ExoMars : la seconde mission reportée de 2018 à 2020

ExoMars : la seconde mission reportée de 2018 à 2020

De quoi laisser la voie libre à SpaceX

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Sébastien Gavois

Publié dans

Sciences et espace

03/05/2016
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ExoMars : la seconde mission reportée de 2018 à 2020

Le second lancement du programme spatial ExoMars n'aura finalement pas lieu en 2018 comme prévu, mais en 2020. L'ESA et l'agence spatiale russe Roskosmos expliquent qu'il s'agit de pallier des retards, sans donner plus de précisions pour le moment.

Au mois de mars, l’entreprise publique Roskosmos et l’Agence spatiale européenne (ESA) envoyaient dans l'espace une première fusée Proton-M avec le satellite TGO (Trace Gas Orbiter) et l'atterrisseur Schiaparelli. Cette mission dont le but est de « détecter des traces éventuelles d’une forme de vie sur Mars » comporte une seconde étape qui devait se dérouler en 2018, mais qui a été repoussée à 2020.

ExoMars : des retards, un report de deux ans

Cette seconde étape comprendra une plateforme de surface russe ainsi qu'un rover européen qui viendra donc tenir compagnie a Curiosity, sur place depuis près de quatre ans. Alors que l'échéance approchait, le calendrier initial semblait difficile à tenir et une équipe a été chargée de faire le point et de chercher d'éventuelles solutions pour tenir les délais.

Le verdict tombe, et il semble sans appel : « Après avoir examiné tous les scénarios proposés pour assurer la réussite de la mission, le JESB a conclu que, compte tenu des retards pris par les activités industrielles européennes et russes, ainsi que par les livraisons relatives à la charge utile scientifique, la meilleure solution consiste à reporter le lancement à 2020 ».

Proton-M, InSight et ExoMars : les retards et risques s'accumulent

Les causes ne sont pas précisées, pas plus que le cas du lanceur Proton-M qui avait fait les gros titres suite au lancement d'ExoMars en mars dernier. Selon certains, le dernier étage aurait en effet explosé peu après sa séparation avec le satellite TGO, heureusement sans conséquence pour celui-ci. Dans tous les cas, il a été décidé de reporter la mission à la prochaine fenêtre de tir, c'est à dire en juillet 2020. 

Après l'annulation de la mission InSight à cause d'un problème technique sur un instrument scientifique qui devait être fourni par le CNES, c'est donc un nouveau retard pour l'exploration de Mars et un second coup dur pour la France et l'Europe. De son côté, SpaceX met les bouchées doubles et veut poser une capsule Dragon 2 sur la planète rouge en 2018 et même une mission habitée pour 2025.

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Écrit par Sébastien Gavois

Tiens, en parlant de ça :

Sommaire de l'article

Introduction

ExoMars : des retards, un report de deux ans

Proton-M, InSight et ExoMars : les retards et risques s'accumulent

Le brief de ce matin n'est pas encore là

Partez acheter vos croissants
Et faites chauffer votre bouilloire,
Le brief arrive dans un instant,
Tout frais du matin, gardez espoir.

Commentaires (52)


Le 03/05/2016 à 06h 59



De son côté, SpaceX met les bouchées doubles et veut poser une capsule Dragon 2





la dessus j’ai de sérieux doute sur le coté faisabilité en moins de trois ans, si ils réussissent chapeau bas …

Après scientifiquement parlant si la capsule est vide ça serait beaucoup de pognon et de temps perdu juste pour une démonstration technique … Un peu triste …

 


Le 03/05/2016 à 07h 19

mieux vaut prendre son temps et augmenter ses chances de réussite que de se précipiter et augmenter les risques d’échec.


Le 03/05/2016 à 07h 25







VilraleuR a écrit :



la dessus j’ai de sérieux doute sur le coté faisabilité en moins de trois ans, si ils réussissent chapeau bas …

Après scientifiquement parlant si la capsule est vide ça serait beaucoup de pognon et de temps perdu juste pour une démonstration technique … Un peu triste …







Pour Space X, l’intérêt, ça sera justement dans les techniques de freinage aérodynamique pour poser quelque chose à la surface de Mars sans bouffer trop de carburant. Et je pense qu’ils ont prévu une charge utile, ou, sinon, un appel d’offres pour mettre quelque chose dans leur engin.



