CNRS : une gestion des missions complètement buguée

Quand Notilus met la recherche française en apnée

CNRS : une gestion des missions complètement buguée

Le 27 septembre 2023 à 15h36

Commentaires (26)

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Question bête : pourquoi, voyant que le système ne fonctionnait pas correctement, les anciennes pratiques n’ont pas été réutilisées ?
Une MEP qui foire, ça arrive, mais alors on revient en arrière.

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J’ai la flegme de retrouver la formulation précise d’Antoine Petit (PDG du CNRS, donc), mais il a dit quelque chose de vague du genre “On a modifié trop de choses pendant le passage à ces nouveaux outils, il est impossible de revenir aux anciennes procédures”.



Fait ce que tu veux de cette réponse ; ce n’est certainement pas moi qui saurais quoi en faire.

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Parce qu’un rollback de cette ampleur n’est pas forcément simple. Dans le cas présent, il y a plusieurs systèmes interconnectés qui ont été mis en place. Ca fait donc potentiellement plusieurs systèmes à rollbacker. De plus, pour faire un bilan du nouveau système, il faut l’utiliser. Donc, il y a eu des dossiers de traités, donc de nouvelles données. Pour faire un rollback, il faudrait migrer ces nouvelles données vers l’ancien système, et ça peut être très compliqué. Avec ces problématiques, cela peut être plus rapide (et moins couteux) de subir le nouveau système et le réparer que de faire un rollback.

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Ce que je ne comprends pas, c’est que même s’ils ont modifié les outils, il y a bien un moment, juste avant la bascule, où les 2 systèmes étaient en fonctionnement en même temps. Donc à moins d’avoir tout désactivé l’ancien système à la bourrin comme indiqué par




(reply:2155562:koji54) on peut forcément retourner à l’ancien système.


Je comprends le problème des données actuellement “en cours” dans le nouveau système qui pourraient poser problème, mais même dans ce cas il reste forcément possible techniquement de dire aux utilisateurs d’arrêter d’utiliser le nouvel outils et de recommencer à utiliser l’ancien, le temps que le nouveau se mette à fonctionner.
Et dans le pire des cas, on a une perte de données et on demande à ressaisir des demandes de missions.

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Je connais quelques boites qui, lorsqu’elles ont changé d’ERP, ont aussitot stoppé leur “abonnement/licence” au produit précédent et se sont retrouvées “condamnées” à faire fonctionner le nouvel outil à marche forcée. Pour certaines, plus d’un an après la migration, cela n’était toujours pas fonctionnel point de vue historique de facturation par ex. J’espère qu’ils ne sont pas dans ce cas là au CNRS.

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Je vois que c’est partout la même chose sur les grand projets/changement informatique, il y a rarement quelqu’un qui à le courage soit de dire stop complet soit au moins de dire on pause/retarde le déploiement.
Je l’ai vu qu’une seul fois ou un directeur s’est battu pour retarder le déploiement pour avoir le temps de mieux former les utilisateurs au nouveau logiciel

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Pour le vivre comme utilsateur, je confirme que c’est une horreur. Le système est perturbé extrêmement souvent, et rajoute une couche d’administratif numérisée blocante.
Le passage à l’échelle s’est fait de quelques labos à l’ensemble, et bizarrement ça bugge… C’est un choix incompréhensible.

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À noter que Notilus, la plateforme sur laquelle le CNRS nous demande d’entrer nos documents d’identité et sur laquelle on suit le remboursement des missions:




  • a des conditions d’utilisation incompatibles avec l’utilisation qu’en fait le CNRS (d’après les CGU, c’est réservé aux agents du CNRS, or le CNRS s’en sert aussi pour des gens dont il n’est pas l’employeur)

  • est hébergé chez Microsoft, sans qu’on sache comment c’est sécurisé

  • comporte un tracker de Google (les bonnes vieilles Google Fonts)



Ça fait tellement amateur…

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Je ne suis pas sûr à 100% mais pour moi notilus est une appli Cloud de saisie de notes de frais
Ma boîte l’utilise, perso je le trouve pas mal
La version mobile est assez pratique
Le cas un peu galère c’est le changement de monnaie avec la conversion
Mais une fois qu’on a le coup de main c’est pas mal.

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Je crois que personne ne critique l’utilisabilité de Notilus lui-même.



