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Présidentielle 2027 : un débat sur l’IA entre souveraineté et clivages rejoués

Let's agree to disagree

Présidentielle 2027 : un débat sur l’IA entre souveraineté et clivages rejoués

Illustration : Flock

À Marseille, huit représentants des candidats à l’élection présidentielle ont débattu de l’intelligence artificielle sous l’égide des médias du groupe CMA-CGM. Entre souveraineté, réglementation et investissements dans les datacenters, les échanges ont surtout permis de rejouer les clivages existants entre les différentes forces en présence.

Quelle sera la vision stratégique de la France pour l’IA lors du prochain quinquennat ? Les médias du groupe CMA-CGM (BFM, La Tribune, Brut, La Provence) ont réuni le 25 septembre dernier huit représentants des candidats à l’élection présidentielle de 2027 pour ce qui devait être le premier « grand débat IA de la présidentielle ».

Organisé dans le cadre d’un événement commercial plus largement consacré à l’intelligence artificielle et à ses acteurs, le débat n’a pas permis aux huit forces en présence de confronter directement leurs points de vue. Il a en réalité pris la forme de deux tables rondes successives et relativement déséquilibrées.

La première réunissait un candidat déclaré, Olivier Faure (Parti socialiste), un probable candidat, Xavier Bertrand (Les Républicains, mais qui parle de se lancer en indépendant), et trois lieutenants : Sarah Knafo pour Reconquête, Manuel Bompard pour La France insoumise et Alexandre Loubet pour le Rassemblement national.

Deux représentants du bloc central, Paul Midy pour Renaissance et Laurent Marcangeli pour Horizons, et le député européen David Cormand pour Les écologistes, ont ensuite embrayé pour une seconde séquence.

L’IA entre menaces et opportunités

Relativement convenue, la question n’en est pas moins importante, particulièrement pour ce débat thématisé qui constitue une première dans la campagne en cours : l’IA doit-elle être perçue comme une menace ou comme une opportunité ?

Tous s’accordent à dire que l’IA, générative ou non, est un vecteur de progrès, mais que les ruptures qu’elle est susceptible d’entraîner soulèvent des risques dont le politique doit s’emparer. Pour Sarah Knafo et Xavier Bertrand, il serait contre-productif, voire dangereux, d’aller contre le mouvement. « L’IA est là, soit on surfe sur cette vague, soit on va se réfugier dans un château-fort et on commence à faire bouillir de l’eau », ironise le président de la région Hauts-de-France. « Soit nous la maitrisons, soit nous la subirons », soutient également Alexandre Loubet, conseiller de Jordan Bardella au RN.

Les trois évoquent le risque que prendrait la France à se laisser dépasser par les acteurs étrangers, États-Unis et Chine en tête. « Les Français se sont emparés de l’IA bien avant leurs politiques », lance Sarah Knafo, selon qui la classe dirigeante actuelle ferait preuve de dédain vis-à-vis de la technologie, quand d’autres pays ne s’embarrassent pas d’autant de scrupules. La représentante de Reconquête se dit opposée à toute régulation, notamment pour tout ce qui touche aux risques de type deepfakes ou tentatives d’extorsion : « pour ça, on a notre code pénal. Les faussaires existent depuis toujours ».

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Commentaires (11)

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Chers voisins Français, je vous souhaite bien du courage pour le parcours entre maintenant et l'isoloir...
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Chers voisins Français, je vous souhaite bien du courage pour le parcours entre maintenant et l'isoloir...
Je ne sais pas de quel côté de quelle frontière tu es, mais entre les Allemands qui nous préparent un remake de 1933 et nous qui allons installer les futurs idiots utiles, j'pense que les voisins ont quand même des soucis à se faire.
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En Belgique, entre les 2 feux. Et on est pas forcément mieux équipés...
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Bah, on a une blonde en ce moment qui fait des soldes sur les vestes en kevlar... Donc si tu veux un stock :D
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Avec son petit protégé (pour ce que ça va durer) qui en a beaucoup besoin, je ne suis pas sûr qu'elle en ait à vendre.
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Ça dépend, vu qu'elle a dit que Mediapart devrait aussi s'en procurer. Moi j'aurais tendance à être le vendeur de pioches ici :D
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La souveraineté oui mais pas chez nous 😂
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@Flock Bravo pour le dessin !

Tiens, il y a un autre @Flock qui apparaît avant l’original dans la liste ?
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Comment etre opposé à toute forme de régulation quand on voit la catastrophe massive que sont les deepfakes et autres arnaques, surtout couplés à aux réseaux sociaux ?
Pour ne citer que ca. Soyons sérieux.

Dire que le lien humain en ehpad est primordial, et vouloir donner plus de temps humain en foutant des robots ?
Je signe, surtout pour des tâches pénibles et physiques, et il yen a pas mal pour le personnel.
Mais vu qu'ils ne comptent pas renouveler les postes tout s’effondre, c'est juste remplacer un humain par un robot.
Qui est assez bête pour entendre des arguments pareils ?
Et puis de toute facon les ehpad n'ont pas de moyens (je sais de quoi je parle), ils ne peuvent pas s'acheter de clim alors des robots...
C'est ridicule.

Je supporte pas les accélerationnistes, encore moins ceux qui le sont mais sans le dire.

Bref c'était tellement pénible à regarder, surtout à cause de Sarah Knafo qui essaie toujours de couper la parole sans pour autant avoir qq chose d'intéressant à dire, j'ai laché à la moitié.
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Oui c'est un peu le propre de l'extrême-droite quand elle parle de faire des économies. La pensionnaire du manoir de Montretout expliquait récemment qu'il fallait faire beaucoup d'économies, notamment dans les hôpitaux, en supprimant des postes administratifs inutiles, afin qu'il y ait plus d'argent pour les soignants. Sauf que la logique là non plus ne tenait pas debout, le but, c'est de faire des économies donc pas filer plus d'argent à ce qui restent ... Le niveau zéro de l'explication. Surtout ne pas dérouler les impacts de la pensée, ce serait trop dommage.
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Balancer de l'argent public ou saisir l'épargne pour financer l'I.A. c'est complètement stupide si ça ne fait pas avec un plan et des objectifs précis. Soit c'est un enjeu stratégique et il y a lieu de mettre une véritable stratégie en place soit ça ne vaut pas un kopeck d'investissement du public.

Il ne faut pas que ce soit encore un nième prétexte à un trajet "de la poche du citoyen à la poche de l'actionnaire"