Connexion Premium

Dots, Spaces, Codex, GPT-6.1 Sol : OpenAI vide son sac au DevDay

OpenAI met des Dots partout

Dots, Spaces, Codex, GPT-6.1 Sol : OpenAI vide son sac au DevDay

Image : OpemAI

Dans le petit monde de l’IA, beaucoup se demandaient quand OpenAI allait réagir face à l’offensive de Meta avec son agent Muse. C’est chose faite ce soir avec la présentation de Dots, un agent qui accomplit des tâches au nom de l’utilisateur et qui prend la forme d’un blob de couleur. Ça n’est que l’une des innombrables annonces d’OpenAI à l’occasion des DevDay 2026.

Que d’IA, n’en jetez plus, le bateau déborde ! Loin de ralentir la cadence, OpenAI a noyé les participants des DevDay 2026 d’annonces, de nouveautés et de fonctionnalités en tout genre. Difficile de faire le tri dans ce tsunami, mais Dots fait clairement partie des gros morceaux de la keynote.

Un blob pour gouverner vos tâches

Dot est un agent IA carburant à GPT-6 Astra qui prend la forme d’un blob coloré à personnaliser, un peu comme Mico, la (défunte) mascotte de Copilot. Cet agent peut réaliser les opérations classiques d’un agent IA, comme réserver un restaurant ou acheter un billet d’avion, mais cela va plus loin : en plus d’être branché aux applications de l’utilisateur dont il tire du contexte, le Dot surveille constamment ce qui se passe sur internet afin de compléter les tâches plus complexes.

Dans un exemple donné par OpenAI, un utilisateur de Dot veut organiser un dîner. L’agent détecte de lui-même que l’utilisateur avait un rendez-vous de travail pendant l’heure prévue, et lui propose deux possibilités de livraison du repas avec leur prix respectif. Il n’y a plus qu’à valider l’alternative et l’heure de la livraison. Dot peut également se dépatouiller pour créer un site web de A à Z, l’utilisateur n’ayant qu’à demander des modifications.

On peut communiquer avec un Dot via ChatGPT bien sûr, mais aussi Slack, Teams, et même via une messagerie (RCS ou iMessage) pour les abonnés Pro à partir de 103 euros. Ces derniers seront d’ailleurs les premiers à pouvoir tester ces Dots. À terme, OpenAI a l’intention de proposer la possibilité de contrôler plusieurs agents simultanément.

Il faudra se montrer patient sur le vieux continent : l’espace économique européen, la Suisse et le Royaume-Uni sont pour le moment exclus du lancement.

Spaces, Decisions, Codex : le reste de l’offensive

Après s’être attaqué à Muse, OpenAI entend également gravir la montagne bureautique. ChatGPT Spaces est un espace collaboratif entre humains et Dots où ils peuvent créer et éditer des documents, via un système de commentaires où l’on taggue les collègues et les agents. Les fichiers téléversés par l’équipe (et ceux générés par ChatGPT) sont sauvegardés dans le Space pour que chacun y ait accès.

L’offre comprend pour le moment un traitement de texte, Pages, et un outil de création de diapositives (ce dernier étant encore en développement). Space est proposé dès aujourd’hui aux abonnés Pro, Business Premium et Enterprise.

Tout comme celui de Muse, le succès de Jev n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. OpenAI a donc levé le voile sur l’API Decisions, qui repose sur Luna (le modèle meilleur marché de la gamme). Peu de détails ont été révélés, mais cette interface de programmation n’est pas un modèle qui répond directement à la question de l’utilisateur. C’est un outil qui indique le niveau de confiance dans un choix entre plusieurs réponses et actions fournis par le développeur. L’API est en aperçu limité à l’heure actuelle, OpenAI donnera davantage de détails au moment opportun.

Codex a aussi été à la fête, avec plusieurs nouveautés importantes. À commencer par des environnements de développement cloud réutilisables ; ces derniers peuvent être partagés au sein d’une équipe avec un système de réglages et de permissions. L’interface en ligne de commande peut désormais être pilotée à la voix, parce que pourquoi pas.

Dans l’app Codex (en fait ChatGPT avec une moustache), la revue de code a été revue et améliorée. Elle peut résumer les changements, répondre à des questions sur les problèmes qui pourraient se poser avant de commenter une pull request ou une merge request, et ces revues de code peuvent être lancées pendant que le développeur n’est pas devant sa machine.

