La Norvège pourrait durcir sa législation sur les lunettes connectées
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Société numérique
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Le gouvernement norvégien vient d’annoncer sa volonté d’encadrer plus strictement les lunettes connectées. Cette volonté arrive alors que la grogne s’amplifie contre les lunettes Meta un peu partout.
« Nous constatons que la vie privée et la protection des données des citoyens sont mises à mal par les nouvelles technologies ; c’est pourquoi je souhaite réglementer plus strictement les lunettes connectées et autres appareils similaires. Cela pourrait par exemple impliquer l’interdiction de certaines fonctionnalités, telles que la reconnaissance faciale d’autres personnes dans l’espace public », a affirmé la ministre norvégienne chargée du numérique, Karianne Tung dans un communiqué.

« Nous nous réjouissons que le gouvernement norvégien ait annoncé son intention de renforcer la réglementation concernant les lunettes IA de Meta et d’étudier la possibilité d’une interdiction nationale de la reconnaissance faciale dans les espaces publics », a réagi le responsable de la politique numérique au Conseil norvégien des consommateurs, Finn Lutzow-Holm Myrstad. « Nous savons que Meta dispose d’une technologie de reconnaissance faciale pouvant être intégrée à ces lunettes, et il est important de ne pas lui permettre de le faire ».
Les discussions sur le sujet semblent avoir fait changer d’avis le gouvernement norvégien. En effet, le 9 juillet dernier, Karianne Tung déclarait encore « on ne peut pas interdire tout ce qu’on n’aime pas » au journal norvégien Klass Kampen. Mais sa position a beaucoup été critiquée pendant l’été. « Ces lunettes nous rapprochent d’une société de surveillance qui menace la démocratie », affirmait, par exemple, la juriste Ida Thorsrud dans une chronique sur le média public NRK.
Line Coll, la directrice de la Datatilsynet, l’autorité de protection des données norvégienne, s’était prononcée pour une régulation. « Nous devons au moins mener un débat et obtenir rapidement une étude approfondie. En attendant, on pourrait peut-être envisager de suspendre la vente si l’on dispose des fondements juridiques pour le faire », affirmait-elle au média Juristen.
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Abonnez-vousIl y a 51 minutes
On attend la réaction de Le Hénanff en France
À l'instant
Et faudrait qu'assez de pays s'y mettent pour casser ce marché pourri
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