Comme prévu, la version Firefox 147 apporte notamment le support de WebGPU aux Mac équipés de puces Apple Silicon, signalent les release notes publiées mardi par Mozilla.
Firefox 147 est aussi compatible sous Linux avec la spécification XDG Base Directory (XDG pour « Cross-Desktop Group »), mise en place par Freedesktop pour faciliter le fait de retrouver où certains fichiers doivent se trouver. Elle définit un ou plusieurs répertoires de base où les fichiers doivent être localisés.
En nouveauté un peu plus visible pour l'utilisateur lambda, une option apparait dans le navigateur pour permettre à une fenêtre de lecture en incrustation d'image de s'ouvrir automatiquement quand une vidéo est en cours de lecture dans un onglet et qu'on passe cet onglet en arrière-plan :
La nouvelle version comprend aussi une amélioration des performances pour les vidéos avec les GPU AMD et la prise en charge de Safe Browsing V5.
Comme nous l'expliquions fin 2025, une vue partagée pour afficher deux sites côte à côte est en phase de test dans Firefox mais Firefox147 ne l'intègre pas encore officiellement.
Firefox 147 : WebGPU sur Apple Silicon et support de la spécification XDG Base Directory
Meta indique avoir passé des accords avec trois spécialistes de l’énergie nucléaire, Vistra, TerraPower (fondée par Bill Gates) et Oklo, pour s’assurer l’accès à plusieurs centrales nucléaires et développer la recherche dans de « nouvelles technologies nucléaires ».
Après avoir annoncé plusieurs autres projets dans le nucléaire depuis le début de la course à l’intelligence artificielle, l’entreprise se félicite de devenir « le plus gros acheteur d’énergie nucléaire de l’histoire américaine ».
Dans un communiqué, Meta promet que ces accords permettront la création de « 6,6 GW d’énergie propre neuve ou existante d’ici 2035 », et que cela créera « des milliers d’emplois de construction et des centaines d’emplois opérationnels de long terme ».
Pour ses entreprises partenaires, l’accord prévoit notamment que TerraPower livre deux nouveaux réacteurs « Natrium », capables de produire jusqu’à 690 MW d’électricité, d’ici 2032. Il permet aussi à Meta de compter sur l’énergie produite par six autres unités Natrium, conjointement capables de produire jusqu’à 2,1 GW, et livrables pour 2035.
Du côté d’Oklo, Meta finance la création d’un « campus dédié aux technologies nucléaires de pointe », qui doit être mis en service d’ici 2030 pour produire jusqu’à 1,2 GW d’énergie. Chez Vistra, enfin, Meta s’assure un approvisionnement à hauteur de 2,1 GW d’énergie depuis plusieurs centrales préexistantes, auxquels il faudra ajouter 433 MW à partir de 2030.
Ces différents partenariats doivent notamment alimenter en énergie le supercalculateur Prometheus, que Meta a installé à New Albany, dans l’Ohio.
Comme son nom mythologique le laisse deviner, Prometheus est un de ces projets colossaux d’infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle et annoncés depuis quelques années aux États-Unis, aux côtés d’Hyperion (Meta), Colossus (xAI) ou encore Stargate (OpenAI). C'est notamment pour soutenir leur expansion que le gouvernement des États-Unis soutient l'expansion du secteur de son « beau charbon propre », comme le qualifie Donald Trump (au mépris de la réalité scientifique), mais aussi celui du nucléaire.
Un consortium d'acteurs privés travaille à la création d'un datacenter IA de grande envergure qui prendrait place à proximité immédiate de la ville centre, sur le parking de l'actuel Parc des expositions. Le projet serait dimensionné pour un raccordement électrique de l'ordre de 380 MW, et viserait l'équivalent de 250 MW de puissance de calcul utile.
C'est Pierre Hurmic, maire écologiste de Bordeaux, qui a vendu la mèche le 7 janvier dernier, lors de la présentation de ses vœux au monde économique, par l'entremise du Medef Gironde. « On parle de milliards d'euros », a souligné l'édile, cité par Placéco. À ce stade, l'identité des porteurs de projet est encore confidentielle.
De premières précisions émergent le 10 janvier, dans les colonnes de Rue89 Bordeaux : le média révèle que le projet est porté par NFU (Nouvelles Fonctions Urbaines), un promoteur immobilier basé à Bordeaux, et cofondé en 2022 par Vincent Feltesse, ancien président de Bordeaux Métropole, avec le soutien financier d'Osae Partners, un fonds lui aussi spécialisé dans l'immobilier.
NFU a notamment piloté le volet immobilier de BX1, le datacenter bordelais (plus exactement situé à Bruges, dans la métropole) d'Equinix, où aboutit le câble transatlantique Amitié, mis en service en 2023.
NFU était par ailleurs engagé avec Equinix autour d'un deuxième datacenter girondin, BX2. Ce dernier avait vocation à prendre place à proximité du Parc des expositions de Bordeaux, et sa construction devait intervenir en parallèle de celle d'un centre nautique porté par la commune de Bruges, qui aurait servi de débouché à la chaleur fatale émise par les équipements informatiques. Le projet de centre nautique a cependant été abandonné pour des raisons budgétaires par la ville de Bruges...
Le Parc des expositions de Bordeaux s'étend le long du lac - Beam33000, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons
... et BX2 semble avoir été sorti du viseur, au profit d'une infrastructure de calcul nettement plus ambitieuse, baptisée BXIA. Mardi matin, les porteurs de projet sont sortis officiellement du bois, en révélant à Sud Ouest les grandes lignes de leur montage : trois milliards d'euros d'investissements sur dix ans, un an de travaux préparatoires en coulisse, et un modèle de type colocation, qui permettrait donc d'accueillir tous les acteurs intéressés par cette puissance de calcul d'une envergure sans précédent sur la façade Atlantique.
À Sud Ouest, le duo NFU Osaé déclare disposer de « deux ans de fonds propres » pour acheter le foncier nécessaire à Bordeaux Métropole et lancer les premières phases de construction, avec un objectif de mise en service de la première tranche à horizon 2028. Quid de la suite ? Les porteurs affirment qu'ils croient en « un supercalculateur souverain » mais devront trouver des fonds extérieurs.
À l'échelle locale, la ville de Bordeaux, où Pierre Hurmic vient d'annoncer qu'il était candidat à sa réélection, aurait déjà donné son accord, et les élus de Bordeaux Métropole sont censés étudier le 30 janvier prochain la cession du foncier. D'après Placéco, la demande de raccordement à RTE aurait déjà été faite.
BXIA : Bordeaux se prépare à accueillir un datacenter IA à plusieurs milliards d’euros
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