École et numérique : interview de la ministre Najat Vallaud-Belkacem

École et numérique : interview de la ministre Najat Vallaud-Belkacem

Tout part à Vallaud

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Xavier Berne

Publié dans

Droit

13/10/2016
56

École et numérique : interview de la ministre Najat Vallaud-Belkacem

Next INpact a interrogé la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, sur le plan pour le numérique à l’école - qui vient tout juste de prendre son envol. Nous avons également pu aborder avec elle le contesté partenariat avec Microsoft, l’ouverture d’Admission Post-Bac, les problèmes de cyber-harcèlement scolaire, etc.

2016 restera sûrement comme une année charnière sur le plan éducatif : les nouveaux programmes sont entrés en vigueur (avec notamment l’introduction d’un éveil à la programmation dès le CE1), le plan numérique voulu par François Hollande a commencé à être mis en œuvre, avec pour objectif de fournir à chaque élève de cinquième une tablette ou un ordinateur portable, etc. Vous pourrez retrouver pour plus de détails à ce sujet notre synthèse de rentrée, ainsi que l’interview de Mathieu Jeandron, Directeur du numérique pour l’éducation.

Environ 25 % des collèges sont aujourd’hui dans le plan pour le numérique à l’école, bien loin des 40 % espérés il y a encore quelques mois. Comment expliquez-vous ce recul par rapport à vos ambitions ?

D'abord, il a toujours été dit que le déploiement du plan numérique se ferait sur plusieurs années. Nous y allons progressivement. D'une façon indéniable, nous sommes passés d'un mouvement d'expérimentation à une véritable démocratisation du numérique à l'école et plus singulièrement au collège. On en est aujourd’hui à 28 % des collèges publics qui sont concernés. Si on prend collèges publics et privés, on est à 25 %. Mais à cela il faut aussi ajouter que de nombreuses collectivités ont également souhaité faire entrer leurs écoles primaires, 1 817 au total, dans le plan.

Surtout, je pense que la question ce n'est pas simplement celle de l'équipement en tant que tel. L'équipement, on voit que progressivement ça va s'installer jusqu'à atteindre 100 % à la rentrée 2018, comme s'y est engagé le président de la République.

Ce qui importe vraiment, c'est le fait que ce grand mouvement de transformation repose sur un trépied : c'est bien sur l'équipement, mais aussi la formation des enseignants (et là les étapes que nous avions annoncées sont réalisées ou en cours de réalisation), et enfin la mise à disposition de contenus innovants. Si, sur les écrans, c'étaient de simples manuels scolaires scannés, ça n'aurait pas grand intérêt !

Ce décalage ne vient donc pas de réticences, sur le terrain, de la part des établissements scolaires ou des professeurs ?

Honnêtement, non. Le vrai sujet, c'est l'appétence des collectivités territoriales à s'engager parmi les premiers pour ce plan numérique. Certains conseils départementaux ont estimé que, malgré l'aide conséquente de l'État, ils n'avaient pas forcément les moyens de s'engager dès cette rentrée 2016 pour un grand nombre d’établissements. Mais honnêtement, la plupart d'entre eux avaient conscience que c'était le sens de l'Histoire. C'est pour ça que je n'ai pas d'inquiétude sur le fait qu'on va monter en puissance.

Les trois jours de formation proposés aux professeurs l’année dernière ont pourtant paru bien peu aux yeux de certains...

Trois jours de formation, c'est en quelque sorte une entrée en matière. Après, la formation continue se poursuit et le dispositif de 2016 sera reconduit sur l’année 2017. Il y a par ailleurs un plan national de formation qui permet ensuite aux enseignants d'aller plus loin et notamment d’accéder à des modules en ligne d’une grande richesse sur notre plateforme en ligne M@gistère.

Mais aussi, c'est une véritable culture qui s'installe parce que de fait, avec la réforme des programmes, apparaissent dans la scolarité obligatoire des élèves des compétences qui n'existaient pas auparavant. Je pense notamment à l’introduction du codage dès le plus jeune âge, à l'éducation aux médias et à l'information, à la création numérique, etc. Si l’on s'intéresse de plus près aux programmes du collège, on voit que dans toutes les disciplines, par exemple en français, vous avez désormais la prise en compte du numérique pour développer la lecture... En mathématiques, vous voyez apparaître, du CM1 jusqu'à la sixième, l'introduction progressive des outils numériques (logiciels de calcul, d'initiation à la programmation...). De la cinquième jusqu'à la troisième, ce sont l'algorithmique et la programmation qui seront enseignés dans le cadre des cours de technologie et de mathématiques.

Je crois qu'on a désormais, pour les élèves comme pour les enseignants, une présence beaucoup plus massive, beaucoup plus évidente du numérique dans les programmes et donc dans la pratique pédagogique au quotidien.

Quels sont les premiers effets de votre plan sur le niveau des élèves ?

À défaut d'avoir une évaluation après un mois de mise en marche, je peux vous donner les résultats d’un sondage effectué auprès des collèges préfigurateurs. Les chefs d'établissements estiment que ce plan numérique apparait comme une mini-révolution au sein des collèges. C'est-à-dire que ça change véritablement la donne !

Si on rentre dans les détails, on observe que plus de 70 % des chefs d’établissements soulignent spontanément que les parties prenantes se sont bien appropriées le plan. Ce plan est jugé vertueux, à la fois pour accroître les savoirs et pratiques des élèves, pour éduquer leur esprit critique à l'heure du numérique, et enfin pour lutter contre l'échec scolaire et réduire les inégalités. C'est exactement ce que nous souhaitions ! À la fois devenir une école entrée dans l'ère du numérique, qui ne l'ignore pas, qui outille ses élèves pour les rendre autonomes... mais aussi une école qui ce faisant forme l'esprit critique des élèves, et qui utilise le numérique pour lutter contre l'échec scolaire. La fracture numérique qui aurait pu se produire si l’on n'avait pas fait ce travail aurait évidemment creusé les inégalités.

Apprendre Cours Tablette Étudiant
Crédits : AndreyPopov/iStock/Thinkstock

On constate également que les banques de ressources pédagogiques ouvertes le 1er septembre dernier commencent à être prises en main par les enseignants encore plus rapidement que ce qu'on avait imaginé, ce qui nous rend quand même optimistes. Sur la banque numérique consacrée aux sciences, par exemple, il y a plus de 3 600 inscriptions d'enseignants par jour. 25 % des professeurs du cycle 4, c'est-à-dire de la cinquième à la troisième, sont déjà inscrits sur cette banque de ressources. C'est pour nous très important de leur offrir ces outils-là, qui sont innovants, qui permettent aux élèves d'aller plus loin dans les exercices proposés, de ne pas craindre l'erreur, etc. Je crois que c'est une dimension du plan numérique qu'il ne faut absolument pas sous-estimer parce que c'est ça qui en fera le succès.