Par contre, vol piloté en 2025, j’y crois très moyen…



Le 03/05/2016 à 07h 34







Commentaire_supprime a écrit :



Par contre, vol piloté habité en 2025, j’y crois très moyen…



<img data-src=" />

Faudrait pas non plus augmenter sans raison les risques <img data-src=" />



Le 03/05/2016 à 07h 41

Habité en 2025, mais bien sur… Ils font de la recherche en biologie aussi chez SpaceX, pour savoir comment les organismes réagissent à 1 an de voyage dans l’espace ? Quotez moi, mais il y seront jamais.&nbsp;



Je suis dubitatif de l’intérêt de la capsule posée sur Mars aussi, ils vont mettre quoi dedans ? Des boites de conserve ?


Le 03/05/2016 à 07h 51







coucou_lo_coucou_paloma a écrit :



<img data-src=" />

Faudrait pas non plus augmenter sans raison les risques <img data-src=" />





Avec un peu de chance ils pourront faire Comme Neil Armstrong … Couper le pilotes automatique&nbsp; (qui déconnait) et se poser en mode manuel

&nbsp;



Le 03/05/2016 à 07h 57

Les calculateurs de nos jours sont quand même bien plus fiables qu’à l’époque <img data-src=" />

Mais oui, la possibilité de désamorçage par un pilote chevronné qui sait à peu près ce qu’il fait ne pourrait pas faire de mal à la sécurité.


Le 03/05/2016 à 08h 01







VilraleuR a écrit :



Après scientifiquement parlant si la capsule est vide ça serait beaucoup de pognon et de temps perdu juste pour une démonstration technique …

&nbsp;



En aucun cas il ne s’agirait d’une démonstration technique. On pourrait éventuellement le qualité d’expérimentation technique, ce qui est bien plus utile: étude de tous les paramètres de l’atterrissage, de la réaction du module, etc.&nbsp;

&nbsp;

On est loin d’avoir assez d’expérience en “posage en douceur” sur Mars pour pouvoir appeler ça une “démonstration”. D’ailleurs, quelqu’un saurait si on a déjà posé quelque chose délicatement sur Mars ? Je n’ai souvenir que de modules qui rebondissent 20 fois avant de s’arrêter…



Le 03/05/2016 à 08h 20







Séphi a écrit :



Les calculateurs de nos jours sont quand même bien plus fiables qu’à l’époque <img data-src=" />

Mais oui, la possibilité de désamorçage par un pilote chevronné qui sait à peu près ce qu’il fait ne pourrait pas faire de mal à la sécurité.







De toutes façons, un bon automatisme est un automatisme débrayable.



Le 03/05/2016 à 08h 31

Pour ceux qui se demandent, le JESB c’est (en français) : Comité directeur ExoMars conjoint.



Cette news est bizarrement rédigée quand même : on a un rappel de ce qu’est Roskosmos (Agence spatiale russe, puis entreprise publique), de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) et même du satellite TGO (Trace Gas Orbiter). Et là on en arrive au point principal à savoir le report de la mission par le fameux JESB et là… aucun rappel alors que c’est juste le plus important dans la news (le comité “responsable” du report) et (à mon sens) le potentiel moins connu de tous les sigles/acronymes cités dans la news <img data-src=" />


Le 03/05/2016 à 08h 40







Faith a écrit :



En aucun cas il ne s’agirait d’une démonstration technique. On pourrait éventuellement le qualité d’expérimentation technique, ce qui est bien plus utile: étude de tous les paramètres de l’atterrissage, de la réaction du module, etc. 

 

On est loin d’avoir assez d’expérience en “posage en douceur” sur Mars pour pouvoir appeler ça une “démonstration”. D’ailleurs, quelqu’un saurait si on a déjà posé quelque chose délicatement sur Mars ? Je n’ai souvenir que de modules qui rebondissent 20 fois avant de s’arrêter…





Curiosity a fait un atterrissage en douceur. Une “grue” volante l’a déposé. Aujourd’hui même si peu de modules ont atterrit on commence a avoir suffisamment de technos pour faire ça proprement.



