Au Sénat, une proposition de loi contre le « cybersquat » et le « typosquat »
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Droit
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Alors que le Barreau de Paris a lancé le mois dernier des poursuites à l’encontre de la start-up Doctrine pour « typosquatting », le sénateur Mathieu Darnaud vient de déposer une proposition de loi justement destinée à aiguiser l’arsenal juridique applicable à ce genre de pratiques – consistant par exemple à changer une simple lettre pour tromper le destinataire du mail (« @gouve.fr » au lieu d’ « @gouv.fr »).
« Émergentes depuis une dizaine d’années, explique l’élu LR, les techniques du cybersquat et du typosquat font face aujourd’hui à un vide juridique relatif, s’agissant tant de leur qualification juridique que des éventuelles sanctions applicables, alors même qu’elles constituent des menaces graves pour la sécurité des personnes physiques et morales, la protection des données personnelles et l’économie numérique. »
Rejoint par une trentaine de parlementaires LR, Mathieu Darnaud propose d’introduire un nouvel article au sein du Code pénal, afin notamment de punir de deux ans de prison et de 45 000 euros d’amende le fait de « demander, personnellement ou par l’intermédiaire d’un tiers, l’enregistrement d’un nom de domaine de deuxième niveau choisi pour soit volontairement créer une confusion avec une dénomination existante, soit nuire à un tiers ».
Commentaires (3)
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Abonnez-vousLe 31/10/2018 à 17h54
Si ils sont malin ça permettra d’agir en amont et de tout simplement interdire l’enregistrement d’un nom de domaine de deuxième niveau trop proche de certain site sensible. Reste toujours le problème des limites du “trop proche”, l’ouverte actuel à tous les caractères divers et varié permet quand même de faire un gоuv.fr qui n’est pas le gouv.fr ( avec le о cyrillique) ou ce genre de subtilité quasiment invisible.
Le 01/11/2018 à 12h48
Sauf qu’il existe des biblio de code open-source permettant de classer les caractères de différents alphabets, par exemple pour le tri lexicographique, donc ces subtilités sont les plus simples à repérer (c’est automatisable de manière fiable, si la biblio est bien faite, bien implémentée
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Et sinon, “agir en amont”, c’est une idée futuriste : si tu tapes “gouv.fr” tout court dans ta barre d’adresse, ça ne mène nulle part ; alors que l’exemple de l’article “gouve.fr” mène effectivement quelque part…
Même la formulation est foireuse, puisqu’elle se limite au 2ème niveau, ça autorise de réserver “mi.nistre.fr” ou “ely.sée.fr” ou que sais-je encore…
…ou “next.inpact.fr”, tiens
Le 31/10/2018 à 15h10
toujours plus de loi … mais que ce soit l’un ou l’autre il y a déjà la tentative d’escroquerie… non ?
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