Une étude de l’OCDE publiée en fin d’année dernière tendait plutôt à remettre en question l’efficacité des « plans numériques ». N’aurait-il pas été préférable de consacrer le milliard d’euros du plan numérique à d’autres moyens, plus efficaces, tel qu’une augmentation du nombre d’enseignants par exemple ?

L'étude à laquelle vous faites référence est très juste dans son diagnostic : mal utilisé, le numérique peut même être contreproductif. Mal utilisé, ça signifie un équipement qui serait une réponse exclusive. Il faut évidemment que les enseignants tirent tout le parti de ces outils, en étant formés, mais soient surtout acculturés d'une certaine façon à ce que signifie enseigner avec le numérique − c'est-à-dire l'utiliser au mieux pour faciliter l'apprentissage.

Je crois vraiment que l'apprentissage par l'erreur, c'est quelque chose d'absolument majeur. L'idée, c'est que se tromper ne soit plus une source de perte de confiance en soi pour l'élève (parce qu'on le fait face à un écran et pas aux trente paires d'yeux qui vous fixent) mais le chemin normal vers l'apprentissage et la compréhension. Or clairement, le numérique a un intérêt pour cela. Il renforce la confiance de l'élève, il rend l'apprentissage plus actif, il fait de l'élève un acteur de son apprentissage et donc il donne plus de possibilités de réussir.

Et puis par ailleurs le numérique, quand il est bien utilisé, c'est aussi pour l'enseignant une vraie aide au quotidien : pour évaluer les élèves, suivre leur progression dans le temps, etc. Ce sont des choses qui font gagner du temps aux professeurs et leur permettent de se concentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire la pédagogie.

Vous avez récemment accordé 25 millions d’euros supplémentaires pour les collèges ruraux. Maintenez-vous que le coût de votre plan sera limité à 1 milliard d’euros ?

Oui bien sûr, c'est l'objectif. Je crois que c'est déjà une somme conséquente. Ce qui est très intéressant, c'est dans la façon dont nous l'avons fait : en inscrivant ce milliard d'euros à la fois dans des crédits budgétaires et dans les crédits du Programme des investissements d'avenir. Pourquoi c'est très important ? Parce que d'une certaine façon, ça installe ce plan dans l'avenir. Il ne sera pas soumis aux aléas de telle ou telle alternance politique. Du coup, ça donne une perspective claire aux acteurs.

Comment s’assurer que les sommes en jeu ne profitent pas uniquement à certains grands acteurs du numérique, connus d’ailleurs pour payer très peu d’impôts en France (à l’image d’Apple par exemple) ?

Ce sont les départements qui font le choix des acteurs auxquels ils recourent. Aujourd'hui, il y a une diversité de choix... Chacun a des choses à faire valoir auprès des départements, et c'est aux départements d'estimer quels sont les outils les plus utiles pour les projets pédagogiques présentés.

Mais ça ne vous pose pas de problème que des départements achètent des tablettes à Apple, qui s'est fait épingler par la Commission européenne il y a quelques semaines pour des problèmes d'impôts non perçus ?

Il ne faut pas mélanger tous les sujets. Apple est un acteur industriel à part entière. Les départements sont libres de retenir ses offres s'ils les jugent les plus intéressantes.

Que répondez-vous à ceux qui s’insurgent contre votre accord de partenariat avec Microsoft, parlant notamment de collusion d’intérêts ?

Déjà, il faut être clair : c’est en novembre 2015 que le ministère a noué un accord avec Microsoft pour une période de 18 mois, lequel prévoit des actions qui, en résumé, sont liées à l'apprentissage du code, à l'expérimentation de solutions collaboratives, à l'intégration de ces solutions dans des environnements déjà pourvus d'outils Microsoft, des ateliers liés à la gestion de projets pour le numérique éducatif...

Jamais la moindre transaction financière n'a été prévue dans cet accord, qui n'est d'ailleurs pas exclusif. Il faut également savoir que dans l’éducation nationale, les usages sont très majoritairement tournés sur le logiciel libre et Microsoft représente un poids très faible.

Il ne s'oppose en rien à nos actions avec les acteurs du logiciel libre (puisque ce sont eux qui sont à l'origine de la contestation devant la justice). Au contraire, pour moi, il très important de favoriser des usages diversifiés. Il y a différentes solutions qui existent aujourd'hui, il faut en tirer pleinement parti. Ça veut dire qu'il faut des accords avec des acteurs diversifiés.

Nous sommes d’ailleurs en train de travailler à la création d'un observatoire national du logiciel libre éducatif. L'idée, c'est que dans cet observatoire, on puisse, avec les acteurs du logiciel libre, définir toutes les problématiques que nous devons traiter ensemble : la question de l'Open Access, du cloud, des services en mobilité, du référencement des services existants pour l’éducation, etc.

N’y a-t-il pas un danger pour les enfants ? Tout le monde sait que quelqu’un qui prend l’habitude d’utiliser certaines solutions va avoir tendance à y être dépendant par la suite...

À ce compte-là, ce risque se retrouve sur n'importe quelle solution ! C'est un peu comme si vous me disiez que le fait d'utiliser telle édition de manuel scolaire rende les enfants addicts à cette édition... L'idée, vraiment, avec ce plan numérique et la réforme des programmes, est d'acculturer les élèves, quels que soient les outils qu'ils utilisent, à une culture numérique qui est faite de diversité. Ce ne sont jamais que des outils. Ce n'est pas parce qu'on travaille avec Microsoft un jour qu'on travaillera avec Microsoft toujours, ce n'est pas vrai.

Avez-vous procédé à une étude d’impact (ou une quelconque analyse juridique ou économique) avant de prendre votre décision ?

Cet accord a été dûment préparé : nous avons fait le constat sur le terrain que de nombreux enseignants et établissements utilisaient les solutions collaboratives de Microsoft 365 [sic], notamment des solutions qu'ils achetaient ou auxquels ils souscrivaient en ligne à titre personnel. L’un des objectifs visés pour nous était d’encadrer ces démarches et d’accompagner les établissements dans des académies volontaires dans une meilleure interopérabilité avec les ENT [environnements numériques de travail, ndlr]. Ensuite, les axes de cette convention, proposés par Microsoft, nous ont semblé pertinents et utiles, de par leur connaissance de pratiques en matière d'e-éducation dans de très nombreux pays.

Fin 2014, différentes associations avaient lancé un l'appel en faveur de l’utilisation de formats ouverts au sein de l’Éducation nationale, afin de favoriser l’interopérabilité. Pourquoi n’y avez-vous donné aucune suite ?

