Microsoft dégaine ses conteneurs WSL (Linux) en version finale
Compose viendra, promis
Illustration : Flock
Le 01 octobre à 07h59
Microsoft a donné le coup d’envoi officiel pour ses conteneurs WSL. Ils permettent de créer, exécuter et gérer des conteneurs Linux directement depuis Windows.
Microsoft dégaine ses conteneurs WSL (Linux) en version finale
Compose viendra, promis
Illustration : Flock
Microsoft a donné le coup d’envoi officiel pour ses conteneurs WSL. Ils permettent de créer, exécuter et gérer des conteneurs Linux directement depuis Windows.
Logiciel
Logiciel
5 min
Au début de l’été, Microsoft a profité de sa conférence Build pour présenter un nouveau projet baptisé « WSL Container », avec une préversion dans la foulée. L’objectif était clair : fournir un moyen intégré et prêt pour l’entreprise de créer, exécuter et gérer des conteneurs Linux sur Windows, sans nécessiter d’outillage tiers supplémentaire.
Depuis le 29 septembre, la fonction est disponible en version finale. Microsoft n’y va pas par quatre chemins : « WSL est au cœur de notre engagement à faire de Windows le meilleur endroit pour construire, exécuter et gérer des charges de travail Linux. À mesure que l’IA, le développement cloud-native, les conteneurs et les écosystèmes open source continuent de converger vers Linux, de plus en plus de développeurs choisissent d’exécuter ces charges directement sur des appareils Windows ». Les conteneurs sont donc une évolution logique de WSL, affirme l’éditeur.
Petit point de rappel d’abord : qu’est-ce que WSL ? Le Windows Subsystem for Linux est un composant de Windows permettant de faire fonctionner directement une distribution Linux virtualisée. Plusieurs sont disponibles d’ailleurs dans le Microsoft Store, comme Ubuntu et Debian.

Disponible directement dans la nouvelle version de WSL
Pour utiliser les conteneurs, pas besoin d’installer de nouveaux composants, car la nouvelle fonction fait simplement partie de la dernière mouture du WSL (3.0.1). On peut donc l’installer soit en récupérant le binaire depuis le dépôt GitHub, soit via la commande « wsl --update » dans le terminal.
Le produit livré hier soir repose sur deux briques. D’abord, l’outil wslc.exe qui sert à construire, lancer et déployer les conteneurs. Microsoft fournit en même temps un alias intégré container.exe pour reprendre les commandes habituelles. Ensuite, une API – sous forme de paquet NuGet Microsoft.WSL.Containers – pour permettre aux applications Windows natives de piloter ces conteneurs. L’éditeur donne comme exemple l’exécution locale de charges IA.
En matière d’architecture, chaque utilisateur a sa propre session, dont les privilèges peuvent être réglés, y compris de manière centralisée en entreprise. Le stockage, lui, peut se faire de trois manières : un VHD par session, des volumes reposant sur VHD ou des volumes de conteneurs reposant sur virtiofs, que Microsoft présente comme jusqu’à deux fois plus rapides que l’approche plan9 utilisée jusqu’à présent par WSL.
Quant au réseau, il est géré par un composant nommé Consommé, qui consiste en un processus s’occupant de tout ce qui touche au DNS, au routage et au mappage des ports. Cette approche doit notamment permettre de travailler plus facilement avec des VPN et des pare-feux.

Docker dans la ligne de mire
D’accord, mais pour quoi faire ? On trouve sur le site de Microsoft ou dans la presse des exemples d’utilisation. Le plus simple est celui d’une application Windows embarquant un composant Linux. Ainsi, un logiciel de bureau en C# peut lancer un conteneur servant un modèle d’inférence, communiquer avec lui puis l’arrêter à la fermeture. C’est l’exemple de charge IA locale donné précédemment par Microsoft.
Si le nom n’est jamais cité, Docker est directement dans la ligne de mire. Microsoft met en avant ses intégrations avec d’autres produits de son écosystème, Intune et Defender for Endpoint étant cités. L’arrivée des conteneurs WSL permet aux applications Windows de les exploiter directement, sans passer par des produits tiers (il faut quand même que WSL soit installé).
Il s’agit cependant d’une version 1.0, qui cible surtout les grandes entreprises dans lesquelles ce niveau d’intégration peut faire la différence. En outre, il y a des limites. Selon Microsoft, la fonction la plus demandée est la compatibilité avec Docker Compose, via la prise en charge directe des fichiers compose.yaml existants. L’entreprise affirme que ce support est « une priorité pour nos prochaines versions ».
La version finale apporte des nouveautés
Si vous avez testé les conteneurs WSL cet été, la version finale apporte bon nombre d’améliorations, notamment pour les commandes disponibles, qui en comptent une dizaine de nouvelles. Citons par exemple « wslc container restart » qui permet de redémarrer un conteneur en fonctionnement, « wslc system info » pour voir une vue de synthèse de l’environnement conteneur, ou « wslc network connect » pour attacher les conteneurs au réseau (ou « disconnect » pour les détacher).
