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Cyberattaque à l’hôpital de Pontarlier : retour au papier pour plusieurs semaines

Le 20 octobre 2025 à 08h44

Ce week-end, le Centre hospitalier intercommunal de Haute-Comté à Pontarlier a été victime d’une cyberattaque de type cryptolocker, « ayant conduit au chiffrement d’une partie de ses données informatiques », explique l’hôpital dans un communiqué obtenu par Ici Besançon.

Rapidement, les services informatiques ont été coupés et l’hôpital a prévenu l’Agence du Numérique en Santé (ANS), l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). Il a aussi déposé plainte.

Selon l’Est Républicain, les services de l’hôpital ont détecté des anomalies à 1h45 du matin dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 octobre, puis ils ont trouvé un message expliquant que les données de l’hôpital étaient chiffrées avec une demande de rançon.

Lors d’une conférence de presse dimanche soir et à laquelle a assisté l’Est Républicain, le directeur du centre hospitalier, Thierry Gamond Rius, a affirmé : « on peut considérer que la situation est sous contrôle. Difficile, mais sous contrôle et surtout transparente pour les patients ».

« On revient au fonctionnement papier pour les prescriptions des patients, pour les commandes, la gestion, etc. Ce dimanche matin, nous avons fait le tour des services, afin de voir si tout était bien mis en œuvre », a-t-il quand même ajouté. Mais aucun patient ne sera transféré ailleurs et le directeur prévoit de garder la même activité opératoire.

« Les serveurs sont compromis, il faut repartir sur une infrastructure vierge », explique-t-il encore, estimant en avoir pour plusieurs semaines.

Un numéro vert pour les patients du centre hospitalier a été mis en place : 0 805 090 125.

Le 20 octobre 2025 à 08h44

Commentaires (14)

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Poke à tous les commanditaires de projet qui disent "non, faites tout en 100% numérique, on ne veut même pas penser à un process manuel".

Bien je constate encore une fois que les vieux de la vieille peuvent continuer à travailler malgré des aléas de haute technologie: perturbation électrique, panne réseau, toner vide, … piratage.

Bravo à tous ceux qui ont imaginé et travaillent en mode dégradé!
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Un responsable qualité ayant vécu cela dans son hôpital, m'a dit que pour s'en sortir ils ont fait des binômes : un jeune qui statiquement ne sait pas faire avec le papier, et un expérimenté qui statiquement s'en souvient.
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"statiquement "? J'imagine que tu souhaitais parler de statistiques, et pas de mouvement ?
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Oui je parle de statistiques dans ce cas.

A la fin de l'incident, les responsables imaginaient faire du retour au papier un exercice "régulier".
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De mémoire, les textes réglementaires demande à ce que les services puissent travailler en mode dégradé.
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Exactement !
Il faut normalement un PCA (Plan de Continuité de l'Activité) et un PRA (Plan de Reprise de l'Activité).
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Et le tester régulièrement, comme tout mécanisme de sécurité et de reprise d'activité :D
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Penser la résilience, une forme de défense en profondeur, n'a rien à voir avec l'âge.
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On a beau dire mais lire ça fait quand même plaisir. Il y a quelques temps, ça aurait été tout le monde qui court pour transférer tout l'hôpital ailleurs.
Maintenant, on a des moitiés d'attaques sur le SI car de bons réflexes ont été pris et on a un switch au papier qui se fait dans une douleur contenue. On avance un peu, ouf
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Un PRA peut se faire avec du papier, si c'est dans les procédures, ça pose pas de souci :transpi:
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Bravo à l'hôpital, courage au personnel qui va devoir absorber cette surcharge, et tous mes espoirs aux patients pour qu'ils ne souffrent pas d'erreurs ou de trop de nuisances face à la perte ou un mélange de données.

Il y a eu une simulation le 18 septembre, donc l'entrainement n'était pas ancien. Cela dit, j'espère que le protocole a pu se mettre en place sans rajouter des problèmes au problème, car il y a toujours une différence entre la théorie, les entrainements, et la réalité.

Enfin, il convient aussi de s'inquiéter, au-delà du chiffrement des données, de l'ancienneté de la persistance des attaquants dans le système informatique, ainsi que de la potentielle exfiltration de ces données valorisables.
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On n'en sait pas plus sur la faille qui a permis la cyber-attaque ? PEBKAC, admin/admin ?
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Il faut espérer qu'il y avait des sauvegardes ...
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et quelles ne soient pas cryptés aussi