Ce qui est critiqué, c’est que cette appli n’a pas l’air trop réglo niveau RGPD, que l’utilisation qu’en fait le CNRS viole ses conditions d’utilisation, et surtout qu’elle a été intégrée n’importe comment à un nouveau workflow soviétique bugué et incompréhensible.

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Merci d’écrire là-dessus.
Après une première utilisation (pas finie, je n’arrive pas à “finir” la mission une fois de retour), et en tant qu’informaticienne, je dirais qu’il n’y a pas seulement des bugs. Il y a aussi une conception de l’outil et des connexions entre Etamine, Notilus et Goelett qui expose à l’usager des étapes et des notions que seul le gestionnaire administratif devrait voir. Pire, on a l’impression de voir les tripes du moteur de workflow, sans l’habillage “métier” où les actions devraient être formulées en termes compréhensibles par chaque type d’utilisateur. Ça n’aide pas à la compréhenson d’avoir un écran plein de termes incompréhensibles. Par exemple je me suis retrouvée avec une question “Voulez-vous émettre cet élement ?”. Sans savoir ce que représentait un élément dans le contexte de la demande de mission, ni ce que pouvait bien vouloir dire “émettrre”, et vers qui.



Par ailleurs c’est un workflow à au moins 3 ou 4 acteurs, et la moindre des choses est de montrer à chaque acteur où il en est dans le workflow, et si c’est à lui de faire qq chose pour que ça avance. Là on ne sait même pas si la balle est dans notre camp ou dans celui d’un valideur, et de quel niveau. Ce midi j’ai dû soumettre la création d’un état de frais à la validation de … moi-même.



On s’arrache les cheveux.
C’est peut-être une solution pour faire baisser le bilan GES des labos…

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Enfin Notilus et Goelett ont des bug ok mais y a des choix qui sont délirant :
Une fois la mission validée pour prendre les billets de train sur Goelett depuis Notilus, ça lance une POPUP !! donc bloqué par 99% des navigateurs. Et une fois sur Goelett on peut pas faire une recherche d’un trajet qui mixe TER et TGV…. il faut prendre un aller retour TER puis un aller retour TGV et se calculer les correspondances à la main :bravo:

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Pourquoi ne pas utiliser ChorusDT, la solution interministérielle ? https://aife.economie.gouv.fr/nos-applications/chorus-dt/



Je l’utilise dans mes fonctions et elle est très bien faite.

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Comme quoi c’est un domaine compliqué - ici c’est pas les mêmes logiciels mais c’est aussi une galère sans nom.



Franchement un domaine où j’aimerais avoir le temps de connecter une IA à un RPA pour décrire mon déplacement et laisser le RPA entrer le départ, l’arrive, les étapes, les repas prévus…

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(quote:2155590:Jean de Tolbiac)
Pourquoi ne pas utiliser ChorusDT, la solution interministérielle ? https://aife.economie.gouv.fr/nos-applications/chorus-dt/



Je l’utilise dans mes fonctions et elle est très bien faite.


Faut pas avoir utilisé autre chose pour oser dire que Chorus DT est très bien fait…
On doit l’utiliser aussi, et c’est une véritable plaie. L’ancien système qu’on avait était bien mieux. Mais il était bien trop simple à utiliser et beaucoup trop souple, donc fallait le virer.

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Je ne comprends pas vraiment l’intérêt de faire un article sur les dysfonctionnements d’un workflow interne a une entreprise, à la limite une brève aurait été suffisante.

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Bonjour.
Le CNRS n’est pas une entreprise mais le plus gros organisme de recherche public français. Je pense qu’une information sur le ralentissement conséquent de son activité de recherche (plus de 1000 laboratoires publics français sont touchés) à cause d’un workflow bugué est une information qui mérite d’être connue. Libre à chacun de lire, évidemment.

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(reply:2155666:Martin Clavey)


Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas couvrir l’évènement mais que celui ci ne nécessitait sans doute pas plus qu’une brève.

