Transparence des algorithmes publics : après les coups tordus, aux citoyens de prendre l’initiative
CADAclysme
Le 19 février 2018 à 13h00
9 min
Droit
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En permettant à l’administration d'ignorer les demandes d’explicitation des algorithmes utilisés pour Parcoursup, la majorité ouvre une boîte de Pandore. Ce dispositif, prévu par la loi Numérique, peinait déjà à s’appliquer par ailleurs. Il risque de ne tout simplement jamais être mis en œuvre. À moins peut-être que les citoyens ne s'en emparent.
Mais que fait donc le gouvernement ? Même Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État au Numérique, ne semble pas avoir conscience que l’une des réformes clés introduites par la « loi Lemaire » de 2016 est entrée en vigueur depuis plusieurs mois.
Attribution d’allocations familiales ou de bourses scolaires, montant des impôts... Depuis le 1er septembre 2017, toutes les décisions individuelles prises « sur le fondement d'un traitement algorithmique » doivent être accompagnées d’une « mention explicite » informant l’usager qu’un programme informatique est venu s’immiscer dans le calcul de ses APL, de sa taxe d’habitation, etc.
Avec cette petite ligne, chaque administration est surtout tenue d’expliquer au citoyen qu’il a le droit d'obtenir la communication des « règles » et « principales caractéristiques » de mise en œuvre du traitement algorithmique utilisé. Dans le détail, il est ainsi prévu que le citoyen obtienne, « sous une forme intelligible » :
- Le degré et le mode de contribution du traitement algorithmique à la prise de décision.
- Les données traitées et leurs sources.
- Les paramètres de traitement et, le cas échéant, leur pondération, appliqués à la situation de l'intéressé.
- Les opérations effectuées par le traitement.
Autrement dit, chaque administré devrait pouvoir se faire expliquer le calcul de son impôt sur le revenu, de ses différentes prestations sociales, etc. Le tout au regard de sa situation individuelle. Qui ne s’est d’ailleurs jamais demandé comment l’administration pouvait arriver à un tel résultat, au milieu de la myriade d’informations potentiellement prises en compte dans le cadre des aides au logement ou de la taxe d’habitation par exemple ?
En complément à ce dispositif, le code source du logiciel utilisé pour ces calculs est en principe « communicable », lui aussi, sur demande. Mais ce type de fichier s’adresse quasi exclusivement aux informaticiens chevronnés, qui sauront interpréter ce document administratif (au sens de la loi).
Un droit qui reste lettre morte
Problème : plus de six mois après l’entrée en vigueur de cette réforme au service de la transparence, rien ne semble avoir changé. Aucune administration n’a (à notre connaissance) intégré la moindre « mention explicite » qui permettrait pourtant aux citoyens d’être avertis de l’existence de ce droit... Insérer une simple petite ligne en bas des avis de taxe d’habitation, d’attribution d’allocations familiales, etc. relève-t-il d’une tâche insurmontable, en 2018, pour un pays comme la France ?
Mercredi 7 février, à l’Assemblée nationale, le secrétaire d’État au Numérique a montré qu’il ne maîtrisait guère ce dossier, puisqu’il s’est lancé dans de longues explications à son sujet, au futur, comme s’il n’était pas au courant que ce dispositif était déjà applicable (voir notre compte rendu). Depuis, silence radio. Pas même un tweet pour évoquer un éventuel emmêlage de pinceaux entre les nombreuses mesures prévues, il est vrai, par la loi Numérique.
Mounir Mahjoubi a continué de s’embourber en affirmant qu’il était « non nécessaire » qu’un décret vienne préciser ces dispositions, avant d’ajouter, quelques secondes plus tard : « Nous travaillons sur ce décret »... Qu’on le rassure : ce décret a bien été pris par la précédente majorité. Tout doit donc s’appliquer depuis le mois de septembre.
Le gouvernement enfume les parlementaires et ouvre la boîte de Pandore
Le même jour, au Sénat, le gouvernement défendait par la voix de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, un amendement qui risque de rendre cet outil inopérant dans le cadre de Parcoursup, la plateforme qui succède à Admission Post-Bac.
Dès lors que les candidats se verront « informés » de la possibilité d’obtenir, s’ils en font la demande, « la communication des informations relatives aux critères et modalités d’examen de leurs candidatures ainsi que des motifs pédagogiques qui justifient la décision prise », les obligations d’explicitation des algorithmes introduites par la loi Numérique seront « réputées satisfaites » (voir nos explications détaillées).
