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Avec son Private AI Compute, Google copie le cloud privé d’Apple pour l’IA

Le 12 novembre à 16h20

En 2024, Apple présentait son Private Cloud Compute. L’idée était de ne déporter dans le cloud que les requêtes LLM les plus complexes (les autres fonctionnant en local) pour les exécuter dans un environnement dédié, fonctionnant sur des puces maison et bardé de protections pour que les échanges soient privés. Apple avait décrit les grandes lignes de sa sécurité.

Ce 11 novembre, Google a annoncé un programme similaire, nommé Private AI Compute. Un nom calqué sur celui d’Apple qui renvoie à des caractéristiques pratiquement identiques (pdf) : utilisation des puces TPU maison, enclave sécurisée équivalente à celle des téléphones (Titanium Intelligence Enclaves), préservation de la confidentialité des échanges, utilisation des mêmes modèles (Gemini), etc.

Le discours est lui aussi le même : aujourd’hui, de nombreuses opérations sont réalisées localement, mais la puissance manque rapidement quand la requête devient plus complexe. Puisqu’une exécution entièrement locale n’est pas possible, autant envoyer les requêtes dans un « espace sécurisé et fortifié », « tout en veillant à ce que vos données personnelles restent privées et ne soient accessibles à personne d’autre, pas même à Google », promet l’entreprise.

Le fait de lancer une telle initiative va cependant plus loin que de reprendre l’idée d’Apple : en l’adoptant, Google valide la démarche de l’entreprise de Cupertino, alors même que celle-ci semble pour l’instant très en retard. Certaines rumeurs récentes ont évoqué des réunions entre Apple et Google, afin que la première utilise les LLM de la seconde. Le résultat serait alors équivalent côté utilisateur : des modèles Gemini et une architecture très similaire, avec chiffrement et couches multiples de protection.

Le Private AI Compute de Google est déjà actif. Magic Cue, responsable des suggestions contextuelles sur la gamme Pixel 10, l’utilise par exemple. Même chose pour Recorder, dont le résumé des transcriptions peut être appliqué à un plus grand nombre de langues. Gemini Nano reste utilisé pour les opérations locales, mais à la manière d’Apple l’année dernière, Google ne dit pas précisément comment la bascule s’opère.

Le 12 novembre à 16h20

Commentaires (4)

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Apple comme Google, ces promesses sont vérifiables ou on le saura à la prochaine fuite de données ?
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"Titanium "
QUI SE SOUVIENT ? Ce mot me rappelle les horribles CPU de chez Intel, et on ne doit plus utiliser cela ^^
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Les processeurs Intel était des Itanium (https://fr.wikipedia.org/wiki/Itanium), sans le T initial.
Titanium, c'est le mot anglais pour dire titane, métal aux caractéristiques très intéressante, mais assez cher et difficile à travailler.
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Si t'as un jour eu un Itanium entre les mains, chapeau, c'était des processeurs 64bits pour des machines pas communes, notamment chez HP, concurrentes des Sparcs d'IBM pour des machines dans le monde de la finance notamment.

En dehors de ça, je ne vois pas du tout en quoi les Itanium t'ont fait du mal.

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