Entre temps, des intégrations sont également apparues avec des partenaires ou des projets communautaires. Les conteneurs sont ainsi supportés (sans grande surprise) dans Visual Studio Code, dans lequel on peut déclarer wslc comme pilote par défaut pour créer et interagir avec les conteneurs WSL. Microsoft cite aussi Aspire, Lazywslc, WSL Container Desktop ou encore WSLc Remote. Ce dernier permet de lancer wslc depuis les distributions Linux prises en charge par WSL.
Microsoft ajoute que les investissements dans WSL continueront. « Au fil du temps, nous voyons Linux sous Windows évoluer au-delà d’un environnement de développement vers une plateforme d’exécution stratégique pour l’IA et les charges de travail natives cloud, participant aux mêmes cadres de sécurité, de gestion et de gouvernance d’entreprise que Windows », assure ainsi l’entreprise.
Commentaires (23)
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Abonnez-vousLe 1er octobre à 08h43
Ca m'a simplifié la vie. C'est super pratique pour tester sans avoir à se connecter à droite ou à gauche. Et on peut meme utiliser Visual Studio (le classique pas le code) pour compiler et debugger le prog linux
Le 1er octobre à 09h56
Le 1er octobre à 10h28
Le 1er octobre à 12h19
Samedi à 22h14
Le 1er octobre à 10h49
Il y a une extension dans Visual Studio Code, tu ajoutes la définition de ton conteneur de dév en un fichier json rempli avec "Wizard", et quand tu lances le projet le conteneur s'ouvre tout seul (se télécharge et se construit et se lance).
Tout cela fait un ensemble pratique.
Tu ouvres un projet, et l'env associé avec toutes les dépendances est immédiatement disponible... Tu peux directement entrer dans un projet, même sans maitriser le jeu technologique et toutes ses dépendances.
Tu peux créer un projet, tout prêt, tes interlocuteurs pourront s'en servir immédiatement.
Par exemple, à la maison, j'ai récupéré un vieux truc en Angular 16. En quelques clics, j'ai composé un dev container adapté avec les vieilles versions de tous les outils. Comme cet env est décrit dans le code du projet, un prochain codeur peut immédiatement être opérationnel. Ce dév conteneur est aussi dédié à ce projet, donc suffisamment isolé pour que je le considère assez "sécurisé", même si toutes les dépendances ne sont pas de première jeunesse (point à creuser ou discuter, mais tu as l'idée générale).
Evidemment, Microsoft veut que ce soit transparent sous Windows. Mais c'est l'écosystème "dev containers" qui est pratique, quelque soit le système d'exploitation du poste de dév.
Le 1er octobre à 10h58
Si il pouvait maintenant ajouter aussi l'équivalent de compose et une config simple pour faire tourner ça comme service sans session utilisateur qu'on en finisse avec les bricoles quand on a des projets containérisé censé tourner sur plusieurs OS.
Le 1er octobre à 11h02
l'utilisent avec succèsse débattent avec depuis un moment. Il me semble que çamarchetitube via Docker Desktop.Le 1er octobre à 11h05
Le 1er octobre à 11h28
Il n'y a pas que le lancement qui soit facilité.
Dans mon cas, j'ai utilisé un Wizard pour créer le conteneur, il y avait tout un choix de conteneurs de départ, de librairies ajoutables. Ce fut trivial, de la création du conteneur, jusqu'à son exécution, et même quelques ajustements. Il existe probablement des images docker toutes prêtes, mais il faut les chercher, leur faire confiance, ajouter des librairies...
Ce dev conteneur a monté tout seul le code source, qui est pourtant dans un autre conteneur WSL (celui qui contient git).
Et mon dév conteneur est inclut dans le projet...
VisualCode sous Windows s'est mis au milieu et a tout géré.
Quand je vois la complexité habituelle pour créer/installer un env de dév directement exploitable, je trouve cela pratique.
Mais ce n'est pas la seule solution, heureusement.
Vendredi à 09h11
Samedi à 21h12
Samedi à 21h32
Samedi à 22h18
j'apportais juste cette précision sur le fait qu'il peu y avoir un marché (pour remplacer docker desktop justement).
après a la maison en dehors des clients, c'est full proxmox :) (je le pousse au boulot aussi mais ça passe pas , ils ont peut de pas avoir un truc stable et du support, du coup on paye des licences vmware une fortune pour pas grand chose vu que l'on utilise aucune des fonctions avancées de vmware (sauf DRS)
Dimanche à 10h08
Dimanche à 13h47
Dimanche à 22h18
Lundi à 09h28
Modifié lundi à 09h50
Lundi à 10h28
Lundi à 11h10
Lundi à 12h39
Winboat n'est pas une émulation, il fait tourner un vrai Windows dans une VM. Il ajoute une couche (via RDP) pour afficher les fenêtres directement sur le bureau Linux. C'est exactement comme WSL mais dans l'autre sens. Et quand je dis WSL, je pense évidemment WSL 2, au cas où ;-)
Qui lui du coup fait de la traduction d'API comme WSL 1. Pour les applications non-gaming, y'a le vénérable Wine sous-jacent aussi...
Lundi à 14h19
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