Les contributions issues du « grand débat » seront publiées en Open Data

Les contributions issues du « grand débat » seront publiées en Open Data

Débat des eaux

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Xavier Berne

Publié dans

Droit

31/01/2019
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Les contributions issues du « grand débat » seront publiées en Open Data

Le gouvernement s’est engagé à ce que les contributions déposées par les Français dans le cadre du « grand débat » soient diffusées en Open Data, afin de permettre à quiconque d’en faire ses propres analyses. L’exécutif continue cependant de faire la sourde oreille quant aux demandes de transparence relatives au code source de la plateforme.

« Tout doit être en transparence totale. Les garants y sont extraordinairement attachés, nous aussi » a assuré Sébastien Lecornu, le ministre chargé du pilotage du « grand débat national » né de la crise des « gilets jaunes ». Interrogé hier matin par France Inter, le représentant du gouvernement a annoncé que les contributions déposées sur la plateforme de consultation choisie par l’exécutif seraient accessibles à tous, en Open Data – conformément à ce qu’avaient demandé les cinq « garants » en début de semaine.

« On fait quelque chose de neuf. Et on essaie de le faire en toute transparence » a confirmé le Premier ministre dans la soirée, également sur France Inter. « Nous avons voulu faire en sorte que toutes les données, toutes les contributions, tout ce qui sera produit (les comptes rendus, etc.) soit accessible à tous ceux qui le souhaitent. Et ce sera un des éléments indispensables de la transparence, et je dirais même de l’utilité du débat », a déclaré Édouard Philippe.

Des contributions traitées grâce à de « l’intelligence artificielle »

« Nous n’avons pas voulu trancher un certain nombre de questions relatives à la remontée des contributions, à l’exploitation des contributions, avant que les garants ne soient nommés (...) pour pouvoir les discuter avec eux », a expliqué le locataire de Matignon pour justifier ce revirement tardif.

Édouard Philippe a par ailleurs souligné que le gouvernement s’était engagé « dans un exercice qui n’a pas d’équivalent ». « La Commission nationale du débat public n’avait jamais organisé quelque chose comme ça », a embrayé le Premier ministre. Une pique à peine voilée contre l’institution présidée par Chantal Jouanno, qui a récemment dénoncé les choix de l’exécutif sur ce dossier. L’autorité affirme notamment qu’une autre plateforme de consultation des citoyens « était prête », mais que le gouvernement a « décidé de tout changer » en dernière ligne droite (voir notre article).

« Rien ne se perd. Toutes les contributions (...) seront traitées », a martelé Sébastien Lecornu. Un « défi de taille », au regard du nombre de participations au « grand débat ». Plus de 140 000 propositions ont en effet été d’ores et déjà déposées sur Internet.

« L’intelligence artificielle va nous y aider beaucoup, heureusement nous sommes en 2019 » a expliqué le ministre. Selon nos informations, les pouvoirs publics pourraient recourir à des algorithmes notamment capables d’identifier automatiquement certains mots-clés.

De l'Open Data « courant février »

« Nous, le gouvernement, allons évidemment prendre des prestataires qui vont faire l'analyse de toutes ces remontées du terrain » a annoncé Sébastien Lecornu. « Mais vous aussi, France Inter, ou les assemblées parlementaires, ou des ONG, etc. pourront également bénéficier de toute cette matière et procéder à leurs propres analyses, là aussi en transparence totale. »

« Certains appellent ça l'Open Data, a poursuivi le ministre. L'idée, c'est qu'on veut pouvoir mettre sur la plateforme tout en transparence (sic). Tout doit pouvoir être consulté par tout le monde. Rien de caché, on ne garde rien pour nous. »

Selon le service presse en charge du « grand débat », il y aura « des extracts de données, avec une facilitation de l'accès à l'interface de programmation, par exemple pour restituer un certain nombre de réunion ou de compte rendus, etc. »

Cet engagement devrait être vu d'un bon oeil par le collectif Code for France, qui demandait à ce que toutes les contributions (propositions déposées sur le site, synthèses de réunions, etc.) soient « accessibles librement et téléchargeables dans un format permettant leur traitement », conformément aux principes de l’Open Data. L’objectif ? Permettre à chacun de « se saisir de ce matériau : citoyens, scientifiques, élus locaux... », par exemple pour esquisser différents enseignements à partir de toutes ces données.

Il faudra toutefois attendre encore un peu avant de voir arriver de premiers jeux de données. « C'est en cours de travail », nous ont expliqué les organisateurs du « grand débat ». Ceux-ci espèrent pouvoir se conformer aux engagements pris par le gouvernement « dans le courant du mois de février ».