Autant dire qu’il s’agit là d’un sacré coup de canif porté à la loi Lemaire. Le gouvernement ouvre la boîte de Pandore en gravant dans le marbre une première « exception » qui, comble de l’histoire, s’appliquera à la situation pour laquelle ces dispositions ont vu le jour. À l’époque, le gouvernement de Manuel Valls avait en effet conçu ce dispositif en écho aux difficultés rencontrées par les utilisateurs d’APB.
Quelle sera maintenant la prochaine administration à vouloir bénéficier d’une telle dérogation ?
Tout cela est problématique pour deux raisons.
D’une part, la méthode utilisée par le gouvernement a de quoi choquer, l’exécutif ayant comme par hasard attendu la toute fin de la navette parlementaire pour faire passer cette réforme. Frédérique Vidal a de surcroit assuré aux sénateurs qu’il s’agirait « simplement » de « permettre à un candidat d'obtenir communication, dans le cadre d'une démarche individuelle, des raisons de la décision le concernant » – alors que le dispositif proposé était en réalité bien différent.
Pendant ce temps, la majorité se drape dans l’amendement introduit sous l’impulsion de Cédric Villani, et en vertu duquel la communication de plein droit du code source, de l’algorithme et du cahier des charges de Parcoursup sera gravée dans la loi. Or la législation existante était très probablement suffisante. En 2016, la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) avait d’ailleurs enjoint le ministère de l’Enseignement supérieur à révéler ces documents à une association de lycéens.
Cette manœuvre laisse en fin de compte à penser que l’exécutif a voulu faire un pari : celui que personne ne s’apercevrait de ce petit tour de passe-passe.
Des administrations qui ne semblent avoir de comptes à rendre à personne
D’autre part, et c’est là le fond du problème, il y a un vrai manque de volonté politique et administrative sur ce dossier. Ce dispositif devrait être appliqué depuis septembre. Or rien ne bouge pour le citoyen. Nous avons écrit plusieurs articles (et même saisi la CADA) afin d’interpeler les responsables publics. Mais la récente « sortie » de Mounir Mahjoubi, qui n'a suscité aucune vague, montre que la majorité a visiblement d’autres chats à fouetter.
Peut-être que ces dispositions sont difficiles à appliquer. Peut-être que les administrations auraient eu besoin de davantage de temps pour s’y préparer. Sauf que l’absence totale de prise de position sur ce dossier participe à un certain flottement, et donne l’impression que les administrations n’ont de comptes à rendre à personne.
Et si la société civile s’emparait du dispositif ?
La solution pourrait toutefois venir des citoyens eux-mêmes. Si les administrations n’intègrent pas la fameuse « mention explicite » qui devrait théoriquement leur permettre de savoir qu’ils peuvent demander une explicitation des traitements algorithmiques ayant servi à prendre une décision individuelle à leur égard, rien ne leur empêche de faire leur demande auprès de l’administration !
Peut-être que lorsque les impôts, les allocations familiales ou Pôle emploi auront reçu des centaines (voire des milliers) de demandes d’explications, certains responsables s’intéresseront davantage à ce dispositif.
Pour cela, rien de bien compliqué. Il vous suffit d’écrire à l’administration concernée, pourquoi pas par voie électronique. Pour trouver le bon interlocuteur, référez-vous au contact indiqué en principe sur la décision qui vous a été transmise. Vous pouvez aussi envoyer un message via votre espace personnel (pour les impôts ou la CAF par exemple), écrire à votre conseiller Pôle Emploi, etc.
Voici d’ailleurs un modèle de demande :
« Bonjour,
Comme le prévoit l'article L311-3-1 du Code des relations entre le public et l'administration, je voudrais s'il vous plaît obtenir communication des règles définissant le traitement algorithmique que vous utilisez [pour le calcul de ma taxe d’habitation, pour mon affectation à tel endroit, etc.], de même que les principales caractéristiques de mise en œuvre de ce même traitement.
À titre indicatif, l'article R311-3-1-2 du même code dispose que "L'administration communique à la personne faisant l'objet d'une décision individuelle prise sur le fondement d'un traitement algorithmique, à la demande de celle-ci, sous une forme intelligible et sous réserve de ne pas porter atteinte à des secrets protégés par la loi, les informations suivantes :
1° Le degré et le mode de contribution du traitement algorithmique à la prise de décision ;
2° Les données traitées et leurs sources ;
3° Les paramètres de traitement et, le cas échéant, leur pondération, appliqués à la situation de l'intéressé ;
4° Les opérations effectuées par le traitement."
