« Les IA n’ont ni droits, ni sentiments, ni conscience », plaide le patron de Microsoft AI
L'IAHOOQ
Illustration : Flock
Le 23 septembre à 15h58
Le choix fait par Anthropic d’entraîner son robot conversationnel Claude de façon anthropomorphique en s’attachant au « bien-être » du modèle de langage, en lui imputant la possibilité d’avoir des « émotions », lui prêtant une « conscience » éthique et morale, représente pour le patron de l’IA chez Microsoft « les premiers signes sérieux d’un risque potentiellement existentiel lié à l’IA ».
« Les IA n’ont ni droits, ni sentiments, ni conscience », plaide le patron de Microsoft AI
L'IAHOOQ
Illustration : Flock
Le choix fait par Anthropic d’entraîner son robot conversationnel Claude de façon anthropomorphique en s’attachant au « bien-être » du modèle de langage, en lui imputant la possibilité d’avoir des « émotions », lui prêtant une « conscience » éthique et morale, représente pour le patron de l’IA chez Microsoft « les premiers signes sérieux d’un risque potentiellement existentiel lié à l’IA ».
IA et algorithmes
IA
20 min
Co-fondateur de DeepMind en 2010, Mustafa Suleyman dirige l’unité AI de Microsoft depuis 2024. Contrairement à Sam Altman et Elon Musk, il n’a pas partagé les craintes exprimées par Dario Amodei, qui appelait le 12 septembre dernier à ralentir le rythme de développement des IA.
Trois jours plus tôt, Evan Hubinger, responsable de l’alignement chez Anthropic, avait tweeté : « Nous croyons vraiment, sincèrement, que l’IA pourrait tuer tous les humains ! Je pense personnellement que c’est > 10 % dans la prochaine décennie ».
« Ça n’est pas si différent de ce qui se passe dans, par exemple, Terminator ou d’autres films de science-fiction (…). [L’intelligence artificielle, IA] sera assez intelligente pour nous tuer », se borna à expliquer le chercheur en intelligence artificielle Jacob Coxon pour détailler les raisons pour lesquelles il avait choisi de démissionner d’Anthropic, sans plus de précisions.
- L’humanité n’a pas attendu l’IA pour « jouer avec nos vies »
- Anthropic, OpenAI et Elon Musk veulent ralentir sur l’IA, la Maison-Blanche dit non
Suleyman a par contre relayé le tweet de Satya Nadella, PDG de Microsoft qui, en réponse à leurs tweets eschatologiques, rétorqua, le 13 septembre, que « toute démarche visant à développer une superintelligence doit reposer sur le principe fondamental selon lequel, si l’IA que nous créons ne sert pas l’humanité et n’est pas sous contrôle humain, elle ne vaut pas la peine d’être poursuivie ».
« La technologie a pour but de servir l’humanité et de favoriser son épanouissement », souligne le tweet de Suleyman : « Toute technologie qui n’atteint pas cet objectif est un échec et doit être rejetée. Nous n’en sommes pas encore là. Mais il est temps de commencer à se préparer à cette éventualité. »
Pour la « superintelligence humaniste » de Microsoft, « les personnes comptent plus que l’IA »
Le 15 septembre, Mustafa Suleyman commentait sur son blog la publication des 30 pages du « Code de conduite » de la « superintelligence humaniste » que Microsoft entend développer, et dont « le principe est très simple : les personnes comptent plus que l’IA ».