C'est précisément ce que je vous disais sur l'observatoire du logiciel libre éducatif, il répond également à cela. Comment peut-on partager davantage, comment ouvrir les logiciels, les services et les ressources pour les diffuser davantage ? C’est le travail qui est mené en ce moment et qui associera plusieurs acteurs du libre.

Il y a quand même deux années qui se sont écoulées, ça paraît énorme...

On n'a pas attendu la lettre ouverte des acteurs que vous évoquez pour réfléchir sur ce sujet. Et surtout, on n'a pas attendu aujourd'hui pour travailler avec les acteurs du libre. Seulement, il faut bien comprendre qu'il y a une myriade d'acteurs du libre, et qu'eux-mêmes ne représentent pas forcément un tout uniforme et cohérent... On travaille avec beaucoup d'acteurs du libre et l'idée à laquelle on a abouti, c'est de les regrouper dans cet observatoire national.

Enfant Ordinateur Informatique
Crédits : Nadezhda1906/iStock/Thinkstock

Allez-vous dévoiler l’algorithme d’Admission Post-Bac, conformément au récent avis de la CADA ?

Oui, on a déjà communiqué l'algorithme. Notre Direction des affaires juridiques est en train de travailler sur la demande spécifique sur le code source, pour faire en sorte simplement que des données extrêmement personnelles (comme les données des étudiants) ne puissent pas être mises sur la place publique. Mais sinon à part ça il n'y a pas de problème, on va pouvoir le diffuser.

Il n'y a pourtant pas de données personnelles dans un algorithme ou un code source...

Non mais le code contient des informations qui peuvent être sensibles sur la structure de la base des données personnelles. Notre Direction des affaires juridiques est en train de répondre à la CADA là-dessus.

D'ici combien de temps peut-on espérer l’ouverture de ce document administratif ?

Dès que la Direction des affaires juridiques se sera mise d'accord avec la CADA, nous serons en mesure de répondre aux demandes individuelles comme nous l'avons déjà fait pour l'association « Droit des lycéens ».

L’année dernière, un rapport remis à François Hollande recommandait d’autoriser l’accès à Internet durant les examens universitaires. Quel est l’état de votre réflexion à ce sujet ?

Cette année, pour la première fois, des épreuves de médecine se sont déroulées sur tablette, mais avec accès uniquement à l’épreuve. Ça prouve que ça peut fonctionner.

Mais est-ce qu'il faut en faire une généralité ? Pas nécessairement. Ce que je constate, c'est que désormais, dans le nouveau diplôme national du brevet, vous aurez à un moment des élèves qui seront amenés à faire preuve de leurs capacités, en termes d'algorithmes, de programmation, etc. L'utilisation, à terme, de tablettes pour mener à bien des épreuves est donc tout à fait envisageable.

Constatez-vous des progrès en matière de cyber-violences scolaires depuis que le législateur a introduit, à la mi-2014, un nouveau délit de cyber-harcèlement ?

D'une manière générale sur le harcèlement, on constate, et c'est une bonne nouvelle, que depuis trois ans maintenant les chiffres sont à la baisse. Ce problème reste évidemment très grave, extrêmement préoccupant et je suis bien sûr toujours mobilisée sur ce sujet, mais la dernière étude HBSC publiée en 2016 montre qu'on est passé de 14 à 12 % du nombre de collégiens harcelés. C’est la première fois en vingt ans qu’une baisse est constatée dans cette étude internationale. Ça veut dire que la politique qui est conduite depuis quelques années porte ses fruits. Parce qu'on en parle de plus en plus, qu'on conduit de plus en plus d'actions qui mobilisent les élèves eux-mêmes, etc.

Sur le cyber-harcèlement, je crois beaucoup à tout ce qu'on met dans les programmes : développer l'esprit critique des élèves, l'éducation aux médias et à l'information et bien sûr l’ensemble des ressources en ligne sur notre site « www.nonauharcelement.education.gouv.fr », qui sont autant d'outils au service des enseignants.

L'idée, c'est que les élèves aient un autre rapport au web et cessent de le considérer comme une zone de non-droit. Le cyber-harcèlement sera d’ailleurs le thème de la deuxième journée contre le harcèlement, qui a lieu le 3 novembre prochain.

Considérez-vous que ce délit de cyber-harcèlement est utile ?

Le délit de cyber-harcèlement est très utile. Je rappelle souvent aux parents des victimes qu'ils peuvent porter plainte. Quand on sait que, comme le rappelait Catherine Blaya, professeure en sciences de l’éducation, au collège, 42 % des élèves interrogés sont victimes de cyber-violences et que le cyber-harcèlement touche 6 % des collégiens, oui, c'était important de porter comme on l'a fait la création par la loi d’un nouveau délit.

Certains sénateurs souhaitent durcir les peines encourues par les cyber-harceleurs. Y êtes-vous favorable ?

Le sujet, c'est davantage que les gens prennent conscience qu'ils peuvent porter ces affaires-là en justice et qu'ils utilisent ce droit plutôt que de durcir les peines. Je n'y suis pas hostile par principe, d'autant que le cyber-harcèlement peut avoir des conséquences allant parfois jusqu'au suicide de la victime, mais je pense qu'il faut déjà communiquer plus largement sur le fait que des peines existent.

Merci Najat Vallaud-Belkacem.

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Écrit par Xavier Berne

Tiens, en parlant de ça :

Sommaire de l'article

Introduction

Environ 25 % des collèges sont aujourd’hui dans le plan pour le numérique à l’école, bien loin des 40 % espérés il y a encore quelques mois. Comment expliquez-vous ce recul par rapport à vos ambitions ?

Ce décalage ne vient donc pas de réticences, sur le terrain, de la part des établissements scolaires ou des professeurs ?

Les trois jours de formation proposés aux professeurs l’année dernière ont pourtant paru bien peu aux yeux de certains...

Quels sont les premiers effets de votre plan sur le niveau des élèves ?

Une étude de l’OCDE publiée en fin d’année dernière tendait plutôt à remettre en question l’efficacité des « plans numériques ». N’aurait-il pas été préférable de consacrer le milliard d’euros du plan numérique à d’autres moyens, plus efficaces, tel qu’une augmentation du nombre d’enseignants par exemple ?

Vous avez récemment accordé 25 millions d’euros supplémentaires pour les collèges ruraux. Maintenez-vous que le coût de votre plan sera limité à 1 milliard d’euros ?

Comment s’assurer que les sommes en jeu ne profitent pas uniquement à certains grands acteurs du numérique, connus d’ailleurs pour payer très peu d’impôts en France (à l’image d’Apple par exemple) ?