En vous remerciant par avance.
Bien cordialement, »
Si vous n’obtenez aucune réponse dans un délai d’un mois, vous pouvez saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (voir notre guide). Il s’agit là aussi d’une démarche totalement gratuite – et pouvant être réalisée par mail. L’autorité administrative indépendante statuera alors sur le refus tacite vous ayant été opposé, et pourra éventuellement inviter l’administration en cause à vous répondre.
L'association Droit des lycéens, qui avait obtenu le code source d'APB, a d'ores et déjà fait savoir qu'elle tenterait tous les recours possibles pour obtenir la transparence sur Parcoursup.
Transparence des algorithmes publics : après les coups tordus, aux citoyens de prendre l’initiative
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Et si la société civile s’emparait du dispositif ?
Commentaires (36)
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Abonnez-vousLe 20/02/2018 à 09h15
sinon a part râler et pointer du doigt les étrangers tu fait quoi concrètement?
Le 20/02/2018 à 09h17
Le 20/02/2018 à 09h22
Je comptais justement contacter ma CAF à ce propos…
(Merci pour votre travail sur le sujet!)
Comment mieux faire passer le message qu’on aurait surtout besoin d’informations sur le calcul sur lequel se baseraient des décisions futures prises par l’administration suite à un changement de situation ?
Il semblerait que la communication de l’algorithme en entier soit nécessaire dans pas mal de cas, et pas seulement la partie de l’algorithme servant à calculer une décision passée.
Mais cela semble compliqué à mettre en oeuvre pour les administrations où ces calculs pour prise de décision rassemblent plus à une usine à gaz !
(Bah, d’un autre côté je ne vois pas pourquoi c’est les citoyens qui en feraient les frais, les administrations n’ont qu’a se plaindre aux législateurs que leurs lois sont inapplicables au regard de la complexité et des moyens alloués ! )
“En complément à ce dispositif, le code source du logiciel utilisé pour ces calculs est en principe « communicable », lui aussi, sur demande. Mais ce type de fichier s’adresse quasi exclusivement aux informaticiens chevronnés, qui sauront interpréter ce document administratif (au sens de la loi).“Même si j’ai du mal à me voir comme un “informaticien chevronné” (quoique, au vu de la compétence de la population générale, je suppose que j’en suis un??), j’aurais bien aimé jeter un coup d’œil au code source du logiciel de prise de décision de ma CAF !Quelles sont les procédures à suivre?Quelqu’un à déjà réussi à obtenir ces informations?
Le 20/02/2018 à 12h48
Le 20/02/2018 à 12h52
Les grands esprits se rencontrent " />
Le 22/02/2018 à 08h36
Le 22/02/2018 à 08h50
Merci beaucoup,
je vois que j’avais eu une impression fausse :
qu’il n’y avait qu’une seule “demande CADA” - alors qu’en fait il s’agit de toute sorte de demandes que l’on peut adresser aux administrations (et celle évoquée dans l’article en fait partie), et ensuite, dans certains cas, saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs.
Le 19/02/2018 à 15h45
Le 19/02/2018 à 16h04
Ca ne m’étonne pas. Tous les ans, mon père perdait une journée à cause de ça. Chaque année il y avait une erreur de plus : une pièce en plus par exemple (facile dans un appart " /> ), un garage en plus, un étage qui change, etc.
Le 19/02/2018 à 17h15
Bonjour,
Et oui ! Certainement qu’en rendant publique les sources de ces logiciels, cela permettrait de connaitre exactement les avantages en nature donnés aux étrangers vivant en France et à l’étranger ; qui n’ont jamais cotisé (ou si peu) à nos caisses sociales. Cela, grâce à des décisions prises par des députés alors qu’ils n”étaient qu’une vingtaine à sièger… AVANTAGES, FAUT-IL LE DIRE, dont un certain nombre important de pauvre couillon de français ne peut profiter, même en ce qui concerne la revalorisation des rentes qui leur sont DONNÉES !
Alors, OUI ! Ils ne souhaitent pas vraimant que les français découvrent TRÈS EXACTEMENT TOUT LE POGNON QUI EST DÉTOURNÉ DE NOS CAISSES SOCIALES.
Le 19/02/2018 à 17h24
Mouais… Avant de taper sur les réfugiés…
N’oubliez pas que ces députés se sont voté une enveloppe de 1200 € / mois pour que chacun des députés puisse se loger sur Paris… Ou qu’ils ont augmenté de 40 % les indemnités de fonction des villes de plus de 100 000 habitants (voire moins), des présidents de région, et il me semble des président de conseil départemental.