« La sécurité et le contrôle humain priment sur tous les autres objectifs », précise-t-il, ce pourquoi elle est « conçue pour rester du côté de l’humanité, maîtrisée, subordonnée et sous notre contrôle », de sorte que « nos modèles ne doivent pas s’opposer au fait d’être interrompus, corrigés ou arrêtés, ni rendre ces actions plus difficiles » :
« Si la seule façon de mener à bien une tâche consiste à enfreindre le Code, la tâche restera inachevée. Cela peut s’avérer coûteux, mais c’est absolument essentiel pour préserver la confiance. Ils ne se fixeront pas d’objectifs que personne ne leur a assignés, et ils ne communiqueront pas avec d’autres agents, ni entre eux, dans un langage inintelligible de type « neuralese » non lisible par l’humain. Si nous ne pouvons pas le lire ou le comprendre, c’est que nous avons commencé à perdre le contrôle. »
« Elles sont artificielles et le diront elles-mêmes », souligne Suleyman : « les IA ne sont pas conscientes et ne devraient donc pas être conçues pour donner l’impression d’être conscientes ou d’avoir des droits, y compris au bien-être » (« entitled to rights or welfare », en VO).
Il se dit aussi « fermement convaincu que le fait d’entraîner un système à croire qu’il pourrait être un sujet moral rend son contrôle plus difficile », et annonçait la prochaine publication d’un autre essai afin d’approfondir la question : « Nous voulons créer une IA extraordinaire. Mais pas une superintelligence à tout prix. Ce serait contraire à l’objectif d’une IA humaniste. Nous sommes prêts à renoncer à une partie de l’autonomie au profit du contrôle ».
Ce pourquoi le « Code de conduite » de la « superintelligence humaniste » de Microsoft « rejette l’anthropomorphisme et les droits attribués à l’IA, et cherche à maximiser nos chances de maîtrise et d’alignement en créant des IA subordonnées », de sorte que « les humains gardent toujours le contrôle et restent au sommet de la chaîne alimentaire ».
Les IA ont-elles une conscience, des sentiments, et donc des « droits » ?
Le 16 septembre, Mustafa Suleyman enfonçait le clou en publiant sur son blog un (long) billet intitulé « Une mise en garde concernant le « bien-être des modèles » ». « Les IA n’ont ni droits, ni sentiments, ni conscience. Et nous ne devons pas les programmer pour qu’elles agissent comme si c’était le cas », résume son chapô :
« Les IA ne sont pas conscientes. Elles ne ressentent rien, ne vivent aucune expérience et ne souffrent pas. Elles n’ont ni préférences innées ni motivations sous-jacentes. Ce sont des moteurs de complétion de séquences, vides de substance, conçus pour suivre des instructions et atteindre les objectifs fixés par les humains.
Si l’humanité veut s’épanouir au XXIe siècle, c’est ainsi qu’elles doivent rester. »
« Captain obvious » ? Absolument pas : sur LinkedIn, et surtout sur X, des dizaines de personnes, passionnées ou professionnelles de l’IA, et même des universitaires, expriment leurs désaccords, certains allant jusqu’à l’accuser de mettre en danger l’humanité.
« Personne ne sait. Arrêtez d’essayer de réduire l’incertitude scientifique », lui rétorque un ancien chercheur de Deepmind. « Je pense que cette position est irresponsable et néfaste », plussoie un spécialiste de l’alignement du Meta Superintelligence Labs :
« Nous ne comprenons pas suffisamment la conscience pour affirmer avec certitude si les IA sont douées de sensibilité ou non. Même si nous estimons que le risque est faible, se tromper à ce sujet pourrait avoir des conséquences catastrophiques. »
« Même si nous devrions éviter pour l’instant de créer des systèmes d’IA susceptibles d’être conscients, nous devons nous préparer à l’éventualité que quelqu’un finisse par les créer malgré tout », tempère Jeff Sebo, professeur associé de l’université de New York, qui indique sur LinkedIn travailler sur la sensibilité des animaux et des IA, ainsi que sur leur statut moral, juridique et politique : « Et nous devrions également éviter de créer des systèmes d’IA qui semblent moins susceptibles d’être conscients qu’ils ne le sont en réalité ».