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Pour publier l’information, en tant que journaliste, il faut se reposer sur des faits, des informations et des déclarations. Si un ou une collègue d’un autre média avait fait ce travail, j’aurais effectivement pu relayer via une brève. Mais comme rien n’avait été publié avant, je l’ai fait. Et la restitution de ce travail nécessite plus qu’une brève :)

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(reply:2155693:Martin Clavey)
Merci pour cet article,
aller dans les choses cocasses de l’outil.
Il faut que chaque agent remplisse son profil pour donner des informations utiles pour les missions (passport, adresse personnelle, carte de fidélité, véhicule personnel si on veut l’utiliser pour la mission etc)
Concernant l’adresse personnelle, il y a un champ à remplir avec une recherche dans une base de donnée pour sélectionner l’adresse et avoir un bon formatage. Sauf que cette base d’adresse est vraiment incomplète et retourne des résultats….. hasardeux sans possibilité de rentrer soit même l’adresse. Il existe une Base d’adresse National, ils auraient pu l’utiliser les éditeurs de notilus.
Autre chose plus problématique, toutes les entrées d’adresse recherchées sont visibles par tout le monde, on peut donc savoir où habite les agents cnrs.


Bref une bonne usine à gaz, qui il est semble a terme pouvoir être pas mal mais que c’est laborieux!!!!

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Tandhruil a dit:


Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas couvrir l’évènement mais que celui ci ne nécessitait sans doute pas plus qu’une brève.


Une brève c’est une reprise d’article déjà écrit ailleurs avec une synthèse et quelques liens supplémentaires.



Un article c’est un travail complet.



A ma connaissance il n’y a eu aucun article sur un autre média traitant du problème.

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(reply:2155590:Jean de Tolbiac)


Car pour un dossier de carrière, vaut mieux partir de 0, rédiger un cahier des charges, publier un appel d’offre, mettre en souffrance des milliers d’agents avant que les produits soient cuits. On va quand même pas prendre un truc qui marche ailleurs…
Cette attitude, on ne la retrouve pas qu’au CNRS…

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(quote:2155693:Martin Clavey)
Pour publier l’information, en tant que journaliste, il faut se reposer sur des faits, des informations et des déclarations.


Les autres organismes utilisant déjà Notilus avant le CNRS ont également des problèmes de workflow, ce n’est pas nouveau…



Sans compter qu’Air France a résilié l’année dernière unilatéralement son contrat avec FCM Travel France qui gérait les réservations de vols dans les contrats UGAP, ce qui a mis un bazar pas possible dans la gestion des missions de certain⋅e⋅s chercheur⋅e⋅s.



Les workflows des organismes publics : youtube.com YouTube

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pierreonthenet a dit:


Question bête : pourquoi, voyant que le système ne fonctionnait pas correctement, les anciennes pratiques n’ont pas été réutilisées ? Une MEP qui foire, ça arrive, mais alors on revient en arrière.


Parce que le retour en arrière, ça se planifie dans le cadre d’un changement et que la rétro-compatibilité n’est pas innée non plus.
La gestion du changement : quelques mots simples que beaucoup moquent mais que peu s’attachent à appliquer, parce que faire simple & rapide (donc crade) semble plus efficient.



Un changement majeur cassant imposé qui déconne va souvent de pair avec une impossibilité de revenir en arrière sans perdre des données… car le problème n’est pas l’objet technique mais le (manque de) processus y ayant abouti.
Une fois que tu as compris cela, tu deviens de plus en plus capable de sentir avant même toute réalisation si une transformation se passera bien.



Le folie peut être détectée au fait que la même erreur soit répétée encore & encore.
Je considère donc logiquement l’informatique en entreprise un milieu de fous à lier… qui considèrent à leur tour ceux qui prennent soin des utilisateurs pour des fous qui coûtent à leurs yeux inutilement cher.

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Ça se planifie, certes, mais en cas d’échec flagrant comme ici, il est probablement plus efficace de revenir en arrière avec de la casse, plutôt que de continuer “coûte que coûte”.
Dans le cas où il y aurait eu un piratage qui les auraient obligés à revenir en arrière de 1 mois, ça aurait été sensiblement le même problème.
Là, ils se sont piratés eux-mêmes. ^^’

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Chez les profs, il y a MBN, il a fallu attendre un an avant que ça ne fonctionne correctement.
Mais ça reste “ergonomiquement” assez moyen, de part la présentation interne du produit, le nombre de clic nécessaire parfois aberrant, la non prise en compte des raccourcis classique dans les tableaux (tabulation), etc…
Ça n’est pas conçus pour être efficace au niveau temps passé dessus, ça n’est, comme d’habitude, pas les utilisateurs qui sont écoutés…

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