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Face aux menaces cyber, la France veut « activer l’ensemble des leviers », y compris l’attaque

À coup de cyberxanax, cyberdiazépam, cyberlorazépam…

Face aux menaces cyber, la France veut « activer l’ensemble des leviers », y compris l’attaque

Dans un contexte intense de tension géopolitique, la France dévoile sa stratégie cyber. Il y a bien évidemment le renforcement des défenses, mais également la volonté d’entraver l’expansion des cyberattaques par tous les moyens, y compris « par les capacités nationales cyberoffensives ».

Le 30 janvier à 17h09

Le gouvernement a publié hier sa stratégie nationale de cybersécurité pour 2026 à 2030, qui est présentée comme « une priorité nationale ». À lire après avoir (re)lu notre compte rendu du discours de Vincent Strubel aux Assises de la cybersécurité à Monaco. L’ambiance était lourde, comme les mots employés – « chacun de ces mots a été pesé », précisait Vincent Strubel –, mais cela permet de mieux comprendre les risques et enjeux à venir.

Vers une guerre de haute intensité en Europe

Ce qui inquiétait le directeur général de l’ANSSI c’était « d'être submergé » et de « perdre nos leviers d’action ». Il s'alignait ensuite sur la Revue nationale stratégique du ministère des Armées qui prévoit qu’il faudra, d’ici 2030, faire face à « une guerre de haute intensité en Europe », avec un « engagement de nos armées », ajoutait le patron de l’ANSSI. Ce dernier prévoyait à l’horizon 2030 « un déferlement, une tempête parfaite de toutes les menaces hybrides ».

La stratégie nationale de cybersécurité commence par enfoncer des portes ouvertes : « le cyberespace est devenu un espace de compétition, de contestation et parfois même d’affrontement désinhibé, en miroir des tensions géopolitiques et des rivalités internationales ». La France, comme d’autres pays, est confrontée à une cybermenace intense pouvant « causer des dommages considérables, perturbant le fonctionnement de la société et menaçant la sécurité nationale ».

La formation et la résilience

L’action française se base sur la précédente stratégie de 2021, en l’adaptant évidemment. L’édition 2026 s’articule autour de cinq axes.

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Commentaires (4)

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C3PC ? Ils ne sont pas passé loin d'un nom très cool...
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ouf, pendant un moment, j'ai cru qu'ils allaient DDOS les machines zombies qui les DDoSeraient en mode concours de bite... :D
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Dans les fait je me demande toujours si il y a une pénurie d’ingénieurs en informatique.
C’est sur qu’on fait pas la même chose chez un Capgemini que dans des milieux spécialisés mais ces derniers mois le marché paraissait assez terne. Et pour attirer ces mêmes ingénieurs il faut des entreprises où le milieu public qui veulent les fidéliser et leur donner des salaires sympa.
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Rappelons que les évolutions de l’informatique permettent aussi à des pirates de lancer des attaques massives sur tout Internet (en mode /0) pour quelques centaines d’euros.
On ne parle que d'adressage IPv4.
Ce "tout Internet" me fait penser à Scully qui veut un fax.

Je remarque qu'encore beaucoup de grosses entités, celles à même d'investir dans des personnes qualifiées en réseau, continuent à n'opérer qu'en IPv4.

Parmi elles, exemple récent : La Poste.

Ce niveau technologique en dit long sur l'excellence derrière.
Quand on se pose de grandes questions stratégiques et que l'on compare à la médiocrité/l'attentisme de ces acteurs, on pourrait simplement résumer le problème à : repousser l'effort aggravera les conséquences d'un problème futur et rendra sa remédiation bien plus vertigineuse.

Commençons par résoudre les problèmes non-adressés d'il y a 20 ans pour correctement adresser ceux d'aujourd'hui ensuite : ce n'est pas parce qu'on est à la bourre que les dépendances entre les problèmes changent pour autant de sens.

Face aux menaces cyber, la France veut « activer l’ensemble des leviers », y compris l’attaque

  • Vers une guerre de haute intensité en Europe

  • La formation et la résilience

  • Les attaquants ciblent tout, la France déterminée à « enrayer la dynamique »

  • De la cyberoffensives à la cyber-solidarité

  • La gouvernance cyber de la France

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