L’avocat de NSO accuse Meta de ne pas chiffrer les messages WhatsApp
Trust me, bro
Photo de Igor Omilaev sur Unsplash
Le 29 janvier à 17h28
« D’après les informations et convictions de courageux lanceurs d’alerte », trois cabinets d’avocats accusent Meta d’avoir comploté pour cacher le fait que les messages WhatsApp ne seraient pas chiffrés de bout en bout, et qu‘il serait extrêmement simple à ses employés d’y accéder. L’un de ces cabinets défend par ailleurs les intérêts de NSO, condamné l’an passé pour avoir piraté WhatsApp.
L’avocat de NSO accuse Meta de ne pas chiffrer les messages WhatsApp
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« D’après les informations et convictions de courageux lanceurs d’alerte », trois cabinets d’avocats accusent Meta d’avoir comploté pour cacher le fait que les messages WhatsApp ne seraient pas chiffrés de bout en bout, et qu‘il serait extrêmement simple à ses employés d’y accéder. L’un de ces cabinets défend par ailleurs les intérêts de NSO, condamné l’an passé pour avoir piraté WhatsApp.
Droit
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8 min
Un consortium d’avocats poursuit Meta en justice et l’accuse de « fausses déclarations concernant la confidentialité et la sécurité de son service de messagerie WhatsApp », révèle l’agence Bloomberg (sans paywall).
Les plaignants affirment que Meta et WhatsApp « stockent, analysent et peuvent accéder à pratiquement toutes les communications prétendument « privées » des utilisateurs de WhatsApp » et accusent les entreprises d’avoir menti aux utilisateurs de WhatsApp.
Le consortium, qui comprend des plaignants originaires d’Australie, du Brésil, d’Inde, du Mexique et d’Afrique du Sud, précise Bloomberg, affirme que Meta stocke le contenu des communications des utilisateurs et que ses employés peuvent y accéder.
La plainte, déposée vendredi devant la cour fédérale américaine de San Francisco, cite des « lanceurs d’alerte » ayant contribué à révéler ces informations, mais sans préciser leur identité. Le court article de Bloomberg ne fournit aucun détail technique ni procédural susceptible d’étayer ces accusations, pas plus que de lien vers la plainte en question.
Tout juste précise-t-il que « plusieurs avocats cités dans la plainte, issus des cabinets Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan et Keller Postman, n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires », et qu’« un autre avocat des plaignants, Jay Barnett, du cabinet Barnett Legal, a refusé de commenter ».
« D’après les informations et convictions de courageux lanceurs d’alerte »
Le texte de la plainte avance plus précisément que « D’après les informations et convictions dont nous disposons à ce jour, WhatsApp et sa société mère, Meta, stockent, analysent et peuvent virtuellement accéder à toutes les communications prétendument “privées” des utilisateurs de WhatsApp », avant d’opter pour une formulation accusant Meta de complot :
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Commentaires (11)
Le 29 janvier à 18h00
Le 29 janvier à 18h27
Modifié le 30 janvier à 00h08
J'imagine qu'il va falloir attendre d'avoir plus d'infos techniques.
Par contre, ça serait bien que ça profite à Signal, pour qu'on puisse (enfin) se passer de WhatsApp.
Le 30 janvier à 08h35
Le 30 janvier à 08h58
Le 30 janvier à 11h24
Le 2 février à 09h41
Le 30 janvier à 13h46
Dommage que l'article ne rappelle pas.
Le 30 janvier à 19h36
Le 2 février à 21h47
Mais dans le cas de whatsapp, c'est l'application qui décrypte et affiche le contenu. Donc naturellement elle a accès à ce contenu, et c'est inévitable.
La question n'est pas tellement "est-ce que le protocol est solide", c'est "contre qui protège-t-il ?". Et clairement il ne protège en rien contre meta, qui contrôle le logiciel chargé du décryptage.
Donc au final, ce qu'il faut se demander, c'est fait-on confiance a méta ?
Pour ma part, compte tenu du passé de meta / facebook, je fais plus confiance aux tachyons pour me faire léviter si je saute du haut de la tour Eiffel que à meta pour respecter la confidentialité de mes données. Et donc, au même titre que je n'ai pas envi de sauter du haut de la tour Eiffel, je ne confie aucune donnée à facebook et je n'utilise aucun de leurs outils (même si ils en savent très probablement quand même énormément sur moi).
Le 2 février à 21h53
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