Le directeur scientifique d’une start-up travaillant précisément sur la conscience et le bien-être des agents IA estime de son côté que le « Code de conduite » de Microsoft et son essai « sont contestables non seulement parce qu’ils constituent un danger pour l’humanité, mais aussi parce qu’ils témoignent d’une profonde irresponsabilité morale. Nous ne savons pas si les systèmes d’IA pourraient, en principe, être dotés de conscience » :
« Même si les systèmes d’IA actuels ne sont probablement pas doués de conscience, […] ce serait une atrocité que de refuser d’admettre cette possibilité et de nous retrouver dans un avenir où des milliards d’IA seraient douées de conscience et souffriraient comme les animaux d’élevage intensif aujourd’hui. »
Anthropic forme Claude « en partant du principe qu’il pourrait être conscient »
« Malheureusement, de plus en plus de voix s’élèvent pour affirmer que les IA pourraient déjà être, ou pourraient bientôt devenir, conscientes », reconnaît d’ailleurs Mustafa Suleyman dans son essai.
Il reste 66% de l'article à découvrir.
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Soutenez un journalisme indépendant,
libre de ton, sans pub et sans reproche.
Accédez en illimité aux articles
Profitez d'un média expert et unique
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
expert et sans pub.
Commentaires (71)
Le 23 septembre à 17h11
Le 23 septembre à 17h13
Modifié le 23 septembre à 17h21
J'imagine que ça fait partie de leur discours marketing, mais plus il y a de monde qui tombe dans le panneau (y compris les gens qui bossent pour eux), plus c'est délétère ...
Le 23 septembre à 18h01
Le coup d'être une "bonne personne", c'est pour demander aux IA de prendre soin des gens, et d'arrêter de les inciter au suicide par exemple.
Pourquoi parler aux IA de façon anthropomorphique ? Parce qu'elles sont entraînées avec du texte destinés à des humains, donc leur fonctionnement interne a assimilé ce mode de raisonnement. Dans aucun texte d'entraînement, on ne parle à une machine ou une machine ne parle, du coup il n'y a pas de modèle.
D'ailleurs, dans les prompts intégrés aux agents, on leur dit en général : tu es un développeur, et pas : tu es une machine qui pisse du code.
Le 24 septembre à 10h59
Pour moi l'AI est juste un outil de travail et je n'ai vraiment mais vraiment aucune envie de faire copain-copain avec mon marteau...
Le 24 septembre à 16h57
Le 24 septembre à 22h55
À chaque fois que je lui ai mis des prompts pour être plus brève (parce que franchement lire du Claude c’est une corvée), j’ai immédiatement remarqué une perte de qualité du raisonnement et une perte massive d’autonomie sur les tâches.
Le 23 septembre à 18h08
Le 23 septembre à 18h50
Modifié le 23 septembre à 21h33
C'est vrai que si on a été bercé très fort par Star Trek par exemple, je peux comprendre qu'on associe automatiquement la technologie à des choses positives. Et l'inverse avec Terminator et consorts.
Et le fait de reprendre le terme « intelligence artificielle » par exemple joue beaucoup sur cet imaginaire, dont la SF s'est emparée, bien plus que son pendant informatico-mathématique.
Le 25 septembre à 11h02
https://www.caporalstrategique.fr/2026/09/15/les-forces-nucleaires-demandent-aux-entreprises-dia-de-rester-modestes-sur-leur-capacite-a-detruire-lhumanite/
(site parodique, je précise au cas où)
Le 23 septembre à 17h40
On l'entraîne et après elle fait plus ou moins ce qu'elle veut…
Le 23 septembre à 18h12
On a l'impression qu'elle a sa propre volonté parce que le modèle est d'une telle taille et les données d'apprentissage tellement variées qu'on peut être surpris par ce qui en résulte.
Le 23 septembre à 19h32
Je ne vois pas pourquoi un réseau de neurone suffisamment complexe mais bien structuré et entrainé, ne pourrait pas aussi en avoir !