GPT-6.1 Sol veut se rapprocher d’Astra

OpenAI a enfin profité de l’occasion pour dévoiler GPT-6.1 Sol, le modèle IA intermédiaire entre le puissant Astra et le moins cher Luna qui en sont tous deux restés à GPT-6 (ça ne va pas durer). L’entreprise promet un gain de performances important sur des tâches comme l’écriture de code et le déboggage par rapport à GPT-6 Sol, ainsi que sur la compréhension des documents et l’exécution de plusieurs tâches.

Dans plusieurs des évaluations, GPT-6.1 Sol s’approcherait même des capacités de GPT-6 Astra « à un coût substantiellement moins élevé ». Les prix, parlons-en : 2 dollars pour un million de tokens en entrée, 10 dollars en sortie, soit les mêmes tarifs que Sonnet 5.5, et 0,10 dollar pour un million de tokens d’entrée mis en cache (moitié moins cher que le dernier Sonnet). Le modèle est en phase de déploiement dès aujourd’hui pour les abonnés Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu, ainsi que dans l’API.

Il va bien falloir financer cette tempête de nouvelles fonctionnalités ! OpenAI a donc dévoilé un nouvel abonnement qui coûte la bagatelle de 500 dollars par mois. Il comprend l’accès à un mode « UltraFast » (vitesse maximale) pour ChatGPT Work et Codex, ils pourront carburer à 300 tokens par seconde (la vitesse UltraFast est aussi proposée aux utilisateurs de l’API).

L’entreprise a également rouvert les inscriptions à la formule à 200 dollars par mois qui avait été fermée durant quelques semaines après le lancement de GPT-6 Astra. Un abonnement désormais moins intéressant : l’usage Codex et Work passe à 10 fois celui des abonnés Plus (20 dollars) alors que l’enveloppe était de 20 fois auparavant. Les abonnés actuels conserveront leurs limites actuelles pendant un certain temps.

Commentaires (19)

votre avatar
Le but toujours plus cher pour toujours plus ?

J’ai du mal à comprendre les exemples d’agents pour le commun des mortels. C’est des exemples pour les C suite qui ont un assistant (humain) mais franchement réserver un resto ça me prend au pire 1 minute de téléphone voir 30 secondes sur une plate forme en ligne, sans risque d’allucination.
votre avatar
Mais il faut installer une app, trouver le site web ou le numéro de téléphone.

Le but c’est probablement que l’interface d’interaction principale (et unique) devienne l’agent (et le serveur d’une entreprise des géants de la tech).

Comme les super-app mais en pire.
votre avatar
Je suis aussi dubitatif que toi.

Par contre, je pense que tu as loupé une partie de "l'apport de l'assistant" : laisser choisir l'IA à sa place.
Un restaurant est demandé, pas de réserver pour tel restaurant.
Une activité est proposée pour les enfants sans avoir à demander.
Une alerte est émise quand un rendez-vous tombe en même temps que le spectacle de l'école sans avoir à se soucier de retenir cette date ni même regarder son agenda…
votre avatar
Mais j’ai pas envie que l’IA choisisse le restaurant pour moi…. Je ne suis toujours pas un directeur de comex qui a un assistant humain a templacer, c’est lunaire.
Et des capacités basiques d’organisation avec un agenda c’est pareil…
Les exemples sont lunaires caf ils ne concernent pas la grande partie de la population.
Et si on parle d’agrégation de données, il y a toujours eu des apps utilisant les api des autres… mais a la fin il y a toujours de la pub et des resultats biaisé par le ceo/geo.
votre avatar
Un responsable de chez google donnait comme scénario qu'il devait changer ses pneus et qu'il avait aucune idée de quoi commander.
Donc il avait demandé a Gemini (je suppose) des conseils , sauf qu'il ne savait pas le modèle de pneu, donc il avait donné accès a son album photo et l'IA avait fait une recherche pour retrouver le modèle de voiture (ou de pneu ?) sur base des photos et puis après il avait commandé ce que l'IA lui demandait.

Alors qu'une personne normale aurait été voir le modèle de pneu sur sa voiture, c'est marqué sur le coté. Avant de les commander.

Ou alors encore plus simple, tu te déplace chez un marchand de pneu et il s'occupe de tout (surtout que l'ingénieur n'allait certainement pas changer ses pneus lui même...) mais c'était pas suffisamment technologique...
votre avatar
Une activité est proposée pour les enfants sans avoir à demander.
Après, si s'occuper de ses enfants est vu comme une contrainte, suffit de pas en faire.
votre avatar
Oui…
J'avais essayé de faire ressortir un peu d'ironie en racontant ainsi les exemples donnés par OpenAI.

