Objets connectés : allons dès maintenant vers des assistants numériques interchangeables

Objets connectés : allons dès maintenant vers des assistants numériques interchangeables

L'IA doit nous assister, pas nous enfermer

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David Legrand

Publié dans

Sciences et espace

22/01/2018
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Objets connectés : allons dès maintenant vers des assistants numériques interchangeables

Les assistants numériques commencent à nous envahir, dans nos smartphones, mais aussi dans les appareils du quotidien. Alors que les enceintes connectées se font de plus en plus nombreuses, une chose frappe : changer d'assistant est impossible sans changer de produit. Et si on corrigeait ça ?

Si un salon comme le CES de Las Vegas est complexe à analyser dans son ensemble, il y a des tendances simples à identifier. Celle de la montée en puissance du « tout connecté » en est une. De la vision de la maison par LG et Samsung, en passant par les fabricants de robots de cuisine et autres voitures, chacun présentait sa vision d'un futur où internet devient un élément vital pour les produits chaque jour.

Mais cette connexion ne vient pas seule. Elle est accompagnée de « l'intelligence » d'assistants numériques tels qu'Alexa, Bixby, Cortana et autres Google Assistant.

Intelligence partout, liberté nulle part

Comme nous avons déjà eu l'occasion de l'évoquer, tout cela se résume en fait à la capacité pour ces appareils de recevoir une requête vocale pour la faire traiter par des serveurs, et fournir un résultat sous une forme audio ou visuelle selon les cas. Le tout en prenant parfois en compte des informations locales comme le contenu d'un frigo, la progression d'un cycle de lavage, le statut de telle ou telle ampoule, la température, etc. 

Il reste encore à déterminer si cet avenir qui se dessine chez les constructeurs constituera ou non un succès commercial. Bien que toute l'industrie pousse dans ce sens, ce n'est en effet pas un fait acquis puisqu'il faut que la demande existe du côté des consommateurs, de leurs usages, de leur budget... ou tout simplement que ces objets démontrent leur utilité.

Et parmi toutes les questions que le « tout connecté » pose, de la vie privée aux problématiques de sécurité, il y en a une que l'on entend assez peu dans le débat public pour le moment : pourquoi un objet devrait être lié à un assistant numérique ou une couche logicielle en particulier ?

Que les constructeurs poussent dans ce sens pour conforter leur stratégie de maitrise, de dépendance et de partenariats est une chose. Mais que le législateur et les régulateurs laissent faire en est une autre.

Si tout était aussi souple qu'un PC...

Car on a beau critiquer nos bons vieux PC, perçus par certains comme un marché destiné à s'effondrer, l'objet ringard par excellence... il a tout de même certains atouts. Notamment celui de pouvoir évoluer avec le temps dans certains cas, et surtout d'avoir une couche logicielle n'étant pas totalement liée au matériel.

Processeurs x86 oblige, vous pouvez installer Linux, Windows ou n'importe quel autre OS compatible sur une machine que vous venez d'acheter. Vous avez un vieux PC qui traîne dans un coin ? Vous pouvez utiliser une distribution Linux légère pour lui permettre de fonctionner sans trop de contraintes, avec des applications à jour. 

Votre carte graphique ne suit plus ? Dans une certaine mesure, vous pourrez en changer dans votre PC de bureau. Idem pour la mémoire, le stockage, etc. Les constructeurs assurent un suivi de leurs pilotes pour un certain nombre d'années et dans le pire des cas, une version standard permet généralement d'assurer un fonctionnement basique.

Dans la majeure partie des cas, on peut encore aujourd'hui utiliser Windows et des applications à jour sur un vieux coucou. Que dirait-on si, demain, Microsoft décidait de ne plus proposer de mise à jour à des machines qui ont plus de deux ans ? S'il devenait impossible ou presque d'utiliser un autre système d'exploitation sur un PC qui nous appartient ? Un parfum de scandale règnerait et l'on invoquerait (comme cela a déjà été fait par le passé) la question de la fameuse vente liée.

Et pourtant, ce genre de choses arrive désormais quotidiennement, sans que cela ne choque plus personne.

L'ère de l'appareil tout-en-un, où la sécurité passe au second plan

C'est le monde du smartphone qui, le premier, a institutionnalisé la pratique. Petit à petit, avec la montée en puissance d'Android et iOS, nous nous sommes habitués à un lien très fort entre l'appareil et son logiciel. L'impossibilité de disposer de mises à jour récentes sur une majeure partie de l'écosystème de Google énerve, mais ne fait pas réagir outre mesure.

Même s'il est moins touché, Apple ne vous donne plus droit aux dernières mises à jour d'iOS au bout de cinq ans. Le plus problématique est d'ailleurs que tout se mélange. Ainsi, les mises à jour du système et de sécurité font encore chez Apple partie d'un tout. Vous voulez être protégé contre Meltdown et Spectre, il faut vous mettre à jour. Vous êtes coincés sous iOS 10 ? Dommage pour vous. 

C'est d'ailleurs cette question qui était au cœur du débat du dernier #BatteryGate sans que personne ne s'en rende compte. Suite à des remarques un peu bêtes sur la question, par exemple « Faut-il ou non mettre son système à jour pour être protégé, malgré les choix d'Apple concernant le choix de la batterie ? », nous avons oublié l'objet essentiel : est-ce normal de devoir choisir entre sécurité et modifications de la gestion de la batterie d'un OS ? La réponse est non.

Lien entre appareils et logiciels : c'est en train d'empirer

Avec les objets connectés, cela pourrait s'aggraver si l'on n'anticipe pas très tôt les problèmes potentiels. Car actuellement, si vous achetez une enceinte connectée Alexa, elle sera livrée avec l'assistant vocal d'Amazon. Vous optez pour Google Home, ce sera avec l'assistant du géant de la recherche. Vous êtes plutôt Samsung ? Comme vous n'avez pas le choix de l'OS de votre TV ou de votre frigo connecté, vous n'aurez pas celui de l'assistant qui vous est livré.

Pourtant sur smartphone, ces assistants ne sont que des applications que l'on installe en fonction de notre besoin. Fondamentalement, une enceinte connectée n'est qu'un dispositif simpliste relié à Internet avec micros et haut-parleurs. Comme un smartphone, on devrait donc pouvoir y charger l'assistant que l'on souhaite sous la forme d'une application.

Qu'adviendra-t-il en effet de ces appareils si jamais le service (en ligne) devait s'arrêter ? Ils n'auront plus aucune utilité autre que décorative, sans recours possible. Si demain Microsoft ou votre distribution Linux préférée décide de ne plus fournir de mises à jour, vous pourrez utiliser un autre système sur votre PC. Avec ces objets connectés, cela sera impossible, tout du moins si rien ne change.

