Covid-19 : l’université Carnegie Mellon s’associe à Facebook pour recueillir des symptômes
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La célèbre université désire recueillir des données sur les symptômes des personnes a priori infectées par le SARS-CoV-2.
Pour les obtenir, elle s’associe avec Facebook qui servira de relai. Dans les jours à venir, un nombre croissant d’utilisateurs aux États-Unis verront au sommet du fil d’actualités un panneau les invitant à décrire leurs symptômes, s’ils en ont. La participation se fait uniquement sur base volontaire.
Le processus est détaillé. Facebook servira de filtre, anonymisant les données. L’université n’est pas censée recevoir d’informations nominatives. En échange, Facebook n’aura aucune prise sur les données récoltées, l’étude étant menée par l’université, qui en contrôlera l’analyse et les résultats.
Carnegie Mellon précise que les résultats seront « utilisés pour générer de nouvelles perspectives sur la manière de répondre à la crise, dont des cartes de fréquentation des symptômes auto-évalués ». Grâce à quoi l’université compte mettre en évidence les foyers les plus denses d’infection.
Elle sait que les premiers symptômes – fièvre, courbatures, toux… – ne sont pas spécifiques au coronavirus. Mais même sans la gêne respiratoire, les données cumulées peuvent montrer comment la maladie se répand, puisque de nombreuses personnes développent une forme atténuée, bien qu’handicapante par la grande fatigue qu’elle génère.
L’étude devrait être circonscrite aux États-Unis, mais l’université ne s’interdit pas d’élargir plus tard son initiative.
Commentaires (4)
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Abonnez-vousLe 07/04/2020 à 08h31
C’est quand même magique … plus l’actualité montre le côté démoniaque, horrible et illégale des comportements de Facebook plus les institutions américaines s’en servent …
Pouvaient pas faire des sondages en ligne comme tout le monde ?
Le 07/04/2020 à 08h58
Le 07/04/2020 à 17h40
Les Université aux USA fonctionnent à la manière d’entreprises.
Un partenariat avec Facebook c’est autant de la publicité à destination du grand public qu’à destination des investisseurs.
Jusqu’à présent on a jamais eu de publication scientifique transcendante née de ces partenariats “Big data”.
Généralement parce que l’étude n’apporte rien de nouveau de base (normal, il faut d’abord éprouver la technique) ou parce que peut importe la quantité de donnée, les biais sont les mêmes (culturel, sociaux, etc etc).
Le 07/04/2020 à 19h51
Pourquoi apprendre ? Il y a des IA pour ça maintenant, faut vivre avec son temps.
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(+1, on est mal barré )
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