Le 03/05/2016 à 08h 42

On a vu avec Rosetta/Philae que même si on teste un système plein de fois en labo, ça peut rater quand on l’utilise en situation réelle.

Là, on parle quand même de transporter des humains, qui risquent de ne pas supporter les techniques d’aérofreinage habituellement utilisées sur ce genre de mission.



S’ils veulent vraiment avoir des volontaires autres que des suicidaires pour leur mission de 2025, c’est sans doute mieux de faire ce genre de vol test, qui peut toujours transporter des ressources utiles pour la future station qui serait installée sur Mars.



Edit : Curiosity, c’est une vitesse d’entrée dans l’atmosphère de 6km/s (!!!), aérofreinage, réacteurs, puis grue.

C’est donc un peu plus compliqué que ce que tu présentes seb2411. Et je doute que des humains supportent ce genre de freinage.


Le 03/05/2016 à 08h 51

J’ai du mal à voir l’intéret de mettre des humains dans une capsule pour Mars.

Autant envoyer Curiosity et faire des clichés, des analyses etc… pourquoi pas ? Mais en quoi mettre un humain serait mieux ?


Le 03/05/2016 à 08h 55

C’est dans l’idée de la terraformer.

Elon Musk pense l’être humain doit coloniser les autres planètes, comme on l’a fait sur tous les continents de notre planète (sur le mode “La Terre est le berceau de l’humanité, mais on ne passe pas sa vie entière dans un berceau”).



On peut être d’accord ou non, toujours est-il que c’est l’objectif affiché de SpaceX depuis un moment.


Le 03/05/2016 à 08h 56







Loch a écrit :



J’ai du mal à voir l’intéret de mettre des humains dans une capsule pour Mars.

Autant envoyer Curiosity et faire des clichés, des analyses etc… pourquoi pas ? Mais en quoi mettre un humain serait mieux ?





Ce sont deux écoles: il y a ceux qui ne voient pas l’intérêt d’envoyer des humains, et d’autres qui ne voient pas l’intérêt d’aller photographier Mars si ce n’est pas pour y envoyer des humains un jour.&nbsp;

&nbsp;



Le 03/05/2016 à 08h 58







Dedrak a écrit :



C’est dans l’idée de la terraformer.&nbsp;



Disons au moins coloniser.&nbsp;

Terraformer, c’est encore une histoire lointaine et incertaine.



Le 03/05/2016 à 09h 01

Oui, j’exagère un peu dans mon commentaire ;)

Mais s’ils veulent coloniser à long terme, il va leur falloir rapidement un moyen de produire de la nourriture et de l’eau en grand quantité.

Les conditions de vie sont déjà pas simples en Antarctique ( modèle de “colonisation” dans des conditions extrêmes sur notre planète), alors quand il faut 1 an pour faire le trajet je me demande comment ils comptent faire rien que pour produire suffisamment de ressources de base.


Le 03/05/2016 à 09h 08







Dedrak a écrit :



Les conditions de vie sont déjà pas simples en Antarctique ( modèle de “colonisation” dans des conditions extrêmes sur notre planète), alors quand il faut 1 an pour faire le trajet je me demande comment ils comptent faire rien que pour produire suffisamment de ressources de base.





Indirectement, c’est cet éloignement qui fait qu’ils vont se donner les moyens pour produire suffisamment.&nbsp;

Quand il “suffit” d’attendre le prochain cargo pour récupérer 100t de bouffe, à quoi bon développer des systèmes de production durables ? La colonisation n’existe que quand on fait une rupture totale avec son lieu d’origine. &nbsp;



Par ailleurs, les gens qui partent en Antarctique ne le font pas avec l’idée d’y rester toute leur vie et d’y construire une famille. C’est donc loin d’être un modèle de colonisation. L’équivalent de l’Antarctique dans l’espace, c’est l’ISS ou la Lune, pas Mars.



Le 03/05/2016 à 09h 20







Cashalow a écrit :



Habité en 2025, mais bien sur… Ils font de la recherche en biologie aussi chez SpaceX, pour savoir comment les organismes réagissent à 1 an de voyage dans l’espace ?&nbsp;





Y a pas des mecs dans la station Mir qui sont là-haut depuis des mois, voire un an ? Je pense qu’on sait déjà ce qu’il y a à savoir sur ce point.