Ni le Premier ministre, ni Sébastien Lecornu n’ont cependant laissé entrevoir d’effort de transparence quant au fonctionnement interne de la plateforme du « grand débat ». Le prestataire retenu par le gouvernement, Cap Collectif, s’est pourtant attiré les foudres de plusieurs associations en raison de son « logiciel opaque », dont le code source est fermé. Leurs craintes ? Qu’il y ait des manipulations, une mise à l’écart de certaines propositions, etc.

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Écrit par Xavier Berne

Tiens, en parlant de ça :

Sommaire de l'article

Introduction

Des contributions traitées grâce à de « l’intelligence artificielle »

De l'Open Data « courant février »

Commentaires (36)


wanou2 Abonné
Le 31/01/2019 à 14h 25

Et dire qu’en 1789 c’était plus de 60.000 cahiers de doléances qui pouvait contenir parfois des dizaines de doléances qui avait été gérés sans intelligence artificielle !


Le 31/01/2019 à 14h 34







wanou2 a écrit :



Et dire qu’en 1789 c’était plus de 60.000 cahiers de doléances qui pouvait contenir parfois des dizaines de doléances qui avait été gérés sans intelligence artificielle !







Ils utilisent l’intelligence artificielle parce que la leur, leur fait défaut



Le 31/01/2019 à 14h 37

Ha ha ! Noïce !


Le 31/01/2019 à 15h 44

Je ne suis pas allé voir la plateforme actuelle, mais les auteurs des 140000 propositions déjà effectuées étaient au courant que leur contribution serait publique ?



Sinon perso je suis pour un maximum de logiciel libre, mais en ce qui concerne la plateforme de doléances l’important est vraiment plus l’open-data que le fait que le code soit libre !

Même si ils avaient pris une solution libre, il n’y a aucun moyen de savoir comment elle est exploité. Avec les contributions en open-data, tout les citoyens (ou les journalistes) peuvent vérifier que leurs contributions sont bien diffusées sans altération.


Le 31/01/2019 à 15h 55

ben quand c’est publié tu vois tout de suite que cela a été modifié ou pas? non ?

ou alors j’ai mal compris ton “aucun moyen de savoir”


Le 31/01/2019 à 16h 13

« L’intelligence artificielle va nous y aider beaucoup, heureusement nous sommes en 2019 »



J’espère sincèrement me tromper mais je pense qu’on aura jamais la communication de l’algo, et comme l’outil ne donne aucune décision administrative, il ne peut pas faire l’objet d’une demande CADA, et donc on aura aucun moyen de les contraindre.



Ca montre aussi qu’ils ont absolument personne sur le terrain, tous les maires des grandes villes se défaussent ne voulant rien organiser si synthétiser, là où des débats publics auraient probablement été plus simple à organiser.



Dans tous les cas il va falloir remettre la date de fin du grand débat, personne ne peut raisonnablement croire que le mois de mars est tenable.


Le 31/01/2019 à 16h 22

Ce qui permet la transparence, c’est le fait de choisir de tout mettre en open-data. Le fait d’utiliser du logiciel libre a d’autres avantages, mais pas vraiment d’ajouter de la transparence dans le cas de cette plateforme de doléances.



Même en étant personnellement pour plus de logiciels libres, je trouve que les deux tweets cités en bas de l’article sont à côté de la plaque. Que l’administration utilise ou non des logiciels libres, ça ne permet pas de savoir comment ils les exploitent ou ce qu’ils en font. Je ne suis pas d’accord avec leurs affirmations « seul un logiciel réellement ouvert peut aider la démocratie » (sous forme de question, mais bon on se doute de la réponse attendu) et « Sans logiciel libre, une consultation en ligne ne peut être considéré comme structurellement démocratique ».


Z-os Abonné
Le 31/01/2019 à 17h 33

J’allais leur proposer de l’inviter aux réunions du mercredi matin. <img data-src=" />


fred42 Abonné
Le 31/01/2019 à 19h 13

« L’intelligence artificielle va nous y aider beaucoup, heureusement nous sommes en 2019 » a expliqué le ministre. Selon nos informations, les pouvoirs publics pourraient recourir à des algorithmes notamment capables d’identifier automatiquement certains mots-clés.



Que doit-on comprendre ?



Vos informations confirment-elles ou infirment-elles ce que dit le ministre ? Ce n’est pas clair.



Déjà, un algorithme n’est normalement pas de l’IA. Réagir à des mots-clés ne sert à rien pour connaître la signification d’un message.



