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Racheté 35 300 €, Lycos.fr revient : « On n’avait pas prévu que ça aille aussi vite »

Racheté 35 300 €, Lycos.fr revient : « On n’avait pas prévu que ça aille aussi vite »

Illustration : Flock

Lycos.fr reprend du service. Racheté aux enchères pour 35 300 euros, le vénérable nom de domaine accueille un nouveau projet de portail porté par l’acquéreur. Il ambitionne d’y proposer page personnelle, moteur de recherche et agrégateur de médias, sans lien avec la société historique du même nom.

Comme souvent dans ce genre de cas, les enchères se sont jouées dans la dernière ligne droite : proposé à la vente sur le site spécialisé WebExpire, le nom de domaine lycos.fr a trouvé preneur lundi 21 septembre pour 35 300 euros.

Cette fois, hors de question de laisser le nom de domaine dormir en mode parking. Quelques heures plus tard, une nouvelle page d’accueil s’affiche aux yeux des internautes curieux. Elle propose de réserver une adresse en lycos.fr/votrenom en échange d’une adresse email pour obtenir, au lancement, « votre page personnelle sur l’une des adresses les plus connues du Web français ».

À ce service, baptisé Lycos ID, le nouvel acquéreur promet d’ajouter un agrégateur de médias, avec une actualité « rangée et mise à jour en continu », ainsi qu’un moteur réunissant « actualités, articles et profils Lycos ID dans une seule barre de recherche ».

La page d’accueil du site Lycos.fr au mardi 22 septembre – capture d’écran Next

Le retour d’une vedette d’antan

L’ambition dessinée ici rappellera certainement des souvenirs à ceux qui, parmi les lecteurs de Next, surfaient déjà en ligne au tournant du nouveau millénaire. Lycos.fr, édité par la société Lycos Europe gmbh, est en effet l’un des plus célèbres représentants de la génération des grands portails Web qui mêlaient messagerie, pages perso et surtout recherche en ligne entre la fin des années 90 et le début des années 2000.

Né en 1994 sous la forme d’un projet de recherche et installé en tant que société commerciale un an plus tard, Lycos a d’abord connu une ascension fulgurante et un développement mondial (en 2000, Lycos vantait son célèbre slogan « va chercher » à la télévision française), avant de lentement péricliter, balloté entre une succession d’actionnaires.

Le portail, identifiable à son logo en forme de retriever noir, a officiellement disparu du Web européen le 15 février 2009, même si le moteur de recherche américain est longtemps resté accessible par le biais des différentes extensions nationales du nom de domaine lycos, dont le .fr.

Un départ sur les chapeaux de roue

Jusqu’à ce que ce dernier soit finalement libéré, proposé aux enchères, et donc racheté, avec mise en place de cette page d’inscription en forme d’apéritif pour un lancement à venir. La conclusion des enchères a toutefois suscité plusieurs commentaires publics, sur les réseaux sociaux, de spécialistes des noms de domaine et du référencement, contribuant à braquer les projecteurs sur le nouveau lycos.fr.

« On a récupéré le domaine hier, on n’a encore rien annoncé, et il y a déjà des milliers d’inscriptions. On n’avait pas prévu que ça aille aussi vite, ce sont les gens qui ont décidé pour nous, et ça confirme que ce nom réveille quelque chose de bien réel », confie à Next Benjamin Romei, fondateur d’ADN Contents, la société qui a remporté les enchères (par ailleurs éditrice de médias thématiques). Qui entend bien donner une seconde vie à cette vénérable adresse : « L’idée tient en une phrase : refaire de Lycos une porte d’entrée simple du web français ».

D’où cette triple ambition affichée, avec un moteur de recherche constitué sur un index en propre et un agrégateur de médias attendu dans les prochains jours, tous deux en bêta, et le futur service de page personnelle pour lequel les plus impatients ont déjà réservé une adresse à leur nom (vanity URL). « Lycos ID est une carte de visite en ligne, à une adresse que tout le monde connaît », résume Benjamin Romei.

À défaut d’avoir Next.fr, nous aussi on veut notre vanity URL – capture d’écran Next

L’entrepreneur indique envisager un modèle économique hybride, basé pour partie sur la publicité, et sur des options premium associées aux pages personnelles. Il précise ne pas vouloir se limiter aux nostalgiques. « Le premier cercle, c’est ceux qui ont grandi avec Lycos, Caramail et Multimania. Pour eux, ce nom réveille quelque chose. Mais on espère bien toucher d’autres générations : on ne veut pas faire un musée ».

L’épée de Damoclès du recours d’un ayant-droit

Reste une inconnue de taille. L’entrepreneur ne prend-il pas un risque à racheter et à exploiter un nom de domaine associé à une marque à la notoriété certes ternie, mais historiquement bien établie ?

Outre l’éventualité d’une action en contrefaçon, le fait que le domaine concerné soit en .fr signifie que le nouveau propriétaire s’expose à la possibilité d’une réclamation extra judiciaire formulée directement auprès de l’Afnic, l’office d’enregistrement des extensions nationales, notamment via la procédure Syreli.

Encore faut-il qu’il subsiste un ayant droit. À l’échelle française, une recherche dans les bases de données de l’INPI confirme que les différents enregistrements de marque liés à des activités numériques (édition de site, publicité en ligne) sont expirés de longue date. D’après les données disponibles auprès du bureau américain des brevets (USPTO), la marque Lycos en tant qu’activité Web semble également avoir été abandonnée depuis 2020. Le site lycos.com a par ailleurs pris des airs de coquille vide, avec un index de recherche limité à la portion congrue, et des mentions légales qui ne mentionnent plus grand chose.

