La 2G s’éteint dans trois mois… mais il y a encore 1,7 million de cartes SIM actives
« La 2G m’a tuer », signé le Nokia 3310
Illustration : Flock
Le 25 septembre à 12h02
Fin juin 2026, plus d’un million de cartes SIM 2G étaient encore actives dans des smartphones et des tablettes 2G compatibles 2G seulement. Il y en avait aussi plus de 600 000 pour des communications Machine to Machine. Problème, dans trois mois la 2G sera définitivement éteinte. Il faut aussi préparer la fin de la 3G pour 2028/2029.
La 2G s’éteint dans trois mois… mais il y a encore 1,7 million de cartes SIM actives
« La 2G m’a tuer », signé le Nokia 3310
Illustration : Flock
Fin juin 2026, plus d’un million de cartes SIM 2G étaient encore actives dans des smartphones et des tablettes 2G compatibles 2G seulement. Il y en avait aussi plus de 600 000 pour des communications Machine to Machine. Problème, dans trois mois la 2G sera définitivement éteinte. Il faut aussi préparer la fin de la 3G pour 2028/2029.
Internet
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5 min
C’est acté depuis bien longtemps : la 2G tire sa révérence en France cette année. Orange a fermé ses premiers sites en mars dans le Sud-Ouest et a continué avec les départements 64, 47, 46, 32, 65, 31, 82 et 09.
En 2026, la 2G sera définitivement éteinte
Place maintenant à la généralisation sur l’ensemble du territoire avec une extinction totale fin 2026 chez Orange. Les autres opérateurs suivent quasiment le même calendrier.
SFR a prévu d’arrêter sa 2G le 15 novembre 2026, et c’est aussi à cette date que Bouygues Telecom débutera par Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, avant de généraliser en décembre. Free n’a, pour rappel, pas de réseau 2G en propre et passe par un contrat d’itinérance avec Orange.
Bref, fin 2026 – c’est-à-dire dans à peine trois mois –, la 2G ne sera plus qu’un souvenir chez les quatre opérateurs nationaux. Mais qu’en est-il chez les utilisateurs ?
Plus d’un million de cartes SIM 2G encore en circulation
Depuis plusieurs trimestres, l’Arcep tient à jour un observatoire des cartes SIM utilisées dans les terminaux compatibles uniquement avec la 2G et la 3G. Fin juin 2026, elles étaient encore 1,91 million dans des terminaux pour les particuliers.

1,06 million de cartes SIM sont dans des téléphones mobiles et des tablettes uniquement compatibles avec la 2G ; elles seront donc inutilisables fin 2026 chez l’ensemble des opérateurs. Un an auparavant, il y avait 1,63 million de cartes SIM en circulation.
Depuis trois trimestres, le rythme est aux alentours de 150 000 à 200 000 cartes SIM 2G en moins. La baisse entre juin et septembre 2025 était moins importante avec 60 000 cartes seulement. Avec le rythme moyen des trois derniers trimestres (56 000 SIM par mois), il faudrait encore un an et demi pour éradiquer les dernières cartes… alors qu’il ne reste que trois mois pour les plus chanceux.
En 2028 et 2029, ce sera au tour de la 3G
Qu’en est-il de la 3G ? Son extinction est aussi programmée : 2028 chez Orange (et même chose pour Free Mobile), fin 2028 pour SFR et fin 2029 pour Bouygues Telecom qui devrait donc la maintenir un an de plus que ses concurrents.
Le parc des terminaux compatibles avec la 3G et la 2G uniquement est encore de 0,85 million à fin juin 2026, contre 1,07 million un an auparavant, toujours uniquement pour les smartphones et tablettes du grand public.
Là encore les baisses restent relativement régulières depuis trois trimestres avec 67 000 terminaux de moins par trimestre, soit 22 000 environ par mois. Avec encore 0,85 million en circulation, cela donnerait un peu plus de trois ans pour arriver à 0 au rythme actuel. Problème, la 3G sera arrêtée avant chez Orange, Free et SFR, seul Bouygues Telecom devrait encore avoir de la 3G, du moins selon les prévisions actuelles.

L’autre versant de la fin de la 2G et 3G : le Machine to Machine
On ne parle ici que des cartes SIM pour les appels, voix et Internet dans les tablettes et les smartphones, mais il y a aussi le M2M (Machine to Machine). Attention, l’Arcep précise que cela ne concerne pas les « cartes SIM montées par les constructeurs automobiles dans les véhicules ».

Fin juin, il restait encore 620 000 cartes SIM 2G en circulation et 1,39 million de cartes SIM 2G/3G. On retrouve des cartes M2M dans de nombreuses industries : alarmes, téléassistance, transport, services de l’eau, ascenseurs… Pour ces derniers, un décret a été publié en mars pour « garantir la sécurité des ascenseurs », avec notamment un contrôle technique renforcé.
Migrations forcées et parfois couteuses
Au total, cela fait donc 1,7 million de cartes SIM encore en circulation à fin juin 2026, si on prend celles du grand public et du M2M. Pour le grand public, cela passe par l’achat d’un nouveau téléphone mobile. Pour les équipements M2M, par le changement (souvent coûteux) du modem au moins. Il existe parfois des solutions intermédiaires avec des « kits de migration », mais encore faut-il qu’il en existe pour votre matériel.
Et ne comptez pas trouver des adaptateurs 4G/5G vers 3G en France. Les fréquences sont attribuées aux opérateurs qui ont payé cher pour en avoir un usage exclusif. Les fréquences libérées avec l’arrêt de la 2G sont d’ailleurs réutilisées pour augmenter la bande passante d’autres technologies de téléphonie mobile.
Commentaires (3)
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Abonnez-vousModifié il y a 9 minutes
Résultat tout doit être changé.
Il faudrait des boitiers de convertion pas besoin d'émettre avec puissance pour gêner les fréquences, juste de quoi émettre en 2G sur quelques centimètres.
Ce que les opérateurs appellent l'accompagnement n'est pas un accompagnement, ça se limite à envoyer des mails et dire d'aller dans une boutique où ils ne vendent que des téléphones donc pas d'alarme sans même donner de réduction.
À l'instant
Il y a effectivement des cas compliqués sur le M2M, mais garder un réseau qui couvre tout le territoire pour 600k personnes... Puis la femtocell pose d'autres problèmes.
Admettons que j'ai une alarme connectée chez SectorVeriSomfy, le but principal de la 2G qui l'équipe c'est un backup qui permet d'alerter le central si on détruit ma fibre ou qu'on coupe le courant. Si ce backup se connecter sur ma femtocell qui passe par ma fibre qui marche pas, l'intérêt c'est zéro.
Il y a 6 minutes
Comme indiqué, c'est un compteur sans l'e-Call, qui là va prendre une sacré claque (la version 4G/5G n'est obligatoire dans les véhicules que depuis le 1er janvier 2026).
Bon, de toute façon sur ce type de migration, on sait toujours qu'on a un reliquat qui restera inatteignable sauf quand le service va couper... Espérons juste que ce soit pas des usages critiques mal repérés (systèmes de téléalarmes par exemple)
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