#Le brief du 30 janvier 2026

Municipales de 2026 : la CNIL réactive son observatoire des élections

Vous avez certainement remarqué que les partis et figures politiques de votre ville multiplient les communications ces temps-ci. La cause n’est pas à chercher bien loin : les 15 et 22 mars 2026 se dérouleront les élections municipales en France. Il ne vous reste d’ailleurs que quelques jours pour vous inscrire sur les listes électorales si ce n’est pas fait.

À cette occasion, la CNIL réactive son observatoire (lancé pour la première fois en 2012) : « Ses missions sont de surveiller les pratiques de communication politique, de dialoguer avec les partis et candidats et d’informer les électeurs sur leurs droits ».

Lors des précédentes élections municipales de 2020, la Commission avait reçu « 3 948 signalements, dont 3 034 dès le 1er tour et 914 au 2e tour dans 329 communes, en majorité dans les grandes agglomérations ». 45 % des signalement concernaient des SMS, 36 % des appels téléphoniques, 12 % des emails, 5 % des courriers et enfin 1 % seulement pour des réseaux sociaux.

La CNIL annonce qu’elle « sera particulièrement attentive au respect des nouvelles règles applicables aux candidats, aux partis politiques et à leurs sous-traitants : les données doivent être collectées directement par le responsable de traitement auprès de la personne concernée ; la seule base légale admise est le consentement de la personne concernée ; le profilage utilisant des données sensibles est interdit ;
le ciblage des mineurs de moins de 17 ans est interdit
 ». Des ressources à destination des partis et candidats sont disponibles ici.

Pour les électeurs, une fiche pratique rappelle les droits et un formulaire permet de signaler à la CNIL des pratiques jugées interdites. La Commission examinera les signalements tout au long de la campagne afin de « réagir rapidement aux pratiques qui pourraient révéler une méconnaissance des règles applicables et, si nécessaire, de mener des contrôles ».

La CNIL parle bien de signalements, pas de plaintes : « un signalement vise à porter à la connaissance de la CNIL une pratique, non pas à traiter une situation individuelle. Ainsi, les personnes ne sont pas tenues informées des suites apportées à ce signalement, mais la CNIL pourra l’utiliser pour contacter le candidat concerné ou de décider de procéder à des investigations ». Un bilan sera proposée après les élections.

la surveillance des contenus politiques par l'ARCOM en temps d'élection selon Flock

En France, une autre autorité est chargée de surveiller les élections et plus particulièrement la pluralité politique : l’Arcom. Comme nous l’expliquions en 2024, elle ne voit qu’une partie du spectre – TV et radio – laissant de côté Internet et réseaux sociaux.

Apple s’offre Q.ai pour 1,6 milliard de dollars

Apple aurait-elle identifié le next big thing en matière d’interaction avec nos appareils électroniques ? L’entreprise, qui a annoncé jeudi soir des résultats financiers record, portés par les ventes d’iPhone 17, a discrètement annoncé l’acquisition de Q.ai, une startup israélienne dont les activités se concentrent sur la façon dont le machine learning peut faciliter la reconnaissance vocale dans des environnements difficiles.

D’après Reuters, qui relaie un communiqué d’Apple (non diffusé sur le site du groupe), Q.ai travaillerait également sur des aspects complémentaires de la reconnaissance vocale : la startup aurait ainsi déposé une demande de brevet portant sur une technologie d’analyse des micro-mouvements du visage à des fins de détection des mots prononcés, des émotions, du rythme cardiaque et d’autres indicateurs.

Q.ai promet une techno « magique » mais ne communique aucun détail

Si Q.ai était jusqu’ici absolument inconnue du grand public, le nom de son cofondateur éveillera peut-être quelques souvenirs chez certains : le CEO de Q.ai n’est autre que Aviad Maizels, dont la précédente entreprise, PrimeSense, a déjà été rachetée par Apple en 2013.

PrimeSense travaillait à l’époque sur la détection de mouvements et le mapping 3D via caméra. Sa technologie, qui a participé au développement de Face ID (apparue en 2017 avec l’iPhone X), équipait d’ailleurs la première génération du Kinect de Microsoft.

Reste à voir quelles sont les possibilités réelles de la technologie développée par Q.ai, et les intégrations possibles au sein de la gamme Apple. Q.ai « est une entreprise remarquable qui innove en proposant des méthodes nouvelles et créatives pour utiliser l’imagerie et l’apprentissage automatique », commente simplement Johny Srouji, vice-président en charge des technologies hardware chez Apple.

En attendant, la firme de Cupertino fait preuve d’une certaine conviction. Elle aurait en effet mis 1,6 milliard de dollars sur la table pour acquérir Q.ai et sa centaine d’employés, affirme Reuters, ce qui ferait de la startup la deuxième plus grosse acquisition de l’histoire d’Apple, derrière le rachat de Beats (3 milliards de dollars en 2014).