On peut aussi parler du coût des anciens présidents et premiers ministres…
Les députés pensent avant tout à leurs propres avantages. Et vous, ce que vous semblez voir c’est qu’ils donneraient trop aux nécessiteux…. Si tu envies les réfugiés, t’as qu’à prendre leur place.
Le 19/02/2018 à 17h27
Le 19/02/2018 à 17h36
Pourquoi c’est toujours ceux qui se plaignent des étrangers qui profitent du système qui ne comprennent rien à ce qu’il lisent ?
La mesure dont on parle à l’origine permet de connaître ce que font les programmes informatiques qui prennent une décision au sujet du demandeur, alors, sauf à être l’étranger concerné, on ne peut pas demander l’algorithme, mais cet étranger sait déjà ce qu’il touche, il n’apprendrait donc rien.
En fait, j’ai la réponse à ma question du début, ceux qui ont une intelligence limitée ont du mal à comprendre un article, surtout s’il est un peu dense et sont la cible privilégiée des partis politiques xénophobes qui savent qu’on peut leur raconter n’importe quoi sans qu’il voient que c’est faux. Et la haine de l’étranger, à défaut de résoudre de vrais problèmes, c’est toujours un moyen de rassembler les paumés.
Ah oui, sinon on écrit rendre public (avec un c et pas que) et pauvres couillons quand il y en a un certain nombre. " />
Le 19/02/2018 à 17h42
Ah oui, sinon on écrit rendre public (avec un c et pas que) et pauvres couillons quand il y en a un certain nombre.
Et bien, c’est “certain nombre” qui l’emporte et “pauvre couillon” s’écrit au singulier.
Il ne faut pas confondre, non plus, ce qui est d’ordre “publique” du service “public”.
Le 19/02/2018 à 17h50
À retenir
Le nom public s’écrit toujours avec un c final.
Avis au public, s’adresser au public, les différents publics d’une œuvre.
L’adjectif public s’écrit public au masculin et publique au féminin.
L’opinion publique (féminin), le secteur public (masculin).
Quant à la locution adverbiale en public, elle s’écrit toujours avec un c final : en public.
Parler en public, concert enregistré en public.
Et les “sources” sont féminines.
Le 19/02/2018 à 17h55
Start-up, j’aime bien la définition de wikipedia :
Une startup (jeune pousse, société qui démarre, en anglais)[1] est une nouvelle entreprise innovante, généralement à la recherche d’importantes levées de fonds d’investissement, avec très fort potentiel éventuel de croissance économique, et de spéculation financière sur sa valeur future (création d’entreprise). Sa phase de recherche et de développement de produit innovant, de test d’idée, de validation de technologie, ou de modèle économique, est plus ou moins longue, avant sa phase commerciale, et son taux de risque d’échec est très supérieur à celui d’autres entreprises, de par son caractère novateur, sa petite taille et son manque de visibilité.
Pas sûr que les marcheurs aient cette vision là de la start up et de ses conséquences.
Le 19/02/2018 à 18h18
Le 19/02/2018 à 18h31
Les réflexions politiques poussant à la xénophobie ne m’intéressent pas !
Le 19/02/2018 à 18h36
Le 19/02/2018 à 20h20
Le 19/02/2018 à 22h44
Puisque, à postériori, certains préfèrent la polémique, l’amalgame et le mélange des genres ; que sous couvert que “le montant des escroqueries fiscales des gros requins est bien supérieur au coût total du RSA, ou de la totalité des aides données aux étrangers” et que cela est sensé ne pas avoir l’air de me déranger, j’en conclu qu’ils me conseillent de ne rien faire et de laisser se poursuivre la gabegie de nos caisses sociales !
Alors soit ! Mais qu’ils ne viennent pas se plaindre lorsqu’ils toucheront une rente de retraite misérable et que personne ne se souciera d’eux ; et mieux encore, lorsqu’ils n’auront plus les moyens de se soigner !
Finalement, les méfaits de l’égoïsme dû à l’implantation de la culture anglo-américaine en France ne semble gêner personne… Mais cela n’est valable que tant que les escadrilles d’emmerdes n’arrivent qu’aux autres ! Après, lorsque cela vous arrivera, ne soyez pas étonné de ne trouver personne pour vous aider. Bye !