Bref, ce serait bien d’en savoir plus sur ce point puisque vous avez des informations, là, on n’apprend rien.


numerid Abonné
Le 31/01/2019 à 19h 33







wanou2 a écrit :



Et dire qu’en 1789 c’était plus de 60.000 cahiers de doléances qui pouvait contenir parfois des dizaines de doléances qui avait été gérés sans intelligence artificielle !





Apparemment ils avaient l’intelligence naturelle suffisante pour traiter ça.



On notera de surcroit qu’en 1789 ce n’étaient pas des QCM !



numerid Abonné
Le 31/01/2019 à 19h 35







crocodudule a écrit :



Dans tous les cas il va falloir remettre la date de fin du grand débat, personne ne peut raisonnablement croire que le mois de mars est tenable.





Et je crois que personne ne peut raisonnablement croire que les dés ne sont pas faussés dès le départ compte tenu d’une part du style du “grand débat” avec des questions très orientées et sous forme de QCM et d’autre part de l’affirmation sans cesse répété du président qu’il ne changera pas de cap.



carbier Abonné
Le 31/01/2019 à 19h 58

Il faudrait que les “défenseurs” du logiciel libre relise un peu la définition de démocratique…

Leur acharnement à raconter n’importe quoi à ce sujet frise l’extrémisme et est complètement contre productif


carbier Abonné
Le 31/01/2019 à 20h 02







JoePike a écrit :



ben quand c’est publié tu vois tout de suite que cela a été modifié ou pas? non ?

ou alors j’ai mal compris ton “aucun moyen de savoir”





Tu veux mettre le code qui gère un vote ou un recueil de données en consultation publique H24… tu es un grand optimiste non ?

Qui te dit qu’une faille du code ne sera pas exploitée de l’extérieur pour altérer les résultats ?



Comme dit précédemment, le SEUL moyen de vérifier que le recueil n’a pas été altéré c’est de fournir les résultats en open source et certainement pas l’utilisation d’un logiciel libre.



Le 31/01/2019 à 20h 21







carbier a écrit :



Qui te dit qu’une faille du code ne sera pas exploitée de l’extérieur pour altérer les résultats ?





Sur ce point là, c’est pareil quel que soit la licence du logiciel.



Le 31/01/2019 à 21h 52

exactement


wanou2 Abonné
Le 01/02/2019 à 07h 19







fred42 a écrit :



« L’intelligence artificielle va nous y aider beaucoup, heureusement nous sommes en 2019 » a expliqué le ministre. Selon nos informations, les pouvoirs publics pourraient recourir à des algorithmes notamment capables d’identifier automatiquement certains mots-clés.



Que doit-on comprendre ?



Vos informations confirment-elles ou infirment-elles ce que dit le ministre ? Ce n’est pas clair.



Déjà, un algorithme n’est normalement pas de l’IA. Réagir à des mots-clés ne sert à rien pour connaître la signification d’un message.



Bref, ce serait bien d’en savoir plus sur ce point puisque vous avez des informations, là, on n’apprend rien.





Ils vont tout mettre dans un fichier excel et faire une numération des mots clés :

immigrant = loi répressive (même si la proposition est mieux accueillir les migrants)

ISF =&nbsp;ᴓ (non pris en compte dans le grand débat)

impôt = baisse des impôts (même si la proposition demande une augmentation des impôts)



<img data-src=" />



Le 01/02/2019 à 08h 45

Et est-ce qu’ils vont prendre en compte les doléances publiées sur Le Vrai Débat ?



Parce que cette plate-forme au moins elle ressemble à quelque chose. A noter qu’elle correspond à la vision de base qu’avait Chantal Jouanno pour la plate-forme de débat participatif (tous les sujets de société abordés, possibilité de voter pour des propositions et de commenter…)


Le 01/02/2019 à 09h 55







numerid a écrit :



Et je crois que personne ne peut raisonnablement croire que les dés ne sont pas faussés dès le départ compte tenu d’une part du style du “grand débat” avec des questions très orientées et sous forme de QCM et d’autre part de l’affirmation sans cesse répété du président qu’il ne changera pas de cap.





Si j’ai de sérieux doutes au regard de mes propres démarches pour tenter de contribuer au grand bidule, je tenterai le coup malgré tout.