Bien que ce marché soit récent, on a d'ailleurs déjà vu plusieurs cas de produits qui deviennent de simples briques ou qui perdent des fonctionnalités suite à la décision unilatérale d'un constructeur. Que faire lorsque votre frigo connecté ne vous permettra plus de gérer son contenu ou vos recettes ? Changer de système, d'assistant, de logiciel ?

Acceptera-t-on pour autant qu'un appareil prévu pour durer 5, 10 ou 15 ans dans sa version non connectée puisse n'être plus que l'ombre de lui-même au bout de quelques années, comme un smartphone, juste parce qu'il est relié à Internet ?

Demain : quelles obligations pour les constructeurs ?

Actuellement, les fabricants ne font face à aucune obligation en la matière. Mais lorsque l'on parle d'obsolescence programmée, c'est aussi de ces sujets dont il est question. Permettre à l'utilisateur de disposer d'appareils dont la partie logicielle est indépendante, c'est aussi leur donner la possibilité d'en changer comme bon leur semble. 

Alors que l'on parle d'interopérabilité et de portabilité des données, avec l'arrivée du RGPD en mai prochain, celle des systèmes qui ont à les traiter est un enjeu au moins aussi important. C'est également ce qui permettra à un utilisateur ne de pas avoir à choisir entre respect de sa vie privée et service rendu.

Si l'un ou l'autre venait à ne pas être suffisant, chacun doit pouvoir passer à la concurrence sans contrainte. Espérons qu'il ne faudra pas attendre quelques drames en la matière avant que nos responsables en prennent conscience.

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Écrit par David Legrand

Tiens, en parlant de ça :

Sommaire de l'article

Introduction

Intelligence partout, liberté nulle part

Si tout était aussi souple qu'un PC...

L'ère de l'appareil tout-en-un, où la sécurité passe au second plan

Lien entre appareils et logiciels : c'est en train d'empirer

Demain : quelles obligations pour les constructeurs ?

Le brief de ce matin n'est pas encore là

Partez acheter vos croissants
Et faites chauffer votre bouilloire,
Le brief arrive dans un instant,
Tout frais du matin, gardez espoir.

Commentaires (72)


MisterDams Abonné
Le 22/01/2018 à 15h 14

Tous les fabricants n’enferment pas dans un seul écosystème. Sonos a annoncé que la nouvelle enceinte Sonos One serait compatible au moins avec Alexa et Google Assistant. Ils ont fait de même avec les outils de lecture musicale en prenant en charge un grand nombre de sources (Spotify, Play Musique, Tune In…)

Alors certes, Sonos enferme aussi dans son propre ecosystème, mais des choix judicieux pourraient permettre au consommateur de garder le choix.



Il va surtout manquer une pédagogie du public aux risques du cloisonnement, la plupart des gens n’ayant pas connaissance/conscience de cette subtilité qui peut différencier un produit par rapport à l’autre. C’est le cas sur le FAI (chaînes exclusives, bouquet Presse…), c’est le cas sur le smartphone, demain sur l’enceinte connecté, le choix de la voiture (BMW a déjà décidé de facturer une souscription annuelle pour disposer de CarPlay…)


Le 22/01/2018 à 15h 15

Tout ça pour dire qu’on peut aussi s’en passer, non ?



Ou c’est juste que je me fais vieux, ayant connu le monde sans PC grand public abordable, sans téléphones portables, sans internet…


David_L Abonné
Le 22/01/2018 à 15h 18

La question c’est surtout de systématiser ce choix et de le laisser ouvert. Est-ce que permettre d’alterner entre Alexa et Google est en soi laisser un choix suffisant par exemple ? 









ArchangeBlandin a écrit :



Tout ça pour dire qu’on peut aussi s’en passer, non ?



Ou c’est juste que je me fais vieux, ayant connu le monde sans PC grand public abordable, sans téléphones portables, sans internet…





On peut, mais si on ne le fait pas, autant que ce soit dans de bonnes conditions, non ? ;)



gjdass Abonné
Le 22/01/2018 à 15h 20

C’est un peu comme dire qu’on peut se passer de voiture si on a connu le temps des calèches non ?&nbsp;<img data-src=" />


Le 22/01/2018 à 15h 20

l’Amazon Echo (la grande, la première à être sortie) peut être utilisée comme une enceinte bluetooth normale mais je ne sais pas si c’est le cas du Google Home normal (celle à 150€).



Ca serait utile en cas de coupure d’internet ou d’abandon/modification de stratégie de Google (qui a bien abandonné Google Reader ou Google Buzz).



Sur PC les assistants sont + interchangeables, on le voit avec le déclin de Microsoft Cortana qui va disparaître de la barre de recherche & être remplacé par Amazon Alexa chez plusieurs constructeurs de PC. Avant un abandon de Cortana par Microsoft ? (qui a abandonné Windows 10 Mobile/Windows Phone ou Groove Music).



Ca poserait problème aux possesseurs d’enceinte Cortana invoke qui vont se retrouver avec une brique…


Le 22/01/2018 à 15h 30

C’est marrant, j’ai vu une vidéo d’un gars qui faisait du drift avec une calèche sur une route verglacée, ça avait l’air drôle… Autant qu’avec une voiture.



Je m’écarte du sujet…



On a le même problème avec les voitures : logiciel embarqué non interchangeable, pièces de rechange à acheter chez des fournisseurs agréés, maintenance verrouillée qui ne permet pas à n’importe quel réparateur de faire le boulot.

Et je pense que ma voiture refourgue des infos au fabriquant sans qu’on m’ait demandé mon avis.

En fait, le problème, ça n’est pas la voiture, mais le logiciel qu’on a mis dedans, il aurait été aussi envahissant si l’on avait mis ce logiciel dans la calèche ou si le cheval n’avait accepté de se faire soigner que par un vétérinaire agréé par sa mère.


David_L Abonné
Le 22/01/2018 à 15h 32

Note qu’une voiture est également un objet connecté :p


Le 22/01/2018 à 16h 07

Après vérification sur le Web la Google Home normale à 150€ a l’air de pouvoir être aussi utilisée comme enceinte bluetooth & non comme objet connecté briqué si on a plus de wifi ou de connexion aux serveurs de Google.


fred42 Abonné
Le 22/01/2018 à 16h 11

“Mais lorsque l’on parle d’obsolescence programmée, c’est aussi de ces sujets dont il est question.”



Non.

Il faut lire les articles des petits camarades où l’on a la définition suivante tirée du code de la consommation :

le recours à des techniques par lesquelles le responsable de la mise sur le marché d’un produit vise à en réduire délibérément la durée de vie pour en augmenter le taux de remplacement.



C’est bien de l’obsolescence mais pas programmée.



Même le cas où le service en ligne est supprimé n’en est pas puisqu’il ne s’agit pas dans ce cas d’augmenter le taux de remplacement puisqu’il n’y a pas de remplacement.



C’est aussi pour cela que certains doutaient de l’intérêt de cet article de loi, il s’applique à vraiment peu de cas et est très difficile à prouver.


