Une méta-analyse sur les effets positifs de ChatGPT dans l’éducation rétractée 1 an après
Recherche précipitée
Illustration : Flock
Le 05 mai à 14h50
Une méta-analyse sur les effets de ChatGPT sur les élèves qui soutenait « un impact positif considérable » a été rétractée. Des chercheurs ont rapidement pointé des problèmes méthodologiques importants mais la revue n’a réagi qu’un an après.
Une méta-analyse sur les effets positifs de ChatGPT dans l’éducation rétractée 1 an après
Recherche précipitée
Illustration : Flock
Une méta-analyse sur les effets de ChatGPT sur les élèves qui soutenait « un impact positif considérable » a été rétractée. Des chercheurs ont rapidement pointé des problèmes méthodologiques importants mais la revue n’a réagi qu’un an après.
Sciences et espace
Sciences
6 min
En mai 2025, la revue Humanities and social sciences communications publiait une méta-analyse effectuée par les chercheurs chinois Jin Wang et Wenxiang Fan sur les effets de l’utilisation du chatbot d’OpenAI sur l’apprentissage à l’école qui affirmait que celui-ci avait « un impact positif considérable sur l’amélioration des résultats scolaires ». Près d’un an après avoir cautionné le sérieux de l’étude en l’ayant publiée, la revue, éditée par le géant Springer Nature, a décidé de la rétracter.
« L’éditeur [membre de l’équipe qui gère la revue] a décidé de rétracter cet article en raison de réserves concernant des incohérences dans la méta-analyse. Ces problèmes remettent en cause la confiance que l’éditeur peut accorder à la validité de l’analyse et aux conclusions qui en découlent », explique la note de rétractation publiée le 22 avril dernier. « Les auteurs n’ont pas répondu aux courriers concernant cette rétractation », ajoute la revue.
Un article cité déjà 500 fois
Entre-temps, selon Google Scholar, la méta-analyse a été citée plus de 500 fois dans des travaux scientifiques (relus par les pairs ou pas). Si ces travaux reposent de façon importante sur cette méta-analyse, les auteurs devront aussi se poser des questions sur la solidité de leurs travaux. Par exemple, elle était encore citée dans un article publié en février dernier dans la revue Scientific Reports, éditée aussi par Springer Nature.
Pourtant des critiques sont vite apparues. Ainsi, on pouvait trouver un commentaire sur la plateforme Pubpeer (qui permet de relever d’éventuels problèmes dans des articles déjà parus dans des revues scientifiques) dès juillet dernier.
Des chercheurs norvégiens ont sonné l’alarme
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Commentaires (5)
Le 5 mai à 15h26
1 - Pondre un papier de recherche pourri présenté comme positif sur l'une des techno les plus inutilement nuisible de ces 1000 dernières années
2 - Faire du buzz en tissant un réseau de citations de l'étude dans d'autres papiers à la valeur douteuse
3 - ... ?
4 - Profit !
Pour celles et ceux qui auraient pas suivi c'est le schéma adopté par les anti-vax. L'étude liant vaccin et autisme a beau avoir été rétractée il y a 12 lurettes et demi ça les empêche pas de continuer à la citer à tord et à travers (mais surtout à tord). Avec comme résultat des milliers de morts.
Le 5 mai à 15h59
Le 5 mai à 16h05
Le 6 mai à 13h44
Le 5 mai à 16h47
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