De manière générale, trouve les publicités de l'IA terribles car elles donnent à voir une population qui ne veut plus rien faire. Quel est le sens de la vie pour ces "visionnaires" ?


  • On doit tellement optimiser nos vies que se demander où manger le soir doit être prohibé ? Prendre du temps pour ses enfants devient un acte de fainéantise ?




  • Toute la vie quotidienne est une contrainte ? L'être humain ne pourrait y trouver la moindre joie de vivre ?




  • On doit entraîner toute la population à obéir aveuglément à la grands singularité qui arrive ?




Tout ça me fait penser systématiquement à un des articles de courrier international sur les ultrariches.
Ils racontent leur vie qui consiste à ne voir personne et à ne parler à personne d'autres. Les serviteurs doivent juste anticiper ce qu'ils aimeraient.

L'IA serait-elle donc un ersatz pour permettre au commun des mortels de "vivre" comme ces riches ?
votre avatar
Tout ça me fait penser systématiquement à un des articles de courrier international sur les ultrariches. Ils racontent leur vie qui consiste à ne voir personne et à ne parler à personne d'autres. Les serviteurs doivent juste anticiper ce qu'ils aimeraient.
C'est Solaria dans le cycle Fondation, et c'est horrible comme conception de la vie et de la société (ou plutôt de son absence).
votre avatar
Mais grave, les exemples toujours lunaires... Toujours vers l'abrutissement (intellectuel ou social) sous prétexte de simplification.
Et je me souviens de ceux d'Apple aussi qui étaient ridicules.

Je n'aime déjà pas trop téléphoner, mais la génération suivante n'aimera même plus parler aux autres car contrairement aux IA ils ne s'exécutent pas sans broncher. On est déjà habitués à nos communautés, bientôt on le sera à avoir de nouveau des escl-IA-ves.
votre avatar
erreur et non hallucination, ne prêtez pas à l'IA des perceptions psychosensorielles
votre avatar
De mon point de vue cela suit une tendance : en finir avec 1 service = 1 application + 1 site web. La mort des applications est aussi plus ou moins dans l'air du temps. Il va y avoir du changement dans les interactions homme-machine.

J'ai retenu du Rabbit R1 l'exemple du parking. On gare la voiture, on lui dit mets-en pour une heure et avec le GPS + le Wallet il se débrouille pour trouver le bon service sans que nous pauvres humains ayons à trouver un horodateur (en panne) pour savoir quelle application nous manque, l'installer, y créer un compte, enregistrer une CB et payer les 1,40€ de stationnement en attendant le code OTP pour valider le paiement.

Maintenant on parle d'aller plus loin et de laisser des choix à la machine. Avantage : si le resto est pas top on pourra toujours prétendre que ce n'est pas nous qui l'avons choisi :D Inconvenients : le prix pour un choix qu'on aurait pu faire nous-mêmes, les biais potentiels, l'absence de confidentialité.

Mais est-ce désirable ? Les "petits choix" nous libèrent-ils ou nous ajoutent-ils de la charge mentale ? Prenez une copie double, vous avez 4h pour disserter.
votre avatar
Gagner du temps et délester la fameuse "charge mentale". Tu demandes à l'assistant, il appelle le restau que tu voulais, celui-ci lui qu'il est complet ou n'a pas de place avant 21h, le bot va aller de lui-même sur les pages de réservations en ligne de 3 autres restaus dans la même zone / dans les mêmes tarifs / du même type pourvoir s'ils ont de la palce à 19h, et il revient en te disant "Il n'y a pas de place avant 21h à la pizzeria Schtroumpf, est-ce que tu veux qu'on décale le repas ? Sinon à 19h il y a de la place par contre juste à côté au restaurant mexicain Lucky Luke, ou plus proche de chez toi au restaurant Italien chez Signor Spaghetti. Pour une pizzeria aussi bien notée que chez Schtroumpf par contre le plus proche nécessite un trajet de 10 minutes supplémentaires pour aller à 'La Tortue Ninja'. As-tu une préférence ?"


