Quand la Hadopi salue ce « formidable outil » qu’est le peer-to-peer

En cas de doute, la Rue du Texel prône l'abstinence

Quand la Hadopi salue ce « formidable outil » qu’est le peer-to-peer

Quand la Hadopi salue ce « formidable outil » qu’est le peer-to-peer

La Hadopi a dévoilé hier deux nouvelles « fiches pratiques », qui s’ajoutent donc aux vingt quatre publiées l’année dernière. Si la première a trait au portail PUR.fr, la seconde s’intitule quant à elle « Je partage sur internet ». Il y est ainsi question de peer-to-peer, que la Haute autorité décrit comme étant un « formidable outil » même si celui-ci peut aussi servir à commettre des actes de contrefaçon.

hadopi peer-to-peer

 

Un paragraphe tout entier est dédié au peer-to-peer au sein de cette dernière fiche de synthèse (PDF) délivrant la bonne parole de la Hadopi. Il y est ainsi rappelé que  « le peer to peer (« pair à pair » en français) est une technologie consistant à relier les ordinateurs personnels entre eux grâce à un logiciel spécifique, afin qu’ils communiquent directement ». Pour la Rue du Texel, cette décentralisation « est une solution de choix pour des services qui doivent assurer une haute disponibilité tout en économisant de la bande passante ». La Haute autorité va même jusqu’à reconnaître qu’il s’agit d’un « formidable outil ».

 

Mais l’autorité administrative ne perd pas le Nord et explique aussi que « malheureusement, le peer to peer peut aussi être utilisé pour le partage de contenus sans l’autorisation des titulaires de droits (auteurs, artistes-interprètes, producteurs...), et donc de façon illégale ». Ceci peut en effet être constitutif d’un acte de contrefaçon, passible de trois ans de prison et de 300 000 euros d’amende. Il est ensuite précisé qu'il appartient par conséquent « à l’internaute de vérifier si le contenu qu’il télécharge est proposé sans l’accord des titulaires de droits (à plus forte raison s’il met lui-même ce contenu en ligne !). En cas de doute mieux vaut s’abstenir de télécharger » ajoute la Hadopi.

 

Rappelons au passage que seul le peer-to-peer est actuellement surveillé dans le cadre de la riposte graduée telle que mise en place par la Hadopi. Le streaming et le téléchargement direct (anciennement MegaUpload, etc.) échappant notamment aux radars des ayants droit, le président Sarkozy avait exigé en 2011 qu’on aille « plus loin ». L’actuelle ministre de la Culture a elle aussi demandé en octobre dernier à Pierre Lescure de lui proposer un arsenal anti streaming et direct download. Le leader de la mission sur l’acte 2 de l’exception culturelle, dont les conclusions sont attendues pour la mi-avril, pourra d’ailleurs s’inspirer du rapport publié il y a quelques jours par Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la Commission de protection des droits de la Hadopi (voir notre dossier : L'arsenal anti streaming et direct download de la Hadopi).  

Commentaires (28)


Christine doit se retourner dans son placard Orange, anéfé. <img data-src=" />


Hadopi, ou l’art d’enfoncer des portes ouvertes en énonçant des trucs que tout le monde sais déjà <img data-src=" />


Je veux ma belle photo du PITT !!!! PETITION <img data-src=" />




Il y est ainsi question de peer-to-peer, que la Haute autorité décrit comme étant un « formidable outil »





Je propose de marquer cette news et de la laisser en top ou en favori, la Hadopi a dit quelque chose d’intelligent de sensé !