Le 03/05/2016 à 09h 25







Pochi a écrit :



Y a pas des mecs dans la station Mir qui sont là-haut depuis des mois, voire un an ? Je pense qu’on sait déjà ce qu’il y a à savoir sur ce point.





Le 22 mars 1995 , Valeri Poliakov (Russie) : 437 jours 17 h 58 min

Plus long séjour (sur Mir effectivement, source Wikipedia)



Après, je ne sais pas si un vol vers Mars est comparable à un séjour en orbite type Mir ou ISS (gravitation, radiations, etc. ? )



Le 03/05/2016 à 09h 34

Mais est-ce que Mir était protégé des radiations par la magnétosphère terrestre ?

Si c’est le cas, alors les conditions sont bien différentes que celles d’un voyage interplanétaire.


Le 03/05/2016 à 09h 34

Mir, c’est finit depuis 2001. On a l’ISS depuis ;).

Il y a un astronaute qui est la haut depuis un an (ou qui va y rester un an ou qui y est resté un an, je sais plus où ca en est)


Le 03/05/2016 à 09h 34

Ils sont à 400 km d’altitude, ça n’a pas grand chose à voir avec un voyage entre planète.&nbsp;



Quand tu vois que ne serait ce que la &nbsp;NASA n’a aucun projet pour envoyer quelqu’un sur Mars, qu’ils se contentent vaguement de vouloir envoyer des astronautes sur un astéroide qu’ils auraient dévié dans l’orbite de la lune, et que Space X a toujours pas envoyé quelqu’un sur l’ISS et qu’une de leur fusée a explosé il n’y a pas si longtemps… Le premier objectif pour eux ça serait d’abord de tenir 2018 comme objectif d’envoi sur de quelqu’un sur l’ISS.



Un article sur pourquoi la NASA ne peut pas envoyer des humains dans un futur proche: &nbsp;https://www.washingtonpost.com/national/health-science/nrc-human-spaceflight-rep…



Perso je pense pas voir quelqu’un sur Mars de mon vivant.


Le 03/05/2016 à 09h 35







WereWindle a écrit :



Après, je ne sais pas si un vol vers Mars est comparable à un séjour en orbite type Mir ou ISS (gravitation, radiations, etc. ? )



M’est d’avis que les les problématiques pyschologiques sont bien plus importantes - sinon incomparables - (ne serait-ce que l’angoisse du retour, de l’absence de plan B) que celles rencontrées en orbite de la Terre.



Le 03/05/2016 à 09h 42







coucou_lo_coucou_paloma a écrit :



M’est d’avis que les les problématiques pyschologiques sont bien plus importantes - sinon incomparables - (ne serait-ce que l’angoisse du retour, de l’absence de plan B) que celles rencontrées en orbite de la Terre.





oui, il y a de ça aussi <img data-src=" />



Le 03/05/2016 à 09h 44

&nbsp;Il y a eu la mission Phoenix en 2008 qui s’était posé avec ses retro-fusée et la plus récente le Rover Curiosity avec une grue volante pour poser le Rover délicatement au sol.


Le 03/05/2016 à 09h 56







coucou_lo_coucou_paloma a écrit :



M’est d’avis que les les problématiques pyschologiques sont bien plus importantes - sinon incomparables - (ne serait-ce que l’angoisse du retour, de l’absence de plan B) que celles rencontrées en orbite de la Terre.







Oui, au moins sur ISS il y a une capsule pour revenir sur terre “en cas de pépin”.



Là tu as l’allongement des temps de communication, le coté on prend le large et on ne voit même pas la destination finale (c’est à peine mieux que les caravelles pour la première traversé de l’atlantique finalement).



Techniquement parlant il va surement falloir éviter le coté “boite de conserve” de l’ISS et surtout envoyer du matos sur place en quantité et bon état… pour monter des habitats un peu mieux que des cages à lapin et avoir au moins une aire de détente plus grande que 5 m^2 pour se balader sans combinaisons intégrale. Sinon ca va être un carnage psychologique.