Mais ça ne vous pose pas de problème que des départements achètent des tablettes à Apple, qui s'est fait épingler par la Commission européenne il y a quelques semaines pour des problèmes d'impôts non perçus ?

Que répondez-vous à ceux qui s’insurgent contre votre accord de partenariat avec Microsoft, parlant notamment de collusion d’intérêts ?

N’y a-t-il pas un danger pour les enfants ? Tout le monde sait que quelqu’un qui prend l’habitude d’utiliser certaines solutions va avoir tendance à y être dépendant par la suite...

Avez-vous procédé à une étude d’impact (ou une quelconque analyse juridique ou économique) avant de prendre votre décision ?

Fin 2014, différentes associations avaient lancé un l'appel en faveur de l’utilisation de formats ouverts au sein de l’Éducation nationale, afin de favoriser l’interopérabilité. Pourquoi n’y avez-vous donné aucune suite ?

Il y a quand même deux années qui se sont écoulées, ça paraît énorme...

Allez-vous dévoiler l’algorithme d’Admission Post-Bac, conformément au récent avis de la CADA ?

Il n'y a pourtant pas de données personnelles dans un algorithme ou un code source...

D'ici combien de temps peut-on espérer l’ouverture de ce document administratif ?

L’année dernière, un rapport remis à François Hollande recommandait d’autoriser l’accès à Internet durant les examens universitaires. Quel est l’état de votre réflexion à ce sujet ?

Constatez-vous des progrès en matière de cyber-violences scolaires depuis que le législateur a introduit, à la mi-2014, un nouveau délit de cyber-harcèlement ?

Considérez-vous que ce délit de cyber-harcèlement est utile ?

Certains sénateurs souhaitent durcir les peines encourues par les cyber-harceleurs. Y êtes-vous favorable ?

Le brief de ce matin n'est pas encore là

Partez acheter vos croissants
Et faites chauffer votre bouilloire,
Le brief arrive dans un instant,
Tout frais du matin, gardez espoir.

Commentaires (56)


Le 13/10/2016 à 07h 28



Il faut également savoir que dans l’éducation nationale, les usages sont très majoritairement tournés sur le logiciel libre et Microsoft représente un poids très faible.





Ha tiens c’est marrant ça. Moi qui installe les Windows et les Offices dans l’Education Nationale je dirais plutôt le contraire (J’ai installé 1 linux pour 1 enseignant dans ma carrière). Elle travaille où Madame ? Ho wait…


Le 13/10/2016 à 07h 31

Bravo pour l’entretien, intéressant même s’il convient ensuite de trier entre info et com’.


Le 13/10/2016 à 08h 23

Langue de bois de haut niveau sur toutes les réponses. On comprend mieux comment elle a pu monter aussi haut la (franco-)marocaine.



En tout cas j’ai bien aimé le ton des questions. Vous l’avez rencontré (physiquement ou par téléphone) ou alors vous avez envoyé les questions à un attaché de presse ?


Concernant les cyber-violences, je préfère les programmes anglo-saxons. En France, on parle de “harcèlement” et on catégorise les individus en agresseurs d’un côté et en victimes de l’autre. Au Royaume-uni, on parle de “bullying” qui veut plutôt dire “intimidation” et on fait des campagnes de prévention et d’explication de ce que sont ces phénomènes de violences sociales, de ce que sont ces situations qui poussent des individus (enfants, adultes) à rendre la vie impossible à d’autres.



D’ailleurs, j’ai parcouru le site « www.nonauharcelement.education.gouv.fr » et c’est, d’après moi, une vision  très prude et très intellectualisée du “harcèlement” scolaire. Franchement, j’ai l’impression que l’Éducation nationale est trop institutionnalisée pour réagir correctement avec des campagnes pragmatiques et qui engagent les gens dans un processus de remise en question.


Le 13/10/2016 à 08h 45

“La langue de bois est quelquefois appelée ironiquement la xyloglossie, du grec xylon, bois et glossos, langue. C’est un discours parlé ou écrit convenu, figé, incantatoire, délivrant un message coupé de la réalité, n’apportant aucune information nouvelle ou intentionnellement truqué, voire manipulatoire.”

Que les réponses soient convenues je te l’accorde, mais il y a un apport d’information, non truqué donc non ce n’est pas de la langue de bois. Tout au plus une communication bien préparée et lissée un peu trop.



Le 13/10/2016 à 08h 46

La championne de France de la langue de bois, qui a les dents qui rayent le parquet dès qu’elle bouge <img data-src=" />



Et qui répond à NextInpact à quelques mois des élections, alors qu’elle les méprise le reste du temps <img data-src=" />



Faut partir maintenant, vous avez tué la gauche française, et offert la place à une droite qui défend un programme d’extrême droite <img data-src=" />


Le 13/10/2016 à 08h 51







Najat Vallaud-Belkacem a écrit :



Je crois vraiment que l’apprentissage par l’erreur, c’est quelque chose d’absolument majeur.





:persifflage: oui on voit ça quotidiennement. :persifflage:



(j’aurais aussi pu citer Niels Bohr “Un expert c’est celui qui a fait toutes les erreurs qu’il est possible de faire dans un domaine restreint” )







Hugues1337 a écrit :



On comprend mieux comment elle a pu monter aussi haut la (franco-)marocaine.





venant d’un descendant d’immigré Franc, je trouve cela un peu rude…



Le 13/10/2016 à 09h 07







VilraleuR a écrit :



“La langue de bois est quelquefois appelée ironiquement la xyloglossie, du grec xylon, bois et glossos, langue. C’est un discours parlé ou écrit convenu, figé, incantatoire, délivrant un message coupé de la réalité, n’apportant aucune information nouvelle ou intentionnellement truqué, voire manipulatoire.”

Que les réponses soient convenues je te l’accorde, mais il y a un apport d’information, non truqué donc non ce n’est pas de la langue de bois. Tout au plus une communication bien préparée et lissée un peu trop.



Elle manipule les chiffres comme bon lui semble (de toute façon ce n’est pas en open-data <img data-src=" />&nbsp;), et si tu la pousses trop&nbsp;ce n’est de toute façon pas la faute du gouvernement mais de l’appétence des collectivités territoriales, etc.



Elle donne le ton dès la seconde question :



&nbsp;“Mais honnêtement, la plupart d’entre eux avaient conscience que c’était le sens de l’Histoire.”



<img data-src=" />



Bref. C’était intéressant mais comme le souligne Cartmaninpact ils (elle?) se préparent pour la prochaine élection…



« ce n’est de toute façon pas la faute du gouvernement mais de l’appétence des collectivités territoriales, etc. »



Désolé, la ministre ne dit pas ça, même si son discours résonne comme une défense. Elle dit seulement que les matériels informatiques sont choisis par les Collectivités locales.



