#Le brief du 29 juillet 2025

Allianz Life : les données de « la majorité » des clients piratées

Le 29 juillet 2025 à 14h55

Visé par une cyberattaque le 16 juillet 2025, Allianz Life indique à TechCrunch que les données personnelles d’une « majorité » de ses clients états-uniens ont fuité.

L’attaque a été opérée par l’intermédiaire d’un système de gestion client (CRM) tiers.

D’après un représentant de l’entreprise, elle a permis, « par des techniques d’ingénierie sociale », d’obtenir l’accès à des informations personnelles de clients particuliers, financiers et professionnels d’Allianz Life, ainsi que de certains employés de l’assureur.

La filiale nord-américaine de l’assureur allemand compte 1,4 million de clients – Allianz en compte 125 millions à travers la planète.

La société est la dernière d’une liste croissante d’acteurs de l’assurance visés ces derniers mois par des cyberattaques. D’après des chercheurs de Google en juin, plusieurs de ces opérations portent les marques du collectif de hacker Scattered Spider.

Le 29 juillet 2025 à 14h55

Anthropic introduit de nouvelles limites à Claude pour contrer certains usages

Le 29 juillet 2025 à 11h16

Anthropic dit avoir enregistré une croissance significative dans l’utilisation de ses modèles Claude, tout particulièrement à travers Claude Code, son assistant d’aide au développement. Certains utilisateurs abuseraient cependant de leurs abonnements. Une personne aurait ainsi utilisé sa formule Max (200 dollars par mois) pour faire fonctionner Code durant des centaines de milliers d’heures.

La société affirme que ces comportements ont un impact sur la qualité de service pour l’ensemble des utilisateurs. En conséquence, elle introduit de nouvelles limites hebdomadaires, qui entreront en application le 28 août et viendront s’ajouter à l’actuelle limite de 5 heures par jour :

  • Abonnement Pro (18 euros par mois) : de 40 à 80 heures d’utilisation avec Claude Sonnet 4
  • Abonnement Max (90 euros par mois) : de 140 à 280 heures d’utilisation avec Sonnet 4 et de 15 à 35 heures avec Opus 4
  • Abonnement Max (180 euros par mois) : de 240 à 480 heures d’utilisation avec Sonnet 4 et 24 à 40 heures avec Opus 4

Anthropic assure que l’immense majorité des personnes abonnées ne verront aucune différence dans leur utilisation quotidienne. Ce changement serait destiné uniquement à contrer certains comportements abusifs, comme les partages de comptes et les utilisations continues 24/7. Selon l’entreprise, moins de 5 % des abonnés seraient affectés par ces changements.

Il est difficile cependant de se rendre compte de ce que ces limites impliquent vraiment, car la société communiquait surtout sur une base de jetons jusqu’à présent. La formule Max à 180 euros par mois est censée par exemple permettre 20 fois plus d’utilisation que l’abonnement Pro. Mais si on ramène la comparaison sur les heures annoncées, le facteur n’est plus que de 6.

Anthropic contacte actuellement toutes les personnes ayant un abonnement pour les avertir du changement. L’entreprise se dit prête à recevoir les retours sur ce dernier.

Le 29 juillet 2025 à 11h16

Une top model générée par IA dans Vogue, les standards de beauté en question

Le 29 juillet 2025 à 09h30

Pour la première fois, le magazine Vogue a publié une publicité dans laquelle la model n’était pas humaine, mais correspondait à des standards tout à fait classiques : grande, blonde aux yeux bleus, bronzée.

La marque Guess a recouru à l’IA pour générer le corps et le visage – littéralement irréels – destinés à mettre en valeur ses vêtements. La campagne a été créée par l’agence Seraphinne Vallora, qui s’est fendue d’une publication sur Instagram afin de se féliciter pour son travail.

Auprès de la BBC, la top modèle grande taille Felicity Hayward s’inquiète de la tendance que cette publicité pourrait lancer.

Depuis une dizaine d’années, les standards de plusieurs marques avaient évolué pour tenter d’intégrer un peu plus de diversité dans les représentations de corps et d’habillements dans les magazines et publicité de mode.

Plusieurs modèles avaient aussi pris position contre l’édition et la retouche abusive des photos de mode. 
Si les modèles générées par IA se généralise, s’inquiète Felicity Hayward et des représentantes d’associations de lutte contre les troubles de l’alimentation, le public pourrait chercher à atteindre des standards de beauté littéralement inatteignables, dans la mesure où les corps représentés n’existent pas.

Le problème est d’autant plus important que du côté des réseaux sociaux, le succès des filtres générés par IA pousse déjà de nombreux jeunes à recourir à la chirurgie esthétique pour faire ressembler leur visage aux reflets modifiés que leur renvoient leurs applications.

Le 29 juillet 2025 à 09h30