Le nouvel acquéreur n’ignore pas la question, mais se dit confiant : « On a fait ce travail sérieusement, en amont, avant même de se lancer. La situation de ce nom n’est pas la même selon les territoires, et notre projet est français : pensé ici, pour le public d’ici, sur un .fr laissé à l’abandon depuis des années. On est accompagnés sur le juridique, on suit la situation de près et des démarches sont en cours. »

À ce stade, la page lycos.fr ne pousse toutefois pas la filiation jusqu’à reprendre la silhouette du célèbre retriever.

Commentaires (35)

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ADN Contents, ah oui les éditeurs de BeGeek flagué par votre extension IA...
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Celui-là même :D
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Beh du coup pourquoi avoir réservé quelque chose chez eux ?
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Parce que ça faisait une capture marrante pour l'article, et parce que les deux sujets sont distincts.
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Et pas que, tous les sites sur leur page web sont flagués
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@Flock Cette illustration…
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Il a inventé le chien de Schrödinger ?
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"page personnelle" ya encore des gens qui utilisent ça* ?
#oldgeek

  • vous pouvez voir la mienne sur crazytiti.free.fr

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A quand le retour de caramail racheté par Lycos ?
Que de souvenirs
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caramail existe toujours, les adresses courriel en tout cas.
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Racheté par l'allemand GMX en 2009, les adresses caramail ont probablement été conservées.
https://www.gmx.fr/
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Pas exactement, ils ont racheté le nom de domaine et proposés de recréer son adresse chez eux. C'était une opération flash marketing limitée dans le temps (et j'en ai profité, pour découvrir que certains robots spammer avaient jamais fait le ménage dans leurs listes malgré plusieurs années sans fonctionnement) ;)
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Sinon, le site Caramail originel avait été recréé il y 6 ans sous le nom de junelive.net (avec la boite mail de 10Mo et le fameux tchat que les moins de 20 ans n'ont jamais connu).

Ça avait fait son effet à l'ouverture (pub sur Facebook) et le webmaster avait même prévu de décliner le site en application mobile mais malheureusement ça s'est essoufflé assez vite et peu de monde y reste connecté actuellement.
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Manque plus que voila.fr, ifrance.fr, un relancement de ICQ, le retour des LIDD, et on sera bien :phibee:
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Et un retour massif de l'IRC mais apparemment ça c'est bien parti, je lis que XChat à trouvé un nouveau contributeur nommé Elon.
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Laisse la DeLorean refroidir un peu :D

Manque Multimania à la liste, avec sa frame de 20% pour la pub :D
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Et les cash barres qui permettaient de gagner de l'argent en laissant afficher une bannière sur son PC.
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Enfin juste les plus vieux..
Non, juste les gens culturés.
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Après je ne sais pas mais mon instinct me dit qu'un site qui collecte des milliers d'adresses mail pour un hypothétique futur "service", ça me rend méfiant...
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Un petite alias et on en parle plus :)
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Et le retour de (la) Mygale ? :phibee:
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Chez Mailo.com, vous avez des pépites épiques en matière de noms de domaine sortis du passé
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Le pb de Mailo, quand j'avais voulu virer gmail, c'est que la volumétrie de mails auto générés pas ma domotique avait suffit à me voir bloquer... sur des conditions d'utilisation alors même pas écrites! Après en avoir discuté avec eux (étant encore du côté gratuit de l'offre) ils m'avait dit qu'ils feraient une MAJ des CGU mais que la limite en question m'aurait aussi touché en payant.
J'avais aussi testé à cette époque laposte.net, vite stoppé car ils avaient fermé SMTP/IMAP au moins 1 mois après des soucis de sécurité... tenté de revenir à mon FAI (Orange), pour découvrir que leur load balancing m'envoyait parfois sur des serveurs supportant un SSL antédiluvien (qui m'aurait obligé à diminuer la sécurité SSL globale du PI hébergeant ma domotique), affectant la fiabilité des envois (une partie concernant des notifs alarme avec captures de caméras IP, difficile de transiger).
Bref, au final j'étais revenu sur ce qui marche et la dégogolisation attendra.
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Faire marcher sa domotique sur du Google gratuit, c'est pas ce que j'appellerais un truc sécure. Mais on fait ce qu'on peut. Moi j'ai une adresse en Netcourrier depuis le temps de Lagardère Interactive. Et je paie pour ça (c'est collector)
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Va chercher Lycos :phibee:
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Va chercher MON Lycos! :rtfm:
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C’est dingue le nombre de sites qui adoptent les mêmes templates indigestes. Ça pue l’IA à plein nez : tout se ressemble, rien n’a de personnalité. Pour ma part, c’est un repoussoir immédiat. Ressusciter un nom comme Lycos pour lui donner une page aussi interchangeable, c’est quand même un comble.
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Flute je peux pas aller voir : ma soeur à cramé les 20H gratuite par mois en DL toute la nuit un album de musique (DL qui a crash 20 min avant la fin), mon 56K fume et ma mere m'engueule parce qu'elle attend un appel sur le fixe...

Je vous dit au mois prochain !
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Hâte de retrouver mon Score Games pour acheter mes futurs jeux PS5

Attends...
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lycos.fr/multimania ? :D

:phiphi:
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mygale
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Pas un com pour parler de love@lycos ? Bande de jeunes va !
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Juste que j'y ai trouvé les deux derniers amours de ma vie... ça ne me rajeunit pas ça tiens !
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Allez, juste pour le fun, moi je l'ai réservé le nextvaincra ^^ tralalalalèreuh...