Et puis le défis du retour… j’aime bien l’idée d’avoir un gros vaisseau qui fait l’aller et retour avec des navettes pour monter/descendre. Je trouve qu’on prend trop d’étapes intermédiaires : quitte à aller sur Mars, autant s’en donner les moyens et que çà ai de la gueule quoi ! Pourquoi vouloir faire un vol habité “ridicule” (ca resterait un exploit hein <img data-src=" />). Déjà un chantier spatial, ca serait motivant !



En plus avec un vaisseau digne de ce nom on pourrait se permettre ensuite de monter des infrastructures en orbite pour avoir de meilleurs observations de l’espace par exemple, qu’on pourrait plus facilement maintenir et mettre à jour.



Ensuite y ajouter de l’armement au cas où…



Puis contrôler la population par la terreur <img data-src=" />



Le 03/05/2016 à 11h 08

c’est le paradis des grincheux ici…



en tout cas c’est une bien triste nouvelle, heureusement qu’il y a pas mal de réjouissances spatiales ces prochaines années pour s’occuper d’ici là.


Le 03/05/2016 à 11h 26

&nbsp;coucou_lo_coucou_paloma a écrit :

M’est d’avis que les les problématiques pyschologiques sont bien plus importantes - sinon incomparables - (ne serait-ce que l’angoisse du retour, de l’absence de plan B) que celles rencontrées en orbite de la Terre.





C’est pour ça qu’il recrute des gens faisant la queue a la poste ….Tu sais quand tu y rentre mais jamais quand tu vas en sortir …

&nbsp;


Le 03/05/2016 à 11h 30

<img data-src=" />


eglyn Abonné
Le 03/05/2016 à 12h 04







CryoGen a écrit :



Techniquement parlant il va surement falloir éviter le coté “boite de conserve” de l’ISS et surtout envoyer du matos sur place en quantité et bon état… pour monter des habitats un peu mieux que des cages à lapin et avoir au moins une aire de détente plus grande que 5 m^2 pour se balader sans combinaisons intégrale. Sinon ca va être un carnage psychologique.



Et puis le défis du retour… j’aime bien l’idée d’avoir un gros vaisseau qui fait l’aller et retour avec des navettes pour monter/descendre. Je trouve qu’on prend trop d’étapes intermédiaires : quitte à aller sur Mars, autant s’en donner les moyens et que çà ai de la gueule quoi ! Pourquoi vouloir faire un vol habité “ridicule” (ca resterait un exploit hein <img data-src=" />). Déjà un chantier spatial, ca serait motivant !



En plus avec un vaisseau digne de ce nom on pourrait se permettre ensuite de monter des infrastructures en orbite pour avoir de meilleurs observations de l’espace par exemple, qu’on pourrait plus facilement maintenir et mettre à jour.



Ensuite y ajouter de l’armement au cas où…



Puis contrôler la population par la terreur <img data-src=" />







C’est vrai que je trouverais plus logique de fabriquer proche de la terre un gros vaisseau qui partirais du coup de l’espace et non de la terre (donc sans les problème de poussée de malade qu’il faut pour le sortir de l’attraction terrestre) et de partir plus tard peinard avec vers Mars avec des module capable de faire les aller retour planète/vaisseau ^^



Le 03/05/2016 à 12h 30

resterait le souci du ravitaillement dudit vaisseau (hors hypothèse d’un ascenseur orbital) : il faudra bien y monter les passager, le carburant et le cargo à trimbaler…


eglyn Abonné
Le 03/05/2016 à 12h 33







WereWindle a écrit :



resterait le souci du ravitaillement dudit vaisseau (hors hypothèse d’un ascenseur orbital) : il faudra bien y monter les passager, le carburant et le cargo à trimbaler…





Oui, mais avec des techno comme celle de SpaceX, on pourrait faire plein de petits aller-retour pour “remplir” au fur et a mesure le gros vaisseau non ?



Le 03/05/2016 à 12h 36







eglyn a écrit :



Oui, mais avec des techno comme celle de SpaceX, on pourrait faire plein de petits aller-retour pour “remplir” au fur et a mesure le gros vaisseau non ?