Le 22/01/2018 à 16h 18

Oui, entre ma voiture actuelle (modèle de 2016) et la précédente (modèle de 2008), c’est devenu tout connecté…

Alors que la précédente n’avait que du logiciel embarqué et ne communiquait qu’en bluetooth et recevait de vagues infos de trafic (par la radio FM en RDS).



La nouvelle voiture embarque tout ce qu’il faut pour communiquer en 3G, et dans ce flux passe ma position et vitesse pour faire les statistiques de trafic (et bien plus), statistiques que je suis bien content de recevoir, mais on se pose toujours la question de la qualité de l’anonymisation de la remontée d’infos.

Et bien sûr de la sécurité…





Les systèmes embarqués dans les voitures, comme nos téléphones et tablettes ont de fortes chances d’être basés sur une archi ARM, et pourtant, il n’y a pas de “système ARM compatible” comme on l’a pour l’historique IBM-PC et tout ce qui gravite autour du x86.

Peut-être que si ARM poussait à utiliser ses designs dans un environnement compatible, on pourrait avoir un truc assez standard pour mettre à jour comme on veut.

Je vois mal l’initiative venir d’un acteur qui possède un système dont la capture des utilisateurs fait partie du business plan !


David_L Abonné
Le 22/01/2018 à 16h 22

Concrètement une Google Home est une Chromecast Audio. Si tu refuses les conditions de Google côté vie privée, elle n’est utilisable que comme ça. Mais elle fonctionne aussi comme enceinte BT :



https://support.google.com/chromecast/answer/7381505?hl=fr


Le 22/01/2018 à 16h 31







ArchangeBlandin a écrit :



Les systèmes embarqués dans les voitures, comme nos téléphones et tablettes ont de fortes chances d’être basés sur une archi ARM, et pourtant, il n’y a pas de “système ARM compatible” comme on l’a pour l’historique IBM-PC et tout ce qui gravite autour du x86.

Peut-être que si ARM poussait à utiliser ses designs dans un environnement compatible, on pourrait avoir un truc assez standard pour mettre à jour comme on veut.

Je vois mal l’initiative venir d’un acteur qui possède un système dont la capture des utilisateurs fait partie du business plan !







Une voiture c’est pas un simple PC, vaut mieux que ce soit un peu difficile à mettre à jour, sinon j’imagine bien un malware prendre le contrôle de l’accélération ou du freinage… Y’a d’ailleurs déjà eu des attaques sur certains modèles un peu trop connectés (Jeep Cherokee par ex.)



C’est quoi ton modèle de voiture ? Ce genre de choses est en option au moins ?



Le 22/01/2018 à 16h 35







renaud07 a écrit :



vaut mieux que ce soit un peu difficile à mettre à jour, sinon j’imagine bien un malware prendre le contrôle de l’accélération ou du freinage…&nbsp;





Si je te suis bien, accroître la difficulté de mise à jour réduit la probabilité de compromission?



Kazer2.0 Abonné
Le 22/01/2018 à 16h 35

Une voiture relativement “récente” hein, m’étonnerais qu’une voiture de collection soi un objet connecté <img data-src=" />


Le 22/01/2018 à 16h 48

En théorie si personne ne sais comment c’est fait derrière c’est plus compliqué…



Je sens venir l’analogie proprio VS libre <img data-src=" /> C’est tout l’inverse, oui je sais.



Ce que je veux dire par là c’est que ce serait irresponsable de laisser n’importe qui pouvoir mettre à jour un système embarqué critique. Ou alors il faudrait blinder à mort la séparation entre le bus CAN et le système multimédia…



‘fin bref, tant que les voitures traditionnelles ne sont pas déclarées illégales, autant se passer de connectivité extérieur pour éviter tout risque. Déjà que même sans connectivité, il arrive que ça foire (je me rappel d’une histoire avec Toyota, les freins ne répondaient plus sur je ne sais plus quel modèle)


GruntZ Abonné
Le 22/01/2018 à 17h 39

Au final, tout n’est affaire que de formats, d’interfaces et de protocoles ouverts, dans ce domaine comme dans tous les autres, de la bureautique aux capsules de café.

L’interdiction de fermeture de ces conditions d’interopérabilité serait le meilleur moyen de libérer réellement la concurrence, ce que les monopoles refusent en brandissant des brevets (qu’on ferait bien d’interdire aussi, d’ailleurs).


Le 22/01/2018 à 17h 55

La réponse à cette problématique est simple : le système de conduite doit être isolé du reste du monde.

Ils auraient mieux fait de faire ça chez jeep… Et tous les autres aussi, sinon, la sécurité de leurs clients est bien mal assurée.


OlivierJ Abonné
Le 22/01/2018 à 19h 03







ArchangeBlandin a écrit :



Les systèmes embarqués dans les voitures, comme nos téléphones et tablettes ont de fortes chances d’être basés sur une archi ARM, et pourtant, il n’y a pas de “système ARM compatible” comme on l’a pour l’historique IBM-PC et tout ce qui gravite autour du x86.





Il y a au moins Linux, sans doute NetBSD, et d’autres (pas forcément libres).



OlivierJ Abonné
Le 22/01/2018 à 19h 07







GruntZ a écrit :



Au final, tout n’est affaire que de formats, d’interfaces et de protocoles ouverts, dans ce domaine comme dans tous les autres, de la bureautique aux capsules de café.





On est bien d’accord.

D’ailleurs un des chevaux de bataille des libristes, c’est le côté ouvert et interopérable. On peut même faire interopérable et fermé, tant que l’API est documentée (ou le format d’échange).







GruntZ a écrit :



L’interdiction de fermeture de ces conditions d’interopérabilité serait le meilleur moyen de libérer réellement la concurrence, ce que les monopoles refusent en brandissant des brevets (qu’on ferait bien d’interdire aussi, d’ailleurs).





Les brevets n’empêchent pas l’interopérabilité, c’est plutôt la non publication des spécifications, ce que Microsoft a longtemps fait pour diverses choses (format de bureautique, protocole SMB/CIFS avec extensions propriétaires, etc.). Quelque chose de breveté est publié, donc on a les specs.



loser Abonné
Le 22/01/2018 à 19h 25



Fondamentalement, une enceinte connectée n’est qu’un dispositif simpliste relié à Internet avec micros et haut-parleurs





David, tu sais bien qu’une enceinte connectée n’est pas une enceinte. C’est avant tout un dispositif de collecte de données personnelles. Certes, vendu sous la forme d’une enceinte (mais ça aurait pu être un frigo).

C’est assez ironique de voir que ces précieuses données, la raison d’être de ces objets, vont devoir être cédées gratuitetment à la concurrence de celui qui les aura collectées!


