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Google combine Android, ChromeOS et Gemini pour les portables Googlebook

Chromebook avec une moustache

Google combine Android, ChromeOS et Gemini pour les portables Googlebook

Image : Asus

Après avoir échoué à imposer le Chromebook auprès du grand public – même si ces appareils restent populaires dans certains marchés comme celui de l’éducation –, Google remet donc une pièce dans la machine avec sa toute nouvelle famille Googlebook. Des portables fabriqués par des constructeurs partenaires, fonctionnant sur un système d’exploitation qui combine ChromeOS à Android, avec une bonne rasade d’IA par-dessus, le tout à des prix dignes d’un MacBook Air, à partir de 1 099 euros : c’est le pari du géant du web.

Google retente sa chance dans le secteur du portable. Après une première présentation mi-mai, le géant du web lance les premiers Googlebook et cette fois, pas question de vendre des machines au rabais comme le furent les premiers Chromebook. Ces appareils émargent dans la catégorie « haut de gamme », selon les propres mots de Google, avec des prix à l’avenant.

x86 ou Arm, pas de jaloux

Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo sont les constructeurs partenaires de ce lancement, avec des modèles qui débutent à 1 099 euros. Au menu : « matériaux premium » (aluminium, alliage de magnésium, fibre de carbone), écrans tactiles OLED 2,8K pour les mieux dotés, trackpad en verre avec retour haptique ou mécanique, clavier rétroéclairé, barre lumineuse discrète sur le capot.

Sous le capot, les Googlebook ont le choix entre une puce Intel (Core Ultra Series 3 Panther Lake) et une puce Qualcomm (Snapdragon X Elite) ; des modèles avec du silicium MediaTek sont également prévus. Ils embarquent de 16 à 32 Go de mémoire unifiée, et de 256 Go à 1 To de stockage.

Il s’agit d’ordinateurs portables dans tous les cas (le Googlebook 14 d’Acer peut se transformer en tablette), mais d’autres formats ne sont pas exclus à l’avenir. Rick Osterloh, vice-président de Google en charge du matériel et des services, évoque rapidement chez The Verge la possibilité d’autres designs, et pourquoi pas des ordinateurs de bureau. L’équipe qui en interne s’occupe de la gamme Pixel pourrait proposer son propre Googlebook.

C’est surtout sur la partie logicielle que la gamme Googlebook sort du lot. Le système d’exploitation, baptisé Googlebook OS (pourquoi faire compliqué) repose sur un socle partagé entre ChromeOS et Android. L’idée générale est qu’un utilisateur de smartphone Android se sente comme chez lui sur un Googlebook.

Image : Google

Ainsi, les paramètres Android, les mots de passe, les réseaux Wi-Fi et les messages sont synchronisés entre le portable et le téléphone. Une fonction de continuité permet de passer d’un appareil à l’autre et inversement. Google n’invente rien ici : les utilisateurs d’iPhone et de Mac connaissent ce type de fonctionnement transparent depuis des années.

Un petit air d’Apple

Les Googlebook ont accès au Play Store, donc à des millions d’applications Android et Google promet qu’ « un grand nombre est optimisé pour les grands écrans, le clavier et la souris ». L’entreprise évoque des logiciels comme Photoshop et Lightroom, mais il s’agit des versions mobiles.

Les jeux Android sont de la partie évidemment, tout comme le service GeForce Now de streaming de jeux. Il est aussi possible de projeter une app depuis son smartphone vers le portable, et d’accéder aux fichiers et documents stockés sur le téléphone ; il apparait en fait tout simplement dans la fenêtre de l’explorateur de fichiers.

Googlebook a été « conçu pour Gemini Intelligence » – image : Google

L’autre grande affaire des Googlebook est l’intégration profonde de Gemini. Les portables intègrent un NPU jusqu’à 45 TOPS, de quoi leur assurer le traitement en local de fonctions d’IA regroupées sous la bannière « Gemini Intelligence ». Google met en avant le « Pointeur magique » qui permet à Gemini d’interagir avec le contenu affiché à l’écran en secouant le curseur de la souris.

Une fonction de dictée améliorée met en forme les mémos vocaux pour être partagés par écrit. Le bureau du Googlebook pourra être personnalisé avec des widgets créés par l’utilisateur. Les Googlebook intègrent également Antigravity, la plateforme maison qui permet de concevoir des agents IA et déployer des applications depuis la machine.

Les précommandes ont débuté auprès des distributeurs français, pour une disponibilité le 5 octobre. Pour l’occasion, Google livre 12 mois d’abonnements à sa formule IA Pro, 5 To de stockage en ligne, et surtout dix ans garantis de mises à jour logicielles.

Commentaires (10)

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J´ai lu le titre, je me suis vomi 5 fois dans la bouche. Soyez donc assurés nextiennes, nextiens, que s'il y a pénurie de cette chose, je n´en serai absolument pas responsable. :nonnon:
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Globalement, ChromeOS basé Chrome est en train de disparaître. J'avais vu passer une news comme quoi les équipements Google Meet, qui tournent sur ChromeOS aussi, sont en train de basculer Android.
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Ho wow ! Excitant et novateur ça !! Enfin un bol d’air frais !

(Ah non.)
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Ou comment payer plus de 1000€ pour filer ses données à Google.
Si c’est gratuit payant c’est toi le produit.
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Tu paye pour le privilège d'être une matière première.
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Pas précisé dans l’article, et quelques recherches rapides ne m’ont pas permis d’en être sûr à 100%, mais a priori, on n’aura pas non plus accès à sudo. On ne sera donc pas administrateur de notre propre machine, comme sous Android.

Mais je sais : c’est pour "ma sécurité" et pour mon bien, que Google a à cœur de préserver… N’ayant rien trouvé sur Internet, j’ai demandé à gemini. Il m’a dit que je pourrais être root dans un conteneur, avec, copier/coller de gemini :
La présence de l’environnement Linux avec un accès root complet évite le sentiment d’être bridé pour tout ce qui concerne le développement et les outils avancés.
Merci encore, Google, de te préoccuper de ma sécurité et, en même temps, de me donner un sentiment de liberté. Quelle délicate attention !

Pas pour moi ! :non:
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Tssssss... après les nouvelles au sujet des innovations de LG sur ses téléviseurs, je pensais que la confusion était dissipée, mais bon: ce n'est pas "ta propre machine", tu n'as pas besoin d'être administrateur, tu paye juste pour le privilège de l'accès à l'écosystème et aux outils.
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qui se rappelle du laptop Pixel, avec son écran 3:2 ? ils auraient continué à faire du hardware comme celui-là, au lieu de faire la course au eeePC refresh ils auraient ptet pu en vendre, des chromebook ... (tant qu'on pouvait le percer pour installer un vrai linux, bien sur 😘)
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tkt, Google te suis largement aussi bien qu'Apple, leur télémétrie est première de classe.