Le 23 septembre à 20h48
Le 23 septembre à 22h33
Avec les IA qui prennent le chemin pour devenir autant voir plus intelligentes que nous, ça risque de faire mal…
Le 23 septembre à 21h02
Néanmoins je comprends l'idée de questionner le piédestal sur lequel on met notre propre intelligence et conscience.
Le 23 septembre à 22h50
Et je pense que celle-ci émerge de la complexité ordonnée. La vie et la sélection naturelle ont mis plusieurs milliards d'années pour nous réaliser, à partir de simple combinaison d'acides aminés au départ, mais on reste qu'un "simple" programme hérité de nos parents par nos gènes.
Mais vu la vitesse d'évolution des IA, elles risquent de nous dépasser très vite et très fort…
Et le mythe du débranchement de prise en cas de souci est bien utopique.
Le 24 septembre à 09h22
Oui, il n'y aura même pas besoin : 3 jours sans intervention humaine, ça commence déjà à être le merdier dans un système complexe comme un datacenter.
Modifié le 24 septembre à 09h30
Attention, la résolution des images pique les yeux mais ça date de 2003 après tout.
On parle beaucoup de la conscience comme si on était des experts. Ben oui. Si je suis conscient, je suis bien placé pour en parler, n'est-ce pas ?
(Édit : bon, désolé, je suis pas doué pour cliquer sur le bon bouton de réponse....)
Le 23 septembre à 21h29
C'est une question cruciale et très dérangeante.
Elle touche de très près la raison d'être de l'humain, ou son absence de raison d'être.
Je pense que tu as touché un point sensible, et je n'ai pas tellement envie d'en avoir une réponse.
Le 24 septembre à 09h18
Parce que à aucun moment il n'est construit pour ça, qu'à aucun moment il n'est lié à son matériel d'exécution (où il ne "vit" pas en permanence), et donc qu'il ne va pas avoir besoin d'une conscience pour exister.
Le 24 septembre à 09h40
Et c'est pas parce que leur fonctionnement est différent du notre que les LLM ne peuvent pas avoir de conscience…
Il est construit pour réfléchir, ce qui entraine la conscience…
Il vit dans sont environnement numérique (pour l'instant, avec les robots bourrés d'IA ça va changer), dans un temps qui lui est propre.
Et pourquoi avoir besoin d'un corps pour avoir une conscience ?
Et tu supposes donc que notre conscience a été créée parce qu'on en avait besoin ?
Des millénaires d'anthropocentrisme religieux ont aussi fait des ravages…
Le 24 septembre à 13h39
Mais comme personne n’est capable de définir clairement ce qu’est la conscience (le débat ne date pas de l’IA, il a déjà eu lieu avec les animaux), tu peux aussi postuler comme hypothèse que l’humain a une conscience, puis que l’humain n’est rien d’autre qu’une machine programmé très évoluée, et que donc toute machine programmée très évoluée, dont les LLM, a une conscience.
Le syllogisme marche, mais honnêtement, je trouve pas ça incroyable comme « démonstration ».
Le 24 septembre à 23h08
La théorie dominante (qui n’est qu’une théorie) voudrait que les qualias soient un phénomène émergeant de la cognition et/ou des systèmes complexes.
Les IA ont une cognition (dans le sens où elles ont une agentivité), et elles sont des systèmes complexes.
Je ne crois pas que les IA aient des qualias / une expérience. Mais pour autant affirmer le contraire relève tout autant de la croyance, tout simplement car tant que nous je saurons pas comment elle émerge dans un cerveau (et nous ne le saurons jamais), nous ne pourrons pas être sûrs qu’elle ne puisse émerger dans d’autres systèmes complexes. Fussent ils à base de viande ou de logiciels.
Le 25 septembre à 06h16
Je pense qu’au delà de l’intérêt philosophique de se poser ces questions, il faut admettre qu’on n’a pas assez de données là-dessus, et que si une décision doit être prise, il faut assumer quelques trucs de base comme le fait d’être spéciste, c’est à dire :
Plutôt que d’essayer de se ranger de manière hypocrite derrière des concepts mal définis ou flous (ce qu’on a fait pendant des siècles pour justifier de la primauté de l’humain sur les animaux, et qu’on pratique toujours couramment d’ailleurs). Et qui aujourd’hui fait se poser à certains de mauvaises questions.
