024. Google a également suspendu 24,9 millions de comptes (4 millions associés à des escroqueries) ; 2 millions de comptes ont été suspendus dans l’UE.
La principale raison pour laquelle les publicités sont supprimées en Europe est « l’abus du réseau publicitaire ». Google exclut toute annonce liée à des tentatives de manipulation ou de contournement des systèmes de vérification : les contenus concernant des logiciels malveillants, des sites infectés ou des programmes jugés trompeurs ou nuisibles sont interdits. Tout comme les pratiques visant à obtenir un avantage déloyal, à masquer la véritable nature d’une annonce ou à contourner les règles publicitaires.
Que vient faire Gemini là-dedans ? L’IA générative explique pourquoi le nombre de comptes suspendus est bien moins élevé en 2025 que l’année précédente (39,2 millions). Google affirme que Gemini peut détecter et bloquer plus tôt les publicités enfreignant ses règles en analysant des « milliards de signaux » (ancienneté des comptes, indices comportementaux, schémas de campagne), précise Keerat Sharma, directeur général confidentialité et sécurité des publicités.
Les derniers modèles Gemini comprennent « mieux » les intentions, contrairement aux précédents systèmes basés sur des mots-clés. L’IA serait donc capable de distinguer plus aisément une offre crédible d’une escroquerie, permettant de réduire les « suspensions injustifiées » d’annonceurs de 80 %.
Si les équipes chargées de la modération publicitaire utilisent depuis longtemps l’intelligence artificielle pour trier le bon grain de l’ivraie, les outils optimisés par Gemini ont permis d’intercepter 99 % des annonces enfreignant les règles « avant même qu’elles ne soient diffusées ».
Les acteurs malveillants utilisent l’IA générative pour créer des publicités trompeuses. « À la fin de l’année dernière, la majorité des annonces responsives créées dans Google Ads étaient examinées instantanément, et les contenus préjudiciables étaient bloqués dès leur soumission », indique le responsable, avant d’annoncer que cette fonction allait être étendue à d’autres formats cette année.
Le géant de la recherche en ligne veut donner la priorité à la suppression des contenus préjudiciables, et « [aider] les entreprises honnêtes à maintenir leurs publicités en ligne ». L’IA et Gemini ne font pas tout, c’est pourquoi Google a aussi en parallèle un programme de vérification des annonceurs chargé de la validation de l’identité des annonceurs afin de bloquer les acteurs malveillants avant diffusion de leurs publicités.
Commentaires (10)
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Abonnez-vousLe 18 avril à 06h38
Modifié le 18 avril à 16h50
Je commence de plus en plus à être soûlé par le nombre d’articles sur l’IA (ou les infos liées) publié sur Next.
— le moindre changement de version d’un modèle
— les batailles d’égo entre leurs promoteurs
— la course à la puissance (c’est nous les meilleurs !) avec de nouveaux benchmarks/comparatifs en permanence
— et j’en passe…
Sur les 50 lignes de mon flux RSS Next, j’en compte à l’instant plus d’une quinzaine (sauf erreur, mais c’est en tout cas la proportion) !!!
Perso, je les lis de moins en moins.
Serait-il possible de réduire cette boulimie d’annonces, qui fait finalement la promotion de cette industrie ?
Le 18 avril à 18h48
Le 18 avril à 20h45
Le 19 avril à 03h53
Car perso, ça ne me dérange pas, bien au contraire, même. Du coup on fait comment ?
Pierre feuille ciseaux ?
Le 19 avril à 17h35
Ceci dit, un article sur une IA enfin, réellement, pour de vrai, sans déconner alignée (rêvons un peu) me conviendrait alors parfaitement :
Du coup du coup, tu fais comme tu veux, ma réponse est également incluse : « Perso, je les lis de moins en moins. »
@Renault ci-dessous propose un commentaire plus nuancé et constructif.
Le 19 avril à 21h26
Tu prends tous les articles IA, tu fous tout dans le même panier (version de modèle, course à la puissancee etc.), tu dis que tu en as marre et surtout, tu dis quasiment que les journalistes ne font pas leur boulot en expliquant que ça fait la promotion de ces industries suite aux boulimies des annonces, comme si Next se contentait de copier/coller des communiqués de presse.
Après, c'est sûr que c'est le sentiment qu'on peut avoir si on ne les lit pas (ce qui semble être ton cas de ton propre aveu).
Pour autant, Next est justement l'un des seuls journaux en ligne à apporter de la nuance au domaine, à le remettre en contexte, à débunker les effets d'annonce dont tu parles, et à challenger les benchmarks (exemple avec cet article :
Autant je peux comprendre qu'on puisse en avoir marre d'entendre parler sans cesse de l'avancée des IA, autant c'est pourtant le nerf de la guerre, une réelle révolution dans la manière dont les entreprises travaillent et les dérives qu'elles peuvent engendrer. Il est donc normal qu'elle occupe une grande partie des articles, aussi bien pour rester informé sur le plan personnel que pour faire sa veille en tant que professionnel de l'IT.
De plus, Next continue à agrandir son équipe journalistique et propose une myriade d'articles assez exhaustifs. Comme tu le fais déjà si bien : évite les si tu le souhaites (mais c'est dommage, car on en vient à écrire des approximations assez importantes ensuite sur la manière dont le journal traite le sujet), et profite du spectre très large que Next continue de couvrir.
Le 19 avril à 15h57
Même si le sujet est de fait souvent abordé je n'ai pas l'impression que Next en fasse des caisses à ce sujet mais que cela n'est que le reflet de l'actualité du domaine en ce moment.
La ligne éditoriale est un exercice délicat, et si jamais ces articles te dérangent tu peux aussi les ignorer de la même façon que j'ignore des tas d'articles qui parlent de sujets qui ne m'intéressent pas (mais qui intéressent d'autres personnes).
Le 19 avril à 17h38
Comme écrit, c’est ce que je fais : « Perso, je les lis de moins en moins. »
Le 19 avril à 18h21
Après il pourrait être intéressant d'avoir de temps en temps (chaque année ?) des articles un peu bilan : qu'est-ce qui a changé cette année sur le sujet, où on en est, les perspectives, l'état de la recherche (dont celle des universités), les pronostiques réussis et ratés des différents acteurs, les différents points de vus des différents protagonistes sur ce qui nous attend (les techno solutionnistes, les pro IA, les anti IA, etc.) histoire de prendre de la hauteur.
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