Ce qui me permettra, si nos doutes sont confirmés, de dire que ce n’était que de l’enfumage.



numerid Abonné
Le 01/02/2019 à 12h 28

Moi ce qui m’ennuie si je réponds c’est que le gouvernement prenne ça en positif et en faveur de sa politique et de son simili-débat.&nbsp; Et ça, il en est hors de question. Déjà que le président n’a pas compris qu’on a pu voter pour lui au deuxième tour pour éviter la politique du FN…


fred42 Abonné
Le 01/02/2019 à 14h 05







numerid a écrit :



Déjà que le président n’a pas compris qu’on a pu voter pour lui au deuxième tour pour éviter la politique du FN…







Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire comme conneries !



Il a dit dans son discours du Louvre, juste après son élection :

Je veux aussi ce soir avoir un mot pour les Français qui ont voté pour moi sans avoir nos idées. Vous vous êtes engagés et je sais qu’il ne s’agit pas là d’un blanc-seing. Je veux avoir un mot pour les Français qui ont voté simplement pour défendre la République face à l’extrémisme.





Tu sais, il n’est jamais bon de sous-estimer un adversaire politique.



numerid Abonné
Le 01/02/2019 à 14h 56

Oui ben il ne le montre pas dans sa politique, ni dans ses petites phrases, ce qui revient au même et, pat ailleurs, il faut voir la réalité en face, plus ça va, plus sa politique vire FN.


Le 01/02/2019 à 15h 06

Ben si, il a eu un mot : “MERCI” et puis il est passé à autre chose.

Ensuite il a vu que pour les Européennes il allait avoir des problème et il s’est dit que s’il était face au FN ce serait pas si mal finalement.



<img data-src=" />

&nbsp;Désolé c’est vendredi, c’est permis


Liam Abonné
Le 01/02/2019 à 15h 33







fred42 a écrit :



Je veux aussi ce soir avoir un mot pour les Français qui ont voté pour moi sans avoir nos idées. Vous vous êtes engagés et je sais qu’il ne s’agit pas là d’un blanc-seing. Je veux avoir un mot pour les Français qui ont voté simplement pour défendre la République face à l’extrémisme.







Cette posture a tenu approximativement 12 secondes. Depuis c’est “vos gueules je suis élu je décide c’est ça la démocratie, bac+2 les enfants”.



fred42 Abonné
Le 01/02/2019 à 15h 40

Tu voulais quoi ?

Qu’il applique un bout du programme de Mélenchon, un bout de celui de Fillon, un bout du sien et un peu de celui de Hamon ?



Il n’aurait pas eu la majorité aux législatives, il aurait dû faire des alliances et prendre une partie du programme de ses alliés, mais là, pourquoi le ferait-il ?


Le 01/02/2019 à 16h 20



L’intelligence artificielle va nous y aider beaucoup, heureusement nous sommes en 2019 » a expliqué le ministre. Selon nos informations, les pouvoirs publics pourraient recourir à des algorithmes notamment capables d’identifier automatiquement certains mots-clés.





On voit bien le côté humain de la démarche: ils vont “entendre” certain mots-clés, choisis par eux, mais ne pas “écouter” et “comprendre” le fond des messages… <img data-src=" />


Patch Abonné
Le 01/02/2019 à 19h 02







numerid a écrit :



Oui ben il ne le montre pas dans sa politique, ni dans ses petites phrases, ce qui revient au même et, pat ailleurs, il faut voir la réalité en face, plus ça va, plus sa politique vire FN.



En pire, parce qu’en plus il se fout de la gueule du peuple, et l’insulte en prime régulièrement.



Liam Abonné
Le 01/02/2019 à 20h 17







fred42 a écrit :



Il n’aurait pas eu la majorité aux législatives, il aurait dû faire des alliances et prendre une partie du programme de ses alliés, mais là, pourquoi le ferait-il ?







Parce qu’il est censé représenter le nouveau monde, une nouvelle façon de faire de la politique, prendre les meilleures idées à gauche et à droite, machin tout ça, on nous l’a suffisamment seriné.



Anecdote : lorsque Chirac s’est retrouvé contre Le Pen en 2002, Bayrou - dont le parti était allié à l’UMP aux législatives et dont il était acquis qu’il aurait des ministres au gouvernement - a été le voir pour lui conseiller de faire un gouvernement d’union nationale, au vu des circonstances. Chirac ne l’a pas écouté et déclarera, plus tard, que c’était un de ses regrets.



Ce coup-ci, non seulement ils n’ont pas essayé, ni même envisagé le truc, mais ils n’essayent même pas, dans le cadre d’un gouvernement standard, de chercher un tant soit peu le compromis avec les autres partis politiques, ou même seulement d’écouter et d’amender leurs projets quand on leur dit qu’ils vont vraiment trop loin.



