Renater va « proposer aux établissements une solution pour s’armer au niveau cyber »
Interview
Centre des opérations de cybersécurité pour les établissements du supérieur et de la recherche, services numériques collaboratifs, backbone à 1 Tb/s d’ici 2030 ou encore passage d’IPv4 à IPv6 Next aborde toutes ces questions avec le directeur du réseau Renater, Boris Dintrans.
Le 03 février à 15h51
22 min
Hardware
Hardware
Le réseau Renater de l'enseignement supérieur et de la recherche français existe sous ce nom depuis 1993. Il va passer tout son backbone à 1 Tb/s d'ici 2030 (comme nous l'expliquions schématiquement, un backbone est une grosse liaison au « cœur » des réseaux). La structure qui le gère, le GIP Renater, prévoit aussi de mettre en place un « Security Operations Center » (SOC) pour que les universités et autres établissements puissent faire face à l'augmentation de la menace cyber. Next a interrogé son directeur, Boris Dintrans, pour mieux comprendre comment ces questions étaient prises en main au sein de l'enseignement supérieur et de la recherche en France.
>> Next : Pouvez-vous nous rafraîchir la mémoire sur l’état actuel du réseau Renater ?
Boris Dintrans : Le backbone Renater de métropole a actuellement une cinquantaine de nœuds de raccordement [voir la carte de la météo du réseau]. La très grande majorité du réseau est à 100 Gb/s natif, notamment sa boucle ouest qui remonte à Marseille et arrive sur Paris.
Les sorties vers l’internet mondial sont de deux fois 400 Gb/s sur GÉANT [ndlr : un consortium de réseaux de l'enseignement et de la recherche en Europe dont le rôle est d'interconnecter entre eux les NREN européens ] à Paris et GÉANT à Lyon (localisé en réalité à Genève, au CERN) ainsi que des sorties internet via des transitaires internationaux (les deux principaux transitaires au niveau mondial) à deux fois 100 Gb/s sur Paris et deux fois 100Gb sur Marseille.
Renater a aussi des dessertes à 100 Gb/s sur certains sites, comme à Paris au TGCC (très gros centre de calcul du CEA) ou entre ses data centres parisiens Paris 1 et Paris 2 200G entre Paris 1 et Orsay 200G, entre Orsay et Paris 2 100G et des connexions à 200G entre les deux data centres de Renater de Marseille.
En fonction des points de raccordement, on peut dépasser les 100G pour des besoins importants bien spécifiques (par exemple pour de grosses infrastructures comme celles de gestion des données du grand collisionneur de hadrons au CERN).
« Le plan stratégique de Renater prévoit que le backbone passera de 100 Gb/s à 1 Tb/s d’ici 2030 »
>> Quelles sont les évolutions prévues pour le réseau Renater ?
Dans le cadre d’EuroHPC (interconnexion des supercalculateurs européens), Renater va évoluer, grâce notamment à un projet mené avec GÉANT remporté fin 2025. L’idée est de créer un backbone à 1,6 Tb/s entre tous les centres de calculs qui auront été financés par EuroHPC.
Il reste 88% de l'article à découvrir.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un journalisme indépendant,
libre de ton, sans pub et sans reproche.
Accédez en illimité aux articles
Profitez d'un média expert et unique
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Renater va « proposer aux établissements une solution pour s’armer au niveau cyber »
-
« Le plan stratégique de Renater prévoit que le backbone passera de 100 Gb/s à 1 Tb/s d’ici 2030 »
-
« L’ESR n’est donc pas forcément un bon élève de la migration IPv4/IPv6 »
-
Sur les services numériques, « à Renater, on a un flagship, c’est le mail »
-
Sur le backbone Renater, il y a aussi le Réseau interministériel de l’État
Commentaires (4)
Le 03/02/2026 à 22h04
Le 03/02/2026 à 22h09
Le 03/02/2026 à 23h58
Le 09/02/2026 à 16h11
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?