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2025 vue par l’ANSSI : lanceurs d’alerte, menaces étatiques, cache DNS, refus d’antennes 5G…

ANSSI font font les pirates

2025 vue par l’ANSSI : lanceurs d’alerte, menaces étatiques, cache DNS, refus d’antennes 5G…

Dans son rapport d’activité 2025, l’ANSSI revient évidemment sur les cyberattaques qui touchent la France et dresse un sombre portrait de ce qui nous attend, mais elle en profite surtout pour faire le point sur ses dispositifs réglementaires : lanceur d’alertes, détection et blocage de menaces étatiques, déploiement des réseaux 5G…

Cela fait maintenant plusieurs mois que Vincent Strubel (patron de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ou ANSSI) a tenu à Monaco un discours sous forme d’un électrochoc afin de réveiller la conscience collective.

Aux Assises de la cybersécurité en octobre dernier, il rappelait que la France devait être « prête à faire face à une guerre de haute intensité » d’ici 2030, avec un « engagement de nos armées ».

Se préparer à des attaques informatiques beaucoup plus massives (et avec IA)

Il parlait du risque « d’être submergé » par les attaques, d’en « subir tellement à la fois qu’on ne pourra plus rien faire ». En mars, lors de la présentation du rapport sur la cybermenace 2025, il revenait sur le cas de la France et appelait à ne pas céder à la panique : les niveaux de menaces sont certes très significatifs, mais « on n’est pas sur une explosion ou un raz-de-marée ».

L’ANSSI vient de mettre en ligne son rapport d’activité 2025 et, dans son édito, Vincent Strubel, tient des propos similaires : la France doit « se préparer à un scénario d’attaques informatiques beaucoup plus massives ». Il ajoute que ce scénario « n’est pas une fatalité », mais qu’il faut se préparer.

3 586 événements de cybersécurité ont été remontés et traités par l’ANSSI. Dans le lot, 1 366 sont des incidents avérés « pour lesquels l’ANSSI confirme qu’un acteur malveillant a conduit des actions avec succès sur le système d’information de la victime ». L’année précédente, période des JOP 2024 de Paris, il y en avait eu respectivement 4 386 et 1 361.

L’Agence détaille dans son rapport ses actions passées et à venir. Il est évidemment question d’intelligence artificielle : « notre rôle est d’apporter de la clarté, d’anticiper, de mesurer les risques comme les opportunités – le tout pour accompagner l’écosystème vers la promotion d’une IA à la fois sûre et résiliente ». Une déclaration de Hugo Mania, chef de projet IA à l’ANSSI, qui résonne avec les déclarations d’Anthropic et OpenAI sur les performances de leur IA dédiées à la cybersécurité.

Cette année, une formation de « sensibilisation aux enjeux de cybersécurité liés à l’IA » sera proposée au Centre de formation à la sécurité des systèmes d’information (CFSSI) de l’ANSSI.

Augmentation des attaques contre les environnements cloud

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Commentaires (3)

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L’ANSSI peut aussi demander le blocage ou la suspension d’un nom de domaine, pour « neutraliser son utilisation à des fins malveillantes ». En 2025, une seule menace a nécessité son utilisation, indique l’ANSSI.
Cela concerne uniquement les TLD français ou tous les TLD sont concernés ?
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On peut supposer qu’un dns menteur au niveau des opérateurs grand public/PME se préoccupera peu du TLD, mais c’est ptet pas la cible prioritaire quand on parle de malveillance assez importante pour que l’ANSSI intervienne, en entreprise les DNS sont gérés différemment
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Tous les TLD, mais uniquement sur les resolveurs nationaux.