Mais l’autorité administrative ne perd pas le Nord et explique aussi que « malheureusement, le peer to peer peut aussi être utilisé pour le partage de contenus sans l’autorisation des titulaires de droits (auteurs, artistes-interprètes, producteurs…), et donc de façon illégale »





Aaaah, je me disais aussi…



M’enfin rappelons que ce n’est pas l’offre légale qui a crée ce « formidable outil » <img data-src=" />


Bon ben franchement pour une fois c’est pas si mal. Ils ont du engager un bon stagiaire <img data-src=" />








RTDaemons a écrit :



Hadopi, ou l’art d’enfoncer des portes ouvertes en énonçant des trucs que tout le monde sais déjà <img data-src=" />







Sauf qu’on lit encore assez souvent (aussi sur pci) que le P2P est un système archaïque (et risqué, à cause d’hadopi, même si hadopi, lolilol quoi), tout juste bon pour les papys qui ne percoivent pas toute la puissance de youtube ou megaupload.



recrache son café


Ils ont dû lire mon message du 18 février où je disais :



Si Hadopi voulait vraiment faire de la pédagogie, ils expliqueraient à ce genre de personne en langage clair que les logiciels de partage/ téléchargement sont souvent lancés au démarrage alors que l’utilisateur n’en a pas conscience et qu’un fichier téléchargé reste partagé sauf à le supprimer et que par conséquent les ayants droits peuvent détecter cela.

Ils expliqueraient ensuite comment supprimer ce lancement au démarrage.



Aucune des fiches pratiques sur leur site n’aborde le sujet.

Pourtant, cette fiche serait le bon endroit pour expliquer tout ça.



Ils ont ajouté tout le dernier paragraphe intitulé “ATTENTION A CE QUE

VOUS PARTAGEZ !” à leur fiche de décembre 2011 et ils y expliquent justement ce que je suggérais.



Je ne sais pas s’il y a une personne chargée de lire toutes les news et les commentaires de PCI chez eux, mais en tout cas, pour une fois, j’approuve cette action.<img data-src=" />








batoche a écrit :



Sauf qu’on lit encore assez souvent (aussi sur pci) que le P2P est un système archaïque (et risqué, à cause d’hadopi, même si hadopi, lolilol quoi), tout juste bon pour les papys qui ne percoivent pas toute la puissance de youtube ou megaupload.





Mmmhh… moi personnellement, depuis la chute de Megaupload je suis (re)passé au P2P, et je ne regrette absolument pas… que ce soit pour des fichiers légaux ou des films de boules vacances.



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Les rigolos…..



En fait non, payés sur nos impots c’est déjà moins drôle…




« à l’internaute de vérifier si le contenu qu’il télécharge est proposé sans l’accord des titulaires de droits (à plus forte raison s’il met lui-même ce contenu en ligne !). En cas de doute mieux vaut s’abstenir de télécharger »





En lisant ça moi il y a un truc qui me vient à l’esprit. Pourquoi la Hadopi ne tiendrait pas à jour (avec la participation des ayant-droits) une BDD des oeuvres protégées. Chaque ayant droit rempli ce qu’il peut avec le nom de l’oeuvre, son numéro d’exploitation & co, le type de droit qu’il y a dessus, qui les possède et quand l’oeuvre tombe dans le domaine public. (ça ne veut pas dire que ce qui n’est pas dedans est libre de droit)



Ça serait surement pas exhaustif (c’est quasiment impossible), mais ça serait déjà mieux que maintenant. Il y a des oeuvres des années 60 dont tout le monde s’en fout et pour lesquelles il est impossible de savoir qui est propriétaire des droits. Je suis sûr que le gars a limite oublié jusqu’à l’existence de l’oeuvre, mais ça m’étonnerait pas que si tu te permets de faire un truc avec qui a un peu de succès, ça va te retomber dessus. (N’est-ce pas Harlem Shake?).


Merci, capitaine évidence..








psn00ps a écrit :



Christine doit se retourner dans son placard Orange, anéfé. <img data-src=" />





Elle doit surtout s’en foutre comme de l’an 40 maintenant qu’elle a son poste pépère chez Orange.



Ahem…



Hadopi qui dit quelque chose de basé sur des faits… Même pas un vendredi…



Schizophrénie ? Consultant qui connaît le boulot et a rendu sa presta ? Dernier sursaut de lucidité avant le grand plongeon ? Plaisanterie interne ? Recherche de motifs pour justifier un suicide collectif ? Passage dans la quatrième dimension ? Résultat d’une séance de vaudou menée par les fondateurs de TPB ? Fiche explicative laissée par Videolan lue et comprise ? Autre (précisez) ?