En ce moment même, on a Charles de Courson, qui est quand même pas n’importe qui, fils de résistant, petit-fils de déporté, député de droite (pas un affreux gauchistes anar forcené) depuis 20 ans et vraiment pas habitué aux buzz, aux excès ou aux lumières des médias, qui déclare, les larmes aux yeux, que la loi anti-casseur lui rappelle Vichy et qu’il faut absolument se réveiller, et ça les fait même pas tiquer un petit peu chez LREM, aucune remise en question, aucune recherche de compromis, tout va bien…



Je dis pas que Macron doit faire du Mélenchon sous prétexte qu’il a fini face à Le Pen, mais tout de même… quand on prétend avoir une nouvelle manière de faire de la politique et vouloir moderniser la démocratie, qu’on doit son élection aux électeurs de tous bords qui ont “fait barrage” face à “l’hydre fasciste”, s’inspirer des démocraties parlementaires à scrutin proportionnel en mettant un peu d’eau dans son vin, ça me paraît pas trop demander…



Z-os Abonné
Le 01/02/2019 à 20h 30







Liam a écrit :



En ce moment même, on a Charles de Courson, qui est quand même pas n’importe qui, fils de résistant, petit-fils de déporté, député de droite (pas un affreux gauchistes anar forcené) depuis 20 ans et vraiment pas habitué aux buzz, aux excès ou aux lumières des médias, qui déclare, les larmes aux yeux, que la loi anti-casseur lui rappelle Vichy et qu’il faut absolument se réveiller, et ça les fait même pas tiquer un petit peu chez LREM, aucune remise en question, aucune recherche de compromis, tout va bien…





Sur France Culture, ils ont repassé une intervention de Mitterrand sur le sujet en 1970. C’est lui qui en parle le mieux cette semaine. <img data-src=" />



Le 03/02/2019 à 10h 51

Par honnêteté et souhait de mener une politique qui convienne aux Français ?


Le 03/02/2019 à 10h 55

Wah, c’est rafraichissant, mais aussi préoccupant qu’on y revienne aujourd’hui.


fred42 Abonné
Le 03/02/2019 à 11h 10

À quelle partie des français et donc quelle partie de programme ?



Ceux les plus nombreux qui ont voté pour lui au premier tour ? Ou ceux moins nombreux qui ont voté Le Pen ou ceux qui ont voté Fillon, ceux qui ont voté Mélenchon, ceux qui ont voté Hamon ? (j’arrête là, on est descendu à 6,x % des suffrages exprimés)



Comme la plupart des programmes étaient incompatibles avec le sien, il fait comment pour mélanger ?

Là où il pourrait le plus piocher parce qu’en partie compatible, c’est chez Fillon, mais je ne suis pas sûr que ce c’est ce que voudrait la majorité des français.



Il faut être un peu réaliste et objectif. En plus, ne pas oublier qu’il a rassemblé autour de lui des gens venant de l’aile droite du PS et d’autres partis “de gauche”, du centre (entre autre le MODEM, mais pas seulement), et de la droite modérée (LR est maintenant une droite bien à droite).



Il a donc pris dans son programme, dans son gouvernement et chez les députés à gauche et à droite.



Par exemple, mon député, Aurélien Taché, vient de la gauche (PS), est un proche de Macron (d’après ce qui se dit) et ne votera pas en l’état la loi anti casseur.


Le 03/02/2019 à 15h 52

Je pense que si, des mesures de différents bords peuvent cohabiter, et surtout une mesure peut être appliquée de nombreuses façons différentes.


fred42 Abonné
Le 03/02/2019 à 15h 58

Merci de m’avoir convaincu par tes arguments pertinents !


vizir67 Abonné
Le 04/02/2019 à 10h 05

moi, j’attends le jour où il osera nous sortir “une-de-ses-p’tites-phrases”

sur les riches gens aisés……tiens, ça nous changerait ! <img data-src=" />



(p.c.q. : nous, on a eu “droit-à-tout” (en veux-tu ? …en voilà)


Patch Abonné
Le 04/02/2019 à 11h 01







vizir67 a écrit :



moi, j’attends le jour où il osera nous sortir “une-de-ses-p’tites-phrases”

sur les riches gens aisés……tiens, ça nous changerait ! <img data-src=" />



(p.c.q. : nous, on a eu “droit-à-tout” (en veux-tu ? …en voilà)



Il ne le fera jamais, ce sont ses potes.



Le 04/02/2019 à 13h 19

Un mix des idées de Macron, Fillion et lepen ça doit bien couvrir la majorité des votants, du coup il est bon.

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