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En France, les internautes ont envoyé nettement plus de données en 2025

Un jour, IPv6 vaincra, un jour

En France, les internautes ont envoyé nettement plus de données en 2025

Illustration : Flock

Comme chaque année, l’Arcep vient de publier son rapport sur l’état de l’internet en France. L’autorité constate une augmentation du trafic entrant de 10 % comparable à 2024 tandis que le trafic sortant bondit de 28 %. Côté IPv6, la transition continue de progresser sur les box grand public, mais les sites web et serveurs e-mail restent à la traîne.

En ce mois de juillet, comme tous les ans, l’Arcep publie son rapport sur l’état de l’internet en France. Elle constate une augmentation globale du trafic comme depuis 2012, mais pointe que le trafic sortant grimpe plus vite bien qu’il « demeure plus faible que le trafic entrant, en raison de l’asymétrie des usages : en volume, les utilisateurs finals reçoivent usuellement davantage de données qu’ils n’en envoient ».

L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (oui, l’Arcep régule tout ça) recueille les informations concernant l’interconnexion en France via des données agrégées des quatre principaux FAI en France (Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR).

Un trafic entrant qui augmente de 10 %

Sur le trafic entrant, l’année 2025 a vu une augmentation de + 10,4 % par rapport à 2024, passant de 50,8 Tbit/s fin 2024 à 56 Tbit/s fin 2025. Comme on le voit sur le graphique ci-dessous, le trafic entrant augmentait de manière comparable en 2024 :

« La croissance annuelle du trafic entrant semble se stabiliser autour des 10 % au cours des trois dernières années alors qu’elle se situait entre 20 % et 50 % au cours de la période 2013 ‐ 2022 », constate l’Arcep. L’autorité observe que cette augmentation est « cohérente avec l’évolution de la consommation de données mobiles » qui « se stabilise au même taux d’accroissement, entre 12 et 14 % » depuis 2023.

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Commentaires (3)

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Chez Microsoft, la transition IPv6 est peut-être bien avancé sur les services mail, mais c'est pas encore ça sur le IaaS et PaaS Azure : par exemple, les service de reverse proyx pour leur Kubernetes managé ne le supportent pas (AGIC et App Gateway for Containers)

Mais en même temps, vu que les effets de la pénurie d'IP ne se font pas encore trop sentir (en Europe et en Amérique, en tout cas), j'ai l'impression qu'il n'y a pas une grosse pression à migrer massivement côté hébergement, au vu de la complexité que ça peut représenter, que ce soit techniquement ou pour les équipes.

Perso, je trouve que ça a été un loupé de la part des concepteurs d'IPv6 de ne pas avoir pensé à faciliter la transition vers IPv4 (que ce soit techniquement sur l'absence de compatibilité, ou sur l'évolution de concepts comme l'adressage).

Bien sûr, c'est comme tout, ça s'apprend, mais c'est à mon avis un des plus gros freins à son adoption.

La proposition autour d'IPv8 avait au moins le mérite de répondre à ça (même si c'est probablement trop tard maintenant)
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@rg54

Le plus gros frein à l'adoption d'IPv6 est selon moi lié au fait que la majorité des gens qui en on fait la promotion se sont arque-boutés sur le problème du nombre insuffisant d'adresses IPv4 publiques alors qu'IPv6 solutionne de nombreux autres problèmes.
Ceux qui n'étaient pas impactés par cette pénurie se sont simplement dit que cela ne leur servait à rien de passer au nouveau protocole.

Si on prend le temps de regarder les apports d'IPv6, il n'y a aucune raison rationnelle d'adopter cette posture. Ceux qui prétendent encore que « cela ne sert à rien » sont juste des dinosaures en train de profiter du spectacles des météorites qui auront leur peau.

Côté loupé, je ne vois que la com car la transition a bel et bien été facilitée. Tout d'abord par les technologies comme terredo qui ont permis de démarrer des liaisons IPv6 à travers des infrastructures IPv4 et désormais l'inverse: des technologies permettant des liaisons IPv4 à travers des infrastructures IPv6 avec NAT64/DNS64 ou 464XLAT
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Heu quand tu dis "ont envoyé nettement plus de données en 2025" tu parles des fuites de données ??

... :)