Certes, le partenariat Éducation national-Microsoft est douteux (au moins est-il arbitraire et sans consensus), mais ce n’est pas une raison pour faire semblant de ne rien comprendre.


Z-os Abonné
Le 13/10/2016 à 09h 29



Non mais le code contient des informations qui peuvent être sensibles sur la structure de la base des données personnelles



Cela me donne l’impression que si la Cnil met son nez dedans maintenant elle trouverait quelque chose à reprocher <img data-src=" />


Le 13/10/2016 à 09h 35







Hugues1337 a écrit :



En tout cas j’ai bien aimé le ton des questions. Vous l’avez rencontré (physiquement ou par téléphone) ou alors vous avez envoyé les questions à un attaché de presse ?





C’était une interview téléphonique.



Le 13/10/2016 à 09h 36



De la cinquième jusqu’à la troisième, ce sont l’algorithmique et la programmation qui seront enseignés dans le cadre des cours de technologie et de mathématiques.





L’algo je veux bien, mais la prog…

Et surtout si on pouvait remettre les dictées en français et les problèmes en math ca serait bien aussi…



D’ailleurs pourquoi il n’y a plus de problème en math si c’est pour coller l’algo plus tard ! C’est quand même vachement pratique d’apprendre à réfléchir avec les problèmes, ca amène finalement à de … l’algo.



Bref, l’education nationale dans toute sa splendeur.


hansi Abonné
Le 13/10/2016 à 09h 46

Même gratuite, la prostitution reste la prostitution. Et en tant que VIP des GAFAM, accessoirement adoubée via les young leaders, Mme NVB fait son travail de sape avec un certain professionnalisme. Cela étant, il faudra m’expliquer comment une société commerciale peut vivre en faisant du bénévolat - histoire de me faire rire…

Mon conseil sera plus court. Parents : si votre gamin vient à la maison avec un devoir nécessitant un OS privateur de liberté, faite une fiche au professeur pour lui dire gentiment d’aller se faire foutre !

La règle devrait être que tout outil non multi-plateforme devrait être banni de fait. Il n’y a plus AUCUNE raison d’accepter aujourd’hui d’enrichir des GAFAM qui passent leur temps à nous épier, à nous tromper, et à nous voler.

Mme NVB n’a pas bien compris que les personnels ne sont pas des revendeurs informatiques. Certains ont peut-être des intérêts personnels à faire de la publicité gratuite, mais la grande majorité saura dire non à des outils qui transforment leurs élèves en produits dociles…

Enfin, s’imaginer que le numérique va sauver les élèves en difficulté est d’une stupidité complète. Le problème majeur que je constate surtout, c’est qu’à force d’être constamment sollicités par leurs portables, il y a une perte énorme d’attention et de mémorisation chez nos gamins. Comment voulez-vous vous concentrer sur vos devoirs ou vos leçons, quand votre smartphone passe son temps à vous solliciter pour du loisir sans lendemain ?

Et ce n’est pas en augmentant encore plus le nombre d’écran dans la journée qu’on va régler le problème !

Vivement que M. Asselineau et l’UPR fassent le ménage qui s’impose, parce qu’il faut quand même le reconnaître : ces gens font vraiment n’importe quoi avec le denier public ! Entre payer du personnel pour décharger les classes, et payer un impôt américain sur le sol français en entretenant la dépendance malsaine à l’oncle Sam, vous me pardonnerez de choisir la première solution !


Le 13/10/2016 à 09h 59







Z-os a écrit :



Cela me donne l’impression que si la Cnil met son nez dedans maintenant elle trouverait quelque chose à reprocher <img data-src=" />



&nbsp;

Yep, j’ai aussi tiqué sur ce truc…



OlivierJ Abonné
Le 13/10/2016 à 10h 08







VilraleuR a écrit :



Que les réponses soient convenues je te l’accorde, mais il y a un apport d’information, non truqué donc non ce n’est pas de la langue de bois. Tout au plus une communication bien préparée et lissée un peu trop.





Tout à fait, et on est assez grand pour se faire une idée ensuite (pas comme ceux qui se contentent de balancer des “langue de bois” et pire, c’est le degré zéro de la réflexion).







WereWindle a écrit :



venant d’un descendant d’immigré Franc, je trouve cela un peu rude…





Sa remarque est inepte, ses origines n’ont aucune pertinence dans le sujet.







joma74fr a écrit :



« ce n’est de toute façon pas la faute du gouvernement mais de l’appétence des collectivités territoriales, etc. »



Désolé, la ministre ne dit pas ça, même si son discours résonne comme une défense. Elle dit seulement que les matériels informatiques sont choisis par les Collectivités locales.



Certes, le partenariat Éducation national-Microsoft est douteux (au moins est-il arbitraire et sans consensus), mais ce n’est pas une raison pour faire semblant de ne rien comprendre.





<img data-src=" />



Le 13/10/2016 à 10h 10







hansi a écrit :



Même gratuite, la prostitution reste la prostitution.





Non, justement. Sans paiement d’aucune sorte (i.e. gratuit), on appelle ça juste coucher…







hansi a écrit :



Et en tant que VIP des GAFAM, accessoirement adoubée via les young leaders, Mme NVB fait son travail de sape avec un certain professionnalisme.





Source ?





hansi a écrit :



Cela étant, il faudra m’expliquer comment une société commerciale peut vivre en faisant du bénévolat - histoire de me faire rire…





En ne faisant pas que ça et en se rattrapant sur d’autres produits, marchés ou profils de clients (cf free mobile)





hansi a écrit :



Mon conseil sera plus court. Parents : si votre gamin vient à la maison avec un devoir nécessitant un OS privateur de liberté, faite une fiche au professeur pour lui dire gentiment d’aller se faire foutre !

La règle devrait être que tout outil non multi-plateforme devrait être banni de fait. Il n’y a plus AUCUNE raison d’accepter aujourd’hui d’enrichir des GAFAM qui passent leur temps à nous épier, à nous tromper, et à nous voler.





voila ! libre mais pas trop <img data-src=" />







hansi a écrit :



Enfin, s’imaginer que le numérique va sauver les élèves en difficulté est d’une stupidité complète.





c’est le contenu de la 5ème question de Xavier (entre autres)





hansi a écrit :



Le problème majeur que je constate surtout, c’est qu’à force d’être constamment sollicités par leurs portables, il y a une perte énorme d’attention et de mémorisation chez nos gamins. Comment voulez-vous vous concentrer sur vos devoirs ou vos leçons, quand votre smartphone passe son temps à vous solliciter pour du loisir sans lendemain ?