Le 22/01/2018 à 19h 28



L’ère de l’appareil tout-en-un



Ouais l’ère du PC en somme <img data-src=" />

Chez moi il fait tout : Développement, Vidéo, Son, Console, autre…


Le 22/01/2018 à 19h 51

Et j’ajouterai que le fait de savoir s’en passer me semble être une approche très saine (ne pas dépendre d’un objet).


choukky Abonné
Le 22/01/2018 à 19h 54







FreeFrench a écrit :



Après vérification sur le Web la Google Home normale à 150€ a l’air de pouvoir être aussi utilisée comme enceinte bluetooth & non comme objet connecté briqué si on a plus de wifi ou de connexion aux serveurs de Google.





<img data-src=" /> Je voudrais pas chercher la mouise mais une enceinte Bluetooth à 150€ ça a du mal à passer, c’est mieux que rien mais faut pas se foutre de notre gueule non plus. <img data-src=" />



Quiproquo Abonné
Le 22/01/2018 à 19h 59

Surtout, ne pas troller… surtout, ne pas troller… <img data-src=" />


choukky Abonné
Le 22/01/2018 à 20h 12







Quiproquo a écrit :



Surtout, ne pas troller… surtout, ne pas troller… <img data-src=" />





<img data-src=" /> C’est pas du troll, c’est une des raisons pour laquelle je n’achèterais jamais une enceinte/frigo/etc connecté. Le marché n’est pas suffisamment sûr pour que je m’y aventure. 150€ l’enceinte connecté, c’est prendre le risque de se retrouver avec une banale enceinte Bluetooth à 1000 de nos ex Francs sans avoir personne à qui donner une mandale. <img data-src=" />

Maintenant, chacun est libre de choisir la taille de son plug. <img data-src=" />



GruntZ Abonné
Le 22/01/2018 à 20h 18

OK, j’ai une vague tendance au jusqu’auboutisme …<img data-src=" />







OlivierJ a écrit :



Quelque chose de breveté est publié, donc on a les specs.





… et pas le droit de s’en servir “librement”, ce qui est parfois pire.

L’esprit de départ des brevets était de protéger la connaissance qu’ils renfermaient pour ne pas qu’elle se perde.

Actuellement, le système s’est perverti au point d’inverser les choses; les brevets enferment les savoirs en interdisant leur réutilisation.

Exemple cynique : on sait quelle molécule peut guérir un malade, mais tout le monde ne peut pas la fabriquer, et celui qui détient le brevet tient ses concurrents et tous les malades en otages.



OlivierJ Abonné
Le 22/01/2018 à 20h 54







GruntZ a écrit :



… et pas le droit de s’en servir “librement”, ce qui est parfois pire.





Comment ça ?







GruntZ a écrit :



L’esprit de départ des brevets était de protéger la connaissance qu’ils renfermaient pour ne pas qu’elle se perde.

Actuellement, le système s’est perverti au point d’inverser les choses; les brevets enferment les savoirs en interdisant leur réutilisation.





Ben non, le principe des brevets a été inventé pour favoriser l’innovation, d’une part parce que via le versement des droits d’utilisation ça encourage à chercher plus un mécanisme novateur, qui pourra rapporter à tout le monde au final (par exemple en inventant un blanchiment moins cher et moins polluant du papier, cas concret), et d’autre part à faire bénéficier tout le monde de la mise au point, puisqu’un brevet est public.

Le brevet est fait pour être utilisé, justement.







GruntZ a écrit :



Exemple cynique : on sait quelle molécule peut guérir un malade, mais tout le monde ne peut pas la fabriquer, et celui qui détient le brevet tient ses concurrents et tous les malades en otages.





Non pas vraiment, la molécule est productible par quiconque acquitte les droits d’utilisation du brevet, et sans ce droit par l’inventeur. En plus, la publication du brevet peut stimuler les autres à chercher une molécule/méthode approchante mais différente.



LordZurp Abonné
Le 22/01/2018 à 21h 10

un NAS, 2-3 r.PI, un fer à souder et quelques mois de config, et c’est reglé : tout en DIY&nbsp;<img data-src=" />



avec des vlan, un FW potable, et quelques km de cables dans une baie 19”, certes&nbsp;<img data-src=" />


Le 22/01/2018 à 21h 16

Je suis totalement d’accord là dessus. Le mieux reste encore de ne rein connecter du tout.


Le 22/01/2018 à 22h 27







choukky a écrit :



Je voudrais pas chercher la mouise mais une enceinte Bluetooth à 150€ ça a du mal à passer, c’est mieux que rien mais faut pas se foutre de notre gueule non plus.&nbsp;





Niveau qualité sonore ça donne quoi part rapport à 150€ investit dans du matériel hifi ?



Le 22/01/2018 à 22h 49

Désolé d’intervenir pour ça, ne le prenez pas en mauvaise part.

Vous avez le choix entre deux corrections : c’est aussi ces sujets dont il est question ou c’est aussi de ces sujets qu’il est question.








OlivierJ a écrit :



Comment ça ?




Ben non, le principe des brevets a été inventé pour favoriser l'innovation, d'une part parce que via le versement des droits d'utilisation ça encourage à chercher plus un mécanisme novateur, qui pourra rapporter à tout le monde au final (par exemple en inventant un blanchiment moins cher et moins polluant du papier, cas concret), et d'autre part à faire bénéficier tout le monde de la mise au point, puisqu'un brevet est public.      

Le brevet est fait pour être utilisé, justement.






Non pas vraiment, la molécule est productible par quiconque acquitte les droits d'utilisation du brevet, et sans ce droit par l'inventeur. En plus, la publication du brevet peut stimuler les autres à chercher une molécule/méthode approchante mais différente.








« En déposant votre brevet à l’INPI, vous obtenez, en France, un monopole  d’exploitation pour une durée maximale de 20 ans. Vous êtes ainsi le  seul à pouvoir l’utiliser et vous pouvez interdire toute utilisation,  fabrication, importation, etc., de votre invention effectuée sans votre  autorisation. »     



&nbsp;

&nbsp;https://www.inpi.fr/fr/comprendre-la-propriete-intellectuelle/le-brevet

&nbsp;

Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Je ne suis pas spécialiste des brevets, mais le droit d’utilisation me semble quand même bien fermé (même si la connaissance du procédé en question est effectivement publiée et que l’exclusivité du brevet ne dure “que” 20 ans).



OlivierJ Abonné
Le 22/01/2018 à 22h 52







skankhunt42 a écrit :



Niveau qualité sonore ça donne quoi part rapport à 150€ investit dans du matériel hifi ?





Le problème, sauf erreur de ma part, est que le son envoyé via BT est compressé (avec perte), donc aussi bonne soit l’enceinte, c’est pas aussi bon que ça pourrait (et en général, une bonne enceinte c’est bien plus que 150 E).



