Projet européen Trex : des supercalculateurs pour « percer les secrets de la matière »
2 min
Sciences et espace
Sciences
Le CNRS explique que, « à condition de mettre au point des logiciels adaptés, l’exascale, nouvelle génération de supercalculateurs, offrira une puissance de calcul colossale capable de modéliser les propriétés des molécules et des matériaux, en prenant en compte leurs interactions fondamentales et la mécanique quantique ».
« Une course internationale est donc en cours non seulement pour fabriquer ces impressionnantes machines, mais aussi pour profiter au maximum de leurs capacités », ajoute le Centre national pour la recherche scientifique dans son Journal.
Un exemple des avancées attendues : « Mieux modéliser l’eau permettra par exemple de simuler plus efficacement le comportement des protéines. Ainsi, les applications menées dans le cadre du projet Trex pourraient avoir d’excellentes répercussions sur la recherche en biologie et en pharmacie ».
Anticipant des questions sur la consommation, le CNRS affirme que, « bien configurée, une machine exascale va peut-être consommer trente fois plus qu’un supercalculateur classique, mais elle va fournir en retour mille fois plus de puissance de calcul ». Pour rappel, l’Europe travaille depuis des années au développement d’un processeur permettant d’atteindre l’exascale – ExaNoDe –, c’est-à-dire un milliard de milliards d’opérations à la seconde (1018).
Commentaires (3)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 11/06/2021 à 09h40
Bonjour. La dernière phrase est fausse. Exanode travaille sur un prototype de noeud de calcul combinant un processeur classique et des FPGA, pour faire des tests sur des applications très simples et certainement pas des “vraies” applications scientifiques. Le facteur 1000 est peut-être vrai, mais cela exige un énorme travail d’adaptation des applications pour fonctionner sur FPGA. C’est extrêmement compliqué. Très peu d’applications s’y prêtent. très peu de développeurs savent comment faire. Dans la pratique, c’est inutilisable. C’est pourquoi les FPGA n’ont jamais été utilisés dans les supercalculateurs.
le processeur Exascale européen est développé par la société française Sipearl (www.sipearl.com), dans le cadre de l’initiative de processeur européen (www.european-processor-initiative.eu). cela n’a rien à voir avec ExaNode.
Bonne journée à tous.
Le 11/06/2021 à 12h06
C’est vrai que c’est curieux de réduire l’engagement de l’Europe vers l’exascale au seul projet Exanode (qui est un projet qui permettra, peut-être, de fournir une brique de base qui permettra, peut-être, de construire une machine exascale avec).
Et c’est tout aussi curieux de ne pas citer le programme EuroHPC (1 milliard d’euros de budget), dont le projet Trex fait partie.
Le 11/06/2021 à 12h49
Etrange. C’est plutôt un nom pour ressusciter un dinosaure.
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?