Et ce n’est pas en augmentant encore plus le nombre d’écran dans la journée qu’on va régler le problème !





C’est vrai mais quel rapport avec le sujet ? Il est question d’autoriser les smartphones en classe ou d’obliger les parents à en acheter un à leurs rejeton ?





hansi a écrit :



Vivement que M. Asselineau et l’UPR fassent le ménage qui s’impose, parce qu’il faut quand même le reconnaître : ces gens font vraiment n’importe quoi avec le denier public ! Entre payer du personnel pour décharger les classes, et payer un impôt américain sur le sol français en entretenant la dépendance malsaine à l’oncle Sam, vous me pardonnerez de choisir la première solution !





ah je comprends mieux tes positions <img data-src=" />

Allez M. Asselineau ! plus que 49,5% à convaincre pour faire plaisir à hansi <img data-src=" />



Le 13/10/2016 à 10h 20



on observe que plus de 70 % des chefs d’établissements soulignent spontanément que les parties prenantes se sont bien appropriées le plan





Chefs d’établissements des seuls collèges qui ont voulu participer au plan dès le début: oui les convaincus d’avant le plan sont souvent les convaincus d’après le plan <img data-src=" />


loser Abonné
Le 13/10/2016 à 10h 30

On lui a quand même posé 2 fois la question de la pertinence d’acheter chez Apple, qui pratique l’évasion fiscale, et les 2 fois elle a répondu a côté. C’est la définition même de la langue de bois.


OlivierJ Abonné
Le 13/10/2016 à 10h 42







WereWindle a écrit :



Source ?

[..]

ah je comprends mieux tes positions <img data-src=" />





Oui déjà j’ai tiqué avec la phrase plus haut dont tu as demandé la source (les seuls qui parlent de ce genre de chose ce sont les complotistes à la Asselineau ou gens du même marigot).



Le 13/10/2016 à 10h 55

Pourquoi toujours tout ramené a l’origine des gens? ca te fait quoi qu’elle vienne de X ou Y ? Elle est francaise POINT



Ton commentaire est juste raciste








CryoGen a écrit :



L’algo je veux bien, mais la prog…

Et surtout si on pouvait remettre les dictées en français et les problèmes en math ca serait bien aussi…



D’ailleurs pourquoi il n’y a plus de problème en math si c’est pour coller l’algo plus tard ! C’est quand même vachement pratique d’apprendre à réfléchir avec les problèmes, ca amène finalement à de … l’algo.



Bref, l’education nationale dans toute sa splendeur.





+1



Non à la théorie du typage <img data-src=" />



Le 13/10/2016 à 10h 59







Naneday a écrit :



Pourquoi toujours tout ramené a l’origine des gens? ca te fait quoi qu’elle vienne de X ou Y ? Elle est francaise POINT



Ton commentaire est juste raciste





Trop gros, passera pas.&nbsp;









Hugues1337 a écrit :



Trop gros, passera pas.





Si, ça passe.



Je me suis moi-même demandé si j’allais pas te faire la même réflexion, avant de me dire que cela ne servait à rien de relever ce genre d’idiotie.



Arkeen Abonné
Le 13/10/2016 à 11h 17

Damned, qu’est-ce que c’est creux, elle esquive toutes les vraies questions …

Sinon y’a que moi que ça choque qu’on apprenne le code aux gamins avant les multiplications ? o_O


Le 13/10/2016 à 11h 49

&nbsp;La même ici ! <img data-src=" />


Le 13/10/2016 à 11h 53

Heu bah oui étant donné que ce n’est pas le cas. <img data-src=" />&nbsp;



Ou alors j’ai raté quelque chose.


Le 13/10/2016 à 12h 49

Ce n’est pas le cas.







Najat Vallaud-Belkacem a écrit :



De la cinquième jusqu’à la troisième, ce sont l’algorithmique et la programmation qui seront enseignés dans le cadre des cours de technologie et de mathématiques.






OlivierJ Abonné
Le 13/10/2016 à 13h 16







Mithrill a écrit :



Ça ne joue peut-être pas sur ce sujet mais ce type de rappel est AMHA important !





Quand on est français avec des papiers français, on est reconnu par la France comme faisant partie de ses citoyens, on est français, point.







Mithrill a écrit :



Je ne suis pas pour qu’on laisse ce genre de personnes au pouvoir, pour moi elle n’à rien à faire là.&nbsp;

Lorqu’on représente les français on est français et pas marocain ni bi-nationaux il faut faire un choix !





N’importe quoi.

Qu’est-ce que ça peut te faire que le Maroc continue à la considérer comme étant marocaine.

Instruis-toi :http://www.maitre-eolas.fr/post/2011/07/02/Pour-en-finir-avec-la-binationalit%C3…





[…] D’entrée, posons un point essentiel : la binationalité, ça n’existe pas. Le mot est un abus de langage de pour désigner des personnes ayant deux nationalités ou plus (les cas de cumul au-delà de trois sont rares, mais théoriquement pas impossibles).



Donc il ne nous reste que la nationalité. Mais la nationalité, qu’est-ce donc ?C’est une notion juridique, d’apparition récente, mais qui s’inspire largement de la citoyenneté antique des cités grecques et latines.&nbsp;



La nationalité est donc un lien juridique et politique qui rattache un individu à un État souverain. C’est donc l’État souverain qui décide qui est un de ses nationaux. C’est sans doute l’expression la plus pure de sa souveraineté, car elle ne suppose pas l’accord d’un autre État. […]



&nbsp;





Mithrill a écrit :



c’est dommage qu’on aie une ministre aussi médiocre de plus pour l’éducation nationale… objectif officieux du nivellement par le bas : en progression.&nbsp;<img data-src=" />





Ben voyons.&nbsp;<img data-src=" />&nbsp;



Stoane Abonné
Le 13/10/2016 à 13h 42

Tes commentaires pue le racisme. Depuis quand on ne peut pas être français et marocain ?


Le 13/10/2016 à 13h 50

Elle est Française depuis qu’elle en a la nationalité…



Que tous les citoyens soient égaux en droit vient de la constitution, c’est ça que tu n’acceptes pas ?


Stoane Abonné
Le 13/10/2016 à 13h 55

Effectivement je me suis emporté pour le racisme, ce n’est pas exactement ce que j’avais en tête. Je m’en excuse.

&nbsp;

Tes commentaires puent tout court.


Le 13/10/2016 à 13h 59

T’as appris les multiplications en CP toi ?

Tu devais être sacrément bon dis donc.

Sinon mes gosses (CE2 et 5eme dans le publique) font des dictées et des problèmes.

Ça serait bien de parler de ce que vous savez et non de ce que vous croyez ….


