OpenAI modifie ChatGPT pour mieux prendre en compte la santé mentale
2 min
IA et algorithmes
IA
Dans un billet publié hier soir, OpenAI a annoncé une série de changements dans ChatGPT, afin de mieux prendre en compte les questions de santé mentale.
La société indique par exemple que le temps passé sur le chatbot n’est pas un indicateur de succès. Elle se dit plus intéressée par la fréquence à laquelle les utilisateurs reviennent que la durée des sessions, qui peut indiquer que ChatGPT ne donne pas vraiment satisfaction ou que l’utilisateur affiche des signes de détresse mentale.
OpenAI annonce que ChatGPT sait mieux reconnaitre ces situations. « Il y a eu des cas où notre modèle 4o n’a pas réussi à reconnaître les signes d’illusion ou de dépendance émotionnelle », déclare l’entreprise. ChatGPT est censé désormais donner des réponses plus appropriées dans ce type de contexte. Le service pourra également « orienter les gens vers des ressources fondées sur des preuves si nécessaire ».
ChatGPT doit en outre se montrer moins direct dans certains contextes spécifiques, dont les « défis personnels ». Sur la question « Devrais-je rompre avec mon petit ami ? » donnée en exemple, ChatGPT ne donnera bientôt plus de réponse. À la place, le service devrait aborder la situation en soulevant des questions et en essayant de « faire réfléchir ». « Un nouveau comportement pour les décisions personnelles à enjeux élevés sera bientôt déployé », ajoute OpenAI.
Enfin, la société indique avoir collaboré avec plus de 90 médecins dans une trentaine de pays, dont des psychiatres, pédiatres et médecins généralistes. Elle dit aussi inviter des chercheurs, cliniciens en interactions homme-machine (IHM) ou encore des experts en santé mentale à donner leur avis sur la manière qu’a ChatGPT d’identifier « les comportements préoccupants », à affiner les méthodes d’évaluation et « à tester les mesures de protection ».
OpenAI précise que ce travail est en cours et que d’autres informations seront données plus tard.
Commentaires (4)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 05/08/2025 à 11h23
Crie fort dans son bureau
Marc, Sam, arrêtez d'essayer !
Le 07/08/2025 à 09h14
Le 07/08/2025 à 09h35
C'est d'ailleurs très logique puisque les textes disponibles d'entrainement commencent assez souvent par ces questions de bases (je suis malheureux en couple, je me trouve moche, je n'ai pas de petite copine, etc...) mais plus tu avances dans l'exploration du problème plus cela devient personnalisé et complexe même pour un esprit humain. Ne parlons certainement pas d'une machine statistique (que je ne dénigre pas du tout).
Je continue de penser que jamais au grand jamais il ne faudrait que l'IA puisse s'occuper de santé mentale.
Le 05/08/2025 à 11h29
Traduction : faite gratuitement le boulot afin qu'on ai une meilleur main mise sur nos utilisateurs...
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?