OlivierJ Abonné
Le 22/01/2018 à 22h 58







joma74fr a écrit :



« En déposant votre brevet à l’INPI, vous obtenez, en France, un monopole d’exploitation pour une durée maximale de 20 ans. Vous êtes ainsi le seul à pouvoir l’utiliser et vous pouvez interdire toute utilisation, fabrication, importation, etc., de votre invention effectuée sans votre autorisation. »

 

 https://www.inpi.fr/fr/comprendre-la-propriete-intellectuelle/le-brevet

 

Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Je ne suis pas spécialiste des brevets, mais le droit d’utilisation me semble quand même bien fermé (même si la connaissance du procédé en question est effectivement publiée).





Il me semble que tu occultes un point, c’est “sans votre autorisation”.

L’intérêt du déposant de brevet, c’est soit produire selon son brevet, soit laisser à d’autres le soin de produire en payant des droits.



De plus, indiqué dans ton lien, la partie que j’ai mise en italique :

« Il vous donne les moyens de conquérir de nouveaux marchés par des dépôts à l’étranger et des concessions de licence. »



Déposer un brevet pour ne rien en faire, ça n’aurait aucun sens.

Quand un médicament est breveté, c’est pour en produire, ou en faire produire avec royalties, sinon quel intérêt ?



Le 22/01/2018 à 23h 12







OlivierJ a écrit :



Le problème, sauf erreur de ma part, est que le son envoyé via BT est compressé (avec perte), donc aussi bonne soit l’enceinte, c’est pas aussi bon que ça pourrait (et en général, une bonne enceinte c’est bien plus que 150 E).





Tu à vraiment l’art de ne jamais répondre au question… <img data-src=" />



Le 23/01/2018 à 06h 42

Nous vous souhaitons la bienvenu en enfer connecté… <img data-src=" />



L’article résume bien le problème. Mais, ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Les implications sont encore bien plus graves et profondes. Le monde les découvrira progressivement dans le futur.



Certaines conséquences sont tellement sournoises que la plupart des gens sont loin de se douter de ce qui les attends.



Par exemple, le logiciel fait rentrer dans les objets qu’il touche une double contrainte : vous êtes désormais astreint à l’acceptation d’un contrat juridique pour utiliser l’objet (que vous avez payé, lol) avec toutes les clauses vicieuses que le fabricant voudra vous imposer.



L’intelligence contenue dans le logiciel peut désormais exercer le pouvoir et le bon vouloir d’un tiers sur l’objet que vous avez pourtant acheté et qui vous appartient. Rassurez vous, vous conserverez vraisemblablement le droit de payer…



Un seul moyen de s’en sortir, il nous faut imposer par la loi des standards de compatibilité, des normes d’interopérabilité, mais aussi le droit de vérifier ce que contiennent les logiciels embarqués et le droit effectif de pouvoir les modifier.



Si nous ne prenons pas ces mesures, alors vous comprendrez ce que les mots “logiciel privateur de liberté” veulent vraiment dire. <img data-src=" />


Jungledede Abonné
Le 23/01/2018 à 06h 54

David aurait-il eu un lapin nabaztag devenue usesless? <img data-src=" />


Le 23/01/2018 à 07h 24







OlivierJ a écrit :



Déposer un brevet pour ne rien en faire, ça n’aurait aucun sens.

Quand un médicament est breveté, c’est pour en produire, ou en faire produire avec royalties, sinon quel intérêt ?





On est d’accord. Le problème c’est que le système a été perverti pour se faire du fric.

Regarde les guéguerres Apple/Samsung sur les brevets. C’est devenu du pinaillage de cour de récré.



gavroche69 Abonné
Le 23/01/2018 à 07h 47

Ce que je trouve très inquiétant c’est l’insouciance totale de la plupart des consommateurs.

Ici on en parle parce que c’est un site orienté HI-TECH mais la plupart des gens n’ont aucune idée de tous les risques et se précipitent sur ces trucs connectés parce que “c’est trop mega cool”. <img data-src=" />



Oui, on va vers de plus en plus de surveillance et de dépendance vis à vis de quelques grands groupes et tout ça semble se faire dans une indifférence quasi générale.



Et en plus Google et Facebook vont maintenant installer en France des centres d’initiation au numérique pour les “nuls” et pour la formation des gens qui bossent à pôle emploi.

Je doute que ces initiations et formations mettront en garde contre tout ça… <img data-src=" />



Bientôt les chômeurs devront peut-être impérativement avoir un compte FB, c’est génial non ? <img data-src=" />


Le 23/01/2018 à 08h 37

+1



Comme a chaque foi qu’une évolution se présente au niveau de l’interface (maintenant graphique) donnant l’impression a une génération d’utilisateur de s’approprier l’outil.



Phénomène qui poussent ceux qui s’en servait jusque la au rang de râleur rétrograde et qui permet aux utilisateurs nouveau de s’accaparer une identité générationnel (même si ça les pousses vers la connerie et la dépendance, ils s’en foutent, ils vont plus vite&nbsp;!).

C’est arrivé a la création du transistor, du circuit intégré , du processeur, puis plus tard a l’utilisation de programme pré-compilé chargé sur bande/disquettes , puis la création de l’interface graphique…



Entre temps le savoir a disparu de l’utilisateur mais c’est pas grave tant qu’il a l’impression de.



C’est comme de demander a un gosse de choisir entre se faire chier a cultiver des carottes pendant 1 ans pour pouvoir peut-être les manger ou bien d’en acheter au supermarché (quand il a pas tout dépensé au rayon des bonbons).


gavroche69 Abonné
Le 23/01/2018 à 08h 59







j34n-r0x0r a écrit :



…Entre temps le savoir a disparu de l’utilisateur mais c’est pas grave tant qu’il a l’impression de…



Tellement vrai ça ! <img data-src=" />

On ne compte plus les gens qui se prennent pour des “cadors” de l’informatique parce que ils ont un compte sur tous les réseaux sociaux de la planète mais aucune idée de la façon dont ça fonctionne… <img data-src=" />



OlivierJ Abonné
Le 23/01/2018 à 09h 28

Pourtant ça répond assez clairement à ta question.

Pour la qualité je ne prendrais pas une enceinte BT (à mon avis le seul intérêt c’est d’avoir une enceinte assez portable pour jouer du son depuis un mobile), et sans doute pas à 150 E (mais moins cher).


OlivierJ Abonné
Le 23/01/2018 à 09h 32







Silly_INpact a écrit :



On est d’accord. Le problème c’est que le système a été perverti pour se faire du fric.

Regarde les guéguerres Apple/Samsung sur les brevets. C’est devenu du pinaillage de cour de récré.





Le système est fait pour se faire du fric, ce qui n’est pas péjoratif (il y a des gens qui vivent de leur(s) brevet(s), comme Roland Moreno par exemple).

Pour Apple/Samsung, je trouve que c’est différent, en plus ça joue souvent sur des “brevets” avec des gros guillemets, quand on voit par exemple ce qu’Apple a réussi à breveter (brevet plutôt logiciel souvent en plus) ; effectivement ça part en quenouille et l’office des brevets américain (US PTO) est en cause.









OlivierJ a écrit :



Il me semble que tu occultes un point, c’est “sans votre autorisation”.

