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Changement à la tête du CNRS : Thierry Dauxois est le nouveau PDG

Thierry Dauxois est officiellement le PDG (président-directeur général) du CNRS à compter de ce mercredi 10 juin 2026. Il est nommé par le président de la République, sur proposition de Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

Le ministre connait bien le CNRS où il a passé 16 ans, jusqu’en 2016. Quant au nouveau PDG (dont un résumé de la carrière est disponible dans le communiqué du CNRS), cela fait plus de 30 ans qu’il est au Centre de recherche. Thierry Dauxois prend donc la relève d’Antoine Petit, qui était l’ancien PDG depuis 2018 et qui assurait l’intérim au cours des dernières semaines.

Thierry Dauxois
Thierry Dauxois. Crédits CNRS

Il y a quelques jours, il était passé devant les commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui ont toutes les deux émis un avis favorable à l’unanimité (si on laisse de côté les votes blancs ou nuls).

Il arrive dans une situation tendue avec une baisse importante du budget du Centre. Des chercheurs ont publié une tribune affirmant qu’on « assiste à un net désengagement de l’État. Cette situation touche aussi les universités et l’ensemble des organismes de recherche ».

Le sujet s’était évidemment invité lors son audition pour valider (ou non) sa candidature :

« Le budget du CNRS est déjà beaucoup trop contraint, on ne peut pas promettre des économies supplémentaires. En revanche, on doit mieux mobiliser les ressources existantes et en chercher davantage. Les financements européens sont une source possible. Le CNRS en capte déjà une part importante, mais on peut faire beaucoup mieux en insistant sur la dimension collective du projet. »

Interrogé sur un possible gel des recrutements avec les coupes budgétaires, il affirme que c’est « inimaginable » et développe son propos :

« Chaque année le CNRS recrute 360 ingénieurs et techniciens, et 270 chercheurs. Compte tenu d’un salaire qui, vous l’avez dit, n’est pas très élevé – 70 000 euros par an –, c’est une masse salariale de 40 millions – à comparer aux 500 millions perdus. Geler le recrutement conduirait très vite à fermer des laboratoires de recherche, parce que les doctorants ne commenceraient plus de thèses, les étudiants en master seraient également empêchés ».

Il terminait enfin par un mot sur les questions de souveraineté, affirmant que le CNRS s’y intéresse beaucoup : « Mais la souveraineté scientifique ne se décrète pas, et ne se fait pas sans concertation. La France doit appuyer la recherche fondamentale libre et exigeante menée au CNRS pour développer des idées de souveraineté et sur la défense nationale ».

« Le CNRS est un organisme exceptionnel, dont la mission n’a jamais été aussi nécessaire. Je m’attacherai à lui donner les moyens d’agir, au service d’une recherche fondamentale ambitieuse qui demeure la première condition de notre souveraineté scientifique comme de notre rayonnement international », indique-t-il dans le communiqué de presse.

Commentaires (5)

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Interrogé sur un possible gel des recrutements avec les coupes budgétaires, il affirme que c’est « inimaginable » et développe son propos [...]
On a pourtant reçu un courrier du précédent PDG qui stipule que les embauches et renouvellement de CDD sont, en totalité ou en partie, gelés jusqu'au 30 septembre ...
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Depuis 1979, le président a été 11% du temps une femme.
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Ce sont des extraits dont je n'ai pas consulté la source, mais les citations de l'article m’interpellent.
Chaque année le CNRS recrute 360 ingénieurs et techniciens, et 270 chercheurs. Compte tenu d’un salaire qui, vous l’avez dit, n’est pas très élevé – 70 000 euros par an –, c’est une masse salariale de 40 millions – à comparer aux 500 millions perdus.
Je ne sais pas si les 70 000 euros par an qu'il annonce sont un salaire moyen incluant la partie employeur et les primes inclues, ou un salaire d'ingénieur de recherche en fin de carrière, mais pour la majorités des ingénieurs et techniciens (ITA), c'est très loin de cette somme.
Geler le recrutement conduirait très vite à fermer des laboratoires de recherche, parce que les doctorants ne commenceraient plus de thèses, les étudiants en master seraient également empêchés.
Je serais mauvaise langue, je penserai que c'est l'aveu de dire que la recherche ne repose que sur les doctorants et les stagiaires. C'est vrai dans certaines disciplines où il y a beaucoup de manipulations à faire (c'est de la main d'oeuvre à pas cher - genre pour la paillasse).
La formation de nouveaux chercheurs et du personnel de soutient et support (les ITA) est une missions de transmission du savoir. Mais se donner les moyens de les recruter de façon pérenne ensuite l'est tout autant. On développe des savoir-faire et des compétences qu'on perd ensuite. Ou alors on arrête de faire croire aux doctorants qu'après 4 postdocs à l'étranger et plusieurs CDD ils auront peut-être une chance d'avoir un poste de permanent.
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70K€, c'est cohérent si c'est avec toutes les charges y compris les charges employeur. Il est normal qu'il fournisse ça car c'est ce que ça prendra de budget pour lui.
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On est sûr que c’est bien lui ???
Ou une photo genIA, avec le petit label rouge bizarroïde à gauche de son front.
Le Label Rouge porte sur la notion de qualité supérieure par rapport aux autres produits similaires commercialisés.
Le Label Rouge peut concerner tout type de produit, quelle que soit son origine géographique (y compris hors de l’Union européenne).
Ils concernent principalement les volailles fermières de chair, mais également d’autres viandes (gros bovins, agneaux, porcs, veaux), des produits de charcuterie/salaison, des produits de la pêche, des fruits et légumes, des produits transformés (pizza, hachis parmentier…), des produits horticoles (gazon, plants de géraniums…), ainsi que de la farine et du miel.
Qualité supérieure OK, par contre je ne sais pas dans quelle catégorie il se range, entre les volailles fermières de chair et la farine et le miel !