Le 13/10/2016 à 14h 03

Les tables de multiplication, normalement c’est CE1&nbsp;/ CE2.


Le 13/10/2016 à 14h 04







Naneday a écrit :



Pourquoi toujours tout ramené a l’origine des gens? ca te fait quoi qu’elle vienne de X ou Y ? Elle est francaise POINT



Ton commentaire est juste raciste







Des binationaux pourraient s’offenser de ton commentaire ;)



Évidemment, je ne cautionne pas cette utilisation de la nationalité pour discriminer (ou encenser ) quelqu’un.



Le 13/10/2016 à 14h 08







VilraleuR a écrit :



Sinon mes gosses (CE2 et 5eme dans le publique) font des dictées et des problèmes.

Ça serait bien de parler de ce que vous savez et non de ce que vous croyez ….





Content pour tes gosses mais 2 de mes frangins (14 et15 ans d’écart avec moi <img data-src=" />) n’en ont pas fait… “Çà ne se fait plus” et “c’est interdit”.



Si çà a changé depuis tant mieux.



Et vu que tu parles de 5ème, j’espère que tu ne limites pas les problèmes à la géométrie (Pythagore etc.). On est bien d’accord qu’on parle de champs à clôturer ou de baignoire qui fuie ? (en cm1/cm2)









Najat a écrit :



Ça veut dire qu’il faut des accords avec des acteurs diversifiés.





Cela n’a rien à voir avec les acteurs. Rien n’empêche MS de faire du logiciel libre.



bakou Abonné
Le 13/10/2016 à 14h 44

[Hors Sujet ON] La nationalité de NVB n’a ici aucun lien avec le sujet.

&nbsp;De plus le commentaire de Hugues1337 est bien raciste puisqu’il met en avant le mot “marocain” en mettant des parenthèses sur “franco”

La question des bi-nationaux est un autre débat: peut-on être réellement fidèle à plusieurs nations? Quand on demande une nationalité, cela signifie-t-il qu’on abandonne son ancienne nationalité?

Je ne rentrerai pas dans le débat moi-même mais la double nationalité a toujours été source de débats. Question classique du débat: dans le cas d’un conflit armé, que doivent faire les bi-nationaux?

[Hors Sujet OFF]



Le souci de ce genre d’interview c’est que nous avons toujours droit à des chiffres non sourcés mais qui étonnamment sont toujours là pour montrer que tout marche.

&nbsp;


Le 13/10/2016 à 15h 06







CryoGen a écrit :



Content pour tes gosses mais 2 de mes frangins (14 et15 ans d’écart avec moi <img data-src=" />) n’en ont pas fait… “Çà ne se fait plus” et “c’est interdit”.



Si çà a changé depuis tant mieux.



Et vu que tu parles de 5ème, j’espère que tu ne limites pas les problèmes à la géométrie (Pythagore etc.). On est bien d’accord qu’on parle de champs à clôturer ou de baignoire qui fuie ? (en cm1/cm2)





Oui on parle bien de ce type d’énigmes, ou de part de gâteaux à partager, de trains et de voiture aussi …



OlivierJ Abonné
Le 13/10/2016 à 15h 13







Mithrill a écrit :



《 La nationalité est donc un lien juridique et politique qui rattache un individu à un État souverain 》



Et ça, je ne l’accepte pas.





<img data-src=" />



Deal with it, comme on dit chez les anglo-saxons.



OlivierJ Abonné
Le 13/10/2016 à 15h 16







CryoGen a écrit :



Des binationaux pourraient s’offenser de ton commentaire ;)



Évidemment, je ne cautionne pas cette utilisation de la nationalité pour discriminer (ou encenser ) quelqu’un.









bakou a écrit :



[Hors Sujet ON] La nationalité de NVB n’a ici aucun lien avec le sujet.

&nbsp;De plus le commentaire de Hugues1337 est bien raciste puisqu’il met en avant le mot “marocain” en mettant des parenthèses sur “franco”

La question des bi-nationaux est un autre débat: peut-on être réellement fidèle à plusieurs nations? Quand on demande une nationalité, cela signifie-t-il qu’on abandonne son ancienne nationalité?

Je ne rentrerai pas dans le débat moi-même mais la double nationalité a toujours été source de débats. Question classique du débat: dans le cas d’un conflit armé, que doivent faire les bi-nationaux?

[Hors Sujet OFF] &nbsp;





Le billet d’Eolas que j’ai indiqué (commentaire en page 3 sur on affiche 10 coms par page, avec un extrait) explique ce qu’est la nationalité, et que la bi-nationalité n’existe pas (ce n’est pas une caractéristique en tant que telle).



Le 13/10/2016 à 15h 38







OlivierJ a écrit :



Le billet d’Eolas que j’ai indiqué (commentaire en page 3 sur on affiche 10 coms par page, avec un extrait) explique ce qu’est la nationalité, et que la bi-nationalité n’existe pas (ce n’est pas une caractéristique en tant que telle).







N’existe pas au yeux de la loi ! Mais le fait d’avoir plusieurs nationalité existe bel et bien.



Le 13/10/2016 à 15h 41

Ok c’est bien. J’avais été franchement déçu de voir que ca avait été supprimé ! Heureux de voir que c’est de nouveau en place :)


OlivierJ Abonné
Le 13/10/2016 à 16h 04







CryoGen a écrit :



N’existe pas au yeux de la loi ! Mais le fait d’avoir plusieurs nationalité existe bel et bien.





Ben oui !

Je ne sais pas si tu as lu le billet d’Eolas, mais comme toujours on y apprend plein de choses.



Le 13/10/2016 à 16h 12







bakou a écrit :



dans le cas d’un conflit armé, que doivent faire les bi-nationaux?







Comme tout le monde: vendre du beurre au marché noir <img data-src=" />



Le 13/10/2016 à 17h 09







OlivierJ a écrit :



Le billet d’Eolas que j’ai indiqué (commentaire en page 3 sur on affiche 10 coms par page, avec un extrait) explique ce qu’est la nationalité, et que la bi-nationalité n’existe pas (ce n’est pas une caractéristique en tant que telle).





Si on pouvait éviter de prendre les dire du cuistre Eolas pour argent comptant. Le monsieur a une idéologie qui transpire de ses écrits et s’arrange toujours pour que ça aille dans son sens. :)



Le 13/10/2016 à 17h 10

Je ne te suis pas en fait.



Qu’aux yeux de la loi il n’existe pas de notion de bi-nationalité, n’enlève en rien le fait qu’il existe des gens ayant des origines de plusieurs pays (ou obtenu une nationalité supplémentaire par le droit).