L’intérêt du déposant de brevet, c’est soit produire selon son brevet, soit laisser à d’autres le soin de produire en payant des droits.



De plus, indiqué dans ton lien, la partie que j’ai mise en italique :

« Il vous donne les moyens de conquérir de nouveaux marchés par des dépôts à l’étranger et des concessions de licence. »



Déposer un brevet pour ne rien en faire, ça n’aurait aucun sens.

Quand un médicament est breveté, c’est pour en produire, ou en faire produire avec royalties, sinon quel intérêt ?





Merci de cette précision. Ce à quoi faisait référence GruntZ(sans parler à sa place) est le fait que parfois les brevets servent à contrer la concurrence : par exemple, acheter une solution concurrente qui pourrait faire de l’ombre à une solution qu’on a développé soi-même dans le même temps.



Le logiciel libre ou le logiciel open-source ne connaît pas ces travers.



Par exemple, la machine Nespresso de Nestlé face aux capsules fabriquées par la concurrence :



« Cette dernière [l’Autorité de la Concurrence] se défend d’«interdire» à Nestlé d’innover, mais elle dénonce des «pratiques d’éviction susceptibles de constituer un abus de position dominante, privant les consommateurs d’une offre diversifiée et potentiellement moins chère de capsules fonctionnant avec les machines Nespresso». Parmi ces pratiques, l’Autorité dénonce les modifications des machines Nespresso rendant les capsules des concurrents incompatibles. «Ce qui est troublant, c’est que chaque modification coïncide avec l’arrivée d’un nouveau concurrent qui ne peut anticiper ces modifications», détaille Bruno Lasserre, le président de l’Autorité de la concurrence. »

 http://www.lefigaro.fr/societes/2014/04/17/20005-20140417ARTFIG00104-dosettes-ne…



Le 23/01/2018 à 15h 48







gavroche69 a écrit :



&nbsp;



Bientôt les chômeurs devront peut-être impérativement avoir un compte FB, c’est génial non ? <img data-src=" />





C’est presque le cas avec linkedin… raison pour laquelle je m’en suis désinscrit.



Le 23/01/2018 à 17h 13

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Peut-être, que les constructeurs d’objets connectés se sont

souvenus de la



question d’Alphonse de Lamartine et qu’ils l’ont adapté pour

leurs besoins :



&nbsp;” Objets connectés avez-vous

une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? “



&nbsp;Qu’Alphonse me pardonne !&nbsp; &nbsp;&nbsp;


Le 23/01/2018 à 17h 49







OlivierJ a écrit :



Pourtant ça répond assez clairement à ta question.

Pour la qualité je ne prendrais pas une enceinte BT (à mon avis le seul intérêt c’est d’avoir une enceinte assez portable pour jouer du son depuis un mobile), et sans doute pas à 150 E (mais moins cher).





Sachant que 90% des gens n’écoute que de la musique en mp3 pas vraiment. :)



Le 23/01/2018 à 17h 50







joma74fr a écrit :



les brevets servent à contrer la concurrence : par exemple, acheter une solution concurrente qui pourrait faire de l’ombre à une solution qu’on a développé soi-même dans le même temps.





C’est aussi ce que je pensais, fermer un marché potentiel avec un brevet inutilisable. D’ailleurs quelqu’un sait à combien monte la facture pour utiliser un brevet ?



OlivierJ Abonné
Le 23/01/2018 à 18h 53







skankhunt42 a écrit :



C’est aussi ce que je pensais, fermer un marché potentiel avec un brevet inutilisable.





Je ne vois pas quel serait l’intérêt de déposer un brevet qui ne rapporterait rien.



choukky Abonné
Le 23/01/2018 à 19h 46







skankhunt42 a écrit :



Niveau qualité sonore ça donne quoi part rapport à 150€ investit dans du matériel hifi ?





Franchement, j’en sais rien mais ce qui me gène est de payer une plus valu liée à une fonction (connectée) qui ne soit pas durable dans le temps ou suffisamment ouvert pour qu’on puisse “retrouver” les fonctionnalisées perdues.



Le 23/01/2018 à 21h 06







OlivierJ a écrit :



Je ne vois pas quel serait l’intérêt de déposer un brevet qui ne rapporterait rien.





Éviter d’avoir de la concurrence et ce faire défoncer le fion en conservant une part de marché sans avoir à travailler. Imagine que tu est à la tête d’une boite qui fabrique des écran de smartphone et par hasard un de tes ingé trouve une techno pour avoir des écran qui ce réparent tout seul pour seulement un tiers du prix des écran que tu vend actuellement.



Si tu pose un brevet sans possibilité d’exploitation ( même interne ) tu va conserver le marché et si un concurrent essaye d’en produire un il devra passer par une autre techno que celle de ton brevet sinon tu pourra l’attaquer.



Si tu pose un brevet et que tu l’utilise juste pour toi tu va dépenser une fortune en R&D et si tu vend au même prix ou plus cher que tes écran actuels tu va vite te faire balancer au niveau de l’usine et tu aura du mal à conserver le prix, tu perdra donc de l’argent.



Si tu vend le brevet dès qu’une boite concurrente pourra l’exploiter tu n’aura plus qu’a mettre la clef sous la porte car plus personne n’achètera ton produit.



Si tu vend et que tu exploite aussi tu perdra de l’argent et des part de marché.



Z-os Abonné
Le 23/01/2018 à 21h 41

Passe par le bloc note avant de copier/coller ton message. :-)


OlivierJ Abonné
Le 23/01/2018 à 23h 29

Si un de tes ingés découvre une nouvelle technique pour des écrans 3 fois mois chers, c’est la fortune assurée.

Tes suppositions ne marchent pas.

Je pourrais commencer à te croire avec des exemples concrets, mais ça m’étonnerait que tu en trouves.


Kodak, l’inventeur de la photo numérique en 1975 et en redressement judiciaire en 2012.



https://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/comment-kodak-s-est-tire-une-balle-da…


OlivierJ Abonné
Le 24/01/2018 à 00h 09

Oui Kodak a mal géré le changement du marché (de l’argentique vers le numérique, dans les années 2000), ça n’est pas un secret.

Ça prouve quoi d’autre (vu que tu as posté en réponse à moi) ?


Le 24/01/2018 à 01h 03







OlivierJ a écrit :



Si un de tes ingés découvre une nouvelle technique pour des écrans 3 fois mois chers, c’est la fortune assurée.





Dans une situation de monopole tu gagnera surtout trois fois moins sans compter la fortune qu’il faudra dépenser pour la R&D. Dans certains secteur il ce passe 4 ou 5 ans entre la découverte et la production. Dans certains cas il n’est même pas possible de produire à grande échelle.



&nbsp;





OlivierJ a écrit :



Je pourrais commencer à te croire avec des exemples concrets, mais ça m’étonnerait que tu en trouves.