Là, franchement, cela m’inquiète…








Commentaire_supprime a écrit :



Ahem…



Hadopi qui dit quelque chose de basé sur des faits… Même pas un vendredi…



Schizophrénie ? Consultant qui connaît le boulot et a rendu sa presta ? Dernier sursaut de lucidité avant le grand plongeon ? Plaisanterie interne ? Recherche de motifs pour justifier un suicide collectif ? Passage dans la quatrième dimension ? Résultat d’une séance de vaudou menée par les fondateurs de TPB ? Fiche explicative laissée par Videolan lue et comprise ? Autre (précisez) ?



Là, franchement, cela m’inquiète…





La première partie de la fiche existait déjà en décembre 2011.

Ils ont juste ajouté le dernier paragraphe comme je l’ai indiqué un peu plus haut.

Je trouve plutôt bien cet ajout, puisque j’avais suggéré d’en faire un de ce type.



Donc, je dirais :







[*] Consultant qui connaît le boulot pour la première partie

[*]Autre (précisez : lecture de PCI et prise en compte de mon conseil) pour le dernier paragraphe.

Ils ont juste oublié Linux dans leurs indications sur comment désinstaller un logiciel P2P, mais le public est peut-être plus averti.

Et je ne parle pas des Synology <img data-src=" />



Bah, la HADOPI aime le P2P comme d’autres prétendent aimer les pauvres, hypocritement, parce que c’est un moyen de se faire bien voir. C’est juste de la communication.


Quand je lis le PDF, il n’y a aucun caractère accentué. Suis-je le seul ou ont-ils généré ce document comme des sagouins ?


Je connaissais pas ces fiches et je me suis dit, je vais les lire histoire de pas mourir con.

Je sais pas si c’est un bug de mon côté, ou de firefox ou du site lui même mais j’arrive pas à faire marcher le site www.pur.fr (aucun des boutons cliquables ne semble réagir).

Alors

LE SITE PUR,

UNE VITRINE DE L’OFFRE LÉGALE

je m’y prend peut être mal mais il me semble que le minimum pour une vitrine est qu’il y ait quelque chose à voir.

Fiche jeux, je clique sur les liens proposés et je m’aperçois qu’un lien est pas à jour : www.captaindownload.com





tout en confirmant par ailleurs que la communication au public par voie électronique est libre et ne peut pas être assimilée à la communication audio-visuelle régulée par le Csa (Conseil supérieur de l’audiovisuel).





J’ai trouvé ça marranthttp://www.hadopi.fr/sites/default/files/page/pdf/ControleParental.pdf



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grâce au programme de cryptage







L’asymétrie permet de mieux répondre aux usages courants d’internet, qui consistent majoritairement dans la récupération plutôt que la publication de contenus.



Mais oui c’est dans l’intérêt du consommateur.





Bon alors je vais prendre une aspirine.

Je pense que ces fiches sont bien faites, mais elles sont longues, et nombreuses.

À l’évidence elles ne s’adressent pas à quelqu’un connaissant déjà le sujet.


Je ne sais pas s’il parlent de la taxe pour copie privée car si on ne télécharge pas, on la paye pour rien.


Beaucoup mieux que le pare feu open office ?


Question : Mais qui lit ces fiches ?!








digital-jedi a écrit :



Question : Mais qui lit ces fiches ?!





Ceux qui ont reçu un message de Hadopi pourraient lire ces fiches.

S’ils essaient de se renseigner sur le site de Hadopi, ils ont en première page un lien “J’AI REÇU UNE RECOMMANDATION”.

En suivant ce lien, ils tombe sur une page où ils disent :



Nous vous invitons à vérifier si des logiciels permettant de télécharger ce type d’œuvres sont installés sur votre ordinateur.



Pour en savoir plus sur les logiciels de partage, consultez la fiche “je partage sur internet”.