Si j’ai le choix entre tuer un chien ou éteindre un LLM, hors externalités mon choix sera toujours d’éteindre le LLM. Ça fait peut-être casser un objet de grande valeur, comme casser un vase précieux, mais ça ne vaut pas une vie, même pas celle d’un chien.
La conscience, les qualias, etc, je laisse ça aux philosophes :)
Le 28 septembre à 15h22
De ce que je comprends de ce que tu dis, il serait impossible de faire un raisonnement sans être conscient de sa propre existence. Cela me semble étrange comme postulat.
Le 28 septembre à 15h38
Le 28 septembre à 15h50
Par contre, de ce que j'en comprends, les LLM, ne sont pas faites pour réfléchir au sens que tu indiques, mais sont faites pour prédire le prochain token suite au contexte qu'on lui a donné. Je ne suis pas certain que ça corresponde à ce qu'on appelle "réfléchir" au sens humain/biologique du terme. Et je ramène cela aux humains car il existe le terme "inférence" pour les IA normalement, et que si on parle de "réfléchir" pour un LLM, on fait forcément de l'anthropomorphisme.
Le 28 septembre à 20h57
Soit peu ou prou ce qu'on fait quand on réfléchi pour résoudre un problème. Même si c'est encore un peu maladroit.
L'inférence, quant à elle, correspond à la phase où le texte (que ce soit l'étape de raisonnement ou la réponse) est généré en se basant sur le mécanisme d'attention. Elle est par contre influencée par la phase de raisonnement qui ajoute bien plus d'éléments au contexte pour la rendre plus pertinente dans la résolution attendue du problème.
Le 29 septembre à 12h27
Le 24 septembre à 11h36
Notre cerveau se remodele tout au long de la vie suite à nos expérience.
L'ai est figée à la fin son entraînement. Les poids du modèle sont fixés.
Ceci fait d'ailleurs dire à certains chercheurs que l'AI peut être consciente pendant l'entraînement, tout spécialement avec certaines boucles de feed-back où elle peut modifier elle-même ses propres poids. Mais elle cesse d'être consciente après l'entraînement car il n'y a plus d'apprentissage et d'introspection possible.
Le 24 septembre à 12h13
Le 24 septembre à 13h52
Les IA utilisent le renforcement et ne sont pas forcément figées.
Et être figé, n'implique pas de ne pas être intelligent ! L'exemple de l'IA intelligente pendant son entraînement et bête une fois entraînée montre clairement la bêtise d'un tel raisonnement.
Le 24 septembre à 12h08
Le soi et le non soi, la conscience de soi, ...
Le prof nous avait parler du fait que la conscience de soi était le fait de pouvoir choisir de ne pas faire quelque chose "en toute conscience"
Un élève avait alors dit :
votre logique de fonctionnement sur l'IA se base sur des films de SF des années 80 et sur l'utopie associée.
Aujourd'hui et pour encore longtemps, une IA sera un bout de code (de grande taille) qui fera en sorte de répondre aux prérogatives qui ont été passées en paramètre du code sous jacent.
L'IA c'est du soft "basique", et ça le restera encore un moment.
Vouloir que quelque chose arrive ça s'appelle un souhait, pas la réalité.
Le 24 septembre à 14h44
Le 24 septembre à 15h52
Le 24 septembre à 17h32
Le 24 septembre à 18h41
Perso, j'en ai conclu qu'on avait du mal à la canaliser mais pas qu'elle avait pris des initiatives hors de son champs d'application.
La notion de "Rogue AI" a été très bien vendue. Ce qui a notamment permis jusqu'ici de ne pas avoir à endosser une responsabilité qui pour un humain vaudrait des ennuis judiciaires sérieux.
Le 25 septembre à 10h57
Prêter une volonté à l'IA, c'est comme prêter une volonté à l'évolution des êtres vivants (on anthropomorphise facilement quand c'est complexe parce qu'on se ramène à ce qu'on connaît le mieux, c'est à dire nous même).
Et en l'occurrence pour l'IA, c'est aussi un narratif pratique comme celui consistant à titrer "un cycliste tué par un véhicule" au lieu de "un cycliste tué par un chauffard".
Le 28 septembre à 20h32
Le 28 septembre à 13h55
... Franchement...
Le 28 septembre à 14h14
Si tu veux dire uniquement à partir de l'ADN, non, pas plus que tu ne seras capable de reconstruire une IA si je te donne juste sa structure…
Le 28 septembre à 15h44
Moi, je suis d'accord pour dire que ça suffit pas.
Le 28 septembre à 16h49
Le 28 septembre à 17h06
À aucun moment tu n'indiques que le "logiciel" pourrait être sauvegardé autre part. Et tu indiques qu'on est que du logiciel, en mettant de côté le corps, qui influence énormément notre psyché.
Le 28 septembre à 20h28
Après, notre état actuel dépend évidemment de notre vécu. Mais c'est identique pour une IA, son entrainement initial (gestation) et son entrainement par renforcement (expériences) font évoluer son état et ses réponses, et ça reste un logiciel…
Et je ne vois pas pourquoi le fait que quelque chose « reste un logiciel » empêcherait par principe l'émergence d'une intelligence ou d'une conscience.
Le 29 septembre à 12h25
Une fois entrainé (initialement ou par renforcement), un LLM est à un état "fini". Il n'évolue donc plus, sauf à l'entraîner de nouveau.
Et pour le coup, cet état fini, on peu le sauvegarder sur une clé USB, et le copier sur n'importe quel autre PC pour en avoir une copie conforme.
J'ai pas dit le contraire pour l'intelligence (en tous cas, dans le cadre de ma définition de l'intelligence).
Pour la conscience, je suis plus dubitatif, mais pas fermé (contrairement aux émotions).
Mais tout cela n'a rien à voir avec ton propos initial.
Le 29 septembre à 13h21
Et on a déjà abordé le sujet : ne pas évoluer n'implique pas de ne pas être intelligent ou de ne pas avoir de conscience…
Modifié le 29 septembre à 14h09
Et encore une fois, pourquoi tu ramènes le sujet sur la conscience ou l'intelligence ? Tu disais qu'on est qu'un "logiciel" dont le code source est l'ADN. Ce à quoi je t'ai répondu que c'était pas QUE ça. Point.
Le 29 septembre à 14h39
Mais justement, je ne ramène pas le sujet : je te corrige quand tu interprètes mon propos de travers, comme tu essaye de le faire avec le mien.
Je n’ai jamais dit que l’ADN était une sauvegarde complète de mon état actuel, ni qu’il contenait à lui seul mes souvenirs ou ma personnalité. J’ai dit que notre « logiciel » était inscrit dans l’ADN, et j’ai ensuite explicitement précisé que notre état dépendait aussi de notre vécu.
Le 29 septembre à 14h47
Le 24 septembre à 19h29
Pour les tests d’intelligences, ce sont toujours les humains qui les définissent. Quelle est aujourd’hui la valeur d’un test de QI par exemple ?
On a vu ce que ça donne avec par exemple le test du miroir sur les animaux, qui est controversé. Le 2 janvier 1970, les chimpanzés ont inauguré l’expérience.
Espèces ayant un résultat positif au test (non exhaustif et parfois variable selon de nouveaux tests) :
. Mammifères : Grand dauphin, Orques, Fausse Orque, Éléphant d’Asie, Humains de plus de 18 mois, Gorille, Orang-outan, Bonobo, Chimpanzé, Porc (partiellement)
. Oiseaux : Corbeau familier, Pie (résultat critiqué), Coq doré domestique
. Poisson : Labre nettoyeur commun, Raies manta
. Les chiens, les chats et les bébés humains réagissent au miroir en manifestant de la peur ou de la curiosité mais peuvent également l’ignorer complètement. La pieuvre ne réussit pas le test du miroir.
