Surveillance et non modération : le baby-sitting aussi implique des risques numériques
Le 05 mars à 10h18
2 min
Société numérique
Société
Elles s’appellent Baby Sittor, Babysits, ou beaucoup plus généralement Leboncoin : ces plateformes permettent aux baby-sitters d’entrer en contact avec des familles qui cherchent à faire garder leurs enfants, mais elles ne protègent en rien des abus.
Alors que l’emploi de garde d’enfant est plébiscité par les étudiants (sur les 40 % de ceux qui travaillent, 18 % se tournent vers le baby-sitting), ces derniers, plus généralement des jeunes femmes, se retrouvent quelquefois en situation de vulnérabilité, notamment numérique.
Sur Babysitor et Babysits, nombreuses sont les annonces qui proposent des salaires inférieurs au smic horaire (12,02 euros bruts, 9,52 euros net), relève Le Monde. Les plateformes se placent en simple intermédiaire : il revient donc aux familles et à leurs employés de négocier les tarifs.
Sur Leboncoin, des étudiantes témoignent recevoir des propositions déplacées, « pour être escort ou faire des "massages" ». Testant le système de modération de la plateforme, Le Monde constate que Leboncoin n’a répondu à l’alerte émise qu’une fois son service de presse contacté.
Pour Mathilde Léonard, conseillère sur les questions d’enseignement supérieur à la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles, ces plateformes devraient faire plus pour protéger leurs utilisatrices des violences sexistes et sexuelles.
En dehors des plateformes qui leur permettent de trouver leurs missions, les baby-sitters se retrouvent par ailleurs confrontés à un autre type de risque numérique : la surveillance. Auprès du quotidien, une étudiante de 27 ans indique par exemple avoir reçu un texto lui demandant de ne pas utiliser un plaid qu’elle avait mis sur ses genoux. Ses employeurs avaient installé une caméra dans le salon.
Le 05 mars à 10h18
Commentaires (6)
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Abonnez-vousLe 5 mars à 16h06
Je ne pense pas que ces abus soient dus au numérique. Tout au plus, il en reprend certains qui existaient bien avant (par contre pour le volume, cela doit bien les augmenter).
Le 5 mars à 17h21
Plus sérieusement, pour le volume, je ne pense pas que le numérique l'augmente tellement : c'est la demande qui fait le volume.
Le 6 mars à 09h13
Le 6 mars à 09h46
Le 1er avril à 12h35
Le 6 mars à 10h30
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