Jeux vidéo : Nacon, filiale de Bigben, sollicite un redressement judiciaire
Le 26 février à 11h21
3 min
Économie
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L’éditeur de jeux vidéo et accessoiriste français Nacon s’est déclaré mercredi en cessation de paiement. Il demande formellement à se placer sous la protection du tribunal de commerce de Lille, dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire. Nacon et sa maison-mère, Bigben Interactive faisaient déjà l’objet d’une suspension de cours en bourse depuis le 20 février dernier, en raison des difficultés financières reconnues publiquement par les deux entreprises.
Ces dernières semblent placer Nacon dans une impasse, comme le décrit l’éditeur dans un communiqué (PDF) :
« À ce jour, la Société fait état d’actifs disponibles ne lui permettant pas de faire face à son passif exigible. Dans ce contexte, la Société va, dès aujourd’hui, procéder à une déclaration de cessation des paiements auprès du Tribunal et solliciter l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. L’objectif de cette procédure est d’évaluer toutes les solutions permettant, dans les meilleures conditions, de pérenniser l’activité de la Société, protéger les salariés et maintenir les emplois tout en renégociant avec ses créanciers dans un cadre serein et apaisé. »
Constitué en 2019 en tant que filiale autonome de BigBen Interactive, Nacon regroupe pour mémoire plusieurs studios de production, parmi lesquels Big Ant Studios, Passtech Games, Daedalic Entertainment et l’un des vétérans français du secteur, Cyanide (racheté par BigBen en 2018). L’entité, qui comptait 813 salariés au 30 décembre dernier, a réalisé 168 millions d’euros de chiffre d’affaires sur son exercice 2024 – 2025 clos au 31 mars dernier, avec un résultat net légèrement négatif mais un EBITDA de 59,6 millions d’euros, qui témoigne d’une activité structurellement saine sur le plan financier.
Nacon semble ici la victime indirecte des déconvenues de sa maison mère, BigBen Interactive. Cette dernière a alerté le 17 février dernier (PDF) les marchés du refus de son pool bancaire d’aménager les modalités du remboursement partiel attendu sur une dette de 43 millions d’euros émise sous forme d’obligations.
L’avenir des studios réunis sous la casquette Nacon dépend donc de la façon dont le tribunal de Lille va restructurer, ou non, la dette de BigBen Interactive.
Le 26 février à 11h21
Commentaires (3)
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Abonnez-vousModifié le 26/02/2026 à 12h21
Et d'ailleurs, j'apprends aussi que Rogue Factor est une division de Cyanide.
Espérons qu'ils ne morflent pas trop
Le 26/02/2026 à 16h30
Le 26/02/2026 à 17h04
La maison mère aurait juste à dire, qu'elle envisageait de faire de l'IA et hop le financement aurait trouvé au triple...
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