Je pourrais pas trouver un vrai exemple car ce genre de domaine touche la supposition. Tu ne verra jamais écris noir sur blanc “ on dépose un brevet pour fermer le marché”. C’est une forme obsolescence programmer mais à l’envers.

&nbsp;





OlivierJ a écrit :



Oui Kodak a mal géré le changement du marché (de l’argentique vers le numérique, dans les années 2000), ça n’est pas un secret. Ça prouve quoi d’autre (vu que tu as posté en réponse à moi) ?





Lis l’article…



Le 24/01/2018 à 08h 33

dérive brevet” - Google - 349&nbsp;000+ résultats



C’est jamais , surement peut-être écrit noir sur blanc ;)


OlivierJ Abonné
Le 24/01/2018 à 08h 42







skankhunt42 a écrit :



Dans une situation de monopole tu gagnera surtout trois fois moins sans compter la fortune qu’il faudra dépenser pour la R&D. Dans certains secteur il ce passe 4 ou 5 ans entre la découverte et la production. Dans certains cas il n’est même pas possible de produire à grande échelle.





Ton propos est incohérent.

Même si tu es en situation de monopole, si tu trouves une méthode pour produire 3 fois moins cher et plus résistant ou performant, c’est un atout considérable. Si tu déposes un brevet (ce qui a un coût, mais léger pour une grosse boîte), c’est que tu as fait la R&D avant.







skankhunt42 a écrit :



Je pourrais pas trouver un vrai exemple car ce genre de domaine touche la supposition. Tu ne verra jamais écris noir sur blanc “ on dépose un brevet pour fermer le marché”. C’est une forme obsolescence programmer mais à l’envers.





Heu… S’il y des exemples de brevets déposés “pour fermer le marché”, ça doit être facile à voir, surtout si le brevet est disruptif. Mais ça n’a pas de logique donc accroche-toi pour trouver l’exemple.



 



skankhunt42 a écrit :



Lis l’article…





Je connais depuis longtemps l’histoire de Kodak face au numérique. Déjà dans les années 2000 on pouvait s’étonner de leur loupé de coche, quand les Canon, Nikon, et autres se sont lancés (HP aussi a fait des appareils photos numériques, des compacts).

Je ne vois toujours pas en quoi ça répond à mes propos.



Le 24/01/2018 à 08h 55







OlivierJ a écrit :



Même si tu es en situation de monopole, si tu trouves une méthode pour produire 3 fois moins cher et plus résistant ou performant, c’est un atout considérable.





Je suis d’accord mais personne ne t’oblige à produire.

&nbsp;





OlivierJ a écrit :



Si tu déposes un brevet c’est que tu as fait la R&D avant.





Il y à un gouffre entre de la R&D et la production.

&nbsp;





OlivierJ a écrit :



Heu… S’il y des exemples de brevets déposés “pour fermer le marché”, ça doit être facile à voir, surtout si le brevet est disruptif. Mais ça n’a pas de logique donc accroche-toi pour trouver l’exemple.





Apple et les bord arrondis ?

&nbsp;





OlivierJ a écrit :



&nbsp;Je connais depuis longtemps l’histoire de Kodak face au numérique. Déjà dans les années 2000 on pouvait s’étonner de leur loupé de coche, quand les Canon, Nikon, et autres se sont lancés (HP aussi a fait des appareils photos numériques, des compacts). Je ne vois toujours pas en quoi ça répond à mes propos.





Je note que tu à vraiment du mal à imaginer les choses dans leur ensemble… Actuellement il ce passe la même chose avec les reflex canon / nikon qui sont en situation de monopole et qui veulent imposer leur vision des choses.



Pour eux un reflex c’est fait pour prendre des photos et pas pour filmer et “uniquement” à travers le viseur optique. Sony commence à les défoncer avec son dernier réflex qui peu filmer en 4k avec écran orientable tactile. T’a aussi les bridges qui poussent ou en gros le seul inconvénient c’est le manque de bokeh sur certain type de prise de vue. Si canon et nikon ne changent pas de point de vue ils vont prendre du retard et dans 2 ou 3 ans ils seront OUT.



OlivierJ Abonné
Le 24/01/2018 à 09h 07







skankhunt42 a écrit :



Je suis d’accord mais personne ne t’oblige à produire.





<img data-src=" />

Ce que tu dis n’a aucun sens.

Soit tu produisais déjà, et génial tu peux produire 3 fois moins cher.

Soit tu ne produisais pas, et tu peux produire 3 fois moins cher que la concurrence en te lançant. 







skankhunt42 a écrit :



Il y à un gouffre entre de la R&D et la production.





Sans blague…







skankhunt42 a écrit :



Apple et les bord arrondis ?





Je ne sais pas de quoi tu parles. Mon mobile Samsung Galaxys S5 mini a des bords arrondis.

 





skankhunt42 a écrit :



Je note que tu à vraiment du mal à imaginer les choses dans leur ensemble… Actuellement il ce passe la même chose avec les reflex canon / nikon qui sont en situation de monopole et qui veulent imposer leur vision des choses.





Elle est bien bonne celle-là (les 2 phrases).

Canon et Nikon ne sont pas en situation de monopole, la concurrence est vive, avec Pentax, Sony, Minolta, et j’en oublie.







skankhunt42 a écrit :



Si canon et nikon ne changent pas de point de vue ils vont prendre du retard et dans 2 ou 3 ans ils seront OUT.





Ben voyons…

Les 2 marques au sommet de la technique, qui équipent la plupart des pros (et des amateurs éclairés), qui sont prescripteurs.



Le 24/01/2018 à 09h 39









OlivierJ a écrit :



Soit tu produisais déjà, et génial tu peux produire 3 fois moins cher.





Et vendre trois fois moins cher donc gagner trois fois moins d’argent.

&nbsp;





OlivierJ a écrit :



Je ne sais pas de quoi tu parles. Mon mobile Samsung Galaxys S5 mini a des bords arrondis.





Tu à vraiment la mémoire courte… ( lit ça )







OlivierJ a écrit :



Canon et Nikon ne sont pas en situation de monopole, la concurrence est vive, avec Pentax, Sony, Minolta, et j’en oublie.





Les autres ne récupèrent que les miettes.

&nbsp;





OlivierJ a écrit :



Ben voyons… Les 2 marques au sommet de la technique





Pas vraiment non… Pas de 4k à 60 fps, pas de 1080p à 60 fps hdr, pas d’écran tactile orientable, autofocus à la ramasse, peu de fonctions… Le dernier 6d de canon c’est pris une grosse gifle dans tous les test par les pro.

&nbsp;





OlivierJ a écrit :



qui équipent la plupart des pros (et des amateurs éclairés), qui sont prescripteurs.





Le vent est en train de tourner… C’est un peu le même délire que les mac à une certaine époque ou sois disant il était pas possible de bosser sur un pc. J’ai fait une école de graphisme, je te raconte pas les prise de bec avec les prof.



Je me souviens le pire c’était avec la prof de print ou c’était du 300 dpi ou rien. Plein de gens dans ma classe ce sont ruinés pour acheter des mac et bosser en 300 dpi pour rendre les travaux alors qu’a partir de 120 / 150 dpi ni une imprimante desktop ni l’imprimante de l’école ne pouvais gérer. Alors après oui dans l’industrie il est évident qu’il faut bosser en 300 dpi sauf que c’est la boite qui fournie la machine.



OlivierJ Abonné
Le 24/01/2018 à 09h 52

Franchement, tu racontes beaucoup de bêtises, quasiment à chaque réponse, ou alors tu fais exprès.

(rien que ta première réponse, ça me fatigue, j’arrête là)


Le 24/01/2018 à 10h 07







OlivierJ a écrit :



Franchement, tu racontes beaucoup de bêtises, quasiment à chaque réponse, ou alors tu fais exprès.

(rien que ta première réponse, ça me fatigue, j’arrête là).&nbsp;





J’ai surtout l’impression que tu déteste tout type de changement ou de point de vue différent du tiens, un peu comme les patron de kodak à l’époque.



bakou Abonné
Le 24/01/2018 à 11h 19

Je crois surtout que ta réponse







skankhunt42 a écrit :



Et vendre trois fois moins cher donc gagner trois fois moins d’argent. &nbsp;



&nbsp;

Suffit pour comprendre que tu ne prends pas le temps de réfléchir. Produire Trois fois moins cher n’a jamais signifier vendre trois fois moins cher. Tu découvres comment produire moins cher, tu fixes ensuite des prix en dessous de la concurrence avec des meilleurs marges.

Commerce 101.



Le 24/01/2018 à 11h 40







bakou a écrit :



Suffit pour comprendre que tu ne prends pas le temps de réfléchir. Produire Trois fois moins cher n’a jamais signifier vendre trois fois moins cher. Tu découvres comment produire moins cher, tu fixes ensuite des prix en dessous de la concurrence avec des meilleurs marges. Commerce 101.





Le concurrent aussi peu trouver une méthode pour produire trois fois moins cher puis baisser légèrement les prix pour te voler des parts de marché. Du coup toi aussi tu devra baisser les prix, et ainsi de suite. A la fin c’est toute la chaine de prod pour chaque composant qui finira par baisser puis des produits dérivés pourront en profiter et la t’a des clones chinois qui débarqueront et les plus faibles mettront la clef sous la porte.



C’est exactement ce qui c’est passé dans l’impression 3d… En 3 ans le prix d’une machine potable est passé de 3000€ à 300€ et les chinois dominent le marché. La boite française ou j’ai acheté mon imprimante à complètement loupé le coche en voulant enfermer le client dans un écosystème et est en train de mourir à petit feu. 50€ l’écran, 120€ le plateau chauffant alors que ça vaut 30€ les deux à tout casser alors que pour pour ce prix officiel tu peu avoir une machine complète possédant ces deux fonctions.



Et je pourrais aussi rajouter que c’est grâce à des brevets tombés dans le domaines publique que l’impression 3d à pu ce démocratiser en premier lieu et donner naissance à des machines à 3000€ puis des machine libre tel que les reprap.



&nbsp;ps : Je commente rarement sans connaitre un minimum un sujet.



Le 24/01/2018 à 14h 32

Peut-on réinitialiser ces appareils ? (intéressant à savoir) <img data-src=" />


choukky Abonné
Le 24/01/2018 à 20h 39







2show7 a écrit :



Peut-on réinitialiser ces appareils ? (intéressant à savoir) <img data-src=" />





Pas à ma connaissance, ce sont des “objets” avec une programmation spécifique et pas forcément documentée, donc à part avoir la chance d’avoir le même “matériel” qu’une personne “hautement qualifiée” dans ce domaine qui a cherché une solution, c’est voué à l’échec. C’est pour ça que je n’en achèterais jamais, On se fait déjà largement baiser avec nos smartphones/tablettes qui on un support très court sans s’en rajouter une couche. <img data-src=" />



OlivierJ Abonné
Le 24/01/2018 à 23h 44







skankhunt42 a écrit :



C’est exactement ce qui c’est passé dans l’impression 3d… En 3 ans le prix d’une machine potable est passé de 3000€ à 300€





C’est ce qui arrive pour n’importe quelle technique qui se répand et se démocratise.







skankhunt42 a écrit :



Et je pourrais aussi rajouter que c’est grâce à des brevets tombés dans le domaines publique que l’impression 3d à pu ce démocratiser en premier lieu





Aucun besoin pour que le prix baisse.







skankhunt42 a écrit :



ps : Je commente rarement sans connaitre un minimum un sujet.





C’est malin j’ai failli recracher mon thé.



(vu le nombre de fois où tu te fais contredire…)

Que tu aies un peu connaissance du marché des imprimante 3D parce que ça t’intéresse, c’est une chose, pour ce que tu en dis, c’en est une autre.



OlivierJ Abonné
Le 24/01/2018 à 23h 45







bakou a écrit :



Je crois surtout que ta réponse suffit pour comprendre que tu ne prends pas le temps de réfléchir. Produire Trois fois moins cher n’a jamais signifier vendre trois fois moins cher. Tu découvres comment produire moins cher, tu fixes ensuite des prix en dessous de la concurrence avec des meilleurs marges.

Commerce 101.





Je suis d’accord.

Je ne sais pas s’il ne prend pas le temps de réfléchir, mais s’il le prend, il réfléchit plutôt de travers (cf mon commentaire juste au-dessus). Les conclusions tirées sont souvent erronées, avec des suppositions peu solides.



Le 25/01/2018 à 09h 57







OlivierJ a écrit :



C’est ce qui arrive pour n’importe quelle technique qui se répand et se démocratise.





Je répète que sans des brevets tombé dans le publique ça ne serait pas démocratisé.



OlivierJ Abonné
Le 25/01/2018 à 10h 27







skankhunt42 a écrit :



Je répète que sans des brevets tombé dans le publique ça ne serait pas démocratisé.





Eh bien c’est tout simplement faux, les exemples ne manquent pas.

C’est fou comment tu t’entêtes alors qu’on est régulièrement plusieurs à t’expliquer rationnellement et factuellement que ton propos est erroné.



Un ordinateur, un téléphone, une voiture, il y a moult brevets là-dessus, depuis le 19e siècle pour la voiture, et ça s’est démocratisé. Ça n’a rien à voir avec les brevets, surtout qu’ils ont été inventés pour favoriser l’innovation et le progrès technique, ça a donné entre autres Edison, inventeur prolifique.



Le 25/01/2018 à 10h 34







OlivierJ a écrit :



Eh bien c’est tout simplement faux, les exemples ne manquent pas.





A aucun moment je n’ai dit que c’était une règle c’est juste que ça existe et certains on tentés de te l’expliquer.