Il s’agit de la seconde fiche citée dans la news.

Je trouve qu’enfin, ils sont pédagogiques et donnent des informations pour ne pas se faire flasher plusieurs fois pour la même œuvre qui a été chargée une fois et qui est mise à disposition à chaque démarrage de PC. Ce cas correspond aux différents cas de jugements suite à Hadopi.

La dernière phrase du passage cité n’existait pas jusqu’à présent (au moins le 15 janvier 2013, version archivée par archive.org)



Je conseille à ceux qui se font poursuivre en justice alors que HADOPI n’avait pas encore donné ces bons conseils d’utiliser cette absence d’information de la part d’HADOPI pour se défendre.



HS : le site Hadopi semble hors service, effet PCI <img data-src=" />





Il est ensuite précisé qu’il appartient par conséquent « à l’internaute de vérifier si le contenu qu’il télécharge est proposé sans l’accord des titulaires de droits (à plus forte raison s’il met lui-même ce contenu en ligne !). En cas de doute mieux vaut s’abstenir de télécharger »





Mais quel non sens !!!

Ah oui c’est vrai, madame hadopi est dans l’incapacité de comprendre que pour vérifier le contenu, il faut le télécharger. Et donc si le contenu est illégale, c’est trop tard car on a eu besoin de le télécharger pour le vérifier.



Sérieux, payer des sommes astronomique des gens qui regardent trop la télé et qui par conséquent ont un cerveau ramolli est vraiment a

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Il y a quand même de l’espoir car ils comprennent enfin que le peer to peer n’a pas que des désavantages.




peer-to-peer, que la Haute autorité décrit comme étant un « formidable outil »



Visiblement, ils ne font pas assez de chiffre.



Parce qu’avec tout ce pognon et toute cette énergie pour au final, ne récupérer que 150€, même eux le reconnaissent, ça fait quand même un sacré gâchis.





Avec leur message : “p2p, c’est trop d’la balle”, ils espèrent encourager les jeunes amateurs de Rihanna, à arrêter le ddl et les newsgroups pour le “classique” p2p, qui est justement fait pour le partage.<img data-src=" />



(Où alors est-ce juste que leurs futures “armes” anti-streaming/DDL en préparation s’avèrent complètement inefficaces?<img data-src=" />)





PS: à prendre au second degré, bien sûr.


Avec toutes les taxes qui sont posées sur nos outils de stockages, la copie est publique, point barre <img data-src=" />








fred42 a écrit :



Ils ont dû lire mon message du 18 février où je disais :



Ils ont ajouté tout le dernier paragraphe intitulé “ATTENTION A CE QUE

VOUS PARTAGEZ !” à leur fiche de décembre 2011 et ils y expliquent justement ce que je suggérais.



Je ne sais pas s’il y a une personne chargée de lire toutes les news et les commentaires de PCI chez eux, mais en tout cas, pour une fois, j’approuve cette action.<img data-src=" />







Alors profitons-en pour leur en mettre plein la tronche! il en restera peut-être quelque chose et nous serons peut-être exmptés de la vision du pitbull.





Quand la Hadopi salue ce « formidable outil » qu’est le peer-to-peer





C’est comme un perceur de coffre qui salue la qualité de sa perceuse……<img data-src=" />




« malheureusement, le peer to peer peut aussi être utilisé pour le partage de contenus sans l’autorisation des titulaires de droits (auteurs, artistes-interprètes, producteurs…), et donc de façon illégale ». Ceci peut en effet être constitutif d’un acte de contrefaçon, passible de trois ans de prison et de 300 000 euros d’amende. Il est ensuite précisé qu’il appartient par conséquent « à l’internaute de vérifier si le contenu qu’il télécharge est proposé sans l’accord des titulaires de droits (à plus forte raison s’il met lui-même ce contenu en ligne !)



Cela fait cher l’amende comparé à ce que risquent à voler dans les caisses nos élus et politiciens !<img data-src=" />

Bon, qui veut m’élire député ou maire ou sénateur et j’en passe ? <img data-src=" />


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