Rakuten France ferme ses portes ce soir à minuit
Demain c'est trop tard
Crédit Eduardo-Soaresw - Unsplash
Le 30 septembre à 09h25
La place de marché française de Rakuten (ex PriceMinister) fermera ses portes le 30 septembre à 23h59. Les acheteurs ou vendeurs conserveront un accès leur permettant de récupérer les sommes dues ou l’historique de leurs transactions jusqu’au 10 novembre.
Rakuten France ferme ses portes ce soir à minuit
Demain c'est trop tard
Crédit Eduardo-Soaresw – Unsplash
La place de marché française de Rakuten (ex PriceMinister) fermera ses portes le 30 septembre à 23h59. Les acheteurs ou vendeurs conserveront un accès leur permettant de récupérer les sommes dues ou l’historique de leurs transactions jusqu’au 10 novembre.
Économie
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4 min
Fin de parcours pour l’un des pionniers de l’e-commerce français. Après l’échec du processus de recherche d’un repreneur, la direction de l’antenne française du géant japonais du commerce en ligne Rakuten a signé mercredi l’acte de décès de la plateforme Rakuten France.
Baroud d’honneur
À la connexion sur le site, un bandeau informe que le site fait l’objet d’une cessation d’activité programmée au 30 septembre à 23h59. « Rakuten France cessera toute activité de mise en relation entre acheteurs et vendeurs le 30 septembre 2026. À partir de cette date, il ne sera plus possible d’y effectuer de nouveaux achats ou ventes », indique le panneau d’information associé.

Ce dernier renvoie vers un document plus formel (PDF), qui informe « de l’arrêt définitif de nos services de mise en relation entre acheteurs et vendeurs » et par conséquent de « l’impossibilité d’y effectuer des ventes ou des achats auprès de vendeurs, tant professionnels que non-professionnels, à compter du 30 septembre 2026, 23h59 ».
En page d’accueil, Rakuten France affiche une ultime promotion titrée « jour de fermeture », avec 30 euros offerts sur un panier d’au moins 300 euros.
Les clients ont intérêt à récupérer leurs informations d’achats
Dans son document contractuel, la place de marché se veut rassurante quant au service après-vente relatif aux produits vendus par son intermédiaire, mais elle ne s’engage à rien, se contentant de renvoyer vers la responsabilité du vendeur : « vous pourrez contacter directement nos vendeurs professionnels en particulier, ceux-ci restant directement tenus des garanties légales, notamment celles de conformité et de vices cachés, couvrant les produits vendus par l’intermédiaire de notre Plateforme ».
Elle indique par ailleurs qu’un accès aux comptes utilisateurs, comprenant à la fois attestations d’achats et coordonnées des vendeurs professionnels le cas échéant, reste ouvert « jusqu’au 10 novembre 2026, 23h59, date à laquelle celui-ci sera rendu définitivement inaccessible ».
L’équipe française conclut sur un mot de remerciements. « De PriceMinister à Rakuten France, vous avez contribué à l’évolution et à l’histoire de notre plateforme. Merci d’avoir fait partie de cette aventure à nos côtés ».
Reprise manquée
La fin était programmée : Rakuten France avait en effet annoncé mi-juillet que sa fermeture interviendrait avant la fin de l’année, faute d’avoir trouvé un repreneur suite au processus de cession lancé en avril dernier.
« Malgré les efforts déployés par le Groupe pour mener à bien une cession de l’activité, les discussions approfondies menées avec les repreneurs potentiels n’ont pas permis d’aboutir à une solution viable permettant d’assurer la poursuite de l’activité de manière pérenne », déclarait alors Rakuten France.
Plusieurs candidats à la reprise s’étaient pourtant manifestés. Dans le lot figurait notamment Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister en 2000, accompagné d’autres anciens dirigeants et d’un fonds d’investissement. Rappelons que le site Priceminister a été racheté en 2010 par le géant japonais Rakuten avant d’être rebaptisé Rakuten France en 2018. Autres figures du e-commerce français, les frères Rosenblum, fondateurs de Pixmania, s’étaient aussi positionnés.
Aucune des offres n’a cependant été retenue. « Chaque offre reçue a été rigoureusement évaluée, notamment à l’aune des critères suivants : la préservation des emplois, les conditions financières de l’offre et les risques qui y sont associés, ainsi que la capacité du plan de redressement à assurer la pérennité de l’activité à long terme. Aucune des offres reçues ne remplissait ces trois critères », justifiait Rakuten France en juillet.
Le 28 juillet, Rakuten France avait fait évoluer ses conditions générales d’utilisation pour interdire l’inscription de nouveaux vendeurs, particuliers ou professionnels.
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