#Le brief du 28 juillet 2025

Debian 13 passe son horloge en 64 bits pour éviter le bug de l’an 2038

Ce bug de l’an 2038 est similaire à celui de l’an 2000 : à cause d’un codage de la date dans un espace trop petit, le compteur risque de revenir à zéro une fois la limite atteinte. Pour le 1er janvier 2000, le risque était ainsi de voir la date revenir à 00, soit 1900.

Le problème réside cette fois dans le « timestamp Unix ». Il compte les secondes écoulées depuis le 1er janvier 1970 à minuit, heure UTC. Pour stocker cette valeur, les systèmes Unix et Linux se servent d’une valeur de type « signed 32-bit integer », dont la valeur positive maximale est de « + 2 147 483 647 ».

Dans la situation qui nous occupe à présent, cette valeur sera atteinte le 19 janvier 2038 à 03:14:07 UTC très précisément. La seconde suivante, le dépassement entrainera un retour à la valeur négative minimale de l’entier 32 bits, soit « - 2 147 483 64 », ce qui correspond à 1901.

Une montre à gousset
Photo de Anirudh sur Unsplash

Face à un entier 32 bits limité, la solution est évidente : passer au 64 bits. Ce mouvement est en cours depuis un moment déjà, mais pas partout. Chez Debian, dont la distribution sert de socle à Ubuntu et donc à de très nombreux autres systèmes, ce changement sera officialisé dans la version 13, nommée Trixie.

Comme l’équipe l’indique, le travail n’a pas été de tout repos. Il ne suffit pas en effet de changer le codage de la valeur pour que tout s’enchaine : tous les paquets y faisant référence doivent être modifiés. Dans le cas présent, pas moins de 6 429 paquets ont été identifiés comme utilisant au moins une fois la variable.

Debian 13 et tous ces paquets repérés utiliseront donc le format time_t 64 bits, même sur les architectures 32 bits. Pour les systèmes existants, le time_t 32 bits sera laissé en place pour ne pas casser la compatibilité sur les anciennes architectures. Sur le matériel 64 bits (très largement majoritaire), la bascule sera automatique.

Ce changement dans le codage de la valeur intervient 12 ans et demi avant la manifestation du problème. Quant au 64 bits, il fait disparaitre « définitivement » le problème, puisque la limite ne sera atteinte que dans… 292 milliards d’années.

La FCC valide la fusion Paramount-Skydance… CBS doit changer sa ligne éditoriale

L’opération avait été annoncée il y a tout juste un an, pour un montant de plus de 8 milliards de dollars. Cet accord du régulateur américain arrive après « des changements de ligne éditoriale au sein de la chaîne CBS [propriété de Paramount, ndlr], une condition très atypique », explique Le Monde :

Dans le communiqué de la FCC, le premier point mis en avant concerne justement CBS : « Skydance s’engage en faveur de la diversité des points de vue, de la non-discrimination » et de reportages locaux. Brendan Carr, président de la FCC en ajoute une couche :

« Skydance s’est notamment engagée par écrit à ce que la programmation de la nouvelle société reflète la diversité des points de vue, issus de tous les horizons politiques et idéologiques. Skydance adoptera également des mesures visant à éliminer les préjugés qui ont miné la confiance dans les médias nationaux ».

Comme le rappellent nos confrères, « Donald Trump a régulièrement critiqué CBS, l’accusant d’être « hors de contrôle » ». Le feu vert de la FCC arrive « au terme d’une séquence qui aura vu Paramount solder [pour 16 millions de dollars, ndlr], début juillet, un contentieux judiciaire avec Donald Trump, puis annoncer la fin de l’émission « The Late Show », dont l’animateur, Stephen Colbert, est très critique du président américain ».

Avec cette transaction à 16 millions de dollars, certains accusent Paramount « d’acheter les faveurs du président pour obtenir le feu vert de la FCC », toujours selon Le Monde. Pour Stephen Colbert (présentateur du Late Show) cela ne fait aucun doute : c’est un « bon gros pot-de-vin ».

« L’Amérique mérite de savoir si son émission a été annulée pour des raisons politiques », ajoute Elizabeth Warren, sénatrice démocrate du Massachusetts, comme le précise l’AFP.

Samsung et Tesla signent un accord de 16,5 milliards de dollars

Samsung fournira Tesla en puces nécessaires au développement de technologies d’intelligence artificielle pendant les huit prochaines années. 


D’un montant de 16,5 milliards de dollars, le contrat est le plus gros que le département dédié aux puces électroniques de Samsung n’ait jamais signé avec un unique client.

Dans ce cadre, l’entreprise sud-coréenne aura pour mission de construire des puces AI6 dans son usine installée au Texas. Ces dernières doivent servir aux fonctionnalités de conduite autonome de Tesla ainsi qu’à ses technologies de robots humanoïdes.

Hanna Barakat & Archival Images of AI + AIxDESIGN / Better Images of AI

Musk souhaiterait aussi les voir utilisées dans ses centres de données pour booster l’entrainement de modèles d’IA sur des contenus vidéos, d’après le Financial Times.

Elon Musk rappelle que Samsung fabrique déjà les AI4, tandis que c’est TSMC qui est aux manettes pour les AI5. Ce contrat est une réelle victoire pour Samsung, qui peine à se démarquer de son rival et leader du secteur, Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC).