Evo 2 : le ChatGPT de l’ADN a « un potentiel énorme » pour François Rousset (CNRS)
Escherichia Connor ?
Représentation du phage Evo-Φ36 créé par Evo 2, Crédits : Samuel King et al.
Le 12 août à 16h16
Des chercheurs de Stanford ont créé un modèle de langage génomique puis l’ont utilisé pour générer le génome de 16 bactériophages viables, des virus de bactéries, proches du bactériophage naturel ΦX174 qui attaque la bactérie Escherichia coli. Une révolution pour son domaine, nous explique François Rousset, chercheur CNRS au Centre International de Recherche en Infectiologie.
Evo 2 : le ChatGPT de l’ADN a « un potentiel énorme » pour François Rousset (CNRS)
Escherichia Connor ?
Représentation du phage Evo-Φ36 créé par Evo 2, Crédits : Samuel King et al.
Des chercheurs de Stanford ont créé un modèle de langage génomique puis l’ont utilisé pour générer le génome de 16 bactériophages viables, des virus de bactéries, proches du bactériophage naturel ΦX174 qui attaque la bactérie Escherichia coli. Une révolution pour son domaine, nous explique François Rousset, chercheur CNRS au Centre International de Recherche en Infectiologie.
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7 min
À Stanford, une équipe de bioengineering travaille depuis quelque temps sur des modèles de langage très particuliers capables de générer des génomes. La semaine dernière, ils ont annoncé avoir pu générer des génomes de bactériophages (des virus de bactéries, sans danger pour l’humain) viables qui n’existent pas dans la nature.
Samuel H. King et ses collègues ont publié jeudi 6 aout un article dans la revue Science qui explique leur méthode. En novembre 2024, ils annonçaient avoir créé un premier modèle de langage génomique baptisé Evo et en mars dernier la deuxième version de ce modèle, Evo 2.
Celui-ci est « un genre de ChatGPT de l’ADN », nous indique François Rousset, chercheur CNRS au Centre International de Recherche en Infectiologie, « De la même façon qu’un modèle de langage comme ChatGPT peut générer du texte en ayant appris des énormes corpus de textes, ce modèle peut faire quelque chose de similaire sur des séquences d’ADN en apprenant quelles sont les contraintes sur les séquences de bases nucléotidiques A,T,G et C. Le modèle va apprendre la base suivante un peu comme ChatGPT va apprendre à prédire le mot suivant ».
Une période « assez révolutionnaire »
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