ça n’en coûterait pas moins une quantité de ressources (frics, énergie/carburant) faramineuse, je pense (bon tu économises de refabriquer un lanceur à chaque fois… certes)



Le 03/05/2016 à 12h 56

ca n’en coute pas moins c’est sur, mais au moins on sait qu’on est capable d’envoyer les charges en plusieurs fois en fonction des lanceurs disponibles, alors qu’envoyer tout le nécessaire d’un seul coup, on saurait pas faire.


Le 03/05/2016 à 13h 07







PtaH a écrit :



ca n’en coute pas moins c’est sur, mais au moins on sait qu’on est capable d’envoyer les charges en plusieurs fois en fonction des lanceurs disponibles, alors qu’envoyer tout le nécessaire d’un seul coup, on saurait pas faire.





Je pense que ça coûterais moins cher sur le long terme, mais beaucoup plus cher au début.



Le 03/05/2016 à 13h 10







WereWindle a écrit :



ça n’en coûterait pas moins une quantité de ressources (frics, énergie/carburant) faramineuse, je pense (bon tu économises de refabriquer un lanceur à chaque fois… certes)





Si on part du principe qu’on veut coloniser Mars, il faudra bien y envoyer du matériel.

Donc ce qu’il faut surtout calculer c’est si c’est moins cher d’envoyer plein de fusées (donc qui s’arrachent de notre sol + carburant pour le trajet) ou d’avoir “juste” plein de fusée/missile pour envoyer le matos à un cargo spatial.



Évidemment si on ajoute le tarif concessionnaire (<img data-src=" />) pour le vaisseau spatial, il faut prendre en compte la réusabilité et la diversité des tâches qu’il pourrait faire.



Le 03/05/2016 à 13h 34







CryoGen a écrit :



Si on part du principe qu’on veut coloniser Mars, il faudra bien y envoyer du matériel.

Donc ce qu’il faut surtout calculer c’est si c’est moins cher d’envoyer plein de fusées (donc qui s’arrachent de notre sol + carburant pour le trajet) ou d’avoir “juste” plein de fusée/missile pour envoyer le matos à un cargo spatial.&nbsp;





Incorrect:&nbsp;

plein de fusées qui s’arrachent de notre sol + carburant pour le trajet&nbsp;

ou&nbsp;

plein de fusée/missile pour envoyer le matos à un cargo spatial + le carburant du-dit cargo nécessaire au trajet (qui sera un peu supérieur au carburant nécessaire dans le premier cas)&nbsp;

Dans l’ensemble, les coûts de carburant doivent être assez similaire (et de toute façon pas essentiels si on en croit la répartition des coûts donnés par SpaceX)&nbsp;

Une chose est sûre: il faudra un vaisseau suffisamment grand pour que quelques humains puissent passer 1 année. Donc forcément un envoi au minimum d’un vaisseau de la taille d’une station comme MIR/ISS.&nbsp;

&nbsp;

Mais ceci n’est que la seconde étape. La première peut facilement se contenter d’envoyer quelques capsules les unes après les autres sur Mars pour préparer le terrain (matériel, ressources diverses, etc)



Le 03/05/2016 à 14h 44

Ils vont planter des arbres sur Mars pour faire une atmosphère? <img data-src=" />


Le 03/05/2016 à 16h 14







Mithrill a écrit :



C’est le chapitre terraformation ça, nous n’y sommes pas encore… Et pour rendre Mars habitable il faudrait peut-être 100-200 ans dans l’état actuel des projections :



https://fr.wikipedia.org/wiki/Terraformation_de_Mars







Plus simple de faire d’énorme serre en attendant <img data-src=" />



marsokod Abonné
Le 03/05/2016 à 17h 36

Cela fait plus de 4 ans déjà qu’ils travaillent dessus. Donc 7 ans pour un projet de cette envergure, c’est fort mais pas totalement déconnant : ils ont de bons ingénieurs et n’ont pas a gérer tout l’héritage et les manœuvres politiques qui vont avec.


Le 03/05/2016 à 18h 04







Pochi a écrit :



Y a pas des mecs dans la station Mir qui sont là-haut depuis des mois, voire un an ? Je pense qu’on sait déjà ce qu’il y a à savoir sur ce point.







