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La fibre pour tous (ou presque) : utopie ou réalité en devenir ?

On n’était pas loin de la dystopie parfois

La fibre pour tous (ou presque) : utopie ou réalité en devenir ?

Illustration : Flock

Il y a quelques jours à peine, l’Arcep publiait son observatoire du déploiement de la fibre optique pour le deuxième trimestre. Depuis hier, les acteurs de la fibre sont à Dijon pour l’Université de la Transition Numérique des Territoires (anciennement Université du THD). Next est sur place pour approfondir le sujet.

95 % de logements éligibles fin 2025

Selon le décompte de l’Arcep, le régulateur des télécoms, 93 % des locaux sont éligibles au FTTH, mais il reste encore 3,3 millions de lignes à rendre raccordables. C‘était en tout cas la situation fin juin puisqu’elle évolue en permanence, ne serait-ce qu’avec la construction de nouveaux logements.

Laure de la Raudière, présidente de l’Arcep, a profité du salon pour donner une estimation du déploiement au cours des prochains mois : « À la fin de l’année, on va être à 95 % au niveau national […] les trois zones seront à peu près au même niveau » avec 95 % en moyenne, ajoute-t-elle. Le plan France THD prévoyait pour rappel 100 % fin 2025, mais l’échéance a été repoussée dans certaines zones, notamment la Bretagne.

De quelles zones parle-t-on ? Des zones moins denses d’Initiative Publique (RIP) qui comptent environ 19 millions de locaux, de celles moins denses d’initiative privée avec 17 millions de locaux et enfin de celles très denses avec 8 millions de locaux. Par contre, si on zoome un peu pour aller dans les détails, « il y a des communes très proches de 100 % et d’autres à moins de 90 % », comme nous l’expliquions.

Toutes les zones sont concernées par cette disparité, avec des villes comme Marseille et Avignon, mais aussi des territoires comme la Guyane, la Bretagne et l’Auvergne qui sont sous les 90 %. Mais, « dans la plupart des cas, il y a une très bonne dynamique de déploiement », note la présidente de l’Arcep.

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Commentaires (6)

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D'ici à la fin de l’année, le lot 2 d’e-intervention « permettra en temps réel à l’agent d’intervention de savoir s’il a débranché un client ou pas ». Il est temps puisque Laure de la Raudière annonçait que le déploiement de ce fameux lot 2 avait déjà débuté en mars de cette année.

Mais est ce que les techniciens vont le prendre en compte? Pas sur tant qu'ils sont payés à la tache.....
Sur le réseau IsereTHD dans chaque communes les clients râlent de débranchement intempestifs... liés au mauvais déploiement de XPfibre qui rendre éligible des logements alors que la fibre dédiée n'existe pas ect.
Mauvaise transmissions d'informations et j'en passe.
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En effet, il ne suffit pas que l'agent puisse savoir s'il a débranché quelqu'un ou non. Il faut aussi que le donneur d'ordre, qui doit savoir s'il doit payer ou non, sache si quelqu'un a été débranché.
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Son (ses) donneur(s) d'ordre également, donc la tâche ne sera pas (complètement) payée.
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Maintenant que le gros du travail est derrière les opérateurs d’infrastructure, se pose la question des techniciens et ouvriers qui ont œuvré pendant des années pour déployer la fibre…
Il faudra qu'ils refassent ce qu'ils ont mal fait, surtout chez XPFibre ?? (il y a un plaque bouygues a déployé la fibre cet immeuble). Posé de la fibre dans les communs dans des immeubles sans convention et validation technique, je parle d'un immeuble ou la porte principale est ouverte les techniciens peuvent rentrer comme ils veulent. Sur les 7 logements de l'immeuble il y a un seul abonné raccordé qui habite au 2éme et ils ont juste percé les paliers pour passer une fibre pour lui et si il y a d'autres abonnés ils vont faire d'autres trous ? Le BPE est dans le sous-sol dans le couloir des caves tout doit partir de la
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> Maintenant que le gros du travail est derrière les opérateurs d’infrastructure
Pas d'accord. En Essonne, réseau Altitude, ex-Sequantic, ex XP-Fibre, ex-Covage, ex-Tutor, ex-Europ'Essonne, etc... je ne sais même plus tellement ça a souvent changé de mains.

Le réseau dans mon quartier est moisi, la moitié des fibres sont HS, le PBO où je suis connecté ne ferme même plus, il est plein de terre. Pour fermer l'armoire de gauche du PM, il faut pousser sur le torrent de fibres qui dégueule. L'armoire de droite, elle, a été forcée.

Sur la carte d'Altitude, la moitié du quartier est marqué comme "Correction technique en cours".

Par contre, je me pose aussi la question. Qu'en est-il du Sipperec (https://www.sipperec.fr/)?

Je cite: "Le SIPPEREC accompagne, conseille et assiste les collectivités adhérentes dans les domaines des énergies et du numérique."

N'ont ils pas leur part de responsabilité? Ces intermédiaires entre collectivité et opérateur d'infrastructure qui prennent leur chèque mais ne sont jamais responsable de rien. J'ai été obligé de payer 70€ de frais de reproduction pour récupérer le contrat public de DSP entre la collectivité et cette boite. Avec évidement des pages entièrement caviardé pour "Secret des affaires".
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Le SIPPEREC est un syndicat de collectivités locales : les collectivités locales (généralement les communes) s'associent pour mutualiser leurs moyens. Ce sont les élus locaux (a priori des maires dans le cas de SIPPEREC) qui pîlotent le déploiement des infrastructures dont le syndicat a la charge.

Dans un réseau d'initiative publique, l'infrastructure appartient aux collectivités locales. Ce sont les communes (avec parfois le département, l'intercommunalité) qui sont propriétaires de l'infrastructure.