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Le Sénat augmente la fiscalité des géants du numérique

Le 02 décembre à 12h27

Pendant l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2026, le Sénat a adopté le 29 novembre deux amendements ajoutant une nouvelle contribution à la taxe sur les services numériques et une nouvelle taxe exceptionnelle.


Déposé par le sénateur centriste Daniel Fargeot, le premier complète la taxe sur les services numériques en y intégrant les « revenus de la publicité ciblée diffusée en France » et les « recettes tirées de la valorisation des données des utilisateurs français, y compris lorsqu’elles ne relèvent pas directement de la publicité ». 


But affiché : s’assurer que la taxe sur les services numériques vise clairement les « entreprises exploitant un service de réseau social en ligne », et pas seulement les services d’intermédiation.

S’ils ont rejeté les amendements qui rehaussaient le taux et le seuil de cette taxe, les sénateurs ont en revanche adopté un amendement reprenant l’idée de « fair share », c’est-à-dire une contribution visant les acteurs qui prennent l’essentiel du trafic internet.

Auteur de la proposition, le sénateur Damien Michallet (LR) y souligne que 5 acteurs (Netflix, l’hébergeur Akamai, Google, Meta et Amazon) génèrent près de 47 % du trafic internet, « dont certains vendent leurs contenus en France en hors taxe ».

Le texte crée une taxe de 1 % du chiffre d’affaires national HT des « entreprises du secteur des services numériques (…) qui utilisent directement ou indirectement les infrastructures numériques situées sur le territoire national et qui réalisent un chiffre d’affaires mondial consolidé supérieur à 750 millions d’euros et un chiffre d’affaire en France supérieur à 50 millions d’euros au titre des services numériques ».

Les recettes associées doivent contribuer au financement des infrastructures, une demande historique de l’industrie des télécoms. Le ministre de l'Économie Roland Lescure a souligné que ces sujets nécessitaient d’être travaillés au niveau européen.

Le 02 décembre à 12h27

Commentaires (10)

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5 acteurs (Netflix, l’hébergeur Akamai, Google, Meta et Amazon) génèrent près de 47 % du trafic internet, « dont certains vendent leurs contenus en France en hors taxe ».
Et moi qui croyais naïvement que c'étaient les abonnés des opérateurs français qui demandaient ce trafic et qui en étaient donc à l'origine !
Ces mêmes abonnés qui payaient un abonnement à leur opérateur pour cela et de la TVA sur cet abonnement.

Quant à la vente en hors taxe, je ne vois pas à quoi ils font allusion. Si quelqu'un peut m'éclairer.
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Quant à la vente en hors taxe, je ne vois pas à quoi ils font allusion. Si quelqu'un peut m'éclairer.
💡

Voilà.

Blague à part, est-ce qu'ils évoquent les transactions B2B sur lesquelles les entreprises récupèrent généralement la TVA ?
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J'ai pensé à ça moi aussi, mais c'est une connerie de penser cela parce que dans une chaîne où chacun ajoute de la valeur, la valeur ajoutée ne doit être imposée qu'une fois et c'est ce qui explique le remboursement à tous les intermédiaires sauf au dernier qui récupère la TVA pour l'État auprès du consommateur, cette TVA étant appliquée au prix de vente.

J'espère que les sénateurs connaissent cela, s'ils n'ont pas ce minimum de compétence, autant qu'ils démissionnent.
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J'espère que les sénateurs connaissent cela, s'ils n'ont pas ce minimum de compétence, autant qu'ils démissionnent.
Vu la haute voltige des débats budgétaires du moment, je pense que la question est réthorique :transpi:
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et on va retomber dans le debat que l'on a deja eu entre youtube et free, youtube vend un service de VOD et free vend de la bande passante/données, qui doit payer?
le choix des sénateurs est d'imposer une taxation de 1% du CA national, encore faut-il que celui-ci soit consolidé et pas "masquer" par des montages financiers
quid de spaceX ? qui permet de passer par l'espace et non les infrastructure au sol?
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Du coup cette taxe (la 2e évoquée dans l'article) va aussi toucher OVH, non ?
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Le texte crée une taxe de 1 % du chiffre d’affaires national HT des « entreprises du secteur des services numériques (…) qui utilisent directement ou indirectement les infrastructures
Créer une taxe sur le CA parce qu'elles utilisent une infrastructure.
Hmm... c'est étrange comme concept.

Et personne pour s'attaquer au fond du problème: le dumping fiscal entre pays de l'UE ? Non ?
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Ce n'est pas du dumping fiscal, c'est de l'aide au développement :non:
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Et personne pour s'attaquer au fond du problème: le dumping fiscal entre pays de l'UE ? Non ?
Qui doit s'attaquer au fond du problème ?

La fiscalité directe n'est pas de la compétence de l'UE, à ma connaissance (et c'est ça qui permet à des multinationales de profiter d'une fiscalité avantageuse dans certains États membres). Elle peut juste harmoniser les règles fiscales indirectes relatives à l'échange de biens ou de services au sein du marché unique.
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Le ministre de l'Économie Roland Lescure a souligné que ces sujets nécessitaient d’être travaillés au niveau européen.
C'est génial cette phrase, ça fonctionne avec tout ! :-D

Surtout quand ce n'est clairement pas la priorité de l'UE...

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