#Le brief du 19 février 2026

Un bug dans Microsoft 365 Copilot lui permettait de résumer des emails confidentiels

L’assistant IA inclus dans Microsoft 365 Copilot avait la possibilité de passer outre les mesures de sécurités censées être mises en place pour qu’il n’accède pas à tous les contenus des utilisateurs de la suite.

BleepingComputer a relevé que Microsoft avait signalé depuis le 21 janvier ce bug dans son outil réservé aux administrateurs Microsoft 365 sous le numéro CW1226324.

Copilot Chat pouvait accéder aux emails envoyés ou en brouillon des utilisateurs même s’ils étaient étiquetés par l’utilisateur comme confidentiels (étiquette pourtant explicitement mise en place pour éviter cela). Ainsi ses résumés pouvaient intégrer des informations issues de ces emails confidentiels.

Selon Microsoft elle-même, ce bug entraine le fait que « les emails des utilisateurs auxquels une étiquette confidentielle a été appliquée sont traités de manière incorrecte par le chat Microsoft 365 Copilot » et que « l’ « onglet travail » du Chat de Copilot Microsoft 365 résume les emails même si ceux-ci sont assortis d’une étiquette de confidentialité et qu’une politique DLP [data loss prevention, ndlr] est configurée ».

L’entreprise affirme avoir commencé à déployer le correctif début février et indique qu’elle a contacté une partie des utilisateurs concernés pour vérifier qu’il fonctionnait. Mais elle ne s’est encore engagée sur aucune date de correction complète du bug et n’a donné aucune information sur le nombre d’organisations touchées.

Plus tôt, la direction des services informatiques du Parlement européen avait décidé de bloquer l’accès à tous les outils d’IA générative sur ses appareils pour s’assurer que des informations ne fuitent pas via ces outils.

Le Parlement européen bloque l’accès aux outils d’IA générative sur ses appareils

Pour des raisons de cybersécurité et de protection des données, le Parlement européen a bloqué les fonctionnalités d’IA génératives des appareils qu’il fournit aux députés européens et à leurs équipes.

Dans un email obtenu par Politico, l’institution a informé ses membres lundi qu’elle avait désactivé les « fonctionnalités d’intelligence artificielle intégrées » sur les tablettes qu’elle leur fournit.

Drapeaux de l’Union européenne

« Certaines de ces fonctionnalités utilisent des services cloud pour effectuer des tâches qui pourraient être traitées localement, envoyant ainsi des données hors de l’appareil », explique la direction des services informatiques du Parlement :

« Alors que ces fonctionnalités continuent d’évoluer et deviennent disponibles sur un plus grand nombre d’appareils, l’étendue totale des données partagées avec les fournisseurs de services est encore en cours d’évaluation. Tant que cela n’aura pas été entièrement clarifié, il est considéré comme plus sûr de garder ces fonctionnalités désactivées. »

Les fonctionnalités visées seraient celles d’aide à l’écriture et au résumé de textes. La DSI du parlement pousse aussi les députés et leurs équipes à éviter ce genre d’outils sur leurs autres appareils.

Google annonce son Pixel 10a à 549 euros

Après les modèles haut de gamme de la série Pixel 10, présentés en août dernier, Google complète sa gamme avec l’annonce du Pixel 10a, son smartphone d’entrée de gamme, affiché au prix public de 549 euros. L’appareil se présente comme une évolution mineure du Pixel 9a auquel il succède, et dont il reprend les principaux composants.

La particularité la plus notable du Pixel 10a tient à l’intégration de ses deux capteurs photo dorsaux : alors que depuis des années, la mode est aux protubérances assumées, Google propose ainsi un appareil au dos parfaitement plat. Sa coque arrière abandonne le verre des séries 10 et 10 Pro au profit d’un revêtement plastique décliné en bleu, rouge, noir et gris (ou Lavande, Rouge Framboise, Brume et Noir Volcanique si vous préférez les termes du marketing de Google).

Quatre coloris pour le Pixel 10a

Au sein de ce châssis « incluant pour la première fois du cobalt, du cuivre, de l’or et du tungstène recyclés », Google conserve un écran 6,3 pouces pOLED (1 080 x 2 424 pixels) avec fréquence variable entre 60 et 120 Hz, doublé d’un verre Gorilla Glass 7i.

Côté composants, Google rejoue la partition du 9a : on retrouve un processeur maison Tensor G4 (le reste de la gamme Pixel 10 adopte la génération suivante, le Tensor G5) accompagné de 8 Go de mémoire vive et 128 ou 256 Go de stockage, ainsi que de la puce maison Titan M2 dédiée aux fonctions de sécurité.

Le volet photo reste lui aussi similaire, sur le papier, à celui du modèle 2025, avec un capteur principal grand angle 48 mégapixels ouvrant à f/1,7, doublé d’un ultra grand angle à 13 Mpx, et d’un autre capteur 13 Mpx en face avant.

Livré sous Android 16, le Pixel 10a embarque toute la panoplie des fonctions et services IA de Google, à l’exception du « zoom amélioré », et promet une autonomie de 30 heures en conditions normales, ou 120 heures avec les fonctions maximales d’économie d’énergie, grâce à une batterie 5100 mAh. L’appareil est affiché à 183 grammes sur la balance, contre 204 grammes pour le Pixel 10 standard.

Le Pixel 10a intègre par ailleurs la fonction SOS par satellite, dont était privé le 9a. On pourra consulter sur cette page les caractéristiques complètes du téléphone comparées à celles des Pixel 10 et Pixel 10 Pro.

Le nouveau venu est affiché à 549 euros, avec des précommandes ouvertes dès à présent et des livraisons programmées au 5 mars prochain. Le Pixel 9a voit quant à lui son prix baisser à 449 euros.