Et donc il y a bien des franco-marocains, ou des malien-tchèque ou des australo-eskimo <img data-src=" />


Le 13/10/2016 à 17h 12







bakou a écrit :



[Hors Sujet ON] La nationalité de NVB n’a ici aucun lien avec le sujet.

&nbsp;De plus le commentaire de Hugues1337 est bien raciste puisqu’il met en avant le mot “marocain” en mettant des parenthèses sur “franco”

La question des bi-nationaux est un autre débat: peut-on être réellement fidèle à plusieurs nations? Quand on demande une nationalité, cela signifie-t-il qu’on abandonne son ancienne nationalité?

Je ne rentrerai pas dans le débat moi-même mais la double nationalité a toujours été source de débats. Question classique du débat: dans le cas d’un conflit armé, que doivent faire les bi-nationaux?

[Hors Sujet OFF]



Le souci de ce genre d’interview c’est que nous avons toujours droit à des chiffres non sourcés mais qui étonnamment sont toujours là pour montrer que tout marche.

&nbsp;



&nbsp;

Racisme comme tu y vas. Ce n’est qu’un fait. Si j’écris (franco-)allemand pour Cohn-Bendit tu vas aussi crier au racisme ? ;)

Passons, ce débat est stérile et comme il est de mon fait je souhaite qu’il s’arrête là maintenant. Si vous voulez continuer y’a les MP. Bisous à Xavier qui se retrouve avec 5 pages hors-sujet.



OlivierJ Abonné
Le 13/10/2016 à 18h 03







Hugues1337 a écrit :



Si on pouvait éviter de prendre les dire du cuistre Eolas pour argent comptant. Le monsieur a une idéologie qui transpire de ses écrits et s’arrange toujours pour que ça aille dans son sens. :)





Haha, Eolas un cuistre, on aura tout entendu. Sais-tu seulement ce qu’est un cuistre ?

Si seulement tu pouvais poster des commentaires qui dépassent un peu le niveau zéro, et le jour où tu posteras des explications aussi pédagogiques et intéressantes que ses billets (certains sont cités en cours de droit et parfois par des avocats réputés), on en reparlera. Que ses explications de droit ne te plaisent pas, ça ne m’étonne pas, vu ce qui transparaît de ton idéologie. Si tu veux le contredire, vas-y on peut commenter sur ses billets. J’aimerais bien voir ça tiens, on va rigoler.







CryoGen a écrit :



Je ne te suis pas en fait.



Qu’aux yeux de la loi il n’existe pas de notion de bi-nationalité, n’enlève en rien le fait qu’il existe des gens ayant des origines de plusieurs pays (ou obtenu une nationalité supplémentaire par le droit).



Et donc il y a bien des franco-marocains, ou des malien-tchèque ou des australo-eskimo <img data-src=" />





Là c’est moi qui ne te suis pas, j’avais répondu “ben oui”, ce qui était une approbation de ton commentaire.



Sinon,certains raisonnent comme si on décidait d’être “binational” et que c’était un statut officiel. Le fait est que quand un pays t’accorde sa nationalité, 1) tu n’as pas forcément de besoin pressant de renoncer à ta nationalité d’origine et 2) certains pays le permettent, certains pays le font d’autorité s’ils apprennent que tu en as pris une autre, et certains pays ne le permettent pas.



OlivierJ Abonné
Le 13/10/2016 à 18h 07







Hugues1337 a écrit :



&nbsp;

Racisme comme tu y vas. Ce n’est qu’un fait. Si j’écris (franco-)allemand pour Cohn-Bendit tu vas aussi crier au racisme ? ;)

Passons, ce débat est stérile et comme il est de mon fait je souhaite qu’il s’arrête là maintenant. Si vous voulez continuer y’a les MP. Bisous à Xavier qui se retrouve avec 5 pages hors-sujet.





Je vais en remettre une couche parce que je trouve inadmissible cette mauvaise foi, évidemment que transparaît une certaine xénophobie dans ton propos, sans parler du fait, comme ça a été dit plusieurs fois, que c’est hors sujet, et c’est toi qui a commencé. En plus c’était inepte sur le fond. On est libre de critiquer quelqu’un, mais avec des arguments pertinents.

Bye.



Le 14/10/2016 à 08h 40







OlivierJ a écrit :



Haha, Eolas un cuistre, on aura tout entendu. Sais-tu seulement ce qu’est un cuistre ?



Si seulement tu pouvais poster des commentaires qui dépassent un peu le niveau zéro, et le jour où tu posteras des explications aussi pédagogiques et intéressantes que ses billets (certains sont cités en cours de droit et parfois par des avocats réputés), on en reparlera. Que ses explications de droit ne te plaisent pas, ça ne m'étonne pas, vu ce qui transparaît de ton idéologie. Si tu veux le contredire, vas-y on peut commenter sur ses billets. J'aimerais bien voir ça tiens, on va rigoler.&nbsp;





&nbsp;

&nbsp;Au temps&nbsp;pour moi, c’est toi le cuistre avec tes attaques à deux balles. <img data-src=" />









OlivierJ a écrit :



Je vais en remettre une couche parce que je trouve inadmissible cette mauvaise foi, évidemment que transparaît une certaine xénophobie dans ton propos, sans parler du fait, comme ça a été dit plusieurs fois, que c’est hors sujet, et c’est toi qui a commencé. En plus c’était inepte sur le fond. On est libre de critiquer quelqu’un, mais avec des arguments pertinents.

Bye.





Oh oui, c’est inadmissible ! Mon pauvre chou.&nbsp;<img data-src=" />

Ta grille de lecture idéologique je m’en fous pas mal, t’imagines pas. <img data-src=" />



Le 14/10/2016 à 11h 08

Je tourne en permanence dans des collèges (environ 7 à 8 différents par semaine). Autant les postes sont sous Windows, autant je n’ai quasiment JAMAIS vu de postes équipés de la suite Office de MS, y a toujours du Libre/OpenOffice. C’est quoi tes bahuts??


Je résume ses réponses:




  • cette question me plaît pas, je vais répondre à la mienne

  • je ne veut pas aborder ce sujet, le mien est mieux, tiens.


Le 17/10/2016 à 07h 53

C’est marrant moi a chaque question j’ai réussit a résumer comme ça



réponse :“C’est en cours”

réponse :“Non”

réponse :“C’est un début il faut aussi tenir compte d’une formation continue”

réponse :“C’est un peu trop tôt”

réponse :“Bon diagnostique, bon elle ne répond pas vraiment a la question effectivement réponse :“oui”

réponse :“Ce n’est pas de ma juridiction, c’est pas mon rôle”

réponse :“L’un n’empêche pas l’autre”&nbsp;

&nbsp;…

Je pourrai continuer mais j’ai autre chose a faire.&nbsp;