Le 19/02/2018 à 13h06
Un DDOS de la CADA et des administrations en vue " />
Le 19/02/2018 à 13h13
Vous avez l’air de douter encore de l’incompétence de Mahjoubi… Il n’est pas que pour avoir misé sur le bon cheval, comme tant d’autres, certainement pas pour ses compétences sur le sujet ! Vos précédentes actus l’ont déjà démontré qu’il n’était qu’un pantin…
Au moins Axelle Lemaire comprenait de quoi on parlait, elle ne tombait pas de la lune !
Le 19/02/2018 à 13h31
Personnellement, je pense qu’obtenir les détails de l’algo n’est intéressant que dans le cas où la méthode de calcul n’est pas accessible publiquement (via un décret, texte…). Car là, l’algo fait force de loi et ca parait anti-démocratique que la “chose publique” ne soit pas connue du citoyen.
Dans les autres cas, c’est seulement de l’audit de code… On pourrait tout aussi bien aller auditer les macros de la feuille excel utilisée par Janine du service règlement/facturation.
Le 19/02/2018 à 13h58
Puisque le guide de saisie de la CADA est cité ici, il y est écrit :
En principe, la CADA vous envoie assez rapidement un message accusant réception de votre demande, et dans lequel vous saurez à quelle date votre requête devrait être examinée.
J’ai envoyé par mail à l’adresse indiquée une demande d’avis le 6 février et n’ai reçu aucun accusé de réception. D’après votre expérience, est-ce normal ou est-ce que ça sort du “assez rapidement” ?
Le 19/02/2018 à 14h03
Au vu de mes dernières saisines, ça peut prendre plusieurs mois rien que pour l’accusé de réception.
J’ai reçu ce matin même un accusé de réception pour une saisine datant du 27 novembre.
Le 19/02/2018 à 14h04
Je crois me rappeler dans une brève récente un passage comme quoi ils avaient reçu un accusé de réception deux mois après leur demande.
erf, BBQed.
Le 19/02/2018 à 14h11
Merci, ils ont l’air débordé !
Ils devraient avoir un système automatique d’accusé de réception sur la boîte mail, ça éviterait ce genfe d’interrogation.
Le service e publicité foncière à qui j’ai fait la demande initiale en a un et c’est pratique, même si derrière, ils refusent l’accès aux données alors que j’ai cité dans mon second mail un avis de la CADA positif correspondant à ma demande. Sans leur refus, je n’aurais pas eu à encombrer la CADA !
Le 19/02/2018 à 14h11
J’ai du mal à comprendre le but poursuivi par l’article.
Si la CADA est déjà surchargée quel est l’intérêt d’appeler à un flood de celle-ci ? Histoire de faire comme pour la justice et de voir les dossiers mettre 2 ans pour être traités ?
Si vraiment vous vouliez être constructif, il vaudrait mieux fédérer autour d’une demande commune par rapport à un problème particulier.
Car si la CADA fournie la réponse à 1 personne, elle sera de facto disponible pour toutes les personnes posant la même question.
Le 19/02/2018 à 14h18
Je ne sais pas si c’est assez clair pour tout le monde, mais ce gouvernement nous dit juste d’aller nous faire foutre… Tout le temps, en toute occasion…
Au moins, ça c’est dit.
Le 19/02/2018 à 14h19
Le 19/02/2018 à 14h20
Je suis d’accord avec le début de ton message sur la CADA, mais en fait, chaque réponse devrait être individualisée puisque les données d’entrées peuvent être différentes pour chacun
Ce point là est individuel : “Les données traitées et leurs sources.”.
Par exemple, les taxes d’habitation et foncières s’appuient sur la “valeur locatives” qui sont propres au bien immobilier, il peut être intéressant de connaître cette valeur et surtout par qui et comment elle a été établie.
Mais là, on ouvre la boîte de Pandore !
Le 19/02/2018 à 14h41
Pour la valeur locative, il suffit de demander au Fisc “l’imprimé 6675-M”.
Perso, sur 3 taxes foncières (appart + box de ma conjointe et moi + un second box que j’ai acheté dans la même résidence), il y avait des erreurs.
Pour l’appart+box, l’erreur sur le box s’annulait avec une erreur “inverse” sur l’appartement.
Et sur le second box, il y avait la même erreur sur le box => comme si j’avais de l’électricité dans le box, ce qui n’est pas le cas.
Pour l’histoire, savoir qu’il faut demander l’imprimé 6675-M n’est franchement pas une information facile à trouver.
Le 19/02/2018 à 14h41
Le 19/02/2018 à 14h55
Le 19/02/2018 à 15h35
Ca fait très “les douze travaux d’Asterix” quand même " />