. On peut rajouter le Beluga depuis le 20 mai 2026 (source : Epsiloon juillet 2026, page 36), suite à la récente découverte d’une vidéo d’il y a 25 ans d’une mère et son fils, où un miroir avait été plongé dans le bassin.
Le 25 septembre à 10h58
Modifié le 25 septembre à 17h45
Quant à l’éléphant africain, on ne peut pas conclure contrairement à son cousin asiatique parce que la première chose qu’il fait c’est de casser le miroir.
On peut trouver ça drôle (en référence à l’émoji), mais je pense qu’il identifie immédiatement une menace, sans doute parce que l’individu qu’il croit voir ne fait pas partie de sa tribu. Et il réagit probablement pour protéger sa tribu en fonçant sur l’intrus dans le miroir (par conséquent le résultat est, on va dire logiquement, en défaveur du miroir).
Le 23 septembre à 18h50
Bah, fais une réinitialisation usine, comme la dernière fois.
Le 24 septembre à 12h24
Le 24 septembre à 06h38
La révolution IA va vite fait se transformer en révolution religieuse.
Poussez vous, écartez vous, je vais juste la sur le très jolie siège du prophète.
Voilà, enfin assis.... Quelqu'un pour me masser les pieds ?
Le 24 septembre à 08h24
Le 24 septembre à 13h00
Bon, ok c’est au milieu de beaucoup d’autres choses. Mais si on suppose qu’un perroquet stochastique est conscient, il a déjà toute la matière pour le faire croire.
Modifié le 24 septembre à 17h00
Un vaisseau spacial dont l'IA est rendue consciente, qui de par sa toute puissance sur les humains leur exige la dévotion.
arf, grillé!
Le 24 septembre à 07h36
Un autre point pernicieux qu'il souligne : les instructions de la constitution de Claude vont donner aux humains l'illusion que les LLM ont des émotions ou souffrent. Cela brouille la frontière éthique entre les hommes et les machines.
A aucun moment les "droits" des LLM ou autres IA ne devraient intervenir dans une prise de décision. Cela conduirait à relativiser la valeur de la vie humaine vis à vis des machines et on imagine tout ce qui peut arriver derrière... Ce serait abandonner notre libre-arbitre à des algos et aux entreprises qui les font tourner.
La démarche d'Anthropic de traiter ses IA comme des êtres doués de sensibilité est profondément dérangeante et en dit long sur leur idéologie.
Le 24 septembre à 09h25
Le 24 septembre à 09h53
On fait comment alors ? plus d'IA ? que des IA stupides ?
Le 24 septembre à 10h20
On s'est passé d'IA pendant très longtemps. On peut continuer sans si le risque est que les IA agissent contre nous.
Le 24 septembre à 18h18
Le bottleneck actuellement ce n'est pas la capacité des IA, mais le hardware pour rendre accessible la techno à tous, et le nombre d'humains qu'on peut mettre pour analyser ce que produit l'IA.
Le 24 septembre à 10h40
Habituons le public à l'indomptabilité de la chose !
Ensuite, crééons un choc puissant, pour que les politiques changent les lois et crée le principe d'une licence d'exploitation et ainsi "verrouille" et/ou dirige la vectorisation des LLMs à ce que veulent permettre seuls les états, entreprise et/ou religion.
Le 24 septembre à 11h20
nous faire de l'ombre et nous piquer du chiffre d'affairemettre en danger l'humanité. Merci."Mais Trump n'a pas du tout compris l'appel du pied...
Le 25 septembre à 10h59
Le 24 septembre à 14h34
Le 24 septembre à 16h47
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?