#Le brief du 23 décembre 2025

Le cofondateur de Mistral a participé à l’entrainement du modèle Llama de Meta sur LibGen

Médiapart souligne, dans un article publié ce lundi 22 décembre, la participation de Guillaume Lample, cofondateur de Mistral AI, dans l’utilisation de la librairie clandestine Libgen pour entrainer les modèles de Meta en 2022.

En janvier dernier, à l’occasion du procès opposant notamment l’auteur de science-fiction Richard Kadrey à Meta, des documents internes à l’entreprise confirmaient les soupçons de l’utilisation des livres stockés par Libgen pour entrainer les modèles Llama de Meta. Certains montraient d’ailleurs que le CEO Mark Zuckerberg avait donné son accord.

des nuages de données s'échappent des cheminées de petites maisons dessinées en rang d'oignon

L’enquête de Médiapart s’appuie sur des documents sortis un peu plus tard lors du procès. Ceux-ci montrent que Guillaume Lample, alors employé chez Meta, a participé activement aux discussions pour pousser les chercheurs de l’entreprise à utiliser allègrement la bibliothèque clandestine comme source d’entrainement pour les modèles. Alors que l’utilisation de LibGen ne fait pas consensus, Guillaume Lample aurait affirmé que « tout le monde utilise LibGen ».

Dans une autre conversation, une autre salariée lui a demandé si le service légal de Meta avait confirmé la possibilité d’utiliser les archives de LibGen ou si « on n’est pas juste en train d’essayer de ne pas trop poser de question ». Guillaume Lample répond qu’il n’a pas posé de question et que « c’est ce qu’OpenAI fait avec GPT3, ce que Google fait avec Palm, ce que DeepMind fait avec Chinchilla, donc on va le faire aussi ».

Guillaume Lample est maintenant responsable scientifique de Mistral AI, après avoir co-fondé l’entreprise d’IA générative française. Mistral AI, Meta et Guillaume Lample n’ont pas répondu aux diverses relances de Médiapart.

D’internet aux supermarchés : en 2025, les influenceurs se sont diversifiés

MrBeast qui vend du chocolat, Squeezie du kombucha, TiboInShape des barres protéinées : en 2025, les créateurs de contenus ont multiplié les lancements de marques, détaille une enquête du Figaro, suivant la voie tracée dès 2022 par MisterV (6,4 millions d’abonnés sur YouTube) avec ses « pizzas Delamama ».

En pratique, on retrouve régulièrement leurs produits dans les rayons alimentation des supermarchés. Mais on peut en voir aussi dans les librairies ou sous forme de concept stores, si l’on pense à l’Hôtel Mahfouf et à la maison Lena Editions de Lena Situations (11 millions d’abonnés cumulés), ou encore du côté des applications mobiles, si l’on se penche sur la plateforme Lyynk dédiée à la santé mentale et lancée par Miel Abitbol (800 000 abonnés sur Instagram).

un gros bras avec une couronne

Si tous les projets ne parviennent pas à se maintenir dans le temps, un écosystème complet se structure autour de ces nouvelles activités, rapporte le quotidien, ce qui se traduit par l’éclosion de projets entièrement dédiés à l’accompagnement des influenceurs dans ces nouvelles activités. 


Ainsi de la société Le Bon Moment cofondée par Kyan Khojandi (Bref) et Donatien Bozon (ancien directeur AR Studio chez Snapchat), ou de Banger Ventures, qui s’est associée à Squeezie pour le lancement de sa boisson Ciao Kombuch.


S’ils permettent des stratégies différentes de celles adoptées par les acteurs classiques de l’agroalimentaire, puisqu’ils bénéficient d’office de la visibilité que leur apportent leurs créateurs, ces nouveaux produits restent encore modestes à l’échelle des 250 milliards d’euros de chiffre d’affaires du secteur de la grande distribution.

Rachat de Warner : Larry Ellison s’engage pour soutenir Paramount

Engagé dans la course au rachat face à Netflix, Paramount n’a pas encore réussi à convaincre le conseil d’administration de Warner Bros. Discovery, en dépit d’une offre à 30 dollars par action. À défaut de pouvoir rehausser son offre, déjà largement mieux-disante que celle de Netflix, le groupe dirigé par David Ellison a dégainé lundi une nouvelle carte : Larry Ellison, père du précédent et fondateur d’Oracle, accepte de s’engager personnellement à hauteur de 40,4 milliards de dollars dans l’aventure.

« Larry Ellison a accepté de fournir une garantie personnelle irrévocable de 40,4 milliards de dollars pour le financement en fonds propres de l’offre et pour toute réclamation en dommages et intérêts contre Paramount », précise le groupe dans un communiqué. Le trust Ellison (la structure qui gère les intérêts du milliardaire et d’une partie de sa famille) s’engage dans le même temps à maintenir la surface financière nécessaire à la couverture de cette promesse.

Netflix et Paramount se disputent la possibilité d’acquérir les studios Warner

Paramount propose par ailleurs d’assouplir un certain nombre des termes financiers de l’acquisition, et fait passer de 5 milliards à 5,8 milliards de dollars l’enveloppe de compensation prévue en cas d’échec de la transaction à l’étape réglementaire.

Cet assaut de garanties (dont Paramount souligne qu’elles n’avaient pas été réclamées par Warner) suffira-t-il à faire pencher la balance ?

En attendant le dénouement, il constitue un nouveau rebondissement dans ce qui s’annonçait au départ comme une opération réglée : début décembre, Netflix avait en effet annoncé la signature d’un accord en vue de réaliser l’acquisition de la branche studios du groupe Warner Bros. Discovery. Le conglomérat Paramount a cependant très vite laissé entendre qu’il était lui aussi sur les rangs, jusqu’à proposer, le 8 décembre dernier, cette contre-offre, désormais associée à de nouvelles garanties.