Arrêté à sa descente d’avion à l’été 2024, Pavel Durov vient d’obtenir la levée des mesures qui l’empêchaient de voyager à l’étranger.
Né en Russie, naturalisé français en 2021, le cofondateur de Telegram avait été mis en examen pour douze chefs d’accusation relevant de la criminalité organisée.
En mars, il avait obtenu de rentrer à Dubaï, où il est installé. Mais il restait astreint à une limitation de ses allées et venues, et notamment à l’obligation de pointer au commissariat de Nice tous les 14 jours.
Ces mesures ont été définitivement levées, selon l’AFP et Bloomberg.
Les avocats de Pavel Durov soulignent que ce dernier a été interrogé trois fois et a « parfaitement respecté son contrôle judiciaire ».
Ces derniers mois, l’entrepreneur a utilisé à plusieurs reprises sa plateforme pour diffuser des messages critiquant les autorités françaises ou les politiques européennes.
Les mises à jour de sécurité de novembre pour Windows 11 ont doté le système d’une capacité promise il y a quelques mois : permettre aux gestionnaires de mots de passe de s’intégrer totalement dans le système, avec gestion complète des clés d’accès (passkeys). Une intégration qui rappelle celle des mêmes gestionnaires sur Android et iOS.
C’est désormais le cas pour deux d’entre eux, 1Password et BitWarden. Pour le premier, il suffit de récupérer la dernière mise à jour de l’application. Après quoi, on se rend dans les Paramètres de Windows, puis dans Comptes > Clés d’accès > Options avancées. Là, il suffira d’activer le réglage correspondant au gestionnaire.
Pour BitWarden, la manipulation est la même, mais il faut pour l’instant passer par une version bêta de l’application de bureau disponible sur GitHub. Passer uniquement par l’extension pour navigateur n’est pas suffisant, car elle n’agit que dans le contexte du navigateur. Le lien donné par BitWarden dans son billet ne fonctionne cependant pas à l’heure où nous écrivons ces lignes.
L’intégration native a deux avantages. Le principal est que si le système veut stocker une clé d’accès, par exemple parce qu’une application en fait la demande, il interrogera le gestionnaire défini par défaut et pas le composant interne de Microsoft. L’autre est justement la disponibilité des clés d’accès dans tout le système, y compris dans les logiciels tiers et Windows Hello. Le gestionnaire de Microsoft, intégré notamment à Edge, reste disponible, mais devient un citoyen comme un autre au pays de Windows.
La Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) assigne TikTok en référé devant le Tribunal judiciaire de Paris pour violation de droits d’auteur.
En jeu : des dialogues, des extraits de films allant d’« OSS 117 » à « Petit Ours Brun », des spectacles d’humoristes…
« Après quatre ans de discussions avortées », pendant lesquelles la plateforme a utilisé « des œuvres protégées du répertoire de la SACD sans aucune autorisation et en n’ayant jamais proposé de contreparties acceptables », la SACD a décidé de porter l’affaire en justice.
Elle déclare TikTok « en position de contrefaçon » et demande « réparation du préjudice subi par les auteurs et autrices des œuvres exploitées ».
La procédure est transmise en Irlande, où se situe le siège européen de TikTok Technology Limited. D’après la SACD, l’audience française est fixée au 18 mars 2026.
La Coimisiún na Meán (Commission des médias) irlandaise a annoncé ce 12 novembre l’ouverture d’une enquête contre le réseau social d’Elon Musk, X.
La plateforme est soupçonnée d’enfreindre le règlement européen sur les services numériques (DSA), notamment parce qu’elle n’offrirait pas à ses usagers la possibilité de faire appel des décisions de modération, comme l’y oblige l’article 20 du règlement.
X est sous le coup d’une autre enquête, ouverte par la Commission européenne fin 2023, pour son rôle dans la gestion et la diffusion de désinformation.
Cette enquête est la première ouverte par l’institution irlandaise dans le cadre du DSA. Elle fait suite à une plainte d’utilisateurs et à la fourniture d’informations supplémentaires par l’ONG HateAid.
Si le régulateur irlandais constate qu’une grande plateforme numérique contrevient au texte, il peut la condamner à une amende susceptible de grimper jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires annuel.
Dans le procès qui oppose le New York Times à OpenAI, le journal a demandé cet été de pouvoir analyser les logs de l’utilisation de ChatGPT afin de trouver d’éventuelles preuves de violation de copyright.
Ce vendredi 7 novembre, la juge Ona Wang a informé [PDF] les deux parties qu’ « OpenAI est tenu de fournir les 20 millions de logs de ChatGPT anonymisés aux plaignants avant le 14 novembre 2025 ou dans les 7 jours suivant la fin du processus d’anonymisation ».
Photo de Jakayla Toney sur Unsplash
Comme le raconte Reuters, l’entreprise de Sam Altman a répondu [PDF] ce mercredi en se plaignant que « pour être clair : toute personne dans le monde ayant utilisé ChatGPT au cours des trois dernières années doit désormais faire face à la possibilité que ses conversations personnelles soient transmises au Times afin que celui-ci puisse les passer au crible à sa guise dans le cadre d’une enquête spéculative ».
De leur côté, les avocats du journal ont expliqué [PDF] qu’OpenAI a eu trois mois pour anonymiser les données, que l’un des représentants d’OpenAI a reconnu que le processus permettra « d’effacer du contenu les catégories d’informations personnelles identifiables et autres informations (par exemple, les mots de passe ou autres informations sensibles) comme les données utilisateur ». Le journal fait aussi remarquer qu’il doit respecter une ordonnance spéciale protégeant ces données lors de l’inspection de ces logs.
L’entreprise de Sam Altman fait aussi une comparaison avec des affaires ayant impliqué Google en affirmant que « les tribunaux n’autorisent pas les plaignants qui poursuivent Google à fouiller dans les emails privés de dizaines de millions d’utilisateurs Gmail, quelle que soit leur pertinence. Et ce n’est pas non plus ainsi que devrait fonctionner la divulgation dans le cas des outils d’IA générative »
Mais la juge a expliqué qu’ « OpenAI n’a pas expliqué pourquoi les droits à la vie privée de ses consommateurs ne sont pas suffisamment protégés par : (1) l’ordonnance de protection existante dans ce litige multidistrict ou (2) la dépersonnalisation exhaustive par OpenAI de l’ensemble des 20 millions de logs ChatGPT des consommateurs ». Elle semble estimer que les conversations des utilisateurs avec un chatbot ne peuvent pas être considérées comme des conversations privées au même titre que des échanges de courriers ou d’e-mails entre deux personnes réelles.