2025 vue par l’ANSSI : lanceurs d’alerte, menaces étatiques, cache DNS, refus d’antennes 5G…
ANSSI font font les pirates
Le 07 mai à 11h41
Dans son rapport d’activité 2025, l’ANSSI revient évidemment sur les cyberattaques qui touchent la France et dresse un sombre portrait de ce qui nous attend, mais elle en profite surtout pour faire le point sur ses dispositifs réglementaires : lanceur d’alertes, détection et blocage de menaces étatiques, déploiement des réseaux 5G…
2025 vue par l’ANSSI : lanceurs d’alerte, menaces étatiques, cache DNS, refus d’antennes 5G…
ANSSI font font les pirates
Dans son rapport d’activité 2025, l’ANSSI revient évidemment sur les cyberattaques qui touchent la France et dresse un sombre portrait de ce qui nous attend, mais elle en profite surtout pour faire le point sur ses dispositifs réglementaires : lanceur d’alertes, détection et blocage de menaces étatiques, déploiement des réseaux 5G…
Sécurité
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9 min
Cela fait maintenant plusieurs mois que Vincent Strubel (patron de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ou ANSSI) a tenu à Monaco un discours sous forme d’un électrochoc afin de réveiller la conscience collective.
Aux Assises de la cybersécurité en octobre dernier, il rappelait que la France devait être « prête à faire face à une guerre de haute intensité » d’ici 2030, avec un « engagement de nos armées ».
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Jeudi 09 octobre 2025 à 09h43 09/10/2025 09h43
Se préparer à des attaques informatiques beaucoup plus massives (et avec IA)
Il parlait du risque « d’être submergé » par les attaques, d’en « subir tellement à la fois qu’on ne pourra plus rien faire ». En mars, lors de la présentation du rapport sur la cybermenace 2025, il revenait sur le cas de la France et appelait à ne pas céder à la panique : les niveaux de menaces sont certes très significatifs, mais « on n’est pas sur une explosion ou un raz-de-marée ».
L’ANSSI vient de mettre en ligne son rapport d’activité 2025 et, dans son édito, Vincent Strubel, tient des propos similaires : la France doit « se préparer à un scénario d’attaques informatiques beaucoup plus massives ». Il ajoute que ce scénario « n’est pas une fatalité », mais qu’il faut se préparer.
3 586 événements de cybersécurité ont été remontés et traités par l’ANSSI. Dans le lot, 1 366 sont des incidents avérés « pour lesquels l’ANSSI confirme qu’un acteur malveillant a conduit des actions avec succès sur le système d’information de la victime ». L’année précédente, période des JOP 2024 de Paris, il y en avait eu respectivement 4 386 et 1 361.
L’Agence détaille dans son rapport ses actions passées et à venir. Il est évidemment question d’intelligence artificielle : « notre rôle est d’apporter de la clarté, d’anticiper, de mesurer les risques comme les opportunités – le tout pour accompagner l’écosystème vers la promotion d’une IA à la fois sûre et résiliente ». Une déclaration de Hugo Mania, chef de projet IA à l’ANSSI, qui résonne avec les déclarations d’Anthropic et OpenAI sur les performances de leur IA dédiées à la cybersécurité.
Cette année, une formation de « sensibilisation aux enjeux de cybersécurité liés à l’IA » sera proposée au Centre de formation à la sécurité des systèmes d’information (CFSSI) de l’ANSSI.
- Cybersécurité vs Gen AI : l’ANSSI « n’a pas de preuve d’attaque à 100 % IA »
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Commentaires (3)
Le 7 mai à 15h55
Le 7 mai à 22h31
Le 9 mai à 01h40
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