Le ministère des Armées victime de 5 à 10 incidents cyber graves par an
Le 18 novembre à 15h09
3 min
Sécurité
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« Nous comptons un peu plus de 4 900 cybercombattants, avec un objectif de 5 500 d’ici 2030 », explique à Libération Emmanuel Naëgelen (LinkedIn), ancien chef des opérations du ComCyber de 2018 à 2020, puis directeur adjoint et n°2 de l'ANSSI et, depuis août, nouveau commandant de la cyberdéfense (COMCYBER) de l’état-major des armées.
Il succède à Aymeric Bonnemaison qui, après avoir œuvré dans plusieurs unités de guerre électronique, était devenu adjoint du directeur technique de la DGSE, et a été nommé cet été à la tête de la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD), le service de contre-espionnage militaire.
Si les unités du ComCyber ne rassemblent qu' « environ 500 personnes », elles bénéficient du soutien de 20 autres unités opérationnelles chargées de « combattre dans le cyberespace et renforcer la cyberdéfense des armées françaises », précise le COMCYBER. Ces dernières sont réunies au sein de la Communauté cyber des armées (CCA), comme nous le relevions à l'occasion de la création, en août, du Commissariat au Numérique de Défense (CND), le « 1ᵉʳ intranet militaire européen », composé de 6 745 hommes et femmes (dont 55 % militaires et 45 % civils).

Interrogé sur le nombre de cyberattaques visant les armées françaises, le général de division aérienne Naëgelen avance que le nombre d’incidents graves (à savoir le fait qu’un attaquant a « réussi à pénétrer nos systèmes et à en extraire de l’information ») « se compte sur les doigts d’une à deux mains, et nous sommes plus près de 5 que de 10 », par an.
« Si les IA génératives facilitent clairement le travail de nos adversaires », notamment pour « générer des mails trompeurs extrêmement crédibles », précise-t-il, « nous n’avons pas encore observé des attaques informatiques complexes qui seraient pilotées par un moteur d’intelligence artificielle ».
Rappelant qu'« un char, un avion, un bateau embarquent de l’informatique », il résume ce que le cyber représente en termes d'armements : « Du point de vue du ComCyber, un bateau, c’est un data center qui flotte ! »
Le 18 novembre à 15h09
Commentaires (7)
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Abonnez-vousModifié le 18/11/2025 à 15h22
C’est « se compte sur les doigts d’une à deux mains » soit jusqu’à 1023 ; ou « plus près de 5 que de 10 » auquel cas, ça se compte sur 3 doigts ?
Le 18/11/2025 à 15h41
Le 18/11/2025 à 16h00
Le 18/11/2025 à 16h07
Le 18/11/2025 à 16h14
Le 18/11/2025 à 16h16
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Le 18/11/2025 à 22h01
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