Le modèle restreint façon Jev lui par contre peut être utile pour gérer la domotique. Alllume-moi la télé du salon, il te ressort juste la consigne ON sur l'objet "Télé Salon". Plus rapide et moins cher à traiter, facile à récupérer dans un script derrière.
votre avatar
C'est un exemple basique pour illustrer, mais ça peut être beaucoup plus complexe en pratique.

Tu conduis, tu reçois un SMS de Truc qui te proposes un restaurant. Aujourd'hui, tu lis le SMS, réfléchis si t'es dispo, puis répondre que t'es OK, avec une heure, une proposition de resto...
Demain, l'assistant IA va même pas te lire le SMS. Il regardera si ton agenda est libre, cherchera un restaurant qui semble bien adapté (localisations, goûts, etc.). Il va restituer "Truc propose par SMS d'aller au restaurant ce midi. Vous avez la possibilité de vous rendre à 12h30 La fine Bouche, bien noté et avec un service assez rapide pour ne pas manquer votre RDV de 13h30, souhaitez-vous valider ?". En répondant "oui", tout sera réglé : le SMS pour confirmer, la réservation, la programmation des trajets pour surveiller le trafic en temps réel, la vérification de la capacité de la batterie de la voiture...

Et évidemment, c'est la version basique. Mais l'ambition c'est aussi que tu puisses interagir ("décale plutôt mon RDV en fin d'après-midi et propose le restaurant où on était la dernière fois"), mais aussi de réserver ton hébergement de vacances, le train pour y aller, la location de la voiture à la gare, de définir un planning d'activités sur place et de rentrer tout ça dans ton agenda en déplaçant les RDV initialement prévus proprement. Il t'aura aussi une liste de trucs à pas oublier dans ta valise, une playlist de la durée du trajet, un Drive avec tes produits préférés pour remplir le frigo du logement... Donc non, c'est pas juste économiser la flemme de réserver un resto.

Ça va certainement devenir ordinaire très vite, car ça se limite pas à des sujets de ce type mais à tout ce qu'on gère au quotidien (paiement des factures, démarches administratives, tâches domestiques...).

Après, ça reste des choses qu'on sait très bien faire autrement aujourd'hui, on est bien d'accord là-dessus. Mais ça va plus vite et c'est plus pratique, tout comme les développeurs savent coder, pourtant ils passent tous sur de l'IA. Avec l'ambition de l'homme d'en faire toujours moins, ça peut qu'être un succès.
votre avatar
Et ça va coûter combien tout ça ?
votre avatar
Gros beaucoup, monsieur ! :D
votre avatar
A vue de nez, ils ambitionnent autour de 20€/mois pour le particulier...

Mais bon, il y a des tas de gens qui payent aussi plusieurs fois par semaine d'importants surcoûts pour se faire livrer un repas plutôt que d'aller le chercher, sachant que même s'ils s'étaient déplacés, ça restait déjà plus cher que s'ils avaient cuisinés. Alors pourquoi pas un forfait d'assistant IA ?
votre avatar
Et ils ont osé donner cet exemple ?
Dans un exemple donné par OpenAI, un utilisateur de Dot veut organiser un dîner. L’agent détecte de lui-même que l’utilisateur avait un rendez-vous de travail pendant l’heure prévue, et lui propose deux possibilités de livraison du repas avec leur prix respectif. Il n’y a plus qu’à valider l’alternative et l’heure de la livraison.
Mais « Dans quel monde Vuitton ? » (merci EZK)

C’est fou ce que ça donne envie !
Et ça concerne une minorité.
votre avatar
J'entends parler de Jev il y a trois jours, je me dis "ouah, pas mal" et c'est déjà chez OpenAI ?! Et puis une 6.1 alors que 6 est tout vert ! Quant à Dots (la vidéo, c'est un extrait de Black Mirror ? :stress:), ça rappelle un peu le lancement du minable Siri. A voir s'il sera aussi surestimé et inutile.
votre avatar
Haha, je n'avais pas visionné la vidéo... c'est tellement raté.

Plus aucune frontière entre le pro et le perso, le truc lui parle de sa release puis enchaîne avec son gâteau de mariage, et ils refont la même avec le gars qui gère son site web pendant qu'il fait à bouffer puis enchaîne avec les activités extra-scolaires des enfants.

C'est pas très malin, d'autant qu'il me semble justement qu'on peut multiplier les Dots pour leur assigner des rôles bien définis, ce qui évite justement ce mélange des genres. Logiquement, ils devraient en voir au moins deux chacun dans ces scènes, voire être mariés et s'en partager un des deux.