Si y a encore un mec sur Mir, je pense qu’il doit être un peu éparpillé à l’heure qu’il est <img data-src=" />



Le 03/05/2016 à 19h 24









Mithrill a écrit :



C’est le chapitre terraformation ça, nous n’y sommes pas encore…&nbsp;Et pour rendre Mars habitable il faudrait peut-être 100-200 ans&nbsp;dans l’état actuel des projections :



https://fr.wikipedia.org/wiki/Terraformation_de_Mars&nbsp;





Quand on voit l’état de la Terre aujourd’hui, ça me fait doucement rigoler quand j’entends parler “terraformation”.



Avant de songer à créer des écosystèmes, ce sera pas mal de parvenir à maintenir ceux que nous connaissons en état…



Le 03/05/2016 à 20h 42







shugninx a écrit :



Avant de songer à créer des écosystèmes, ce sera pas mal de parvenir à maintenir ceux que nous connaissons en état…





Très humain cette volonté de “garder en l’état” ce qui change en permanence depuis des milliards d’années.

&nbsp;



barlav Abonné
Le 03/05/2016 à 21h 36

Très humain2.0 cette volonté de freiner ce que l’humain1.0 (ou le parisien en vacances) fait depuis des milliards cent ans.

Après je te laisse le soin de comparer une évolution perceptible en 100ans et une évolution profonde en milliards d’années.

<img data-src=" />


barlav Abonné
Le 03/05/2016 à 21h 42







Cashalow a écrit :



Perso je pense pas voir quelqu’un sur Mars de mon vivant.







Je ne connais pas tes superpouvoirs (capacités en téléportation?) ni ton âge, mais à mon avis plus tu vieillis moins tu auras de chance :

1/ d’y aller

2/ a fortiuri de croiser un congénère ou un autochtone.



Le 04/05/2016 à 07h 19







barlav a écrit :



Très humain2.0 cette volonté de freiner ce que l’humain1.0 (ou le parisien en vacances) fait depuis des milliards cent ans.&nbsp;



Toutes les espèces font ça depuis toujours.&nbsp;

Et l’humain depuis qu’il est Homo.&nbsp;

&nbsp;

La nature est une immense course à celui qui en prendra le plus gros morceau. La seule limitation que les espèces connaissent, c’est le manque de ressources accessibles. L’homme actuel ferait presque office d’exception avec cette tendance à réduire sa natalité dans les lieux où il bénéficie de la plus grande abondance.

&nbsp;



Le 04/05/2016 à 07h 43

Vu que tu parles d’immense vaisseau spatial pour faire le trajet, autant avoir une énorme serre dans ce dernier que de tenter de cultiver le sol martien. De plus, un tel vaisseau “auto-suffisant” permettrait d’envisager de très long vol spatiaux, bien plus qu’avec des boîtes de sardines proposant 1m2 d’espace par personne et de la bouffe lyophilisée.


Le 04/05/2016 à 08h 07

Avoir à bord les moyens de cultiver est une bonne idée. Mais c’est quand même plus pratique de cultiver au sol aussi pour éviter de parachuter des vivres en permanence…


Le 04/05/2016 à 08h 22







Loeff a écrit :



Vu que tu parles d’immense vaisseau spatial pour faire le trajet, autant avoir une énorme serre dans ce dernier que de tenter de cultiver le sol martien. De plus, un tel vaisseau “auto-suffisant” permettrait d’envisager de très long vol spatiaux, bien plus qu’avec des boîtes de sardines proposant 1m2 d’espace par personne et de la bouffe lyophilisée.











CryoGen a écrit :



Avoir à bord les moyens de cultiver est une bonne idée. Mais c’est quand même plus pratique de cultiver au sol aussi pour éviter de parachuter des vivres en permanence…







Les deux sont prévus, vu que les techniques sont les mêmes à la base. Et qu’on a besoin de bouffer autant en vol que sur place.



Et puis, des végétaux, ça permet de recycler efficacement les déchets produits par les membres de l’équipage.



Le 06/05/2016 à 09h 53

Deux mythes se croisent dans le ciel : celui du père Noël et celui de l’Homme sur des astres…



On y croit, on y croit…